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EAN : 9782746510524
136 pages
Le Pommier (13/10/2015)
4.06/5   9 notes
Résumé :
Le bonheur, avec Michel Serres c'est… étonnant, détonnant, réconfortant, intelligent, émouvant… Parfaitement inclassable et « que du bonheur » !
Loin des sempiternels clichés qu'on lit partout, il nous fait grimper en haut d'un phare, nous plonge dans un sommeil réparateur, nous invite en poésie, nous régale de rires, nous fait marcher en rythme, voyager au Tibet, trinquer à la nouvelle année… Amour, amitié, émotions, sensations…des pages qui, doucement, pal... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
TiriNoiret
  16 juin 2019
Petite lecture en hommage à ce grand homme qui vient de disparaître. Ce sont des entretiens radiophoniques où Michel Serres nous exprime avec la simplicité qu'on lui connaît sa philosophie de la vie. La vie, plus que la pensée, a passionné ce philosophe qui plus que tout autre sait retourner les idées reçues, les miroirs aux alouettes d'une logique superficielle pour nous montrer un monde, un univers, une humanité aimable et merveilleuse, qui vaut la peine qu,on s'y arrête.
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Haulle
  22 novembre 2019
Je lis et suivais Michel Serres depuis cette fameuse émission sur l'histoire de l'astronomie, Tour du monde, tour du ciel, dans les années 80, fasciné par sa capacité à nous élever et à nous transporter entre la science, la philosophie, le bon sens, la prise de distance avec les pensées collectives du moment
Ces chroniques radiophoniques sont de la même veine. Elles nous rappellent la place du quotidien, du temps qui passe et du temps long, les origines de beaucoup de nos valeurs, aspects culturelles et surtout la nécessité de renouer avec une forme de sagesse, avec la nature, de nous extraire d'un stricte individualisme, et parfois tout simplement le plaisir d'apprécier des choses simples de la vie.
Il s'agissait pour lui d'un exercice si évident et qu'il partageait avec tant de plaisir. Retrouver de l'optimisme dans un monde où il n'y a jamais eu aussi peu de morts en raison de la guerre qu'aujourd'hui, mais nous en parlons bien plus qu'avant. Nous recevons aujourd'hui en une journée autant d'informations qu'au court de toute une vie d'une personne vivant en campagne au début du 20ème siècle.
Son absence manque déjà beaucoup.
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Luuina
  21 juin 2017
Pour ceux qui ont eu l'occasion de découvrir cette chronique diffusée le dimanche soir sur France Info, lire ce recueil est un vrai bonheur!
Le vin, le rire, la nuit,..sont autant de sujets décortiqués par ce duo de Michel au carré
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
HarioutzHarioutz   28 juillet 2019
Je vais fais l'éloge de la géographie parce que je suis un grand admirateur des géographes.
Je les lis souvent. J'aime notamment beaucoup lire des cartes - presque autant que lire des livres.
J'ai en effet été formé par Jules Verne et j'aime beaucoup aller sur les lieux.
Pour moi, le lieu est important pour voir les choses et le paysage.

Vous savez qu'autrefois, on opposait l'histoire et la géographie. La plupart de mes collègues, philosophes ou théoriciens des sciences humaines, sont plutôt des historiens. Je suis plutôt un géographe.
L'histoire, ce sont les relations entre les hommes, et souvent les guerres.
Je préfère la géographie parce qu'elle déploie devant moi la beauté du monde.
.../...
Puisque nous parlons de guerre et de paix, je voudrais parler de quelque chose qui touche l'enseignement; la formation.
Il est vrai que les universités dans le monde, plus qu'en France et autant qu'en France, divisent généralement la formation des jeunes gens entre, d'un côté, des littéraires, de l'autre, des scientifiques.
Ce partage est vraiment tragique : d'un côté, des experts incultes qui ont du mal à écrire, du mal à parler, de l'autre, des cultivés inexperts qui ont du mal à compter.
Cette formation produit des hémiplégiques - d'un côté, des littéraires sans sciences, d'un autre côté, des scientifiques sans littérature !
Deux sous-ensembles d'imbéciles.
La population peut donc être partagée en deux sous-groupes affaiblis par leur lacune respective.

Or la géographie fait le pont : on ne peut être géographe sans être tiers-instruit, au sens que j'ai donné autrefois à ce mot.
Il faut savoir des sciences dures - être expert en physique de la Terre, savoir de la géologie, de la théorie des plaques, de la cristallographie, de la climatologie, de la volcanologie ... -, mais il faut aussi savoir de la biologie, de l'histoire naturelle, même de l'écologie, non pas au sens politique, mais au sens disciplinaire du terme.
.../...
Il faut aussi savoir des sciences humaines - savoir de l'histoire, de l'urbanisme, de la démographie, de l'économie, de la finance, etc.

Le géographe est le pontifié, celui qui fabrique un pont entre l'histoire des peuples, portée par les sciences humaines, et l'environnement global de la planète, expliqué par les sciences dures.
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HarioutzHarioutz   28 juillet 2019
La poésie est là, parmi nous. Je vais vous donner quelques exemples.

Comment dire le temps qui passe. Le poète le dit mieux que nous ne pourrons jamais le dire : "Le moment où je parle est déjà loin de moi."
N'est-ce pas extraordinaire de précision et de finesse ?

Autre exemple, vous dîtes : "Le fruit est bon."
Le poète, lui, dira :
"Comme le fruit se fond en jouissance
Comme, en délice, il change son absence
Dans une bouche où sa forme se meurt."

Comment dire mieux ? Comment mieux exprimer le plaisir de goûter ? Ces trois vers me donnent ma bouche plus encore que l'eau à la bouche !

L'amour : "Volage adorateur de mille objets divers."

Une belle femme qui passe : "Le charme dominant qui marche à votre suite."

Ainsi marche le charme. Ainsi le poète met-il en musique la traînée magique laissée par la beauté. Il lui donne corps.
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TiriNoiretTiriNoiret   16 juin 2019
- Oui, plus important que la communication, plus important que l’échange, parce que c’est ainsi que nous nous fabriquons et que nous différons des animaux. Le langage nous fait nous-mêmes individus, hommes. La poésie fait appel à cette fonction du langage. Cette fonction de nous fabriquer nous-mêmes. De faire notre corps, notre esprit, notre conscience, notre humanité, notre nature. Il faut prendre le langage à l’état naissant puisqu'il nous fait naître.
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TiriNoiretTiriNoiret   16 juin 2019
Il y a, dans la nuit, une sérénité que n'importe quel voyageur du désert, n'importe quel alpiniste de l'Himalaya ou des Andes a ressenti lorsque, à un moment, il a cru que les étoiles étaient si proches qu'il pourrait les toucher de la main. La nuit est plus belle que le jour, plus savante que le jour, plus pacifique et paisible que le jour.
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fanfan50fanfan50   31 décembre 2020
- … animaux…
- … nos frères vivants, flore comprise. Enfin, je voudrais évoquer la voix des choses : le gémissement de la glace en débâcle, le fracas de l’orage, le murmure de la mer, le bruit de la marée, le hurlement du vent et des orages… la voix du monde. Et maintenant, je vais vous dire ma vraie leçon de choses : un homme vraiment éloquent est un homme par lequel passent toutes ces voix. La véritable éloquence humaine devrait être une synthèse harmonique entre toutes les voix – la voix du monde et celle des choses. Si vous écoutez la voix de quelqu’un avec passion, c’est qu’il reproduit humainement la voix du monde. Derrière ce qu’il dit, on entend le bruit de fond des vivants et des choses.
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Videos de Michel Serres (69) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Michel Serres
Dans un contexte social inédit et face à l'impossibilité de célébrer cette année la 40ème édition du festival, l'association Quai des Bulles, fidèle à son objectif premier de favoriser la création, développe de nouveaux projets pour continuer à promouvoir et valoriser le métier d'artiste et d'auteur de bande dessinée.
C'est pourquoi, nous publions "QDB" : une revue expérimentale, libre et éphémère. Conçue comme un laboratoire graphique, elle questionne avec curiosité le dessin et la multiplicité des démarches, le fond et la forme, bref, tout ce qui fait la base du métier d'artiste.
Le premier numéro invite douze auteurs à s'exprimer sur la thématique « L'Art inutile ! » : Alfred, Karine Bernadou, Florence Dupré la Tour, Joub, Laurent Lefeuvre, Emmanuel Lemaire, Anneclaire Macé, Claire Malary, Nylso, Eric Sagot et Zanzim.
Toutes et tous préoccupé.e.s par l'urgence sanitaire, la culture ne semble plus être un produit de première nécessité. Et pourtant… À ceux qui se posent la question de savoir si l'art est utile, nous souhaitons leur tendre cette revue QDB et leur répondre cette intemporelle citation de Michel Serres :
« A quoi bon vivre si nul jamais n'enchante le monde ? »
Retrouvez la revue en version papier, dans les lieux culturels de Bretagne, à partir du 15 décembre et dès maintenant dans les commerces de proximité de Saint-Malo et le pole culturel La Grande Passerelle.
En numérique : https://bit.ly/3orU8z8
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Michel Serres nous manque déjà...

Certains les nomment génération Y ou "digital natives", les jeunes, (nouvelles ?), générations nous battent à plate couture devant un écran. Moi j'ai préféré les désigner sous le terme générique de ........?........

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les pouces en or
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