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ISBN : 2259220444
Éditeur : Plon (16/05/2019)

Note moyenne : 4.29/5 (sur 24 notes)
Résumé :
Une auberge au bord de la Tamise, par une nuit de solstice d’hiver au milieu du XIXe siècle.
Les habitués sont regroupés autour de Joe le conteur lorsqu’un homme pousse la porte, gravement blessé, portant dans ses bras une petite noyée. L’homme s’appelle Henry Daunt, il habite la région et expérimente cette technique révolutionnaire : la photographie. La fillette morte, personne ne sait son nom. Quelques heures plus tard, l’enfant pousse un soupir et revient... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
ODP31
  14 juillet 2019
Il ne faut pas s'aventurer dans le sillon d' « Il était un fleuve… » sans son gilet de sauvetage et ses balises de détresse.
Amoureux des petites flâneries bucoliques en péniche, ne franchissez pas l'écluse de ce roman gothique. Vous allez boire la tasse, où plutôt une pinte, à la santé de Stevenson et de Dickens.
Un soir, un inconnu surgit aux portes du Swan, auberge en bord de Tamise et s'effondre, une petite fille inerte entre les bras. Une infirmière, appelée sur place, ne peut que constater le décès de l'enfant. Défiant la science, la petite revient le soir même à la vie et cette résurrection étrenne ce conte aussi glaçant que les eaux de ce biotope romanesque.
Point de vampire ou de savant fou fan de tuning humain dans ce roman, mais un fleuve dont les larmes se transforment en crue et sur lequel dérive le fantôme d'un batelier, le Silencieux, qui ferait traverser les âmes selon la légende, tel Charon sur les rives du Styx.
Plusieurs fillettes ont disparu le long du fleuve ces dernières années. Deux personnages, Rita l'infirmière et Daunt, un photographe, futur couple en instance de bisous, vont rechercher la vérité dans les secrets de familles éplorées.
La force de ce roman tient à cet environnement lugubre mais aussi à une galerie de personnages aussi fouillés qu'originaux. Il y Mr Armstrong, riche mulâtre dont l'épouse handicapée masque un oeil qui sonde l'âme des gens, Lily, jeune femme simplette terrorisée par son demi-frère et les Vaughan, couple bourgeois qui ne survit que dans le déni du destin de leur fille. Si vous ajoutez les gitans du fleuve, Joe, le tenancier et conteur d'histoires du Swan et quelques belles crapules aussi sexy que des silures, il devient impossible de résister à cette histoire.
Selon moi, le roman aurait gagné à miser davantage sur le personnage envoûtant du Silencieux dont on regrette les trop rares apparitions et le texte aurait pu être également plus concis car à mi-croisière, la marée de mots est un peu trop calme. Une flaque d'eau entre deux tempêtes car le dénouement est vraiment trépidant et Diane Setterfield navigue comme un vieux loup de mer entre le récit fantastique et le roman historique.
Ce conte victorien teinté de Darwinisme mérite la traversée, en fond de cale.
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Commenter  J’apprécie          211
myriampele
  15 mai 2019
Avec ce grand roman, Diane Setterfield nous entraîne quelque part au bord de la Tamise, au XIXème siècle. Dans une auberge, tenue par une famille nombreuse, un homme blessé fait irruption, un soir d'hiver, portant dans ses bras une petite fille inanimée... Qui est-elle? Tout au long de l'histoire, l'auteure, avec son lecteur, s'interroge, explore les personnages, les lieux, à la manière d'une conteuse. Des destins s'entremêlent: un photographe, une infirmière, un homme de couleur et sa femme infirme, une femme désorientée, un pasteur.... et tant d'autres!....Cet ouvrage approche aussi le darwinisme, évoque les crues de la Tamise, mais surtout les profondeurs de l'être humain. C'est excellent. J'aurais aimé que ça ne se termine pas.
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mjaubrycoin
  13 juin 2019
Avec ce nouveau roman, Diane Settefield renoue avec la verve romanesque qui irriguait son premier roman "le Treizième Conte" et nous embarque dans une histoire qui fleure le fantastique mais s'ancre toutefois dans la solide tradition des récits victoriens.
Nous sommes dans une auberge au bord de la Tamise et les habitués sont rassemblés autour d'un conteur qui constitue l'attraction locale en régalant son public de belles histoire. C'est la nuit du solstice d'hiver et l'obscurité est propre à dissimuler les plus lourds secrets. Soudain, un coup est frappé à la porte et un homme blessé apparait, tenant dans ses bras ce que l'assistance pense d'abord être une poupée mais qui se révèle être une fillette...Morte...puis vivante ...
Avec un tel "incipit" comment ne pas se lancer à corps perdu dans cette lecture qui devient de plus en plus passionnante au fur et à mesure que l'on progresse dans cette histoire et que l'on fait connaissance des personnages tous plus attachants les uns que les autres.
Le mystère plane , d'abord et en premier lieu sur le fait que la fillette noyée est revenue mystérieusement à la vie, et ensuite sur son identité. Mais qui est-elle ? La fille disparue des Vaughan, riches industriels qui avaient pourtant accepté de payer la rançon demandée, mais n'ont jamais retrouvé leur Amelia ? L'enfant de Robin Armstrong , le fils dévoyé d'un honnête fermier qui est apprécié tant des humains que des animaux ? La soeur noyée de Lily, revenue à la vie quarante ans plus tard pour accuser sa meurtrière ?
L'enfant représente le plus grand des mystères et ce d'autant plus qu'elle est privée de la parole . Mais elle éprouve une fascination et un amour pour ce fleuve duquel elle a surgi pour se retrouver dans les bras du photographe Daunt qui l'a conduite une nuit de solstice d'hiver dans cette auberge du bord du fleuve...
Le fleuve tient une part tellement importante dans le récit qu'il constitue un personnage à part entière et même s'il s'agit d'une Tamise fantasmée, il irrigue le récit de sa présence envahissante qui peut aussi se révéler maléfique.
J'ai adoré la façon habile qu'a l'auteur de faire glisser le merveilleux et l'irrationnel dans son récit à la façon de fils de soie qui enjolivent une étoffe et j'ai totalement adhéré à cette intrigue originale et captivante.
Serait-ce parce que j'ai été touchée par les histoires d'amour improbables (et pourtant heureuses) entre le fermier noir Armstrong et la clairvoyante Bess, ou alors entre Daunt le photographe rescapé des eaux et la courageuse Rita ?
Peut-être aussi parce que l'auteur fait la part belle aux animaux et parle des porcs avec une réelle affection ....
Ou encore parce que la conclusion de cette histoire fantastique est tout à fait à la hauteur de ce que l'on était en droit d'attendre.
Bref c'est un bon, vraiment un très bon roman et j'espère qu'il pourra enchanter les lecteurs pendant cet été qui s'annonce et qui est, comme chacun sait, propice aux nouvelles découvertes littéraires.
A savourer si possible au bord d'une étendue d'eau qu'il s'agisse d'un fleuve( de préférence) mais aussi d'un lac, d'une rivière, et pourquoi pas, de la mer....
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Aufildeslivres
  29 juillet 2019
Dès les premières pages l'atmosphère enveloppe ; la brume, le fleuve, le froid, le mystère de cette entrée fracassante au Swan, auberge des bords de la Tamise où les histoires se racontent. L'homme se tient là, sombre, grand, blessé. Dans ses bras repose une enfant, morte un instant puis ressuscitée. Une énigme. Impossible. L'infirmière Rita Sunday, scientifique aguerrie et pragmatique le confirme.
Les langues vont bon train, les esprits brodent ; certains réclament l'enfant, d'autres observent, certains sont sincères, d'autres mentent. Les faits sont nourris, les destins se croisent et nous, lecteurs, restons en tension. Il faut absolument connaître la suite. Qui est cet homme ? Que cache le couple des Vaughan ? Et Robin ? Quant à l'enfant, qui est-elle vraiment ?
Quel récit ! Quelle écriture !
Diane Setterfield maîtrise l'art de la narration au travers cette enquête, mi conte, mi roman historique, véritable satire sociale proche de Dickens, au coeur de la campagne anglaise mouillée par le fleuve. Récit sombre et lumineux aux personnages ciselés, elle dresse un portrait humain et sensible des petites gens portés par les traditions et les croyances.
Ce roman, remarquablement bien écrit, est trépidant, complètement addictif et fascinant.
Une pépite captivante à lire absolument.

Lien : http://aufildeslivresblogetc..
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Flaubauski
  16 juillet 2019
Il était un fleuve, la Tamise, au bord duquel vivent les divers protagonistes de ce roman, entraînés bien malgré eux dans une histoire mystérieuse, une nuit de solstice d'hiver, histoire dont ils n'effleureront le dénouement qu'au solstice d'hiver suivant. Cette histoire, c'est celle d'une petite fille noyée, inconnue, amenée à une auberge par un homme blessé, tout aussi inconnu. Petite fille qui va miraculeusement revenir à la vie quelques heures après son arrivée, dont tous cherchent désespérément l'identité : y a-t-il un lien avec les disparitions ayant eu lieu ces dernières années dans la région ?
Pendant une année, cette histoire, telle le fleuve qu'elle mimétise à la perfection, suivra son cours, tout en méandres, trous d'eau, tours et détours, pièges en tous genres, avant d'arriver finalement à son terme, ayant emporté dans son sillage nombre des protagonistes – physiquement ou mentalement – et multiplié les versions de l'histoire comme autant de bras fluviaux, notamment par l'intermédiaire de tous ceux qui ont assisté au miracle à l'auberge.
En cela, le roman de Diane Setterfield est un bel hommage au fleuve anglais placé au centre de son intrigue, et transfiguré en une entité fabuleuse via de beaux passages poétiques disséminés par ci par là. Il est aussi un bel hommage à la tradition orale de transmission des histoires : nous sommes ainsi transportés au beau milieu du folklore anglais du XIXème siècle, empreint de fantastique, entre réalisme scientifique et mystère surnaturel que l'on retrouve dans nombre de récits de l'époque.
Roman que j'ai apprécié lire, Il était un fleuve n'en a pas moins certains défauts gênants, comme le caractère de plus en plus brouillon et expédié de l'intrigue dans les derniers chapitres, qui se ressent par exemple dans la facilité de compréhension du dénouement longtemps avant qu'il ne survienne, ou encore dans son manque d'originalité, malgré une écriture tout en poésie et en finesse que la traduction nous permet de toucher facilement du doigt.
Je remercie Netgalley et les éditions Plon de m'avoir permis de découvrir ce roman.
Lien : http://lartetletreblog.wordp..
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critiques presse (2)
Lexpress   03 juin 2019
Le roman gothique à secrets effroyables s'auréole de romantisme et de magie. Insensiblement. L'indolence trompeuse, Diane Setterfield trousse au long de son fleuve intranquille une jolie ode aux conteurs d'antan.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeMonde   28 mai 2019
Un plaisir de lecture à la Dickens.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
DelDDelD   20 juin 2019
L'été, il coupait des roseaux, l'hiver, il fabriquait des paniers, et tout le monde venait lui en acheter, car c'était un bon artisan et il ne vendait pas cher sa production. Il n'avait pas d'enfants qui pussent le décevoir, pas d'épouse pour le tourmenter, ni aucune autre femme pour lui briser le cœur. Il était taiseux sans être morose, saluait très agréablement tout le monde, et ne se disputait avec personne. Il n'avait pas de dettes. Aucun vice avéré ou supposé. Un matin, il entra dans le fleuve, des pierres plein les poches. Quand son corps heurta une barge qui attendait son chargement à quai, on alla visiter son cottage, où l'on trouva des pommes de terre dans une jarre de pierre, et du fromage. Il y avait aussi du cidre dans un flacon, et sur la cheminée une blague à tabac à moitié pleine. Sa disparition sema la consternation. Il avait du travail, à manger, de quoi se détendre : que pouvait-il désirer de plus ? C'était un mystère, et, dès cet instant, Marsh Cottage devint Basketman's Cottage.
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ODP31ODP31   14 juillet 2019
Certaines histoires se disent à voix haute, d'autres se murmurent, d'autres encore ne se racontent pas. Celle du mariage de Mr et Mrs Armstrong appartenait à la dernière catégorie, connue du fleuve et des deux seules personnes auxquelles elle appartenait. Mais en tant que visiteurs clandestins en ce monde, franchissant la frontière qui sépare l'un et l'autre, rien ne nous empêche de nous asseoir sur la berge et d'ouvrir nos oreilles; alors nous saurons, nous aussi.
p.257
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myriampelemyriampele   15 mai 2019
- Elle était morte. Maintenant, elle est vivante.
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OlivierVOlivierV   12 août 2019
Il y a beaucoup de choses qu’on n’arrive pas à comprendre quand il fait noir, et tout revient dans l’ordre à la lumière du jour.
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