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Françoise Adelstain (Traducteur)
ISBN : 2253143278
Éditeur : Le Livre de Poche (30/11/-1)

Note moyenne : 3.9/5 (sur 35 notes)
Résumé :
"Tu épouseras un garçon que j'aurai choisi." Ainsi parle à sa fille Lata une digne veuve éprise de respectabilité, Mrs Mehra. Un propos qui n'a rien d'inhabituel dans cette Inde provinciale des années cinquante, indépendante de fraîche date. Mais tout bouge dans cet immense pays. Les moeurs, les idées, les convictions religieuses ou politiques, tout est prétexte à affrontements et à débats. Courtisée par un jeune industriel, par un étudiant musulman et par un poète,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Kio971
  11 juillet 2019
J'ai l'habitude, lorsque j'achète un livre, d'indiquer à l'intérieur, au bas de la page de titre, le nom de la ville où je l'ai acheté ainsi que la date de l'achat.
A la page de titre de Un garçon convenable, figure la date du 5 décembre 2007. Et depuis ce jour, j'ai déjà lu quatre fois ce roman fleuve (922 pages pour le premier tome en poche et 858 pour le second), oeuvre du romancier indien Vikram Seth, tant je trouve ce livre, paru en anglais en 1993, enchanteur et plein de charme.
Un garçon convenable est l'histoire entrecroisée de plusieurs familles dans l'Inde des années 1950. Son fil conducteur en est la quête, par Mrs Rupa Mehra - veuve hindoue de même pas 50 ans et qui se considère déjà comme une vieille femme - d'un garçon tout ce qu'il y a de convenable, pour sa fille cadette, Lata, laquelle préférerait épouser l'homme de son choix.
Lata hésitera entre un étudiant musulman, un poète bengali et un jeune industriel plein d'ambition, avant de se fixer sur celui qui deviendra effectivement son époux.
Ce roman donne à l'auteur l'occasion de brosser une fresque de l'Inde à peine une dizaine d'année après la Partition. Une Inde moderne, remplie de téléphones et de voitures, mais baignant encore dans les traditions, les croyances religieuses, et, dans l'Inde rurale, dans des pratiques sociales que notre regard d'Occidental élevé au lait de la devise Liberté - Egalité - Fraternité juge parfois révoltantes tant elles sont éloignées de notre façon de concevoir, même idéalisés, les rapports sociaux.
Mais ce livre a aussi le mérite de dresser un portrait de la société indienne dans la seconde moitié du XXè siècle - ses riches propriétaires terriens, ses hommes politiques excessifs, ses jeunes oisifs et ses paysans asservis ... - dont on mesure, à l'aune de ce que publient les journaux indiens aujourd'hui, qu'elle n'a pas tellement changé, bien que plus d'un demi siècle se soit écoulé depuis.
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wivin
  27 avril 2015
Une lecture intéressante pour cette plongée dans l'Inde qu'elle nous force à faire et pour la diversité de facette de la culture du pays qu'elle aborde. Un peu rébarbative par moments, par sa lenteur, ses longueurs et la succession de ses chapitres, qui fait qu'on passe parfois cent pages sans avoir aucune nouvelles des personnages principaux.
J'ai trouvé certains personnages attachants, d'autres particulièrement antipathiques (surtout Ma !). Ils sont en tous cas complexes et surprenants par leurs choix, les actes qu'ils posent et leur évolution au cours du roman. Je suis curieuse de découvrir le choix difficile que fera Lata, ou que ses proches feront pour elle.
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NoemieS
  24 octobre 2018
Romanesque et foisonnant.
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nanouche
  21 octobre 2010
L'histoire se passe en 1950, juste après l'indépendance de l'Inde. le jour du mariage de sa fille aînée Savita avec Pran, Mrs Rupa Mehra dit à sa cadette Lata : "Toi aussi tu épouseras un garçon que j'aurai choisi". Un garçon convenable. Ce point de départ est le prétexte pour faire intervenir toute une galerie de personnages, apparentés de près ou de loin à la famille Mehra.
Lien : http://monbiblioblog.over-bl..
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
Kio971Kio971   11 juillet 2019
Quand la seconde occasion se présenta, elle dit qu'elle aimerait qu'un de ces jours-ci ait lieu, à la maison, une récitation des Ramcharitmanas. Ce serait bon pour la famille : pour le travail et la santé de Pran, pour Maan pour Veena, Kedarnath et Bhaskar, pour le futur bébé de Savita. L'époque idéale, les neuf nuits qui encadrent la naissance de Rama, était passée : ses samdhins regrettaient qu'elle n'ait pas su convaincre son mari d'autoriser la récitation. Elle avait bien compris qu'à ce moment-là trop de soucis le tenaillaient, mais maintenant...

Il l'interrompit brusquement. Pointant son doigt sur le volume des débats, il s'écria : " O femme heureuse (heureuse de l'avoir épousé, lui, bien entendu) récite d'abord les écriture que je t'ai demandé de lire.
- Mais tu m'avais promis ...
- ça suffit. Vous autres les trois belles-mères, pouvez comploter à votre guise, mais je ne veux pas de ça à Prem Nivas. J'ai la réputation d'un laïc - et dans cette ville où tout un chacun bat le tambour de la religion, je ne vais pas me joindre au shenai. De toute façon, je ne crois pas à ces psalmodies et à ces hypocrisies, à tous ces héros safranés qui jeûnent, qui veulent interdire l'abattage des vaches et restaurer les temples de Somnath, de Shiva et Dieu sait quoi d'autre.
- Le Président de l'Inde lui-même va aller à Somnath inaugurer le nouveau temple ...
- Laisse le Président faire ce qu'il lui plaît. Rajendra Babu n'a plus d'élection à gagner ni à affronter l'Assemblée. Moi si."
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Kio971Kio971   11 juillet 2019
En fait, Kabir et son ami allaient s'entraîner un peu, leur façon de s'évader des études. L'extrémité des terrains de sport, où ils se dirigeaient, jouxtait une plantation de bambous. Lata s'assit à l'ombre et, ainsi cachée, put les observer à loisir. Elle ne connaissait rien au cricket - même l'enthousiasme de Pran n'y avait rien changé - mais elle était subjuguée, presque hypnotisée par Kabir, tout de blanc vêtu, col de chemise ouvert, cheveux ébouriffés, courant vers le guichet - ou en alerte sur la ligne, maniant sa batte avec semblait-il une grande facilité. Kabir, un mètre quatre-vingts environ, mince et athlétique, un teint "de blé mûr", un nez aquilin et des cheveux noirs ondulés. Lata demeura ainsi une bonne demi-heure. Le bruit de la batte sur la balle, le bruissement des feuilles de bambous sous la légère brise, le pépiement des moineaux, les cris d'un couple de mainates et, surtout, la voix des deux hommes, leur rire insouciant, tout concourait à lui faire perdre conscience d'elle-même.
Je me conduis comme une gopi fascinée, se dit-elle quand, finalement, elle repris ses esprits. Ce n'est pas la flûte de Krishna que je vais me mettre à envier, mais la batte de Kabir ! Souriant à cette idée, elle se leva, chassa quelques feuilles séchées de son salwaar-kameez, et repartit comme elle était venue.
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Kio971Kio971   11 juillet 2019
Cependant Kalpana s'efforçait de dénicher des partis valables pour Lata. Elle en trouva en tout sept, ce qui n'était pas mal dans un aussi court laps de temps. [...] Elle avait connu le premier, jeune homme aimable et fringant, à l'université [...] Mrs Rupa Mehra le rejeta au motif qu'il était trop riche [...]. Ainsi s'envola le premier parti.

Elles rencontrèrent le deuxième, qui parlait bien anglais et avait l'air d'un brave garçon. Mais trop grand. Il toiserait Lata, ce qui n'était pas bon. [...]

Le troisième posait aussi un problème. "Trop foncé, trop foncé" [...]

Le quatrième parti était le fils d'un joaillier propriétaire d'une boutique prospère dans Connaught Circus. Au bout de cinq minutes d'entretien, ses parents évoquèrent une dot de deux lakhs de roupies. Mrs Rupa Mehra jeta un regard offensé à Kalpana. [...]

Le cinquième candidat, quoique assez convenable, ne parlait pas l'anglais correctement. Cherche, cherche encore.

Le sixième était faible d'esprit - inoffensif, avenant, mais demeuré. [...] Mrs Rupa Mehra [...] se convainquit que le septième homme serait le bon. Mais le septième sentait le whisky [...]
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Kio971Kio971   11 juillet 2019
- Tut-tut ! Alors, dis-moi, de quoi avez-vous parlé ?
- De rien. Sérieusement, Malati, il s'est approché et a commencé à dire des bêtises, et je n'ai rien répondu. Juste des monosyllabes. Ne mets pas de piment sur des patates brûlantes.
Elles continuèrent à déambuler dans Nabiganj.
"Plutôt grand", fit Malati au bout de quelques minutes.
Lata ne broncha pas.
"Pas vraiment foncé", poursuivit Malati.
Lata ne jugea pas non plus utile de répondre.
"Mais très beau garçon."
Lata fit la grimace à son amie mais, à sa surprise, elle appréciait beaucoup la description de Malati.
"Comment s'appelle-t-il?
- Je ne sais pas", dit Lata en se regardant dans la vitrine d'un marchand de chaussures.
Malati n'en revenait pas de la niaiserie de Lata. "Tu lui as parlé pendant un quart d'heure et tu ne connais pas son nom ?
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Kio971Kio971   11 juillet 2019
- Lata - Malati renonçait à tourner autour du pot plus longtemps - son nom de famille est Duranni."
Et alors ? se demanda Lata. ça change quoi? Est-il un Sindhi comme - Chetwani ou Advani - ou ... ou Makhijani ?
"Il est musulman dit Malati, l'interrompant dans ses pensées. Tu m'écoutes?"
Lata avait les yeux fixés droit devant elle. Cessant de manger, Savita lui jeta un regard inquiet."Tu n'as pas une seule chance, continua Malati. Ta famille sera à fond contre lui. Oublie-le. ça te servira d'expérience. Tu sauras qu'il faut toujours demander le nom de famille de quelqu'un au prénom ambigu ... Pourquoi ne dis-tu rien ? Tu es toujours là?
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Video de Vikram Seth (1) Voir plusAjouter une vidéo

Vikram Seth : Deux vies
Dans le cadre du "Salon du livre" dont le pays invité est l'Inde, Olivier Barrot présente cette semaine des livres d'auteurs de ce pays depuis le collège franco-britannique à la Cité Internationale Universitaire de Paris. Olivier Barrot parle du livre de Vikram SETH , " Deux vies" aux éditions Albin Michel. Photos extraites du livre.
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