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ISBN : 2919066234
Éditeur : Editions du Caïman (01/01/2015)

Note moyenne : 4/5 (sur 4 notes)
Résumé :
Cécile, obligée de déménager suite à une déception sentimentale aurait-elle trouvé son ange-gardien en s’installant dans le quartier des Batignolles ? Toujours est-il que ses problèmes se règlent les uns après les autres, de manière pour le moins expéditive. Simple hasard ou intervention extérieure ? Quel rôle joue son voisin, Servais Marcuse, un grand-père débonnaire qui vit dans les souvenirs d’une vie aventureuse ? Aurait-il repris du service pour les beaux yeux ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Livresque78
  17 mai 2016
Philippe Setbon est un homme aux multiples facettes: auteur de dessinateur de BD( Metal hurlant, Pilote), scénariste de cinéma et de télévision, il excelle également dans l'écriture.
Après avoir déjà écrit 6 romans, le voici avec cette trilogie des visages de la vengeance.
Je viens de terminer ce tome 1 et je dois vous dire sans aucune flatterie pour l'auteur, que j'ai vraiment adoré.
Un très bon polar, court, avec des personnages attachants et efficaces.
On ressent vraiment le côté expérimenté du scénariste., de celui qui sait comment captiver son public dès les premières minutes.
Je ne peux pas vous en dire trop sur l'histoire car elle est un pur bonheur à découvrir soi-même., mais je peux vous dire qu'il s'y passe toujours quelque chose..
Lien : https://livresque78.wordpres..
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vincent34380
  23 juin 2016
« Cécile et le monsieur d'à côté » est le premier volume d'une trilogie « Les trois visages de la vengeance ».
» Elle repassa devant la porte de Servais, trop vite pour qu'il puisse vraiment la voir, mais suffisamment pour confirmer sa première impression. le vieux coeur du voisin s'emballa… Mais ses jambes commençaient déjà à céder sous les poids de ses cent-cinquante kilos, aussi s'éloigna-t-il de la porte pour aller préparer son petit-déjeuner. Il fit grincer le plancher disjoint et entendit la fille faire « chut ! » à ses déménageurs, de l'autre côté de la porte.
Belle et attentionnée…
Servais Marcuse détestait les dimanches. Mais pas celui-ci.. »
Après une rupture sentimentale, Cécile vient de d'emménager dans son nouvel appartement. Elle fait la connaissance de son voisin d'à côté, un charmant et serviable vieux monsieur, Servais Marcuse. Sensible à la sollicitude que lui manifeste ce sympathique grand-père, elle se laisse aller à quelques confidences, sur sa rupture, et sur le chagrin qu'elle a d'avoir dû laisser son chat Bruce chez Alain, son ex, qui ne veut pas le lui rendre. Quelques jours après, en rentrant chez elle, elle trouve Bruce, que lui a ramené Servais. Il a fermement convaincu Alain qu'il était mieux pour lui de laisser le chat à la garde de Cécile. Et au fil des jours de leur cohabitation, tous les problèmes de Cécile se trouvent aplanis, de manière plutôt violente, et définitive. Qui est donc ce Servais Marcuse, et pourquoi se sent-il à ce point concerné par le sort de Cécile ?
Le problème, c'est que les expéditions punitives de Servais vont générer quelques morts violentes dans l'entourage de Cécile, qui ne vont pas manquer d'attirer l'attention de la police.
« L'enfer est pavé de bonnes intentions. », dit le proverbe. Ce très court roman est mené sans temps mort, porté par une écriture très dynamique et très visuelle. le ton, résolument noir, mais teinté d'humour, noir lui aussi, nous fait forcément penser à ces comédies policières délicieusement rétro, où Jean Gabin aurait incarné un Servais Marcuse tout à fait crédible.
Les personnages sont bien dessinés, Servais Marcuse le papy redresseur de torts, Cécile la jeune ingénue, Nicky Lassalle la femme jalouse, Antoine Natividad le policier amoureux de Cécile. Pour moi la bonne trouvaille de ce roman est le personnage de Charley, le chauffeur de taxi et associé occasionnel de Servais, qui prend de l'importance au fil du roman.
« Charley ne se prénommait pas Charles.
Mais il n'aimait pas « Gratien » et l'avait fait savoir très tôt à ses parents. Il avait toujours eu du caractère Charley. A Bamako, il avait grandi avec divers surnoms, dont le plus durable fut « Fernandel » puisque, effectivement, il accusait une indéniable ressemblance avec l'acteur marseillais. Il était une sorte d'avatar africain affublé d'une coupe afro sortie tout droit des « sixties » de la star de « Don Camillo » ».
Le casting est assez réduit, mais largement suffisant pour que l'intrigue tienne la route et nous réserve quelques surprises et rebondissements du meilleur effet, jusqu'à sa conclusion, que l'on aurait pu souhaiter plus… morale peut-être.
Un excellent moment de lecture, pour un polar réjouissant et jubilatoire.
A recommander aux amateurs de bons petits noirs…
Lien : https://thebigblowdown.wordp..
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Tristale
  04 août 2016
Cécile s'installe après une rupture dans un nouvel environnement. Elle fait rapidement connaissance avec son voisin de palier, Servais Marcuse, un vieux monsieur obèse et fort serviable. Et tous ses problèmes semblent alors se résoudre comme par miracle. le monsieur d'à coté y serait-il pour quelque chose?
Une petite histoire bien troussée dont la lecture m'a réjouie. Philippe Setbon y sèment des personnages attrayants, chacun avec son histoire, ses fêlures, ses secrets. Une écriture vive, qui brouille les codes du bien et du mal. Une "association de malfaiteurs" improbable, ou se mêle le sordide et l'humour noir.
En une journée je l'ai dévoré, c'est plutôt bon signe, non?
Encore merci aux éditions du caïman pour ce roman qui me fait dire encore une fois que décidément, chez eux signent de bons auteurs que vous devriez aller découvrir sans tarder.
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ArlieRose
  03 octobre 2016
"Cécile et le monsieur d'à côté" est une histoire assez courte, originale, qui se lit sans ennui et avec un sourire aux lèvres. C'est peut-être un peu caricatural, pas vraiment plausible mais agréable à lire. C'est le premier volume d'une trilogie que j'ai bien envie de découvrir jusqu'au bout.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
CielvariableCielvariable   08 février 2019
Pas de panique, le rassura Servais. Il en a pour une minute grand maximum... Et effectivement, trente secondes plus tard, l’occupant des lieux s’affaissa comme un tas de chiffons dans le vestibule, les jambes secouées de soubresauts. Charley fixait le corps, puis M. Marcuse, puis encore le corps... Il n’avait plus une goutte de salive dans la bouche, ses mains s’étaient glacées à lui faire mal, son cœur lui était remonté contre le palais. Qu’est-ce que vous avez fait, Chef ? Ça paraît pourtant clair, Charley... Qu’est-ce que tu n’as pas compris ?
Une magnifique découverte que ce court roman, premier d’une trilogie. L’écriture de Philippe Setbon est agréable, légèrement cynique, et surtout, il y a comme un faux air du cinéma des années cinquante. Ces films de Lautner, Audiard, non pas forcément pas les dialogues, nous ne sommes pas dans le verbiage argotique, bien que, de temps à autre, il arrive qu’un échange entre les personnages soit dans le style.
Mais je n’ai pu m’empêcher de voir Gabin dans le rôle de Servais Marcuse, et encore, parce que malheureusement nous n’avons pas pu le voir vieillir, mais je pense que le rôle aurait été encore mieux à Lino Ventura. Car, lorsqu’un scénariste prend la plume en main pour un roman, c’est presque un film, les images viennent d’elles-mêmes, s’impriment dans votre encéphale, et le film se déroule naturellement.
Qui est vraiment monsieur Marcuse ? On le découvre au fil des pages, on le prend en affection, mais le mérite-t-il ? Est-ce que nous ne sommes pas un peu pervers d’aimer ce genre de personnage, ou plutôt n’est-il pas le côté sombre de notre âme bien pensante, celui qui apporterait la vengeance ?
Des personnages hauts en couleurs, sympathiques ou répulsifs, ils laissent rarement indifférent, et c’est tant mieux. Un roman à découvrir aux éditions du Caïman, éditions dans la tourmente à cause d’un diffuseur distributeur, le meilleur moyen d’aider cette maison, c’est bien sûr d’acheter les livres qu’elle publie, mais en plus directement par son site Internet.
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CielvariableCielvariable   08 février 2019
C’est le premier mot qu’elle entendit de la bouche du gros bonhomme, et elle en conclut qu’il était soit étranger, soit gâteux, soit ivre mort. En réalité, il s’avéra n’être rien de tout cela et Cécile s’habitua vite à sa diction pâteuse et précipitée. Ce mot, il l’utilisait souvent, ce qui dénotait un enthousiasme intact et une attitude positive face à l’existence. Car Cécile finit par comprendre d’elle-même que "Shrorninère" était une version très personnelle de l’adjectif "extraordinaire". Une fois qu’on avait pris le pli, on n’y faisait même plus attention. Comme disait Servais Marcuse : "C’est "Shrorninère" à quelle vitesse on s’habitue à tout." Même au pire. Surtout au pire.
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