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EAN : 9782070618088
208 pages
Éditeur : Gallimard Jeunesse (22/01/2009)

Note moyenne : 3.85/5 (sur 44 notes)
Résumé :

Frédéric a surmonté l'épreuve du feu. Il fait maintenant partie de la Meute, la bande de skinheads qui sévit dans le quartier, et s'appellera désormais " Croco ". Croix gammée, violence, drogue... La rage de Frédéric a de quoi s'exprimer. Mais lorsqu'il apprend que sa grand-mère, Pepita, s'est enfuie de l'hôpital pour revoir une dernière fois sa terre natale, Frédéric la rejoint. Commence alors pour les deux fugitifs un voyage un peu fou à travers l'Anda... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
Ogrimoire
  03 juin 2019
Une belle lecture jeunesse ! Ce que j'ai particulièrement aimé dans ce livre, c'est la sensation de partir pour un road-movie à travers l'Espagne. L'auteur nous dépeint tellement bien les paysages, les citronniers et les orangers qu'on se sent en total immersion dans la cavale de Pépita et Frédéric.
La plume de Stéphane Servant allie à la fois violence et tendresse. En effet, ce roman a un côté très dur, car il traite de fascisme-drogue-racisme-chômage et haine de l'étranger. Mais ces instants de violence sont contrebalancés par la tendresse d'une grand-mère… Lorsque Pépita parle à son petit-fils, lorsqu'elle essaye de lui faire comprendre que la rancune et la haine ne sont pas des voies à suivre, on sent l'amour et la bienveillance de cette mamie gâteau qui perd l'esprit…
L'histoire est émouvante, les personnages sont attachants et même si parfois l'auteur s'autorise quelques raccourcis et quelques facilités, l'ensemble est très agréable à lire ! Quant au message de fond, appel à la tolérance et au pardon, il n'y a rien à y redire !
Lien : https://ogrimoire.com/2019/0..
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Ness
  17 juillet 2011
Frédéric, petite frappe, vient d'intégrer la meute, bande de voyous très radicaux. Après avoir passé l'épreuve d'initiation : tracer une croix gammée et mettre le feu aux caves, il doit maintenant faire ses preuves. Il en aura bientôt l'occasion, une bande rivale vient de provoquer la Meute qui ne compte pas se laisser faire.
Avec ses nouveaux compagnons, Frédéric à l'impression de retrouver cette famille qu'il a perdu il a bien longtemps avec la mort de son père. Une mort, qu'il a bien du mal à accepter. Frédéric est guidé par la haine, une haine qui va le conduire à commettre bien trop d'erreurs.
Dans la vie du jeune homme il y a aussi Pépita, sa grand-mère espagnole, atteinte de la maladie d'Alzheimer. Une grand-mère qui va en quelque sorte lui rendre sa liberté sur les rives du Guadalquivir.
Alors que le jeune homme est sur le point de rejoindre la Meute pour une expédition dans la clan ennemi, il est interrompu par un coup de fil de Pépita. Cette dernière vient de s'enfuir de l'hôpital et souhaite que son petit-fils la rejoigne à la gare direction Madrid.
Commence alors pour les deux fugitifs, une course contre la montre sur les bords du fleuve espagnol. Ils doivent à tout prit rejoindre le village de Pépita avant que la maladie et la police ne les devancent.
Une très belle relation va se créer entre la grand-mère à la mémoire qui flanche et le petit-fils perdu. Dans leur grande aventure, ils vont croiser la route de Kenza et son père des clandestins marocains, qui tentent de se reconstruire en Espagne. le destin de ces quatre personnages va alors basculer et prendre des directions bien différentes de ce qu'ils avaient envisagés.
Pour son premier roman, Stéphane Servant frappe fort et offre aux lecteurs une histoire coup de poing. Ses personnages sont attachants, fragiles et vrais. le roman ne tombe jamais dans le pathos même lorsqu'il s'agit d'aborder la grande histoire : la guerre civile espagnole.
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Edwige94
  07 février 2013
Coup de coeur pour ce roman dit « Jeunesse » mais que je conseille à tous les lecteurs. Frédéric est un jeune homme livré à lui-même, sans repère, il rejoindra « La Meute » qui sera sa famille et son refuge. Trahi par son clan, il doit fuir. Mais le destin le conduit à chercher, à trouver et à accompagner Pépita, sa grand-mère, pour son dernier voyage. Tandis que la grand-mère, malade d'Alzeimer, se perd dans le présent pour mieux revivre le passé, le petit-fils, malade d'amour, découvre ses origines et comment un obstacle peut se transformer en tremplin. Servi par une écriture simple, fluide et incisive, ce livre surprend par son réalisme et sa pertinence. L'auteur joue sur toute la gamme des sentiments sans facilité mais avec aisance et crédibilité. Pour celles et ceux qui aiment la « vraie vie ».
Commenter  J’apprécie          30
Nausicaah
  27 janvier 2019
Un des premiers livres adolescents de Stéphane Servant, qui a déjà sorti des pépites en jeunesse et a un style très sympathique à lire!
On se retrouve dans la peau d'un jeu homme, un peu paumé, raciste et embrigadé par des néonazis. "Heureusement" pour lui, sa grand-mère, atteinte d'une maladie grave, part sur un coup de tête et l'embarque dans un voyage qui les mènera en Espagne, à la recherche de leurs origines.
Le style de l'auteur est reconnaissable,s on sent déjà sa signature et sa manière d'écrire, cependant, l'écriture et le style ne sont pas aussi aboutis que dans ces derniers romans. Et les personnages ont des caractéristiques qui me gênent et, parfois tombent dans le cliché pur et simple. Et c'est ces petites choses qui, au final, "gâchent" le plaisir de la lecture.
Le scénario est intéressant, mais relativement simple et ne prend aucun détour par rapport à ce qui est proposé. le résumé donne d'ailleurs trop d'informations et la fin n'est absolument pas une surprise, cependant, il tient la route tout de même.
En conclusion, c'est un roman sympathique, mais pas le meilleur sur ce thème, et l'écriture de Stéphane Servant mérite peut être d'être découverte sur des romans plus récents!
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saomalgar
  09 avril 2013
Frédéric vit en banlieue et veut intégrer "la meute" un groupe de jeunes violents et racistes. Il a réussit sont épreuve...
Mais la grand-mère de Frédéric atteinte de la maladie d'Alzheimer et placé s'est échappée de son institut...
Frédéric la retrouve à la gare et les voici partis pour l'aventure, vers l'Espagne, vers le Guadalquivir, vers ses racines.
En chemin, ils rencontrent Kenza et son père, des clandestins marocains et avec eux ils vont découvrir l'entraide, l'amité et l'amour.
Un très beau roman initiatique sur la tolérance, la famille, la recherche des racines, l'amitié et l'amour aussi.
L'auteur audois est en plus un de ancien élève de notre établissement, il est venu rencontrer nos élèves dans le cadre du prix "d'un livre à l'Aude" qu'il a brillament remporté en 2010.
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critiques presse (1)
Lecturejeune   17 février 2012
Lecture Jeune, n°130 - juin 2009 - Nous sommes dans une banlieue du Nord de la France. « La Meute » est constituée par une bande de garçons profondément racistes qui se réclament du mouvement skinheads. Frédéric intègre le groupe après avoir réalisé avec succès une série d'épreuves. La Meute est alors en guerre contre les « Arabes » de la cité d'en face et prépare un coup d'une rare violence. Frédéric doit être de la partie mais un appel de sa grand-mère atteinte d'Alzheimer va changer le cours des choses : elle s'est enfuie de l'hôpital et veut prendre le train pour l'Espagne. Frédéric l'a rejointe in extremis sur le quai de la gare et le voilà emporté malgré lui vers son pays d'origine. Commence alors une aventure extraordinaire sur les traces de son passé. Sur leur route, ils croisent Kenza et son père, marocains. L'occasion pour le jeune homme de faire l'expérience de la différence. Guadalquivir est un roman d'apprentissage qui évoque de nombreux problèmes de société comme la violence, la montée du racisme, le chômage, les maladies de la vieillesse, etc. Malgré la multitude des thèmes abordés, ce roman ne tombe pas dans le misérabilisme. Le Guadalquivir est le fleuve mythique de l'Andalousie. Il tire son nom de l'expression arabe « al-wadi al-Kabir » qui signifie « le grand fleuve ». À l'image du parcours du fleuve, le jeune héros évolue et traverse l'Espagne, à la découverte de lui-même. Enfin, la poésie espagnole qui jalonne le récit instaure une émotion empreinte de nostalgie. Maryline Duval
Lire la critique sur le site : Lecturejeune
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
VanessaVVanessaV   03 juillet 2016
Parce qu'on aurait pu continuer comme ça toute la nuit. Jusqu'au petit matin. A se battre sans fin. Et pas un de nous deux n'aurait abandonné. Parce qu'on le sait maintenant: on est pareils tous les deux. Écorchés l'un et l'autre. Je réalise pourtant que Kenza vient de me sauver la vie. Alors ma main cherche la sienne. Et, comme un signe de paix, nos doigts se mêlent. Et le souffle court, l'un contre l'autre, nos corps se serrent pour se réchauffer. Nos yeux pleurent. De ne pas pouvoir dire ce qu'ils voudraient. Toute la rage qu'on a. Et tout l'amour qu'on a. Tout ce feu, toutes ces flammes qui restent bloqués là, à l'intérieur. Toutes ces braises qui nous déchirent et sur lesquelles on ne peut pas mettre de mots sans saigner. Parce que cette vie fait de nous des animaux, privés de paroles et la bouche pleine de crocs. Des bêtes féroces qui mordent la main qui se tend. Parce qu'on a grandit trop vite avec au milieu de nous un grand vide brûlant. Alors on se serre et on se réchauffe. Et on pleure et on rit. En même temps. Comme le soleil et la pluie.
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ToranjaToranja   11 juillet 2018
C'est jamais facile de vivre avec celui qui n'est plus là. C'est comme des braises qui brûlent tout au fond (et Béchir pose sa main sur son ventre). Des braises qui réchauffent et qui brûlent à la fois. On ne peut pas les éteindre parce qu'elles sont à l'intérieur de soi. Parce qu'elles font partie de soi. Et c'est comme si elles vous consumaient à chaque instant, à petit feu. Elles vous réveillent la nuit et elles vous font courir à travers le monde, comme un dément. Dans ces moments-là, on ferait n'importe quoi et on donnerait tout pour éteindre la brûlure. Et pourtant, certains soirs, elles vous réchauffent, elles vous rassurent et vous donnent la force d'avancer à travers la nuit. Comme une étoile. Ça devient la plus belle lumière qui soit. Tu vois, Frédéric, c'est pour ça qu'il ne faut pas chercher à éteindre ce feu. Parce qu'il peut devenir ton guide. Alors il faut prendre soin de l'entretenir en faisant toujours attention à ne pas se brûler. C'est le plus difficile. Et je sais que tu peux y arriver.
+ Lire la suite
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VanessaVVanessaV   03 juillet 2016
C'est jamais facile de vivre avec celui qui n'est plus là. C'est comme des braises qui brûlent tout au fond (et Béchir pose sa main sur son ventre). Des braises qui réchauffent et qui brûlent à la fois. On ne peut pas les éteindre parce qu'elles sont à l'intérieur de soi. Parce qu'elles font partie de soi. Et c'est comme si elles vous consumaient à chaque instant, à petit feu. Elles vous réveillent la nuit et elles vous font courir à travers le monde, comme un dément. Dans ces moments-là, on ferait n'importe quoi et on donnerait tout pour éteindre la brûlure. Et pourtant, certains soirs, elles vous réchauffent, elles vous rassurent et vous donnent la force d'avancer à travers la nuit. Comme une étoile. Ça devient la plus belle lumière qui soit. Tu vois, Frédéric, c'est pour ça qu'il ne faut pas chercher à éteindre ce feu. Parce qu'il peut devenir ton guide. Alors il faut prendre soin de l'entretenir en faisant toujours attention à ne pas se brûler. C'est le plus difficile. Et je sais que tu peux y arriver.
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OgrimoireOgrimoire   03 juin 2019
Il faut pardonner. Pardonner aux hommes d’être trop vivants pour s’attacher à la vie. Toi aussi tu pardonneras un jour. Tu pardonneras aux lâches, aux fascistes et aux ignorants. Tu pardonneras à tout ceux qui s’attachent trop à la vie…
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ToranjaToranja   11 juillet 2018
Je ne suis pas malade. C'est juste mes souvenirs qui s'enfuient. Mais ce n'est pas ma faute. Je fais ce que je peux pour les retenir. J'ai rien fait de mal, moi.
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