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Critiques sur Monde sans oiseaux (44)
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LevoyagedeLola
  08 septembre 2014
L'héroïne de ce monde sans oiseaux s'appelle Petite Boîte d'Os. C'est son père, Pasteur de leur petite ville qui lui a trouvé ce drôle de surnom. Ce petit roman se lit comme on rêve, en état d'apesanteur, ni tout à fait dans le réel, ni tout à fait en dehors, sans se poser de questions inutiles, en se laissant porter. J'ai aimé.

Karin Serres, nous conte l'histoire de Petite Boîte d'Os, de sa naissance à sa mort dans ce mode où les oiseaux ont disparu, où les cochons fluorescents font de la natation, où les cadavres finissent dans le lac, où lors de la grande fête de la Remontée les hommes du village hissent les maisons sur les hauteurs pour les protéger des crues du lac. J'ai adoré. LOLA

http://levoyagedelola.wordpress.com/2014/09/08/lola-lit-un-monde-sans-oiseaux/
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Yuko
  10 décembre 2013
C'est une histoire d'amour folle que nous offre Karin Serres. Un conte noir et terrible où les oiseaux se sont éteints en même temps qu'un passé révolu. Une histoire aussi étrange qu'envoûtante, où les personnages s'attachent, évoluent et se noient dans un désenchantement du monde aussi cruel que réaliste. Une plongée en eaux troubles, celles d'un univers qui ressemble au nôtre, mais qui est encerclé par un destin de mort tragique et proche. Une jolie fable écologique et humaniste, un petit conte qui rappelle ceux de Mathias Malzieu, ici cruel et sombre.
Lien : http://art-enciel.over-blog...
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Lybertaire
  18 octobre 2013
Monde sans oiseaux raconte la vie d'un village de paysans qui, après le Déluge, s'est retrouvé isolé par un lac. Les habitants, qui ne le traversent jamais, vivent de la pêche et de l'élevage, avec peu de moyens, si bien qu'ils ne connaissent pas le monde et ont perdu la science. Les oiseaux ne viennent plus par ici, autour de ce lac entouré de montagnes et de forêts. Dans ce lac éclairé par une lune verte, les cochons transgéniques nagent parce qu'ils sont devenus amphibiens, fluorescents et autorégénérants grâce aux expérimentations des éleveurs. Ils représentent la seule viande qu'ils mangent.

Toute leur vie se concentre autour des forêts et de ce lac qui leur donnent du bois, des poissons, des cochons et des algues, les algues qu'ils fument et qui les habillent. Comme les poissons se font de plus en plus rares dans ce lac étrange, les conditions de vie sont de plus en plus difficiles.

[...]

Monde sans oiseaux est un texte étrange, cyclique, fantastique, à la fois dystopique, parce qu'il traite d'une époque où l'homme a brisé l'équilibre entre ce que nous offre la nature et ce que nous en faisons, et ancien, parce que nous serons toujours confrontés aux éléments. La nature y est en effet très présente, elle fait partie intégrante de la vie des habitants. Ils vivent au rythme des saisons. Les femmes enfantent, les hommes travaillent, pêchent et cultivent, dans la plus pure tradition. La vie est rude, tout comme les rapports entre les gens. le langage est rude, mais le texte est poétique. Monde sans oiseaux est un monde fascinant, violent, surprenant.

Lisez toute la critique sur mon blog :
http://www.bibliolingus.fr/monde-sans-oiseaux-karin-serres-a102295551
Lien : http://www.bibliolingus.fr/m..
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LioneldeLyon
  29 juillet 2014
A la fois fable écologique et roman d'anticipation, j'ai été pour le moins circonspect à la lecture de ce très court roman. L'écriture est belle et poétique à n'en pas douter mais je n'ai pas adhéré à l'histoire qui pourrait se résumer à la vie d'une femme en 100 pages.

L'ensemble est trop court pour être convaincant, les ellipses trop nombreuses font perdre toute vie au récit. Les accidents d'une vie, les deuils et même les quelques moments heureux sont expédiés trop rapidement pour permettre toute empathie pour les personnages, pour créer de l'émotion.

Quant au titre, jamais il n'est expliqué pourquoi les oiseaux ont disparu. Je passerai outre les cochons génétiquement modifiés, amphibies et fluorescents, après tout pourquoi pas… En revanche, j'aurais aimé en savoir plus sur cette ville, sur ce monde futuriste, sur la montée des eaux, autant d'éléments jamais explicités. Au final, un récit qui manque de chaleur et qui souffre du manque d'ambition de son auteure. Cela dit, une belle plume à suivre…
Lien : http://lionelfour.wordpress...
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liratouva2
  26 janvier 2014
Au bord d'un lac du grand Nord vivent des villageois, du genre rescapés d'un passé tragique, avec en perspective un futur encore pire, type fin du monde. La nature est belle mais menacée et menaçante. le lac est plein de cercueils et de cochons étranges et fluorescents. Les habitations sont inexorablement condamnées par la montée des eaux Ailleurs, au delà, c'est encore pire, en plus fou et plus moderne et le village est considéré comme exemplaire. C'est dire la situation angoissante de ce monde!
Seul rayon d'espoir et de soleil: la «Petite boîte d'os», la fille du Pasteur, qui se marie avec le vieux Joseph, à la réputation de cannibale. Elle est parfaite et elle, je l'ai aimée. C'est uniquement sa présence et le besoin de savoir si elle allait se sortir de ce chaos qui m'a fait terminer ma lecture.

Lien : http://liratouva2.blogspot.f..
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isanne
  30 octobre 2013
Petit livre d'une centaine de pages mais quelle intensité !

Je m'attendais à un écrit original et un peu surruréaliste mais plutôt drôle mais c'est différent : il y a des choses inattendues et pleines d'imagination comme les cochons (je vous laisse les découvrir !! ) mais il y a aussi toute une nostalgie, une tristesse qui enrobe ce roman : la vie qui passe , les relations entres humains, l'amour, la mort omniprésente et ce lac qui détient tous les secrets de la Vie mais qui est aussi le cimetière du village !!!

Pfouu !! C'est difficile de parler de ce livre : il faut le lire et le vivre par rapport à son vécu personnel : il s'adresse différemment à chaque lecteur.

Personnellement, il m'a touchée !
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Bologne
  08 septembre 2013
« Petite Boîte d'Os, elle est spéciale, vous occupez pas. » Comment ne pas être spéciale, avec un nom pareil ? Elle fut ainsi nommée parce que son père, pasteur d'une petite communauté survivante au Déluge, prêchait à sa naissance que « nous ne sommes qu'un sac de flan mou dans une petite boîte d'os ! » Comment s'étonner qu'aux jeunes gens du village, elle préfère Joseph Tados, parce qu'il traîne une réputation de cannibale, et parce qu'il l'entraîne sous le lac, là où l'on immerge les cercueils. le ton est donné. Une poésie funèbre, puisant sa force dans un humour macabre, règne dans ce premier et court roman, où l'invention absurde se plie à l'implacable logique de la narration. En cent pages, c'est toute une vie qui défile, de la naissance de Petite Boîte d'Os à son regret que le ponton du lac ne soit pas en pente, lorsqu'elle se retrouve seule et vieille en fauteuil roulant. Toute une vie sans espoir dans un monde oiseaux.
C'est cette poésie qui nous attache d'abord au roman. Un ton grave et candide, servi par une langue riche en images. Ainsi, pour évoquer la baignade dans les eaux glacées du lac qui a recouvert le monde : « Quand je remonte à la surface en hoquetant, ils sont là, tous les trois, à battre des jambes et des bras dans l'eau glaciale pleine de petites écailles gelées, leurs têtes posées sur un plateau d'argent, maman redevenue maman, et on rit tous les quatre dans la nuit coupante. » La tête sur un plat d'argent, qui évoque Jean Baptiste, appelle le tranchant de la nuit, qui rebondit sur un froid coupant.
Puis un monde se construit autour de Petite Boîte d'Os, un village avec problèmes de survie, d'amours contrariées, de naissances et de fausses couches, de vieillesse et de solitude. Un monde aux inventions pittoresques, mais qui font froid dans le dos, comme ces « cochons-biftecks », une espèce mutante et phosphorescente, plus facile a repérer lorsqu'ils nagent sur le lac… L'efficacité de ces trouvailles est de les considérer comme tout à fait normales dans ce village sauvé des eaux, ce qui nous fait soudain douter de la normalité du monde. Surtout lorsqu'arrive, un jour, « un étrange bateau plein d'hommes en bobs kaki, chargés de crème antimoustique, de carnets de notes et d'appareils photo à long nez. » Ces ethnologues, qui considèrent le village comme « une sorte de réserve », sont l'irruption soudaine du monde normal, celui du lecteur. « Ma fille avait trois ans. Je l'ai perdue. Dans un bombardement », dit l'un d'eux au hasard d'une conversation. le monde normal, en effet. Et c'est le nôtre.
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Aifelle
  06 septembre 2013
Où sommes-nous dans ce roman ? Bien malin qui pourra le dire, en tout cas dans un imaginaire poétique, fantaisiste, fantasque, mais pas que .. une espèce de fable qui nous parle de nous, espèce menacée sur une planète déjà bien abîmée. Mais qui parle avant tout de ce qu'est le déroulement d'une vie, de la naissance à la mort, avec ses joies, ses peines, ses chaos, ses attachements.

Rien n'est dit explicitement, il faut accepter de suivre la narratrice "petite boîte d'os" née d'un père pasteur et d'une mère qui aime se baigner la nuit et danser nue au bord du lac.

Lien : http://legoutdeslivres.canal..
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bibliobleue
  26 août 2013

C'est un village étrange, perdu dans les eaux, éloigné de la ville, où les oiseaux ont disparu du ciel. Dans cette géographie étrange, des familles, des amitiés, des amours se développent au fil des jours, des ans, des décennies. le temps passe, inexorablement.

"Combien de printemps ai-je vécu déjà ? Tout recommence, tout revit, tout sort de terre et s'offre au soleil de notre pays imbibé."

Ce conte contemporain envoûte le lecteur avec une histoire originale et des personnages attachants. Entre rêve et poésie, l'auteur signe là un premier roman d'une beauté atypique.
Lien : http://bibliobleu.blogspot.fr/
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zazoux
  27 novembre 2014
Un livre que je n'aurai jamais découvert si je n'étais pas inscrite à un prix organisé par la bibliothèque où je suis inscrite... et j'aurais loupé un très bon moment littéraire.
Ce court récit, très étrange, m'a un peu dérouté au début. Cette ville construite sur l'eau, où les oiseaux n'existent plus et où les cochons nagent et sont fluorescents. Bizarre, bizarre... Et pourtant, j'ai adoré suivre le parcours de vie de "petite boîte d'os", une héroïne bien singulière. Et pas seulement par le nom... Alors si certains sont rebutés par cette approche un peu farfelue des premières pages et des cochons fluorescents, continuez cependant la lecture comme moi et vous découvrirez une véritable pépite.
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