AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782266250917
Éditeur : Pocket (16/03/2017)

Note moyenne : 3.4/5 (sur 86 notes)
Résumé :
Ça avait toujours été « nous six ».

Elles sont six femmes, se sont connues à l’université et se réunissent une fois par an pour un dîner, plus par habitude que par réelle amitié. En effet, après vingt-cinq ans, leurs parcours les ont séparées et il leur reste finalement aujourd’hui moins de complicité à partager que de choses à se reprocher. Toutes ont connu des drames. Certaines d’entre elles en ont trahi d’autres, les rancœurs et regrets se sont ac... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (35) Voir plus Ajouter une critique
nameless
  17 juin 2019
Juliette, Camilla, Siobhan, Renée, Sissy, Natasha, six femmes quadragénaires, amies depuis que vingt-cinq ans plus tôt au temps de leur jeunesse et de leurs études, le hasard les a réunies en colocation. Même si leurs trajectoires ont été bien différentes, même si la majorité d'entre elles a conscience de prolonger une amitié en voie d'extinction, elles se rencontrent une fois par an pour parler de tout et de rien, de leurs hommes ou de leurs gosses, faire le point sur leur vie, se remémorer le passé. Cette année, elles ont opté pour un pique-nique champêtre à Hyde Park au coeur de Londres, près du Diana Princess of Wales Memorial Fountain, là où comme il se doit, serpente la Serpentine.

Amies pour la vie ? Peut-être, ou pas... Dans la touffeur de cette agréable soirée estivale, elles s'installent sur de confortables couvertures, dégustent des plats home made en buvant du Prosecco, dont les abondantes et fines bulles leur montent à la tête et désinhibent leurs langues, et ce qui aurait dû être a perfect day se transforme en règlement de comptes jusqu'à ce que la soirée sombre dans la tragédie.

Malgré des retours en arrière un peu confus qui nécessitent une attention parfois soutenue pour ne pas perdre le fil du récit, et quelques longueurs, Tina Seskis tisse avec talent une toile d'araignée dans laquelle elle emprisonne le lecteur, en intercalant entre les scènes-repères du pique-nique, des souvenirs, des événements puisés dans leur passé commun - petites trahisons ou grands drames -, qui ont individuellement marqué et façonné les six amies, et fait naître déceptions, frustrations, rancoeurs ou jalousies. L'auteure dresse le portrait réussi et réaliste de femmes toutes uniques qui portent en elles regrets ou remords, douleur ou secret : mari autoritaire, deuil impossible, adultère impardonnable ou viol insurmontable. Au gré des révélations livrées en désordre et avec parcimonie, une vision d'ensemble se dessine lentement et permet au lecteur de comprendre les liens qui les unissent ou les désunissent.

En tout cas, c'est sûr, il n'est pas question qu'elles se voient à nouveau l'an prochain car une amitié moribonde mérite-t-elle que l'on se batte pour la maintenir artificiellement en vie ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          675
iris29
  14 mai 2017
C'est Ydamelc qui m'a présenté ces six amies ...
Et ce soir c'est le soir de leur pique-nique annuel .
Six amies depuis l'université , c'est beau, non ?
Avant quand elles étaient étudiantes , elles se voyaient tous les jours mais depuis, la vie est passée .
Il y a eu des mariages, il y a eu un deuil, il y a eu des enfants, il y a eu des réussites et pour certaines, il n'y a rien eu du tout ...
Oui... une vingtaine d'années plus tard , il y a eu des trahisons, des déceptions , des trucs très moches, des secrets . Certaines sont plus complices que d'autres, certaines ne peuvent plus se piffer, certaines sont restées généreuses , certaines sont très malheureuses .
Mais , ce soir, on va faire " comme si" , on va faire semblant ou on piquera sa crise, mais on viendra , car c'est ça l'amitié, non ? Etre présentes , rester fidèles à leur jeunesse , maintenir un semblant d'amitié sur les collines de Hyde Park ,un quartier cossu de Londres .
Où comment un gentil pique-nique, un soir, entre copines , va basculer et changer leurs vies ...
A mi-chemin entre un roman à suspens et Desperate housewifes , l'auteur alterne entre le passé et le présent , et nous propose une belle brochette de vies .
Cela aurait pu s'appeler , "Règlement de comptes à Hyde Park" ...
Six femmes qui valent le coup d'être découvertes !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          534
Crossroads
  01 octobre 2019
Que trouve-t-on entre le club des cinq et les sept nains ? Six femmes, par exemple...Y a un nain qui va faire la gueule, on dirait.
Gros consommateur de séries, je garde un excellent souvenir de celles à l'univers presque exclusivement féminin.
De "l'ancêtre" Desperate Housewives à la toute récente Big Little Lies, de la joie extatique comme s'il en crachinait.
Ici, les hommes représentent une part infime, voire caricaturale. Il y a le salaud professionnel, le vil perfide et celui qu'a pas d'bol.
Mais là n'est pas le propos puisque l'on focalisera sur six personnalités dissemblables, forcément, et pourtant "amies" de longue date.
J'ai failli lâcher l'affaire. Les atermoiements respectifs du début m'ont rapidement gonflé. Entre la pleurnicheuse, la douteuse pro, la cocue pas vraiment magnifique, la veuve et l'orphelin, l'acide caustique et l'amoureuse pas transie pour un rond, je n'y trouvais pas mon compte et avais péniblement l'impression d'égrener un chapelet de portraits standards comme on enfile des perles.
Assister à une réunion annuelle de cop's bien plus rituelle que sincère, très peu pour moi.
Puis les héroïnes ont commencé à se dévoiler, à interagir et laisser libre cours à une franchise inhabituelle, fortement aidées par un taux de gamma GT stratosphérique (cherchez pas Sam, il avait poney sur glace), cassant ainsi l'image d'un récit au profil barbant et c'est avec un œil neuf (le gauche, pour le coup, Lolo et Harioutz ;-) que je découvrais cette fidèle petite bande où secrets et rivalités larvées n'allaient visiblement pas le rester bien longtemps.
Rajoutez-y un drame parfaitement exploité, on y est, l'accroche est réelle, plus qu'à déguster...
Comme quoi il est parfois bon de persévérer.
De blasé, je suis rapidement passé à intrigué puis à réellement captivé.
Si les portraits sont inégaux, le récit polyphonique laisse un sentiment général plutôt plaisant.
Passé et présent s'emboîtent parfaitement, égrenant le fil de vies cabossées, le tout sublimé par une disparition aussi sordide que mystérieuse.
Ces Six Femmes gagneraient finalement à être connues, foi de Grincheux, finalement peu rancunier...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          381
Ziliz
  30 juillet 2017
Après 'Trois hommes et un couffin' : 'Six femmes' et des coups bas.
Elles se sont connues vingt-cinq ans plus tôt, elles étaient copines à la fac, elles se retrouvent une fois par an autour d'un repas, même si la plupart y viennent à reculons. Il faut dire que beaucoup de choses ont changé, forcément, les unes tiennent d'autres pour responsables de certains foirages de leur vie. Les griefs et rancoeurs se sont accumulés au fil des années...
Trop de verres de Prosecco, ce soir-là, vont délier les langues et certains non-dits seront formulés. Attention, les vacheries vont fuser !
J'ai eu peur, en commençant ma lecture : six femmes (tantôt leurs noms, tantôt leurs surnoms), presque autant de conjoints, quelques rejetons, des 'domestiques', d'anciens copains. Gloups, comment s'y retrouver ? J'avais une mémoire d'enfer quand j'ai lu 'Dix petits nègres', adolescente. J'aurais dû être plus consciente de mes faiblesses et me contenter de 'Trois hommes dans un bateau' (et m'attaquer à '50 nuances de Grey' à dix ans)... Bon, finalement, en acceptant de lâcher un peu prise avec qui est qui, qui fait quoi, je m'y suis retrouvée.
Comme dans la plupart des thrillers psychologiques qui ont ma préférence, j'ai aimé les propos sur l'amitié, le couple, la famille, la maternité.
L'intrigue et le ton m'ont rappelé les romans de Liane Moriarty (sentiments et situations biens vus et souvent drôles), en moins percutant, quand même, plus dilué - j'aurais volontiers sabré cent pages, vers la fin...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          354
Ydamelc
  17 mars 2016
Oui...Je suis toute retournée...
Mon pseudo en a même pris un coup...
J'espère tout de même que vous me reconnaîtrez... ;-)
Dans ce thriller, nous faisons connaissance avec Six femmes. Six amies d'université qui se réunissent chaque année pour partager un repas.
Au bout de 25 ans, leurs chemins respectifs les ont séparées...
Secrets, rancoeurs, regrets ont pris le dessus sur la complicité, le partage, l'entraide et l'amitié.
Après quelques verres, leur dernier pique-nique vire à la tragédie...
Leur vie ne sera plus jamais la même...
Au fil des pages, l'histoire de chacune de ses femmes nous est révélée.
Six femmes, six histoires, six traumatismes.
Flashbacks, temps réels.
Il faut rester bien concentré pour ne pas trop s'emmêler les pinceaux...
J'ai dû prendre un peu plus de temps que d'habitude, faire quelques marches arrières, pour tout comprendre et tout remettre dans l'ordre...
Mais quel plaisir !
Ces Six femmes ont dû se construire autour d'un "drame", un bouleversement. Elles sont toutes aussi attachantes les unes que les autres.
Éloignées par la vie, mais toutes intimement liées à vie...
Une lecture plutôt très sympa !
Et quand je dis ça , ce n'est pas rien.
J'ai pris énormément de plaisir !
J'ai maintenant très envie de découvrir le précédent roman de Tina Seskis, Partir. Et je suivrais ses prochaines parutions avec attention.
Bouleversant ! Renversant !
Edit : Oups ! J'ai oublié de dire un truc ! Grrrr !!!
En plus d'être un très bon thriller, esthétiquement, il est superbe ! ...A mon goût, en tout cas ;-)
Rouge sang et noir, pour la partie extérieure et je vous laisse découvrir l'intérieur ! Trop beau !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          306

Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   28 juillet 2017
Natasha menait une existence tout bonnement merveilleuse et jamais elle n'aurait admis le contraire. Alistair se demandait souvent depuis quand il regrettait de l'avoir épousée. Ça ne datait pas d'hier, en tout cas. Tout avait commencé avant même leur mariage. Leurs relations sexuelles s'étaient espacées - ils s'étaient laissé déborder par les préparatifs de la noce [...]. Et après tout ce bazar, dans la foulée, elle avait voulu mettre un bébé en route : fini les étreintes sauvages, il n'était plus question de laisser faire la nature. Non, il avait fallu se mettre au diktat des tests d'ovulation. Résultat, ils n'avaient plus baisé que sur rendez-vous et uniquement dans le but de concevoir des enfants prévus pour l'automne, voire en décembre, dans le pire des cas - pour qu'ils démarrent bien dans la vie, disait-elle, ayant lu cela quelque part. Pendant leur lune de miel à l'île Maurice, leur plus géniale partie de jambes en l'air avait eu lieu le jour 8, celui de l'ovulation. Natasha lui avait au préalable imposé trois jours d'abstinence pour être sûre que son sperme serait d'excellente qualité. Il avait bien failli exploser.
(p. 142-143)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          130
YdamelcYdamelc   17 mars 2016
À chaque séquence de son viol correspondait un ou plusieurs termes : par exemple, "impuissance", "incrédulité", au moment où [...] l'avait renversée par terre ; "peur", "répulsion", quand il l'avait pénétrée ; "colère", "rage", quand elle avait voulu le repousser en lui martelant le torse avec les poings ; "répugnance", "dégoût", quand il avait éjaculé en elle, le visage déformé par la jouissance ; "humiliation", "écoeurement", lorsqu'elle s'était relevée en titubant pour s'enfermer dans la salle de bains, puis, dans un deuxième temps, "culpabilité". Car, tout compte fait, c'était sans doute elle la plus coupable des deux. Elle l'avait provoqué. Elle n'avait ce qu'elle méritait. Elle n'était qu'une traînée.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          190
ZilizZiliz   01 août 2017
Depuis la fin de ses études, elle se sentait seule, désemparée, et son agression n'avait fait qu'aggraver les choses. Il fallait se rendre à l'évidence, elle était en manque : de sa vie d'étudiante, de ses amies (surtout Juliette), du foyer qu'elles s'étaient bâti à Bristol et qui était perdu à tout jamais, même de sa mère qui habitait Paris et qu'elle ne voyait jamais - et c'était tellement agréable de se blottir dans les bras d'un homme, de se sentir protégée, en sécurité. Les émotions qui la traversaient n'étaient pas vraiment d'ordre sexuel ; elle jouissait de se sentir vivante, d'avoir à nouveau une place dans ce monde ou du moins dans le coeur de quelqu'un.
(p. 178-179)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          190
ZilizZiliz   27 juillet 2017
Elle ne savait pas ce qui lui arrivait depuis quelque temps, mais ça ne faisait qu'empirer. Pas plus tard que la veille, elle avait attrapé son fils Noah par le bras d'un geste brutal pour le faire sortir de la baignoire. Le gosse venait de l'arroser avec son pistolet à eau, lui remplissant la bouche d'une eau tiède et savonneuse qui avait éclaboussé jusqu'au miroir derrière elle. Ce réflexe violent avait déclenché sous son crâne un feu d'artifice qui avait mis du temps à s'éteindre. En fait, elle n'avait repris ses esprits qu'après le coucher des enfants. Ce qui fait qu'entre les deux elle avait eu tout loisir de remâcher sa culpabilité. Elle était nulle comme mère, songeait-elle, les yeux brûlants. Mais pourquoi ? Elle les aimait tellement, elle avait fait tellement d'efforts pour s'améliorer - elle avait lu tous les ouvrages de psychologie jamais publiés, de peur de devenir comme sa propre mère. Manifestement, elle avait perdu son temps. Et, se connaissant, elle risquait fort de virer marâtre, comme ces personnes qui, au lieu de résoudre leurs problèmes personnels, s'en prennent aux adultes psychologiquement fragiles et aux jeunes enfants. Il fallait qu'elle se ressaisisse avant de gâcher la vie de ses fils en plus de la sienne.
(p. 92-93)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
ZilizZiliz   29 juillet 2017
Une idée germa dans son esprit. Une idée si simple qu'il se reprocha de ne pas l'avoir eue plus tôt. Mais bien sûr ! Il n'avait qu'à poser un verrou sur sa porte. Et après cela, il pourrait se repaître de pornos lesbiens et se branler à s'en arracher la queue, sans même se lever de son bureau, chaque fois qu'il s'ennuierait ferme ('Ferme ! expression à prendre au premier degré', songea en ricanant le grand maître des mots) ou qu'il serait coincé au beau milieu d'une fastidieuse aventure de cette souris* dont il se fichait éperdument.
[* héroïne dont cet auteur jeunesse retrace les aventures dans des ouvrages à succès]
(p. 159)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100

Videos de Tina Seskis (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Tina Seskis
Tina Seskis : "Six femmes, c'est une histoire psychologique"
autres livres classés : thrillerVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox

Autres livres de Tina Seskis (1) Voir plus




Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (6 - polars et thrillers )

Roger-Jon Ellory : " **** le silence"

seul
profond
terrible
intense

20 questions
2079 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , thriller , romans policiers et polarsCréer un quiz sur ce livre

.. ..