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EAN : 9782081229921
Flammarion (24/10/2009)
3.67/5   32 notes
Résumé :
En 1990 paraissait ce "brûlot" qui proposait d'élever la Nature au. rang de sujet de droit. L'état de violence "sans limites" entre l'Homme et le Monde appelait L'élaboration d'un nouveau, droit, à fonder sur un Contrat naturel qui compléterait le Contrat social établi, entre les hommes. Cette solution, juridique, commence à pénétrer les textes législatifs de nombreuses nations, y compris ceux de la France, où l'on parle enfin de citer quelques éléments de nature da... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
pegase-shiatsu
  18 octobre 2021
J'avais vraiment très envi de lire Michel Serres, aillant beaucoup aimé sa série de documentaire sur L Histoire des Sciences, sur un ton très philosophique...
J'ai eu un peu peur, je l'avoue de le lire quand je me suis aperçue qu'il y avait un épais chapitre sur la Guerre... Et pourtant, même si quelques détails sont exagéré, oui, Michel Serres a vraiment une vision claire de la situation... J'y reviendrai...
Son livre commence par une Préface à la Nouvelle édition... Et on a envie de dire, laquelle??? Car oui, il y a au moins 3 éditions : 1990 (l'originale sans la préface) 2018 et 2020 ? On aimerai que les préfaces qui ne figurent pas dans l'Edition originale, soit daté... Mais à part cela rien à redire... Dès le début, Michel Serres a un discours compréhensible par tous... Et la préface est vraiment utile... Elle parle de politiques qui parlent d'écologies sans interroger les Ecologues (le livre de Ferry qui ne mentionne pas les biologistes dans son livre sur les 7 écologies en est un parfait exemple, et à lire le Pr Didier Raoult, on s'aperçoit qu'on n'écoute pas plus les médecins, il n'y en a pas un seul dans la commission gérant la crise!).
C'est que la division littéraires et scientifiques est grande, les uns ne comprenant pas les autres, parce que oui, la sélection sélectionne des spécialistes après une mauvaise éducation dans l''Education Nationale, et les rares personnes multi disciplinaires de talents ne sont écouté ni par les uns ni par les autres (Philippe Charlier, Michel Serres, Hubert Reeves.... Même pas par le Pr Didier Raoult, pourtant très bon chercheur, mais qui s'enferme dans sa spécialité... même s''il a la bonne démarche pour être ouvert, il est enfermé dans le monde médical, tout cela pour dire, que nombreux sont les exemples que Michel Serres ne cite pas, mais vont dans son sens.)
Après avoir parler de la séparation Science / Littérature qui nous divisent, il parle de non dialogue, amplifié par le brouillage sonore de la télévision... Comme le brouillage pendant la Seconde Guerre mondiale des Allemands empêchaient d'écouter radio Londres... On pourrait le sentir un brin antimilitariste, mais je ne l'affirmerai pas... Parce qu''il a raison... Nous faisons la guerre à la planète... et bien avant de lire son livre, je disais, cette guerre, je ne sais pas si la planète la perdra, ce qui est sûr c'est que nous allons la perdre...
De là il explique notre indécisions à régler tous les problèmes.... A travers la guerre,; que oui nous faisons économiquement, pas seulement avec des fusils, (voir les excès de défoliants et de Napalme au Vietnam, mais dans des buts plus économiques, l'histoire du scandale du Teflon, régler qu'en partie judiciairement( voir le Film Dark Water, et comment un agriculteur a tout perdu, y compris la vie!) il y a quelques années, et le film sur les pollutions de l'Eau : Erin Brockovich seule contre tous. Les moyens de télécommunications n'ont jamais servi autant à faire la guerre, y compris économique... Nous faisons une guerre économique aux Chinois, et c'est pareil, là aussi nous perdrons, et cela Michel Serres n'en parle pas, car le Chinois sait se reposer et préparer la lutte pour agir au bon moment, alors que nous nous ne savons pas...
Après nous avoir expliquer pourquoi nous n'y voyons pas clair, Michel Serres nous propose de réfléchir, de nous poser pour y voir plus clair, et d'agir efficacement aussi bien sur le long terme que le très inefficace cours terme... de revoir des notions fondamentales, de sciences, de droit pour agir finalement en étant de temps en temps en paix avec nous même, et donc les autres et la planète... Un livre que tout bon citoyen devrait lire... Et qui met les bases de la vraie réflexion... Sortons de l'ignorance où l'on nous a formaté...
Le livre part d'un constat, même athée nous devons nous aimer globalement en tant qu'humain (et pas seulement nos voisins ce qui conduit au gangstérisme et au racisme) , mais ce n'est que la première condition, le deuxième étant que nous devons, comme un bouddhiste, ou un St François d'Assise, peut importe notre Dieu, aimer le monde...
Et un autre constat, la science est né de la création de problème humain, (sur lesquels d'ailleurs elle ne doit pas créer d'effet négatifs prédictibles, ni de disputes de paternité, d'où elle est postérieure à la loi dans ces limites) et c'est la que le droit de la Nature pèche... car on a oublier de l'incorporer dans le droit, comme question de problème de survie humaine, comme par intérêt on n'a pas tenue compte des noirs dans un texte fondateur des Etats Unis, ou que le droit des femmes à été parfois biaisé alors qu'elle fait partie de l'unité Humanité, donc de l'Homme avec un grand H.
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Pascalmasi
  24 novembre 2020
Michel Serres dresse un bilan qu'il veut serein et objectif de l'état du monde tel qu'il le comprend en 1990. Il comprend, avant beaucoup d'autres, que les rapports de production et d'utilisation des ressources de la nature se sont inversés en moins de 200 ans : de menaçante et dominatrice, la nature est devenue menacée et dominée par les progrès démiurgiques des techniques humaines. Par ce livre pionnier, il tire comme une sonnette d'alarme et verse même dans ce qu'il faut bien appeler un certain catastrophisme peu encourageant.
Mais heureusement, il n'oublie pas qu'il est philosophe et il considère que son rôle est d'apporter à la Cité des solutions pour lui permettre de mieux vivre et c'est ce qu'il livre dans ce Contrat naturel. Il dit en substance : Nous devons nouer un contrat de symbiose avec le monde qui remplacera le contrat de parasitisme, né des effets négatifs des révolutions technologiques des derniers siècles, dont la finalité était conçue au seul profit des hommes. le contrat naturel aura donc pour vocation de compléter – sans le détruire – le contrat social imaginé au seul avantage des humains au XVIIIe pour y ajouter un contrat au bénéfice mutuel des hommes et du monde. Il fait naître ainsi la notion d'un homme Tiers-instruit. Un thème qui lui sera cher toute sa vie.
La prose si particulière de Michel Serres rend 'argument convaincant au point qu'il est difficile de ne pas adhérer à ce constat et à ce conseil.
Il est à regretter de mon point de vue que Michel Serres, comme souvent dans ses écrits, abuse de ce style si particulier qui confine parfois à l'ésotérique et qui vient obscurcir la clarté du message pourtant si important et si bien vu. Mais il fut un si grand penseur qu'on lui pardonne bien volontiers ! Merci, Monsieur Serres pour ce très beau texte.
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mercutio
  09 janvier 2021
La lecture du Contrat naturel donne une petite idée de l'époustouflante intelligence et de l'universelle culture de Michel Serres.
J'en trouve l'écriture superbe d'originalité, de concision et de légèreté pour la transcription d'une pensée qui tangente des altitudes jusqu'auxquelles elle échoue pourtant quelquefois à embarquer le lecteur.
Mais quelle déception quant à l'apport performatif -pour paraphraser l'auteur- de l'ouvrage!
De quoi s'agit-il?
L'humanité est en passe de détruire son hôte, la Terre, dont elle fait partie pour n'avoir pas considéré que l'ensemble mondial forme un système fermé à l'intérieur duquel toutes les parties sont interdépendantes, et pour avoir laissé néanmoins se développer et perdurer les égoïsmes locaux. Respectons-là plutôt, de toute urgence.
Comment? En légiférant, d'où le contrat naturel
Tout ça pour ça?
Dans sa préface à la nouvelle édition de 2018 (la première date de 1990), Michel Serres écrit "...La question était si neuve que l'on pouvait encore garder son calme et se livrer à des spéculations de théorie."
Voilà!
Nous sommes en présence d'un très beau poème scientifico-juridique dans lequel la théorie plutôt tisse la tapisserie de l'avant qu'elle ne construit le patron de l'après. Toujours dans cette même préface "...mais la vraie solution serait de disposer d'un modèle de remplacement. Il nous manque......Je ne suis même pas certain d'avoir quelque idée sur le modèle d'un tel renouveau politique..."
En somme, un brillant exercice de style dans lequel reconnaissons que Michel Serres excelle.


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Fx1
  03 mai 2014
Il est toujours pertinent quand l'on est écologiste de se remettre en question pour savoir si l'on est dans une démarche ouverte au monde , ou bien si l'on est renfermé sur soi . Michel Serres dresse ici un tableau trés intelligent des diffërentes maniéres d'étre écologiste , et force est de constater qu'il est encore une fois dans le vrai . L'écologie c'est une école de pensée , peut étre la plus importante et il le démontre de maniére éclatante .
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Citations et extraits (34) Voir plus Ajouter une citation
PascalmasiPascalmasi   19 novembre 2020
« Qui commande ? (p. 14)

Or les sciences humaines ou sociales s’adonnent plutôt à la description, alors que les exactes expérimentent, expliquent, puis énoncent des lois. Mieux encore, et cela est décisif, les unes évaluent l’état présent de la société, les autres font naître des actions et des entreprises qui transforment, dans sa réalité inerte et vive, l’état du monde présent et à venir, physique, vivant et collectif.

» Or encore, et là gît le point décisif, les gouvernants, administrateurs, journalistes, acteurs des médias en général, bref, ceux qui, dans nos société détiennent la parole publique, donc se font le mieux entendre et, par-là, jouissent d’influence, ont tous, sans exception, été formés aux sciences humaines, économie, sociologie, commerce, finance, sciences politique, etc.
Leur parole a une efficacité majeure sur la société, mais aucun impact sur le monde.

»De leur côté, ceux qui contribuent aux transformations techniques ou biologiques, font basculer le monde et métamorphosent la société. Qui a le plus marqué le siècle, qui s’y est le plus engagé, de Sartre ou de Fleming, l’inventeur de la pénicilline et, par médiation, l’auteur de la progression verticale de l’espérance de vie ; de Bourdieu ou de Turing, l’inventeur de l’ordinateur ? Alors que l’un se trompa lourdement, connaissez-vous quoi que ce soit de l’autre, qui a changé la face du monde et bouleversé nos relations, notre accès au savoir, nos pratiques quotidiennes du temps et de l’espace, nos métiers, le travail en général ? D’un côté, de l’idéologie, de l’autre, un travail de mutation réelle, actif, permanent, réussi. »
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pegase-shiatsupegase-shiatsu   20 octobre 2021
P 211 édition 2020
Jusqu'à ce matin même nous échappait la nature : ou nous la limitions à l'expérience courte du petit carré de luzerne ; ou nous faisions un concept abstrait, appliqué à l'homme, parfois ; et si nous l'étudions dans les sciences, nous la découpions en lopins plus petits ; l'une des crises de notre savoir vient de ce qu'il ne saurait fonctionner sans découpage [note de Pégase Shiatsu contrairement à la médecine traditionnelle chinoise qui est holistique] et qu'il doit résoudre les problèmes posés par leur intégration.
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pegase-shiatsupegase-shiatsu   18 octobre 2021
[Préface de l'Edition de Flammarion 2020]
Dans les projets portés par le gouvernement français, le terme "Pacte écologique" a été préférable à Contrat naturel, "Pacte" paraît un on choix, d'autant qu'il arrêterait ce que j'ai nommé, dans un autre livre, La Guerre mondiale, c'est à dire le conflit qui, depuis peut être un temps immémorial, mais plus amplement depuis la révolution industrielle,[Note dde Pégase Shiatsu en faite cela à commencer un peu avant la révolution, avec le café croissant déjà instauré au petit déjeunée par Marie Antoinette, alors que pas en accord avec nos besoins physiologique, qui a conduit à un ersatz de café pendant le blocus britannique sous Napoléon la Chicorée industrielle, qui n'est pas la chicorée sauvage... déjà cela commençait l'escalade!] oppose les humains au monde qui soudain, et comme en retour, s'oppose à l'humanité, à risque mortel partagé.
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FiloxFilox   27 novembre 2018
La rupture essentielle est voilà : Une société complètement transformée, d’une part par des sciences dures, de l’autre, dirigée par les sciences douces.
J’ai dû parfois participer à des colloques sophistiqués sur le dit environnement ; on y discutait juristes, politiques et philosophes, en l’absence de tout représentant de biologie, géophysiques ou climatologie. La réunion prétendait conclure et projeter, mais se doutait-elle qu’elle n’y entendait goutte.
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DLNDLN   09 juin 2019
Le parasite prend tout et ne donne rien : l'hôte donne tout et ne prend rien. Le droit de maîtrise et de propriété se réduit au parasitisme. Au contraire, le droit de symbiose se définit par réciprocité : autant la nature donne à l'homme, autant celui-cI doit rendre à celle-là, devenue sujet de droit.
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Vidéo de Michel Serres
Dans un contexte social inédit et face à l'impossibilité de célébrer cette année la 40ème édition du festival, l'association Quai des Bulles, fidèle à son objectif premier de favoriser la création, développe de nouveaux projets pour continuer à promouvoir et valoriser le métier d'artiste et d'auteur de bande dessinée.
C'est pourquoi, nous publions "QDB" : une revue expérimentale, libre et éphémère. Conçue comme un laboratoire graphique, elle questionne avec curiosité le dessin et la multiplicité des démarches, le fond et la forme, bref, tout ce qui fait la base du métier d'artiste.
Le premier numéro invite douze auteurs à s'exprimer sur la thématique « L'Art inutile ! » : Alfred, Karine Bernadou, Florence Dupré la Tour, Joub, Laurent Lefeuvre, Emmanuel Lemaire, Anneclaire Macé, Claire Malary, Nylso, Eric Sagot et Zanzim.
Toutes et tous préoccupé.e.s par l'urgence sanitaire, la culture ne semble plus être un produit de première nécessité. Et pourtant… À ceux qui se posent la question de savoir si l'art est utile, nous souhaitons leur tendre cette revue QDB et leur répondre cette intemporelle citation de Michel Serres :
« A quoi bon vivre si nul jamais n'enchante le monde ? »
Retrouvez la revue en version papier, dans les lieux culturels de Bretagne, à partir du 15 décembre et dès maintenant dans les commerces de proximité de Saint-Malo et le pole culturel La Grande Passerelle.
En numérique : https://bit.ly/3orU8z8
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