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Françoise Adelstain (Traducteur)
EAN : 9782253143277
922 pages
Le Livre de Poche (30/11/-1)
4.09/5   50 notes
Résumé :
"Tu épouseras un garçon que j'aurai choisi."
Ainsi parle à sa fille Lata une digne veuve éprise de respectabilité, Mrs Mehra. Un propos qui n'a rien d'inhabituel dans cette Inde provinciale des années cinquante, indépendante de fraîche date. Mais tout bouge dans cet immense pays. Les moeurs, les idées, les convictions religieuses ou politiques, tout est prétexte à affrontements et à débats. Courtisée par un jeune industriel, par un étudiant musulman et par u... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
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Gwen21
  21 novembre 2021
Malgré son titre séduisant, "Un garçon convenable" est un roman qui fait un peu peur de par sa longueur : deux tomes de 900 pages chacun, cela a de quoi faire reculer les lectures les plus téméraires.
Dans le cadre du Challenge BBC, Crazynath et moi nous sommes lancées dans cette lecture commune pour une plongée en Inde au début des années 50, quelques années seulement après l'Indépendance et la Partition avec le Pakistan.
Vikram Seth, auteur indien, nous offre une extraordinaire palette de personnages tant féminins que masculins, jeunes ou vieux, riches ou pauvres, lambda ou célèbres, oisifs ou travailleurs, athées ou religieux, hindous ou musulmans. Cette galerie aux couleurs chatoyantes, aux odeurs qui procurent tour à tour enivrement et nausée, aux sentiments exacerbés la plupart du temps, aux opinions en pleine évolution ou malmenées, aux aspirations et aux ambitions diversifiées a vraiment de quoi donner le tournis.
Avec un talent d'écrivain consommé, Vikram Seth nous emporte dès les premières pages dans une saga haute en couleurs ; difficile de ne pas se prendre d'affection ou d'agacement, de fascination ou d'étonnement face à ce grand spectacle aux mille rebondissements et entrecroisements. Un grand roman-fleuve totalement envoûtant dont je m'empresse de poursuivre la découverte avec le second et dernier tome.
Dépaysement et voyage garantis !

Challenge PAVES 2021
Challenge MULTI-DEFIS 2021
Challenge BBC
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Crazynath
  22 novembre 2021
S'il y a surement une lecture qui m'impressionnait dans le cadre du Challenge BBC avant même de l'avoir entamée c'est bien « Un garçon convenable « de Vikram Seth. Car comment ne pas l'être quand on voit la taille des deux tomes qui composent ce livre ? En effet, à eux deux, nous arrivons à environ 1800 pages. Et j'avoue qu'avant de commencer cette lecture, je n'ai pu m'empêcher de me demander ce que j'allais faire si cette lecture ne me plaisait pas.
Je précise que le fait de faire une lecture commune avec Gwen m'a permis de me lancer plus sereinement dans la lecture de ce premier tome qui compte à lui tout seul 907 pages.
Bon, disons-le tout net, le charme a agi dès les premières pages où j'ai carrément été enchantée par l'histoire et le style de cet auteur que je ne connaissais absolument pas avant de me lancer dans le challenge BBC de Gwen.
L'histoire se déroule dans la toute jeune Inde des années cinquante, qui vient à peine de se délivrer du joug de l'Angleterre.
Une lecture lente, qui se lit tranquillement pour assimiler toutes les informations et surtout pour situer les très nombreux protagonistes. Car des personnages qui gravitent autour de la jeune Lata et de sa famille, il va y en avoir à foison. Je me suis prise d'intérêt pour certains de ces personnages, un peu moins pour d'autres (surtout ceux en lien avec ce qui touche le contexte politique de l'époque).
Et comment ne pas se sentir transportée en Inde, par la magie des descriptions de Vikram Seth, que ce soit des paysages, des odeurs, des couleurs, du bruit de la foule grouillante, des rives boueuses et sacrées du Gange, des promenades près d'un monument qui semble être le jumeau du Taj Mahal ?
Je viens de commencer le deuxième tome et je compte bien arriver d'ici quelques temps au bout de cette lecture qui mérite vraiment le détour.

Challenge BBC
Challenge Pavés
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Kio971
  11 juillet 2019
J'ai l'habitude, lorsque j'achète un livre, d'indiquer à l'intérieur, au bas de la page de titre, le nom de la ville où je l'ai acheté ainsi que la date de l'achat.
A la page de titre de Un garçon convenable, figure la date du 5 décembre 2007. Et depuis ce jour, j'ai déjà lu quatre fois ce roman fleuve (922 pages pour le premier tome en poche et 858 pour le second), oeuvre du romancier indien Vikram Seth, tant je trouve ce livre, paru en anglais en 1993, enchanteur et plein de charme.
Un garçon convenable est l'histoire entrecroisée de plusieurs familles dans l'Inde des années 1950. Son fil conducteur en est la quête, par Mrs Rupa Mehra - veuve hindoue de même pas 50 ans et qui se considère déjà comme une vieille femme - d'un garçon tout ce qu'il y a de convenable, pour sa fille cadette, Lata, laquelle préférerait épouser l'homme de son choix.
Lata hésitera entre un étudiant musulman, un poète bengali et un jeune industriel plein d'ambition, avant de se fixer sur celui qui deviendra effectivement son époux.
Ce roman donne à l'auteur l'occasion de brosser une fresque de l'Inde à peine une dizaine d'année après la Partition. Une Inde moderne, remplie de téléphones et de voitures, mais baignant encore dans les traditions, les croyances religieuses, et, dans l'Inde rurale, dans des pratiques sociales que notre regard d'Occidental élevé au lait de la devise Liberté - Egalité - Fraternité juge parfois révoltantes tant elles sont éloignées de notre façon de concevoir, même idéalisés, les rapports sociaux.
Mais ce livre a aussi le mérite de dresser un portrait de la société indienne dans la seconde moitié du XXè siècle - ses riches propriétaires terriens, ses hommes politiques excessifs, ses jeunes oisifs et ses paysans asservis ... - dont on mesure, à l'aune de ce que publient les journaux indiens aujourd'hui, qu'elle n'a pas tellement changé, bien que plus d'un demi siècle se soit écoulé depuis.
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Hanta
  25 mars 2021
C'est avec un immense plaisir que je vous présente ce roman indien, méconnu en France. Cette histoire qui s'étale sur une longue période nous emmène dans un voyage coloré, exotique et lointain dans l'Inde provincial des années 1950.
Le pivot de cette histoire est Lata, la fille cadette de Mme Mehra. Cette veuve souhaite que sa fille puisse avoir un mariage convenable, avec un parti qu'elle aura elle-même choisie. Nous voici ballotés entre Calcutta et Brahmpur avec une série de personnages inoubliables et attachants qui tournent autour de la famille Mehra, les Kapoor, les Chatterji, la famille du Nawab sans oublier Malati, Haresh, Saeeda Bai, Rasheed Kabir etc. Je vous avoue que j'ai une préférence pour les personnages suivants : Lata, Savita, Maan, Firoz, Meenakshi, Kakoli et Amit. Mme Mehra m'a agacée avec son côté autoritaire et aussi sa propension à user du chantage affectif pour obtenir l'obéissance de ses enfants.
Mais ce roman est aussi l'occasion pour l'auteur d'évoquer plusieurs thèmes d'actualité de l'époque : les enjeux politiques avec les guerres internes du parti du Congrès sous l'égide de Nehru ; les coutumes religieuses qui paraissent assez abscons pour un occidental ; les lois sur les zamindari qui ont dépossédés une partie des propriétaires fonciers ; les tensions entre les Hindous et les Musulmans, souvent exacerbées lors des fêtes religieuses ; les conditions des femmes, notamment les mariages arrangées par les familles sans que la principale concernée ait son mot à dire ; les problèmes des castes ; la corruption qui prend de plus en plus d'ampleur dans le pays etc.
Moi qui suit férue de littérature indienne, j'ai découvert ce pays dans toute sa splendeur : sa musique avec ses fameux ragas que j'ai essayé d'écouter sur une plateforme en ligne (euh…pas trop ma tasse de thé), ses plats mijotés qui semblent si délicieux, l'abondance des liens familiaux et sociaux, fils conducteurs de la vie de la communauté.
J'ai beaucoup aimé son style d'écriture qui nous berce et qui nous emmène dans cette contrée exotique. L'auteur a un vrai talent de conteur, beaucoup de charme, de légèreté avec un soupçon d'ironie. Seuls certains passages m'ont paru fastidieux et longs comme tous les chapitres autour de Nehru, toutes les descriptions des rites religieux, ce qui explique que le livre n'a pas obtenu la note maximum.
Je quitte ce livre avec une pointe de chagrin car ces personnages ont partagé mon quotidien pendant plusieurs semaines. C'est un peu comme si je quittais des amis, des membres de ma famille. J'aurai tant aimé que cette histoire continue sur au moins mille pages de plus. Tant de questions sont restés sans réponse : que devient Varun ? Arun va-t-il découvrir les frasques de Meenakshi ? Kakoli restera-t-elle avec Hans ? Lata sera-t-elle heureuse ?
A lire absolument (absolument) pour les amateurs de littérature indienne !
Lien : https://leslecturesdehanta.c..
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Doralex72
  13 décembre 2021
Lata Mehra, une jeune femme d'une vingtaine d'année, vit dans l'Inde des années 50. le tout jeune pays indépendant est en pleine construction dans son émancipation de l'Empire britannique.
Lors du mariage de sa soeur aînée, sa mère lui annonce à brûle pour point « Toi aussi tu épouseras un garçon que je t'aurai choisi ». Autant dire que cette perspective est loin de réjouir Lata qui n'aspire qu'à poursuivre ses études universitaire et à mener une vie libre.
Pourtant, elle sait qu'elle ne pourra échapper à un mariage arrangé pour lequel sa mère dépense une énergie folle.
Au fil de ce roman fleuve, dense et très détaillé, on apprend à connaître Lata, sa famille et les familles de ses belles-soeurs et beaux-frères. Rapidement, trois prétendants se détachent. Kabir Durrani, un joueur de cricket musulman, étudiant à la même université que Lata. Amit Chatterki, le frère de sa belle-soeur, poète et écrivain renommé. Haresh Khanna, un homme d'affaire.
Ce premier tome est si long (907 pages) que l'on s'y perd parfois. Les personnages sont si nombreux (quatre familles se partagent le récit : les Mehra, les Kapoor, les Khan et les Chatterji, en plus des personnages périphériques) que l'on peut parcourir une bonne centaine de pages avant d'un revoir un. Il faut s'accrocher pour venir à bout de ce pavé mais il en vaut le coup.
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Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
Gwen21Gwen21   14 novembre 2021
L'arrêt en gare de Rudhia dura trois bonnes minutes, puis le train repartit, ahanant dans la chaleur de l'après-midi. Une pancarte devant le bureau du chef de gare annonçait : "Notre but : Sécurité, Sûreté, Ponctualité". En fait, le train avait déjà une heure et demie de retard, circonstance banale que les voyageurs se gardaient bien d'aggraver par des récriminations.
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CrazynathCrazynath   16 octobre 2021
- Chaque fois qu'elle remue la tête le diamant sur sa narine étincelle. On dirait le phare d'une voiture.
- Une voiture qui a vu beaucoup de passagers en son temps.
- En son temps ? Mais elle n'a que trente-cinq ans. Elle est garantie pour beaucoup d'autres kilomètres encore.
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Kio971Kio971   11 juillet 2019
Quand la seconde occasion se présenta, elle dit qu'elle aimerait qu'un de ces jours-ci ait lieu, à la maison, une récitation des Ramcharitmanas. Ce serait bon pour la famille : pour le travail et la santé de Pran, pour Maan pour Veena, Kedarnath et Bhaskar, pour le futur bébé de Savita. L'époque idéale, les neuf nuits qui encadrent la naissance de Rama, était passée : ses samdhins regrettaient qu'elle n'ait pas su convaincre son mari d'autoriser la récitation. Elle avait bien compris qu'à ce moment-là trop de soucis le tenaillaient, mais maintenant...

Il l'interrompit brusquement. Pointant son doigt sur le volume des débats, il s'écria : " O femme heureuse (heureuse de l'avoir épousé, lui, bien entendu) récite d'abord les écriture que je t'ai demandé de lire.
- Mais tu m'avais promis ...
- ça suffit. Vous autres les trois belles-mères, pouvez comploter à votre guise, mais je ne veux pas de ça à Prem Nivas. J'ai la réputation d'un laïc - et dans cette ville où tout un chacun bat le tambour de la religion, je ne vais pas me joindre au shenai. De toute façon, je ne crois pas à ces psalmodies et à ces hypocrisies, à tous ces héros safranés qui jeûnent, qui veulent interdire l'abattage des vaches et restaurer les temples de Somnath, de Shiva et Dieu sait quoi d'autre.
- Le Président de l'Inde lui-même va aller à Somnath inaugurer le nouveau temple ...
- Laisse le Président faire ce qu'il lui plaît. Rajendra Babu n'a plus d'élection à gagner ni à affronter l'Assemblée. Moi si."
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Gwen21Gwen21   21 octobre 2021
Prenez le sang d'une chouette, d'un oiseau de jungle et une chauve-souris en égale proportion, et après avoir étendu le mélange sur votre pénis, faites l'amour avec la femme. Elle ne désirera plus jamais un autre homme.
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Kio971Kio971   11 juillet 2019
En fait, Kabir et son ami allaient s'entraîner un peu, leur façon de s'évader des études. L'extrémité des terrains de sport, où ils se dirigeaient, jouxtait une plantation de bambous. Lata s'assit à l'ombre et, ainsi cachée, put les observer à loisir. Elle ne connaissait rien au cricket - même l'enthousiasme de Pran n'y avait rien changé - mais elle était subjuguée, presque hypnotisée par Kabir, tout de blanc vêtu, col de chemise ouvert, cheveux ébouriffés, courant vers le guichet - ou en alerte sur la ligne, maniant sa batte avec semblait-il une grande facilité. Kabir, un mètre quatre-vingts environ, mince et athlétique, un teint "de blé mûr", un nez aquilin et des cheveux noirs ondulés. Lata demeura ainsi une bonne demi-heure. Le bruit de la batte sur la balle, le bruissement des feuilles de bambous sous la légère brise, le pépiement des moineaux, les cris d'un couple de mainates et, surtout, la voix des deux hommes, leur rire insouciant, tout concourait à lui faire perdre conscience d'elle-même.
Je me conduis comme une gopi fascinée, se dit-elle quand, finalement, elle repris ses esprits. Ce n'est pas la flûte de Krishna que je vais me mettre à envier, mais la batte de Kabir ! Souriant à cette idée, elle se leva, chassa quelques feuilles séchées de son salwaar-kameez, et repartit comme elle était venue.
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Video de Vikram Seth (1) Voir plusAjouter une vidéo

Vikram Seth : Deux vies
Dans le cadre du "Salon du livre" dont le pays invité est l'Inde, Olivier Barrot présente cette semaine des livres d'auteurs de ce pays depuis le collège franco-britannique à la Cité Internationale Universitaire de Paris. Olivier Barrot parle du livre de Vikram SETH , " Deux vies" aux éditions Albin Michel. Photos extraites du livre.
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