AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
Critiques sur Monde sans oiseaux (44)
Classer par :   Date   Les plus appréciées  



Ajouter une critique
Missmarguerite
  29 juillet 2014
La rencontre, cette fois, n'a pas eu lieu. Je ne suis absolument pas entrée dans ce roman d'anticipation, qui fait la part belle à la nature et à l'amour. Au point que je suis incapable de vous dire en détail ce que je pense de l'écriture ou de l'histoire. Ça ne m'a pas paru mal écrit, loin de là. Mais je n'ai pas su apprécier cette écriture. Tout comme je n'ai pas su apprécier ce monde que l'on suppose futur (mais dans quelle mesure?), d'où les oiseaux ont disparu, mais que la science a peuplé de cochons fluorescents, quasi éternels et capables de nager. On accompagne l'héroïne, au nom étrange (Petite Boîte d'Os, là où les autres personnages ont des noms tout à fait normaux, ce qui m'a amenée à me demander pourquoi ce nom, pourquoi une telle étrangeté... sans obtenir de réponse), de son enfance à l'âge adulte, puis dans sa vieillesse. On la voit se marier, devenir mère, puis veuve. On la voit perdre, petit à petit, la plupart de ceux qui comptent pour elle. C'est un récit empreint d'une grande nostalgie, d'une tristesse sous-jacente. On voit le niveau du lac, auprès duquel vit la communauté de Petite Boîte d'Os, monter régulièrement, l'auteur nous décrivant alors brièvement la remontée de leurs habitations. On comprend qu'il s'agit là d'une communauté qui a choisi de rester vivre à cet endroit, proche de la nature et de son rythme, plutôt que de quitter le village pour la ville, plutôt que de vivre comme le reste du monde (?). C'est du moins ce que l'on comprend quand l'auteur signale le passage d'ethnologues ou de "touristes". Mais Karin Serres en reste là, et je reste avec mes questions. Comment vivent-ils, au-delà du lac? C'est quoi, cette histoire de cochons? J'avoue donc sans honte que j'ai loupé le coche, que j'ai été totalement désorientée et n'ai pas pu apprécier à -je le crois- sa juste valeur la plume de cette auteure. Suis-je restée trop terre-à-terre là où j'aurais dû me laisser (em)porter?

Karin Serres a auparavant écrit pour la jeunesse, je saisirai sans doute cette occasion de redécouvrir son écriture, très plaisante, dans ce genre différent, histoire de voir si j'accroche davantage.
Lien : http://margueritelit.canalbl..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
Floccus
  19 décembre 2013
Picturale, poétique. Une écriture qui laisse la part belle à l'imagination du lecteur. Parfois glauque (les cochons sanguinolents), dérangeant (les modes de séduction des hommes envers les petites filles), la violence sous-jacente n'altère pas le charme et la force de l'ensemble. C'est très court, mais je l'ai quand même lu sur plusieurs jours. Ce surréalisme se digère lentement.

Finit sur une grande tristesse. La lourdeur de la vie et son insignifiance.
Lien : http://versautrechose.fr/blo..
Commenter  J’apprécie          30
Alexmotamots
  18 août 2014
Voici un monde un peu étrange, ou les enfants apprennent l'anglais et
l'allemand, sans que jamais nous ne sachions de quel pays il s'agit.

Nous suivons "Petite Boîte d'os" depuis la naissance jusqu'à sa mort.
Sa famille, sa vie au village et ses coutumes. Son amour et son enfant,
puis sa vie professionnelle dans la ville.

Et le niveau de l'eau du lac qui monte, inexorablement.

L'espace d'une après-midi, je me suis glissée dans le monde de Petite Boîte,
pas si différent du notre, par certains côtes. Mais qui nous interroge tout
de même sur notre société à travers ses divergences.

L'image que je retiendrai :

Celle du lac dans lequel sont enterres les villageois.
Lien : http://motamots.canalblog.co..
Commenter  J’apprécie          20
Sandrion
  02 juin 2014
C'est le premier roman d'un auteur pour la jeunesse, dramaturge aussi et un premier roman très réussi. J'avais lu des avis très enthousiastes et j'ai été, moi aussi, embarquée dans cette histoire, assez courte, qui baigne dans une ambiance très spéciale.

"Petite Boîte d'Os" (c'est son nom) vit au bord d'un lac avec son père, pasteur de cette petite communauté, et sa mère qui danse volontiers nue dans le lac. Très vite, on sent bien qu'on est dans un futur, pas si lointain : des cochons amphibies fluorescents nagent dans le lac et tous les ans le village fête la Remontée, c'est-à-dire la montée des eaux qui les obligent à déplacer leurs maisons. Petite Boîte d'Os est adolescente et va vivre un amour très fort avec le vieux Joseph, revenu dans le village et seul témoin du monde d'avant, un monde où vivaient les oiseaux : "Il paraît qu'autrefois certains animaux traversaient le ciel grâce à leurs ailes, de fins bras couverts de plumes qui battaient comme des éventails. Ils glissaient dans l'air, à plat ventre, sans tomber, et leurs cris étaient très variés. Ils étaient ovipares, comme les poissons ou les lézards, et les humains mangeaient leurs oeufs. On les appelait "les oiseaux"."

Il vaut mieux ne pas trop en dire de ce roman aquatique dans lequel il s'agit de plonger justement, à la suite de ces étranges personnages.
Lien : http://dautresviesquelamienn..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
claudialucia
  21 septembre 2017
"Il paraît qu'autrefois certains animaux traversaient le ciel grâce à leurs ailes, de fins bras couverts de plumes qui battaient comme des éventails. Ils glissaient dans l'air, à plat ventre, sans tomber, et leurs cris étaient très variés. Ils étaient ovipares, comme les poissons ou les lézards, et les humains mangeaient leurs oeufs. On les appelait les « oiseaux »."
Comment décririons-nous un oiseau si nous n'en avions jamais vus ? Si nous n'en avions entendu parler que par ouï-dire? C'est ainsi que commence par cet instant de poésie triste et d'étrangeté le livre de Karin Serres dont c'est le premier roman : Monde sans oiseaux aux éditions Stock.

Bien sûr, le lecteur comprend que cette dystopie présente un monde de l'Après, un Après à goût de catastrophe que l'homme n'a pas su éviter mais qui signe une disparition des espèces et du monde ancien. Mais rien n'est dit vraiment si ce n'est par petites touches, et nous restons dans un entre-deux, un univers dont l'étrangeté nous frappe malgré la familiarité que nous en avons. le fantastique s'y introduit au milieu du quotidien même si celui-ci n'est que le résultat de mutations malencontreuses commises par les apprentis-sorciers que sont les hommes! Ainsi ces petit cochons fluorescents amphibies qui servent de nourriture mais peuvent devenir des animaux de compagnie. Et que dire de ces maisons sur roulettes que l'on hisse sur le flanc de la montagne à mesure que l'eau avance !
Dans ce roman, la mort et la vie sont étroitement mêlées. Les morts du village enfermés dans des cages sont engloutis au fond du lac. Ce lac d'où vient la vie (la nourriture) mais dont la montée semble inexorable. Ce lac où l'on se noie, où l'on devient statue de glace par les hivers de grand froid. La description du cimetière sous-marin est absolument hallucinante car le style de l'auteure à l'art de faire surgir des images.

Dans ce monde rude, figé dans le passé, vit une petite fille rêveuse qui écrit des poèmes et nous retrouvons en elle nos rêves d'enfants : être Jo dans Les Quatre filles du Docteur March, pleurer en lisant la Ballade du roi des Aulnes. Mais... la banalité de ce monde s'arrête là et d'abord avec le prénom de l'héroïne : Petite Boîte d'os. Ce prénom donné par son père témoigne à la fois de la petitesse de l'homme mais aussi de sa grandeur, du cerveau qui lui permet de penser : « Nous ne sommes qu'un sac de flan mou dans une petite boîte d'os ! » . Une petite boîte d'os qui n'a pu empêcher l'irréparable car pendant tout le roman l'on a conscience de l'impossible retour en arrière et l'on se sent ému par cet univers en disparition.

Petite Boîte aime le vieux Jeff qui a fui le « déluge » et puis est revenu chez lui. C'est l'amour qui la maintient en vie, un amour fort, puissant, entier pour Jeff, son fils Knut, et aussi pour la nature omniprésente. Car la ville existe de l'autre côté du lac mais elle est encore plus âpre et plus cruelle.

Ce roman qui reprend un thème de science-fiction rebattu à notre époque surprend par son regard neuf, l'originalité du traitement. Il touche et émeut par sa nostalgie, son goût doux-amer qui au moment où l'on découvre toute la beauté de la nature nous fait savoir qu'elle n'est plus. le style de l'écrivaine suggestif, plein de finesse, est à la fois poétique et réaliste, doux et violent. Un beau roman. A découvrir !
Lien : https://claudialucia-malibra..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          11
nilebeh
  10 février 2015
« Dessine-moi un oiseau », voilà ce qu'on pourrait entendre prononcé par un enfant de ce curieux village lacustre, progressivement rayé de la carte par la montée des eaux, quelque part dans un Nord incertain où vivent les rescapés provisoires du monde moderne. Villages sur roulettes dont il faut sans cesse « remonter » les maisons peintes de couleurs vives rattrapées par l'eau, eaux douces du lac qui va rejoindre celles du lac voisin, puis d'un autre et encore d'un autre, jusqu'à l'uniformisation de ce curieux monde aquatique où se côtoient cochons roses fluo nantis de plusieurs estomacs qu'il faut masser, lapins aux oreilles vertes brillantes et gens aux pieds palmés, obèses fous qui se baignent dans l'eau glacée. Petite fille qui devient ado et épouse le vieux sage qui lui raconte les oiseaux d' « avant ».
Un monde en fin de vie, après (ou avant?)le règne de l'humanité triomphante, celle qui vise à l'expansion permanente et au profit. Petite fable écologico-fantastico-prémonitoire, ce livre se lit d'une traite et avec une certaine angoisse. Est-ce ainsi que les hommes vivent ?...
Une jolie écriture et de véritables trouvailles (« petite boîte d'os », prénom de le jeune fille, par exemple!)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
TINUSIA
  31 mars 2014
Il m'a fallu démarrer trois fois la lecture de ce roman avant de parvenir à la conduire jusqu'à son épilogue. Difficile, vraiment, d'entrer dans le monde de « Petite Boîte d'Os » ! Les conditions de sa naissance m'ont déjà laissée pantoise. L'attribution de son prénom m'a déconcertée. Quant aux cochons fluorescents, génétiquement modifiés qui flottent imperturbablement à la surface du lac, ils m'ont complètement désarçonnée ! J'ai dû aussi m'habituer aux maisons sur roulettes, et aux défunts dans leurs cercueils qui reposent au fond de ce lac. Quelques lapins verts à apprivoiser plus tard...
J'ai enfin réussi à lâcher prise pour suivre le parcours de Petite Boîte d'Os.




SE LAISSER PORTER par l'onirisme, par le conte, par la fable, par le fantastique d'un monde « borderline » dont l'on ne sait s'il va vers sa fin ou s'il est en pleine mutation


ESCORTER Petite Boîte d'Os dans sa quête de vie, candide et sincère


TROUVER DU CHARME, comme elle, au vieux Joseph, surnommé le Cannibale, et l'aimer infiniment


ACCOMPAGNER les naissances


CORTÉGER les décès


GUETTER les crues imprévisibles d'un lac qui recèle tous les mystères de la vie et de la mort et qui, inexorablement, monte, monte


REDOUTER « la ville »


S'ÉMOUVOIR la poésie limpide du texte


ÊTRE FASCINÉE par l'authenticité des sentiments


MÉDITER


Un monde sans oiseaux, parce qu'ils n'ont pas survécu aux mouvements du monde. Un monde dans lequel Petite Boîte d'Os évolue, sereine. En pleine conscience de la vie qui passe et de l'inéluctable issue.


Un roman


DÉLICAT INTELLIGENT SUBTIL MYSTÉRIEUX LUCIDE PÉNÉTRANT ÉMOUVANT DENSE
Lien : http://litterauteurs.canalbl..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
biribi
  01 mars 2014
Un petit livre bien accrocheur et bien campé. Cela se passe dans un endroit retiré et isolé, au bord d'un grand lac nordique. Les oiseaux sont évoqués : c'est une espèce disparue depuis longtemps. La narratrice, "Petite Boîte d'Os" se raconte depuis sa naissance jusqu'à sa mort. Elle évoque son frère aîné qui la martyrise depuis qu'elle est toute petite, son père, pasteur et sa grosse mère. Sa mère l'oubliait au jardin lorsqu'elle était bébé. Soudain, la nuit, elle s'en souvenait et allait la rechercher ! Peu d'amour autour d'elle, sauf qu'un jour, elle tombe amoureuse de Joseph, beaucoup plus âgé qu'elle. Ils partagent cet amour qui dure toute leur vie jusqu'à la mort soudaine de Joseph. Elle ne l'a pas vu vieillir et n'a jamais imaginé qu'il pourrait la quitter, lui qui la gâtait à chaque anniversaire. Joseph va rejoindre la forêt de cercueils au fond du lac. C'est la dernière demeure des habitants du village. La vie n'a pas gâté Petite Boîte d'Os mais elle la prend de manière positive. En fin de vie elle est paralysée, incapable de se faire comprendre, mise dans une maison de soins. Son fils la ramène un jour dans son village natal où, heureuse, elle peut enfin mourir et savoir qu'elle va rejoindre Joseph dans son cercueil au fond du lac. C'est très sobrement raconté mais avec beaucoup de sensibilité, de petites touches. Il y a une atmosphère très prenante. Très attachant et envoûtant.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
maylibel
  09 janvier 2014
Dans un futur indéfini, au sein d'une petite communauté vivant sur les bords d'un lac naît « Petite Boîte d'Os », la fille du pasteur. Elle nous narre sa vie dans cet univers où il n'y a plus d'oiseaux mais des cochons fluorescents.

Monde sans oiseaux est le premier roman de Karin Serres, auteure de théâtre qui signe ici un premier roman conçu presque à la façon d'un monologue au style volontairement dépouillé. le personnage principal et narrateur du roman nous emmène à travers les étapes d'une existence souvent triste, dans un monde futuriste mais aux résonances terriblement actuelles. le texte est plein d'ellipses, dénué d'explications et de pathos. En effet, l'auteure se contente souvent de nous donner les faits : les sentiments de Petite Boîte d'Os sont très peu évoqués, si bien que je suis restée assez extérieure à son récit. Même son histoire d'amour m'a semblé désincarnée.

Monde sans oiseaux est un conte écologique bien écrit, qui dénonce à la manière d'une parabole les excès de notre monde, mais qui gagnerait sans doute à être lu ou interprété sur scène.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
LN
  10 septembre 2013
Karin Serres nous offre un court récit très étrange qui nous plonge dans un univers onirique inquiétant : non seulement les oiseaux ont disparu, mais des cochons fluorescents nagent dans le lac au fond duquel reposent les cercueils des habitants morts du village. Un récit à l'orée du fantastique qui met en scène la jeune « petite Boîte d'Os », enfant, puis adolescente et enfin adulte, portée par l'amour inconditionnel du vieux Joseph. Un monde dur, difficile, dans lequel les catastrophes sont monnaie courante, comme une allégorie de la vie faite de bonheurs et de vicissitudes.
Et ?

Je n'ai pas bien saisi où voulait en venir l'auteure, je n'ai trouvé son récit ni poétique, ni philosophique, et je ne pense pas qu'il m'en restera grand-chose à part cet univers tellement étrange qu' il en devient dérangeant. Un univers auquel je n'ai pas du tout été sensible.
Lien : http://www.lecturissime.com/..
Commenter  J’apprécie          10


Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Les plus grands classiques de la science-fiction

Qui a écrit 1984

George Orwell
Aldous Huxley
H.G. Wells
Pierre Boulle

10 questions
2898 lecteurs ont répondu
Thèmes : science-fictionCréer un quiz sur ce livre