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ISBN : 2746510987
Éditeur : Le Pommier (08/09/2016)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 4 notes)
Résumé :
« Darwin raconta l'aventure de flore et de faune ; devenu empereur, Bonaparte, parmi les cadavres sur le champ de bataille, prononça, dit-on, ces mots : « Une nuit de Paris réparera cela ». Quant au Samaritain, il ne cesse, depuis deux mille ans, de se pencher sur la détresse du blessé. Voilà trois personnages qui scandent sous mes yeux trois âges de l'histoire.
Le premier, long, compte des milliards d'années. Réussissant à dater les événements dont elles s'o... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Filox
  30 octobre 2016
Difficile d'éviter de résumer lorsqu'on se risque à une critique. Grâce à Michel Serres soi-même je devrais éviter cet écueil, voir le lien qui renvoie à une des rubriques du dimanche matin sur France Info où en quelques minutes il "fait court" et résume son dernier opus.
Nous retrouvons là, pour ceux qui le suivent, un résumé de ses pensées structurantes. Il s'agit là de tracer une philosophie de l'histoire à travers les trois âges le long, le dur et le doux.
Il convoque les icônes de ses différents âges. L'âge dur encense le stratège vainqueur, notre nouveau Panthéon consacre la figure du médecin qui s'appuie sur la science, seule apte à nous permettre des progrès et sur l'intelligence de l'humain, citons le docteur Schweizer, le professeur Monod, vaincre la maladie et soulager la douleur voilà la grande affaire de notre âge doux, marqué par 70 ans de paix.
Beaucoup de belles pages lumineuses, qui retracent le passage de ses âges de l'histoire vers la notre, âge de vie, que l'histoire qui est notre grand pardon, a permis de sortir de l'âge précédent âge de mort : le jubilé en religion, le pardon en éthique, le rachat des dettes en économie, la prescription dans le Droit en sont les quatre faces.
Aujourd'hui la masse des données disponibles fait entrer la science dans le réel, individuel, original, nous passons des schémas aux paysages.
La loi de la jungle est battue en brèche, il pleut du collectif, les nouvelles technologies permettent à chacun de s'exprimer. le sens de l'histoire va nous permettre de magnifier ce qui est déjà une réalité : la majorité des humains pratiquent l'entraide plutôt que la concurrence et nous aurons la chance de concilier pleinement expertise et empathie, et je cite : voici une manière de lire les trois âges : la main contemporaine édifie le monde personnel et collectif de chacun, comme celle de Schmitt organisait aveuglément les échanges mondiaux, comme la main du Seigneur manipulait le monde et les hommes.
C'est donc, à mon sens une synthèse de l'oeuvre de Michel Serres, de sa philosophie et aussi un testament, un passage de relai, encourageant, enthousiasmant à la fois très structuré mais non exempt d'émotion, riche d'images fortes, d'une multitude de références érudites et en lien, parfois insolite avec l'actualité.
Bonne dégustation ! Que voilà du contenu bienvenu pour contrebalancer le surf superficiel que les médias de masse nous assènent en se prenant pour des phares éclairant un tunnel sombre et interminable qui n'est en rien notre monde réel et formidablement et incroyablement lumineux ...

Lien : https://itunes.apple.com/fr/..
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williamenvacances
  27 septembre 2016
On trouvera dans ce livre de belles perles:
- La réponse à Voltaire sur les tremblements de terre, la faute de l'Homme, les riches de Californie ont les normes antisismiques mais pas les pauvres d'Hawaï (quid de Lisbonne au XVIIIème siècle ?)
- La peau noire qui donne un avantage darwinien pour se cacher des prédateurs la nuit (il ne faut pas être d'un naturel souriant j'imagine)
- 10% des hommes n'ont pas d'empathie et entraîne les 90% restants dans leur méchanceté; on nous propose de les isoler pour qu'ils s'autodétruisent (merveilleux bouc-émissaire ... il en faut toujours un)
- ...
Lire ce livre, c'est comprendre des concepts importants comme: ce n'est pas gentil d'être méchant et l'histoire va vers l'avant.
Je le conseille à toutes les personnes qui cherchent une raison de se révolter, l'envie de prendre la plume et de devenir académicien. Il va éveiller des vocations, j'en suis sûr.
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Tom_Otium
  06 juin 2019
Quand mon père m'a filé ce bouquin j'étais plutôt enthousiaste. J'aime ces grandes synthèses très englobantes et théorisantes sur l'histoire de l'humanité. Mon père avait été moins emballé. J'ai vite compris pourquoi. L'écriture est hyper alambiquée, il y a plein de mots compliqués ainsi que d'effets littéraires, beaucoup de virgules, des phrases qui semblent interminables, avec moult références et figures de styles. du vrai patinage artistique (normal pour lui qui aime les sports de glisse). Mais ça nuit à la comprehension je trouve. Surtout qu'il faut s'accrocher, car le monsieur est très cultivé et qu'il tient à démonter sa science : c'est donc à la fois très scientifique et très littéraire. Ca ne manque ni de saveur ni d'intérêt mais c'est un peu indigeste, un peu too much. Des fois le fond rejoint la forme, comme quand Michel Serre défend la quête de l'immortalité et lance ce cri du coeur qui résonne aujourd'hui tristement : à mort la mort !
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Jeni
  29 juillet 2017
bien
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critiques presse (1)
Lexpress   19 septembre 2016
Dans son dernier essai, très original et personnel, Michel Serres délivre sa vision de l'Histoire. Exercice complètement libre.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
FiloxFilox   04 octobre 2016
Un arrêt sur paysage


Scandé de vignes et d’arbres, de prairies et de champs labourés, de carrés de luzerne et d’épis moissonnés, le paysage paysan requiert la paix -trois mots identiques-, la demande et la donne, la recueille en soi, dense, puis l’expose et l’inspire alentour. Il implique la patience lente du temps…
De la poussière des ancêtres ensevelis là, du labeur manuel repris au quotidien, des pactes calmes avec les voisins, l’apparence de la terre devint belle…De ces ingrédients élémentaires jaillit l’émotion ressentie devant le silence paisible du paysage, la palette de ses teintes, la sculpture propagée de ses moutonnements et les palissades basses des limites et des fermes… En un mot, l’esthétique désigne la perception du sensible et du beau parce que les cultivateurs et leur entourage, tous ceux dont la sapience et la sagacité ont construit longuement l’espace paysager du visible, du tangible, de l’à peine audible et de l’odorant, ont voulu, avec goût, qu’émane de lui cette nuée subtile. Par quel aveuglement au spectacle alentour, philosophes t esthéticiens n’ont-ils jamais eu de mot dire ce premier des beaux-arts, modeler la terre comme de la terre à modeler ?
De son bruit furieux, la guerre, inversement, l’efface et la détruit ; tout paysage dévasté révèle un conflit, ouvert ou latent. Quelles hostilités inavouées manifestent donc la sésagrégation et la ruine de nos paysages agricoles, naguère sereins et comme historiés, transformés en déserts plats, vidés de femmes et d’hommes pour les aises du tracteur et plongés par les passages mécaniques et la publicité sous les ordures vulgaires du bruit, de l’écriture et de la puanteur ? Si la beauté respire la paix, cette petite-fille du paysage-paysan, la laideur signe la violence. Ignobles, nous tuons l’agriculture, ce noble cénotaphe de la beauté. Oui, nous tuons moins les autres, mais ravageons le monde.
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FiloxFilox   09 octobre 2016
L'individu commun et le vrai commencement de l'histoire :
Méprisée comme utopique, la vision du personnage commun, banal, minuscule, individuel, faible, malade, infirmier, virtuel, oui, miraculeux, si délaissé dans son fossé, si oublié dans sa bonté, si concret dans son humilité qu'il passe pour inexistant ....et de sa puissance ascensionnelle de douceur, dévoile, il me semble, la vérité de la vieille histoire. Un nouveau retournement. Non, ne la firent ni les crimes de Staline, ou de Mao, ni les guerres de Cesar ou d'Alexandre, ni les décisions de génies législateurs, ni les fortunes économiques, ni la dialectique, ni aucune lutte, nulle haute majuscule ....ensembles massifs à hiérarchies forcenées qui ne produisirent plus que des morts, de la répétition, de l'éternel retour ... pour qu'existe le récit spectaculaire de l'histoire...mais chaque femme et chaque homme, sans nom, par leur conduite privée; les petits, les gauchers, les boiteux.
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FiloxFilox   01 octobre 2016
Les lumières et la révolution industrielle plus les idéologies associées répondaient à l'envi la question : où allons nous ? Et nous promettaient le paradis sur terre. Les sciences, aujourd'hui, nous freinent brusquement sur cette voie devenue périlleuse, voire mortelle. Ou allons nous ? je ne sais, mais, au moins, n'allons pas.
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FiloxFilox   02 octobre 2016
L'entropie et la mort ne cessent de dévaster, par nature et de nos propres mains, ce paysage à la fois naturel et humain, promis, dès lors, à la désertification ; la vie et l'information le cultivent pour le rendre riant et fertile. Voilà le choix. voilà aussi ce qui scande notre histoire, vouée longtemps aux forces de la port avant sur, conscience prise, nous appliquions un programme de vie.
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Tom_OtiumTom_Otium   06 juin 2019
Utopies, dites-vous. Or nous faisons la guerre, nous nous entretuons le plus souvent pour défendre un espace, le nôtre, ou pour en conquérir et en occuper un autre. La paix viendrait-elle de ce que nul ne tiendrait d'étendue? La Terre sainte est un oxymore. D'où le nom des utopies: l'absence totale d'espace...
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Videos de Michel Serres (72) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Michel Serres
Morales espiègles Michel Serres Éditions le Pommier, collection Manifestes, février 2019.
Comme à chaque parution de Michel Serres dans la collection « Manifeste », c?est un vrai régal de lecture. Dans ces Morales espiègles, le philosophe sait exprimer toute la sagesse d?un penseur soucieux des jeunes générations. Ses conseils sont aiguisés, pertinents, et surtout, bienveillants. Ce court texte est un éloge de l?humilité et de l?espièglerie, et le ton emprunté fait du bien en ces temps bousculés.
https://www.laprocure.com/morales-espiegles-michel-serres/9782746518834.html
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Michel Serres nous manque déjà...

Certains les nomment génération Y ou "digital natives", les jeunes, (nouvelles ?), générations nous battent à plate couture devant un écran. Moi j'ai préféré les désigner sous le terme générique de ........?........

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