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Critiques sur Monde sans oiseaux (44)
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trust_me
  25 août 2013
C'est un village isolé au bord d'un lac. Un village sur roulettes où chaque maison peut être déplacée quand les eaux montent pour éviter l'inondation. Un village où les cochons sont fluorescents et savent nager. Au fond du lac repose une forêt de cercueils, ceux des habitants morts qu'on laisse glisser sous les flots sombres en guise d'enterrement. Dans ce village est née « Petite boîte d'os », la fille du pasteur. A l'adolescence, la gamine est en crise : « Je ne les supporte plus, tous, leurs vies, nos vies ordonnées, régulières et policées. Je déteste notre joli village aux maisons multicolores, bien droites et propres au-dessus de leur joli reflet. Je hais les jours qui se succèdent, toujours les mêmes. le temps passe, je grandis, mon destin se dessine au-dessus de l'eau plate, planche après planche, pas après pas : mariage, enfants, promenade, vaisselle… et je n'en veux pas. » Mais quand le vieux Joseph réapparaît comme par enchantement, la donne change. le vieux Joseph que la légende qualifie de cannibale et qui va devenir l'amour de sa vie.

Ce premier roman est magique. Une bulle hors du temps et des modes. Karin Serre vous prend par la main et vous emmène dans un univers étrange, à la fois improbable et tellement réel. Elle raconte une histoire d'amour et de mort(s), la fin d'un monde. Sa prose au lyrisme contenu est ciselée, très musicale. On traverse avec délice l'existence de Petite boîte d'os, ses joies et ses peines. L'originalité tient dans le ton choisi, ce souffle de liberté que l'on ressent dans chaque phrase. Aucune timidité dans cette écriture qui allie poésie, sensualité et réalisme mais au contraire beaucoup d'audace. Forcément je suis fan.

Lien : http://litterature-a-blog.bl..
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isabelleisapure
  15 janvier 2016
Nous sommes au milieu de nulle part dans un village de paysans où « Petite boîte d'os » nous raconte la vie de sa famille, de son père pasteur, de sa mère qui se baigne nue, au clair de lune, dans le lac où reposent les cercueils des morts. Après le déluge, la petite communauté s'est retrouvée isolée, les oiseaux ont disparus :
« Il paraît qu'autrefois certains animaux traversaient le ciel grâce à leurs ailes, de fins bras couverts de plumes qui battaient comme des éventails. Ils glissaient dans l'air, à plat ventre, sans tomber, et leurs cris étaient très variés. Ils étaient ovipares, comme les poissons ou les lézards, et les humains mangeaient leurs oeufs. On les appelait les oiseaux ».

En grandissant, « Petite boîte d'os » se pose des questions simples et fondamentales : « Mais si mon corps change, va-t-il aussi changer mes pensées ? ».

Elle se lie d'amitié avec Blanche, puis d'amour avec le vieux Joseph, et à son tour d'enfanter, c'est Knut qui arrive dans ce monde où les oiseaux ne sont plus qu'une lointaine légende. La vie suit son cours au rythme des saisons.
En nous plongeant dans un univers peuplés de créatures étranges, tels les cochons amphibiens et fluorescents, Karine Serres signe un texte à la fois poétique, et cauchemardesque.
Un premier roman qui laisse présager du meilleur !



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Piatka
  11 septembre 2013
Je m'interroge encore à propos de ce monde sans oiseaux, mais avec cochons aquatiques fluorescents...
Une histoire pas assez élaborée, une écriture certes poétique, mais où est le liant, la magie, pour aller où ?
Déçue !
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Altervorace
  05 septembre 2013
Attention coup de coeur pour cet ouvrage, coup de foudre pour l'auteure. Oui, oui, tout ça. le court récit de madame Serres nous emmène dans un monde post-déluge à la rencontre de Petite Boîte d'Os, une héroïne dont je suis littéralement tombée amoureuse. Durant ma lecture, je n'ai cessé de penser à Un Coeur Simple de Flaubert -rien que ça-. Car indéniablement, Karin Serres parvient à nous rendre le fil d'une vie sans le briser, avec un style d'une poésie aussi discrète qu'émouvante. La rencontre entre cette existence presque ordinaire avec un contexte mystérieux et onirique donne au roman un ton unique et surprenant. le grand amour de Petite Boîte d'Os m'a transportée tellement il ressemble à ce que l'on peut vivre dans la réalité. Cette authenticité des sentiments rend la dérive de l'Humanité encore plus tragique. Car si Monde sans oiseaux semble quelque peu naïf au premier abord, on comprend vite que le récit est plus profond que l'on pourrait le croire. Au détour d'une page, l'ironie de l'auteure nous surprend pour nous mener à une réflexion sur ce qu'est la Nature, l'écriture, l'Humain, la Vie. Et la plume de Serres se montre à la hauteur de son ambition littéraire.

Tu le sais ami lecteur, j'aime la subtilité en littérature, la délicatesse. Rien ne me heurt plus que l'abus que l'on fait de ces qualificatifs dans la presse quand on parle bouquin. Il suffit qu'un écrivain fasse dans le style si à la mode -phrases courtes, images naïves, simplicité grammaticale- pour qu'on s'écrie que vraiment tout ça est délicat, que ça coule, que c'est de la littérature. Généralement ce genre de critique me fait mourir de rire et même m'agace franchement. Pour le coup, Monde sans oiseaux mérite vraiment que l'on parle de délicatesse et de subtilité. Et je redécouvre ce que peut être la simplicité lorsqu'elle n'est qu'apparence et sert si bien le récit. Merci, madame Serres.


NOTE GLOBALE : 18 / 20

Sur le blog, une interview de l'auteure.
Lien : http://altervorace.canalblog..
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Sando
  26 septembre 2013
Dans un futur où les oiseaux ont disparu et n'appartiennent plus qu'au folklore et aux légendes, une femme que l'on surnomme « petite boîte d'os » nous raconte sa vie, dans ce décor de fin du monde, avalé peu à peu par la montée des eaux. Un décor composé de cochons modifiés génétiquement, d'un vieil homme cannibale, d'une petite fille rêveuse et solitaire, d'un village isolé, d'un lac rempli de cadavres et de maisons à roulettes…

Avec ce premier roman plein de finesse et de pudeur, Karin Serres nous offre un joli conte empreint de poésie et de mélancolie. Une histoire à la fois belle et tragique dans laquelle une femme assiste, impuissante, à la disparition de tout ce qu'elle a connu. Une jolie découverte !
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Rubinowy
  08 août 2014
"Monde sans oiseaux" est un roman poétique, surréaliste avec des accents de Boris Vian.
C'est une histoire un peu étrange ou l'imagination permet tout.
" Petite boite d'Os" est une petite fille qui vit avec ses parents et son petit frère dans un village sans nom ou les maisons sont sur pilotis.
Face à la montée des eaux qui menace le village, " Petite boite d'Os" grandit, s'amuse avec son amie Blanche, se pose des questions sur la disparition des oiseaux , ont ils vraiment existé ?
Et puis, elle trouve l'amour en une curieuse personne ; la légende dit qu'il se pourrait qu'il soit cannibale.
Elle se marie, à des enfants, connait le deuil, et continue de vivre dans ce monde sans oiseaux , elle souffre, elle vieillit sur cette terre entourée d'eau.
Une eau ou des cochons fluorescents, génétiquement modifiés nagent,une eau qui sert de cercueils aux morts du village, une eau qui inexorablement monte ...
Très joli roman .
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Myriam3
  04 septembre 2014
Ca commençait très fort: les oiseaux disparus, la naissance d'un enfant et ses premières sensations, décrites avec originalité et réalisme. Les descriptions: "la peau du lac frémit, frise, se creuse comme une tôle ondulée", "ma mère a les yeux bleu rivière gelée". J'ai tout de suite été happée par l'originalité et la poésie de l'écriture.
Petite Boîte d'Os grandit entourée de son père pasteur, de sa mère et de son frère Fabrice, dans un village isolé du reste du monde, autour d'un lac qui ne cesse de grandir et de toute inonder régulièrement. Les maisons ont été repêchées et sont maintenant posées sur des roues. On y élève des cochons phosphorescents. Un jour revient le vieux Joseph, soupçonné de cannibalisme; il amène Petite Boîte d'Os à la pêche, puis aller voir les cadavres jetés au fond du lac.
Cet univers un peu glauque, humide et tout autant onirique fait bien sûr penser à l'Arrache-Coeur de Boris Vian.

J'ai commencé à avoir plus de mal quand Petite Boîte d'Os grandit et qu'on perd toute cette partie sensorielle si authentique. Puis j'ai été gênée par l'intrusion, dans cet univers imaginaire et non situé dans le temps, de fours micro-ondes, de grille-pain, sandwichs, et autres objets ou situations tellement banals et modernes!
J'aurais préféré que Karin Serres choisisse, tant qu'à faire, un monde totalement étranger au nôtre et c'est un peu comme si elle hésitait entre deux histoires et deux genres, mais ce n'est pas vraiment surprenant pour un premier roman dans lequel on voudrait, je pense, absolument tout mettre.

Cependant, il y a de très belles descriptions, et j'aime ce rythme de plus en plus rapide, ces années qui s'enchaînent à un rythme de plus en plus effréné.

Karin Serres a écrit beaucoup de pièces de théâtre pour enfants, et ce premier roman me donne envie d'aller y jeter un coup d'oeil.
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lutinielle
  24 mars 2014
Une merveille, un éblouissement de poésie. La délicatesse y croise la profondeur sourde des pensées et de l'eau noir, tandis qu'une vie passe comme un vol d'oiseaux... Un futur étrange, parsemé des lumières des cochons fluorescents, un futur pas si éloigné de nous, qui nous ressemble tellement... Ou bien est-ce une réalité alternative ? Tout s'étage à merveille, jouant à la balle avec notre cerveau mou dans sa boite d'os; est ce ici ou là-bas ? Au final peu importe, les feuilles, le temps ou même les pensées; seuls restent les cadavres rongés et l'amour qui vibre dans le vent....
Lien : http://unlivresurmeslevres.b..
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Zakuro
  23 mars 2014
En lisant ce court mais troublant roman, j'ai ouvert une porte sur un monde aussi étrange et inquiétant que rempli de tendresse et d'amour.
Ce monde est celui de Petite boîte d'os, petite fille à la fois très romantique et farouche.
Elle vit entre un père, Pasteur qui a donné à sa fille ce prénom peu commun et sa mère qui "a des yeux bleu rivière gelée, de fins cheveux blonds sévèrement tirés et de hautes pommettes au sang à fleur."; Sans oublier Fabrice son frère tout aussi fantasque.
Leur village sur pilotis est posé sur un lac dont la montée des eaux les menace ; la mort rôde tout autour.
Petite boîte d'os grandit et va s'éprendre fougueusement de Jeff, pêcheur accompli dont la venue attire les inquiétudes.
Jeff qui ose lui raconter les oiseaux mystérieusement et totalement disparus.

Romantisme fiévreux et beauté évanescente d'une féérie sont au rendez-vous de ce premier roman de Karin Serres.
Un très grand coup de coeur !

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camanel
  15 février 2014
Un petit bijou de poésie, des mots qui dansent et nous transportent dans un monde imaginaire, une écriture musicale, des personnages évoluant dans un monde extravagant où le bonheur peut basculer à tout moment dans l'horreur.
Un très beau premier roman ...
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