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ISBN : 9791034731428
Éditeur : Dupuis (19/10/2018)

Note moyenne : 3.91/5 (sur 11 notes)
Résumé :
La petite Alice n'a que faire des imprécations religieuses des membres de sa famille, de leurs ambitions sociales et de leur quotidien triste à mourir. Ses frères sont des bêtas et ses parents, aveugles à ce qu'elle souhaite par-dessus tout : vivre dans la vallée aux Loups. Depuis l'enfance, elle est bercée par les contes de son grand-père et les légendes autour de la déesse Cybèle, qui s'éprit un jour d'un humble berger... Une histoire à l'issue tragique qui scelle... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Presence
  08 novembre 2018
Ce tome contient une histoire complète et indépendante de toute autre. Il est initialement paru en 2018, écrit et dessiné par Jean-Claude Servais, avec une mise en couleur semi-directe réalisée par Raives (de son vrai nom Guy Servais). Il commence avec une page de bibliographie (recensant 10 ouvrages et un film), puis avec une introduction d'une page écrite par JC Servais où il évoque l'ouvrage Psychanalyse des contes de Fées (1976) de Bruno Bettelheim (1903-1990), et Les âges de la vie (1983) de Christiane Singer (1943-2007). Cette bande dessinée compte 72 pages en couleurs, structurée sous la forme d'un prologue, d'un chapitre pour chacune des 4 saisons et d'un épilogue. le tome se termine avec une postface de 3 pages rédigées par Cécile Bolly, racontant son expérience de faire découvrir la nature au travers de promenade en forêt, ainsi que son potentiel psychothérapeutique, en évoquant le bain de forêt Shinrin Yoku (forme de sylvothérapie japonaise) ainsi que les travaux de François Terrasson (1939-2006), géonome, écrivain et naturaliste français.
Le 20 novembre 1947, dans le pays de la Gaume (partie romane de la Lorraine belge), une mère et un père demandent à leurs 3 enfants d'aller se coucher, sans oublier de dire leurs prières, pendant que le commentateur de radio évoque le mariage de la princesse Elizabeth avec le duc d'Édimbourg. En se dirigeant vers sa chambre, Alice en profite pour récupérer le livre de contes de son grand-père, ses 2 frères menaçant à moitié de la dénoncer à leurs parents. Dans sa chambre, elle lit le conte qui raconte l'histoire du berger Attis aimé de la déesse Cybèle régnant sur la Vallées aux Loups, et comment il fut transformé en chêne. le lendemain, les 3 enfants vont se promener en forêt, apercevant plusieurs représentants de la faune, comme des lapins de Garenne, un renard, un mulot. Les garçons se montrent assez agressifs, s'en prenant aux fourmis d'un terrier, aux abeilles dans un tronc, et à un canard qu'ils auraient bien mangé, n'eut été l'intervention de leur soeur. le soleil déclinant, perdus, ils se rendent compte qu'ils sont bons pour passer une nuit dans la forêt, avant de retrouver leur chemin le lendemain. le lendemain, Alice découvre qu'ils sont au pied d'un chêne sur une pierre sacrée, c'est-à-dire le berger Attis transformé par la déesse Cybèle : ils sont dans la Vallée aux Loups.
Les 3 enfants commencent à se remettre en marche pour retrouver leur chemin, mais ils se heurtent à une barrière invisible. Ils sont sur le domaine de la déesse Cybèle et elle impose une épreuve à chacun pour accepter de les libérer : ramasser mille perles (de rosée) dans la forêt, aller chercher au fond de la mare la clé du coffre des songes, choisir parmi 3 fleurs, celle qui est la plus belle à ses yeux. Seule Alice réussit son épreuve et peut s'enfoncer plus profond dans la Vallée aux Loups. Elle y croise un citron (un papillon), une grenouille, une biche et un groupe de petits lutins. Elle parle à chacun d'eux et ils lui répondent de manière intelligible. Elle voit un garçon s'enfuir dans les bois. Elle l'interpelle mais il continue à courir. Elle prend la même direction que lui et finit par aboutir devant une mare, avec une maison et un petit ponton. Elle reconnaît immédiatement le chalet bleu dont a lui souvent parlé son grand-père. Il y a une sculpture en bois (Le prince de la forêt) sur le ponton qui semble parler à haute voix et s'adresser à elle.
Jean-Claude Servais a réalisé cet album à 62 ans, après 4 tomes de la série Les chemins de Compostelle. Il s'est fait connaître avec la série Tendre Violette. Il a également réalisé de nombreux récits complets, certains regroupés sous le titre de la mémoire des arbres, d'autres indépendants comme le dernier brame. C'est un artiste réputé, entre autres, pour ses descriptions de la faune et de la flore en particulier celle des forêts de sa région. Dans l'introduction il annonce clairement qu'il a conçu un récit sur la base d'un conte de la région de Nice qu'il a transposé à la région de la Gaume. Il explicite ses intentions en indiquant qu'il a souhaité entremêler à son récit la dimension psychanalytique des contes de fée, ainsi que la conscience que chaque âge de la vie apporte ses richesses. le lecteur plonge donc une bande dessinée avec de beaux dessins, rehaussés par une mise en couleurs sensible, un récit s'apparentant à un conte conscient de sa nature, avec des prises de recul sur les mécanismes du conte, et sur les prises de conscience de la nature de l'existence.
Pour commencer, le lecteur est très sensible à l'honnêteté de l'auteur qui explicite sa démarche et qui cite ses sources, qu'il s'agisse d'ouvrages, d'auteurs, ou de la sculpture qui figure en couverture, une sculpture sur bois appelée le prince de la forêt, et réalisée par Claude Grandjean artiste vivant à Gérardmer. Il y voit une volonté de transparence, d'indiquer ce qu'il doit à d'autres créateurs, mais aussi d'ouverture à d'autres créateurs. Ensuite, il découvre des pages dont le rendu et le degré de finition sont à l'identique de ceux de la couverture. L'artiste réalise des dessins en détourant les formes avec un tait fin et souple, intégrant quelques traits fins dans les formes pour leur apporter un peu de texture et de relief. Quelques soient les éléments représentés, il s'attache à les montrer d'une manière réaliste et descriptive, avec précision. le lecteur peut déceler de légères touches romantiques dans la manière dont les êtres humains se tiennent dans des postures gracieuses, ou dans leurs vêtements (à commencer par le blanc virginal pour les tenues de Rose). Il peut aussi s'interroger sur l'absence de difficultés matérielles pour la vie au chalet bleu, ou d'autres éléments qui ne lui semblent pas réalistes. Il doit garder à l'esprit qu'il s'agit d'un conte, et pas d'un récit réaliste, comme en atteste l'intervention d'une déesse, la présence de petits lutins, ou une sculpture en bois qui semble omnisciente.
Avec la première page, le lecteur prend la mesure de la qualité de la reconstitution historique : les meubles et l'aménagement du pavillon, les vêtements des enfants. Il apprécie à leur juste valeur les culottes courtes des garçons et leurs chaussettes montantes, ainsi que le modèle de leur sac-à-dos, garanti d'époque. Avec le même regard, il observe le mobilier du chalet bleu, ainsi que ses murs en bois, comme une construction réelle, sans pour autant obérer sa dimension utopique. Avec le chapitre Automne, le lecteur commence à se repaître des représentations de la faune et de la flore. Jean-Claude Servais est un dessinateur animalier remarquable, et il représente les paysages naturels avec une grande minutie, sans pour autant faire un travail de dessinateur botaniste. Les dessins offrent au lecteur une promenade en forêt, en bénéficiant du regard d'un connaisseur, sachant voir la diversité des spectacles qu'elle offre, sachant orienter son regard au bon endroit pour voir un animal ou un insecte. Ainsi, le lecteur peut apercevoir plusieurs animaux comme lapin de garenne, renard, mulot, papillon citron, grenouille, biche, hibou, libellule, sanglier, geai, et d'autres encore. L'artiste ne propose pas une version romantique de la forêt, mais une version naturaliste. de temps à autre, il fait usage de la licence artistique, par exemple quand Alice s'adresse à un animal. Ces moments-là relèvent de la forme du conte.
Le lecteur prend donc un énorme plaisir à pouvoir marcher tranquillement en forêt, à acquérir une familiarité avec plusieurs endroits, le chalet bleu et ses alentours bien sûr, mais aussi l'immense rocher situé au niveau du passage vers la Vallée aux Loups. Il observe le passage des saisons dans ces endroits, puisque le récit comprend un chapitre pour chaque saison, ainsi que les transformations qui s'opèrent sur les plantes et les arbres. À nouveau pour cette bande dessinée, Jean-Claude Servais a collaboré Raives pour la mise en couleurs. Ce dernier effectue un travail tout aussi extraordinaire que le dessinateur. Pour commencer, s'il n'y a pas prêté attention, le lecteur ne s'aperçoit pas que les planches sont le fruit de la collaboration entre 2 artistes différents. Ensuite, la mise en couleurs donne l'impression d'avoir été faite en couleur directe, évoquant parfois l'aquarelle. Comme Servais, Raives adopte une approche naturaliste, rendant compte de la couleur de chaque chose, avec des variations en fonction de l'ambiance lumineuse. Aux dessins, il ajoute l'impression lumineuse des éléments comme le brun de la terre, ou les différentes teintes de vert de l'herbe, des feuilles de la mousse. Bien sûr, les teintes de vert varient en fonction des saisons, plus vives au printemps, plus riches à l'été, déjà palissant à l'automne, et ayant disparu à l'hiver. S'il en éprouve de la curiosité, le lecteur peut regarder dans le détail comment Raives a pensé sa mise en couleurs pour atteindre cet équilibre merveilleux entre naturalisme et impressionnisme.
Servais & Raives offrent donc des promenades extraordinaires au lecteur, au fil d'une histoire sortant tout autant de l'ordinaire. Au premier niveau, il s'agit de l'histoire d'une jeune fille tout juste adolescente, qui passe de l'autre côté d'une barrière, pour accéder à la Vallée aux Loups, un lieu de légende. En toute transparence, le scénariste fait référence de manière explicite à la traversée d'Alice au pays des merveilles (1865) de Lewis Carroll (1832-1898). Au fil de l'histoire, d'autres contes sont cités : celui de Cybèle bien sûr, mais aussi le petit chaperon rouge, le Petit Poucet, La Belle et la Bête. le lecteur découvre donc la trajectoire de vie d'Alice et de Jeantou, ainsi que de leur fille Rose, dans une relation en aller-retour entre le monde réel et cette Vallée aux Loups à l'écart du tumulte moderne. Il s'attend bien aux points de contact entre ces 2 réalités, et au passage de l'une à l'autre, mais pas forcément à la participation active de la déesse Cybèle, ou à un voyage jusqu'à un lieu de guerre bien réelle. Il y a donc bien une intrigue au sein de ce conte, avec des développements inattendus.
En auteur ambitieux, Jean-Claude Servais développe et entrelace dans son récit les 2 thèmes qu'il a annoncés : la puissance métaphorique des contes et les différents élans vitaux correspondant à des âges de la vie différents. Pour pouvoir apprécier ces thèmes, le lecteur doit faire confiance à l'auteur, en considérant que chaque développement participe à brosser un tableau cohérent de grande ampleur. Il peut être surpris quand Servais intègre des remarques explicites formulées par la sculpture exposant l'image psychanalytique que véhicule telle ou telle situation ou élément d'un conte (une fleur coupée par exemple, ou encore le conte dans le conte de la princesse, la balle en or et la grenouille, expliqué avec facétie). C'est comme si la voix de l'auteur intervenait par l'artifice de la sculpture pour expliquer la figure de style. Dans le même temps ce mécanisme permet au lecteur de mieux comprendre ce qui est en train de se jouer dans l'intrigue. Il bénéficie à la fois d'une remarque pédagogique et d'une meilleure compréhension de ce qu'il lit. de la même manière, il peut trouver étrange que la présence de l'image d'une vieille femme observant la jeune Alice, sans interagir avec elle, comme un spectre invisible. le scénariste utilise à nouveau les libertés données par la forme du conte pour mettre en scène l'idée d'un temps cyclique, sans pour autant enfermer ses personnages dans un destin écrit à l'avance. Il sait de manière très élégante faire coexister les caractéristiques intangibles des phases de la vie humaine avec l'impermanence des choses, la dimension éphémère des idées et des projets, la finitude du corps.
L'intrigue et les deux thèmes servent également de terreau pour d'autres réflexions. Au fil des pages, Jean-Claude Servais évoque la force des rites initiatiques, l'élan naturel de chaque individu à aller chercher le bonheur ailleurs, la nature de l'amour et du sexe, les aphrodisiaques masculins naturels, la relation entre l'être humain et les créatures mythologiques (avec l'apparition d'une licorne). le lecteur est donc régulièrement surpris par une réflexion ou une situation inattendue, qui viennent enrichir la narration, non pas de manière linéaire, mais comme des rameaux venant apparaissant progressivement dans la vie du récit. Ces considérations ne relèvent pas d'une démarche New Age pour une spiritualité prête à penser en toc, faite de bric et de broc. Il s'agit plutôt du ressenti d'une personne ayant fait l'expérience de la vie, sensible aux forces qui modèlent la vie de l'individu au-delà de la matérialité et du matérialisme.
Le lecteur ressort de ce tome enchanté. Il a eu le plaisir d'observer la nature dans ce qu'elle a de vivant, sous la forme d'une forêt en région wallonne, avec un guide attentif, prévenant et bienveillant. Les dessins montrent avec délicatesse et précision la faune et la flore de cette région. Il a suivi des personnages touchants dans un conte organique évoquant différents aspects de la vie humaine. Il a bénéficié d'une réflexion organique sur les mécanismes psychologiques des contes, et sur le cycle de la vie humaine. Il a éprouvé la sensation d'écouter une personne sage, sans prétention, honnête jusqu'à citer les personnes ayant nourri sa réflexion, humble jusqu'à s'effacer derrière l'histoire qu'il conte, captivant par ses idées au détour d'une scène, comme autant de touches furtives participant à une peinture d'une grande richesse. Jean-Claude Servais est un conteur merveilleux, associant le fond à la forme, avec autant d'élégance que de sensibilité. le texte final de Cécile Bolly permet de prolonger un peu la balade, en restant au rythme de la forêt.
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Aufildeslivres
  01 novembre 2018
Quatre saisons, les cycles de la vie et un conte teinté de légendes populaires.
La forêt révèle de bien jolis mystères que les pas d'Alice nous mènent à découvrir. le printemps porte l'enfance, âge auquel elle apprend à côtoyer les animaux, regarder les arbres et deviner la profondeur de ce fabuleux univers. L'été et l'adolescence la façonnent et la voici adoptée par la déesse Cybèle et le monde de la forêt. Elle y rencontre l'amour, grandit, devient une femme, une mère avant que l'automne ne s'annonce apportant maturité et sagesse puis que l'hiver trace les sillons de la vieillesse.
Les mondes sont proches - l'homme, la nature. Se touchent, se mêlent. Les dessins sont très beaux, doux, travaillés, recherchés. Chaque détail compte, chaque trait enchante. L'histoire sans être originale séduit.
Un bel album sur la Nature, le temps, l'Homme. Un conte charmant.
Lien : http://aufildeslivresblogetc..
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nathavh
  22 janvier 2019
On retrouve la nature magnifiquement illustrée comme à chaque fois. Servais, un amoureux de sa Gaume. Il nous propose une ode à la nature, à la forêt et ses occupants, et un récit initiatique se basant sur le monde de l'imaginaire, des contes et des légendes, chers à l'auteur.

"Psychanalyse des contes de fées" de Bruno Bettelheim et "Les âges de la vie" de Christiane Singer sont à la base de cette très belle histoire. L'auteur nous plonge entre le réel et l'imaginaire et les étapes de la vie,
Alice est une petite fille passionnée par un livre de son grand-père disparu il y a une dizaine d'années juste avant sa naissance. Un livre qui conte une légende, celle de la vallée des loups, de la déesse Cybèle et du berger Atttis et de leur fils Jeantou...
Fascinée par cette légende, Alice va un jour rencontrer ce monde "imaginaire".
Lorsque son père lui dira quelques années plus tard qu'à 13 ans il est temps qu'elle devienne une femme et se mette à étudier et arrêter de rêver, Alice disparaîtra dans ce monde où elle découvrira l'amour et les âges de la vie.
Mais qu'advient-il lorsque ces deux mondes se croisent et se complètent ? Lorsque mortels et immortels sont condamnés à vivre dans le même monde ....
Rendez-vous dans ce bel album pour le savoir.
Servais nous parle habilement des étapes de la vie, de l'amour et de Dame Nature toujours si belle et splendide.
Comme à chaque fois la magie opère, les dessins sont juste éblouissants, superbes. Merci Monsieur Servais pour ce beau voyage, pour cette bulle qui suspend tout par magie.
Ma note : ♥♥♥♥♥
Lien : https://nathavh49.blogspot.c..
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Pachy
  19 mars 2019
Les contes féériques c'est généralement cela : un cahier ou un livre interdit aux enfants. Enfants qui, heureusement trop curieux, l'ouvrent en cachette et découvrent le récit d'un lieu que personne ne connait ou ne veulent pas en prononcer le nom de peur d'attirer une malédiction.
Un tel endroit existe-t-il ? Oui. Dans nos rêves, dans nos espoirs, dans nos consciences. Qui n'a jamais rêvé d'un monde merveilleux où bêtes et humains s'aiment
Ce peut-être un chalet bleu et un arbre poussant dans un rocher dans le Vallée aux loups.
C'est Alice, enfant, qui va découvrir cet endroit féérique et qui va y vivre aux côtés de Jeantou. Ils donneront naissance à Rose.
Une belle, très belle histoire de ‘Contes et légendes' comme sait si bien les écrire Jean-Claude Servais. C'est un pur régal à chaque fois.
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syssylle
  15 mai 2019
Complétement sous le charme de ce très bel album. Servais est, pour l'instant , mon illustrateur préféré, son dessin est emprunt d'une réelle douceur et d'un réalisme poétique qui m'enchantent.
Cette histoire, de femmes, est magique, intemporelle, j'ai songé en lisant au roman de Pinkola-Estes "Femmes qui courent avec les loups", qui développent les archétypes féminins.
Servais dans cet album rend la femme sublime et libre, il magnifie la nature et ferme la boucle de la continuité de la vie(oh la c'est pas très clair ce que je viens de dire!) il nous parle de destinée, de maternité, de vieillesse et surtout, surtout d'amour! et de ce thème je raffole, surtout lorsqu'il est traité aussi joliment et poétiquement.
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critiques presse (5)
Bedeo   08 janvier 2019
Conte poétique, hors du temps, au charme tout naturel.
Lire la critique sur le site : Bedeo
BDGest   04 décembre 2018
Servais le scénariste n’est peut-être pas au sommet de son art dans cet ouvrage ; Servais le dessinateur demeure quant à lui dans le haut de la liste des illustrateurs réalistes.
Lire la critique sur le site : BDGest
Sceneario   03 décembre 2018
Un album absolument magnifique qui ne se dévoile pas complètement, mais qui nous entraîne dans une sorte de long chant nostalgique, évoquant les légendes passées, les ambiances bucoliques et la sérénité de cet isolement harmonieux. Le parcours de vie d'Alice ne servant que de ligne conductrice, évocatrice d'un entremêlement de mondes, d'ambiance.
Lire la critique sur le site : Sceneario
Auracan   16 novembre 2018
Jamais les couleurs de Guy Raives n'ont paru autant en adéquation avec le dessin. S'ouvrant sur une préface de l'auteur, l'album est complété d'une postface de Cécile Bolly traitant de la beauté mais aussi de l'importance de la forêt en tant que milieu naturel.
Lire la critique sur le site : Auracan
BDZoom   22 octobre 2018
Après nous avoir promenés sur « Les Chemins de Compostelle » et avoir abordé les grandes heures de la chevalerie dans une biographie de Godefroy de Bouillon, Jean-Claude Servais revient aux trames qui ont fait sa réputation dans le 9e art : les contes et légendes populaires.
Lire la critique sur le site : BDZoom
Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
PresencePresence   09 novembre 2018
Cybèle, déesse mère des dieux dont le culte était célébré au cœur de la forêt, dans la vallée aux loups, a, en son sein, couvé un amour pour un humble berger. De leur relation, naquit un fils du nom de Jeantou. Ainsi aimé de la déesse, le berger d'Attis fut promu gardien du temple, et, à ce titre, honoré comme il se doit. Un culte en son nom pouvait, en tous lieux, être célébré sur une pierre sacrée. Mais la déesse avait associé la condition de fidélité absolue à l'honneur qu'elle avait fait au berger. Celui-ci accepta le contrat, mais rencontra une nymphe si désirable qu'il en devint irrésistiblement amoureux. Ainsi, il viola la promesse qu'il avait faite à sa maîtresse. Celle-ci, furieuse de sa conduite, rendit son amant fou de désespoir. Cependant, Cybèle, en un geste de compassion, le transforma en chêne planté sur la pierre sacré, et transforma la belle enfant en hirondelle. Le berger resta ainsi vivant sous des apparences végétales, et pour l'éternité séparé de sa belle, car les hirondelles, ne peuvent vivre en forêt.
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PresencePresence   10 novembre 2018
Il faut prendre des graines d'orties pulvérisées et mélangées à du poivre et du miel ; bues dans du vin elles excitent grandement la verge, au point d'éveiller aussitôt la luxure délectable de la femme. L'ail est tonique et peut redonner la vigueur manquante. Mais son essence parfume de façon persistante l'haleine de celui qui en mange. L'avantage peut alors vite se transformer en vice rédhibitoire dans le cas d'une quête amoureuse imminente. Un bon moyen pour garder intact toutes ses chances et renforcer encore ses performances : mâcher des tranches de gingembre marinées dans du vinaigre fin. Non seulement l'odeur d'ail disparaît, mais vous profitez aussi des effets du gingembre. Le gingembre est viril et puissant, il a la capacité d'élever la tension artérielle, de diminuer la transpiration, et de contribuer à une meilleure irrigation des extrémités de l'organisme.
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PresencePresence   08 novembre 2018
J'ai écrit un livre sur Les Âges de la vie. J'ai tenté de montrer ces métamorphoses de l'être au cours de la vie. Il est évident que tout cela ne vaut que si l'on a appris en cours d'existence à mourir. Et ces occasions nous sont données si souvent ; toutes les crises, les séparations, et les maladies, et toutes les formes, tout, tout, tout, tout nous invite à apprendre et à laisser derrière nous. La mort ne nous enlèvera que ce que nous avons voulu posséder. Le reste, elle n'a pas de prise sur le reste. Et c'est dans ce dépouillement progressif que se crée une liberté immense, et un espace agrandi, exactement ce qu'on n'avait pas soupçonné. Moi j'ai une confiance immense dans le vieillissement, parce que je dois à cette acceptation de vieillir une ouverture qui est insoupçonnable quand on n'a pas l'audace d'y rentrer. - Christiane Singer
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PresencePresence   10 novembre 2018
Alice, tu es la vieille femme que tu deviens. Tu es la petite fille souriante, la fillette effrontée, l'adolescente rebelle, la jeune femme impatiente, la femme mûre sereine. Tu es la mère, tu es la faille.
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BRAEMBRAEM   03 novembre 2018
Le temps de l'enfance est celui de l'ouverture au monde, qui se vit à la fois par les sens et par l'imaginaire. Te voilà exploratrice du visible et de l'invisible.
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