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Claude Demanuelli (Traducteur)Jean Demanuelli (Traducteur)
ISBN : 2266173766
Éditeur : Pocket (30/11/-1)

Note moyenne : 4.14/5 (sur 486 notes)
Résumé :
Vida Winter, auteur de best-sellers vivant à l'écart du monde, s'est inventé plusieurs vies à travers des histoires toutes plus étranges les unes que les autres et toutes sorties de son imagination. Aujourd'hui âgée et malade, elle souhaite enfin lever le voile sur l'extraordinaire existence qui fut la sienne. Sa lettre à sa biographe Margaret Lea est une injonction : elle l'invite à un voyage dans son passé, à la découverte de ses secrets. Margaret succombe à la sé... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (110) Voir plus Ajouter une critique
Eric76
17 septembre 2015
« Dites-moi la vérité ! »
Aux journalistes venus l'interroger, Vida Winter, célèbre écrivaine anglaise, aussi talentueuse qu'excentrique, se garda bien de dire la vérité sur sa vie, les embobinant en leur racontant quelques historiettes aussi étranges, abracadabrantesques, et contradictoires les unes que les autres.
Même ce jeune homme en complet veston, pourtant pleins d'espérances, eut droit lui aussi à sa part de petits mensonges.
Pressée par la mort, Vida finit au bout du compte par choisir sa biographe en la personne de Margaret, bibliothécaire de son état, et surtout folle amoureuse des livres.
Amoureuse des livres au point de les préférer aux humains.
Un choix judicieux, car Margaret, jeune fille pâlotte d'une rare ténacité réussira à extorquer cette vérité des lèvres minces de l'honorable et vieille dame, si réticente à se mettre à nue devant elle, si revêche. Elle aura la lourde tâche de rédiger le treizième conte qui attend son histoire depuis tant d'années.
A plusieurs générations de distance, Vida et Margaret, aux caractères bien trempés, exclusifs et solitaires, sont faites pour se comprendre. Car, qui mieux que Vida et Margaret, peuvent saisir ce lien si fort qui unit deux soeurs jumelles, peuvent voir ce fil, invisible aux yeux des autres, qui les relie dans leur vie. Et quand le fil se casse, elles mesurent toute la souffrance de celle qui reste, esseulée, avec sur ses épaules le souffle glacé d'un fantôme.
Les manoirs sont ombreux à souhait, la lande gorgée d'eau de pluie, et les personnages totalement excentriques. Les fantômes trainent un peu partout. On finirait presque par y croire. Un bien joli style que celui de Diane Setterfield ! Un style empreint d'une grande sensibilité et qui ne manque pas d'humour.
Et puis les livres. Les livres partout. Dans les pièces des manoirs et les têtes des personnages de cette belle histoire. J'ai vu aussi ce livre comme un manuel destiné à écrire son premier roman.
J'ai été enthousiasmé par les deux vies enchâssées de Vida et Margaret écrites sous l'ombre tutélaire des soeurs Brontë et de Daphné du Maurier.




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Kittiwake
26 janvier 2013
Avec le treizième conte, l'amoureux des livres et des histoires qu'ils contiennent se retrouve enfoui sous une avalanche de cadeaux. L'histoire-trame prend place dans une librairie londonienne, une sombre librairie où s'amoncèlent les grimoires, et qui n'est pas sans rappeler l'ambiance créée par Carlos Luis Zafon dans l'ombre du vent. C'est là que Margaret Lea, une jeune fille bibliophage panse une blessure secrète en se réfugiant dans l'univers des livres anciens. Il faudra qu'une célébrité de la littérature Vida Winter, la prie de rédiger sa biographie pour que la jeune fille sorte de cet univers confiné pour aller à la rencontre d'elle-même. D'abord décidée à refuser l'offre, qui lui semblait sortir de son domaine de compétence qu'est la littérature ancienne, elle cède à la curiosité lorsque se retrouve entre ses mains une édition retirée du marché pour vice de forme : le titre annonce treize contes et l'ouvrage n'en compte que douze....
C'est donc une Vida Winter mourante qui contera sa vie, éminemment rocambolesque et dramatique, jonchée de mystères que la sagacité de Margaret permettra d'élucider au cours des pages. Les souvenirs se mêlent aux mensonges et les intrigues se dévoilent comme des poupées russes. Et lorsque la lumière darde son faisceau sur les ombre du passé de Vida, un voile se lève sur les propres énigmes de Margaret.
Gémellité et quête des origines sont au coeur des interrogations de l'auteur, qui a savamment mis en scène des personnages hauts en couleurs pour tenter d'élucider les nombreuses questions soulevées par ces couples indissociables, et et pointer la fascination qu'ils suscitent chez tous ceux qu'ont qu'un reflet dans le miroir pour leurrer leur solitude.
Les chaussetrappes disposées dès le début du roman pour ferrer le lecteur sont manifestes, mais l'on s'y fait prendre avec plaisir, en éprouvant même une agréable impression de régression. le style parfois un peu apprêté, reste en harmonie avec le propos. Sans savoir quel était le lectorat ciblé par l'auteur, on peut penser que le roman trouvera des amateurs à tout âge, y compris parmi les plus jeunes, à partir du collège.

Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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sandrine57
15 avril 2012
Margaret Lea tient avec son père une librairie spécialisée dans les ouvrages rares et anciens. Passionnée de littérature anglaise du XIXème siècle, elle est aussi biographe amateur mais s'est jusqu'à présent toujours limitée aux auteurs décédés. Aussi est elle très étonnée le jour où elle reçoit une lettre de Vida Winter. La célèbre auteure à succès la convie chez elle, dans le Yorkshire, afin d'y rédiger sa biographie. Pour la première fois, la vieille dame souhaite dire toute la vérité sur sa vie et ses origines restées mystérieuses jusque là. Plus ou moins persuadée de refuser mais poussée par la curiosité, Margaret entreprend le voyage. Et, bien sûr, elle va rester, écouter et écrire.

Etrange dame que cette Vida Winter qui, même malade et en bout de vie, reste maîtresse d'elle-même et de la situation. Depuis des décennies, elle envoûte ses lecteurs avec ses histoires et elle va faire de même en racontant la sienne. C'est en conteuse qu'elle livre ses secrets à la jeune Margaret qui a pour consigne de ne jamais poser de questions, de simplement suivre le récit de cette vie extraordinaire qui trouve ses origines dans un lointain passé. Avec elle, le lecteur est embarqué dans cette atmosphère de folie, dans le domaine des Angelfield chargé d'histoires, de passions contre nature, d'identités contrariées. A écouter ainsi, Margaret trouve la force d'affronter sa propre enfance marquée par l'absence d'amour de sa mère...
Roman d'ambiance, intrigue à tiroirs, histoire romantique, conte gothique, le treizième conte est tout cela à la fois et bien plus encore. Il ravira tous ceux qui aiment les livres, les librairies, les chats, les soeurs Brontë, le mystère, etc.
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Imo
21 février 2014
Le Treizième Conte m'a été chaudement recommandé par plusieurs bookcrosseuses et après avoir été alléchées par leurs commentaires sur ce livre, je n'ai pas pu m'empêcher de m'inscrire sur la liste des gens qui allait le recevoir en Bookray.
J'ai mis pas mal de temps à le lire et maintenant je ne regrette pas !
Un résumé très rapide pour commencer :
Margareth, jeune bibliophile, ne vit que pour lire. Son père et elle s'occupent d'une vieille librairie ne contenant que de vieux livres et de ce fait n'étant pas très fréquentée. Ce n'est pas pour déplaire à Margareth qui ainsi peut à loisir s'occuper de sa passion : Les livres... sa préférence va pour les très vieux livres ceux dont les auteurs sont déjà depuis bien longtemps morts et souvent oubliés. Elle profite au passage pour écrire des modestes biographies de ses personnages inconnus ou très peu connus et n'aspire qu'à continuer à vivre ainsi.
C'était sans compter sur la mystérieuse Vida Winters. Auteure prolifique de nombreux best-sellers. Cette vieille octogénaire décide un jour d'écrire à Margareth et de la convier chez elle afin que celle-ci écrive la vraie histoire de sa vie. Pendant plus de 50 ans, la romancière avait réussi à ne jamais dévoiler son histoire personnelle malgré les centaines d'interview données.
Pas une seule interview n'était pareille et pour cause : A chaque journaliste elle inventait une nouvelle histoire !
Attirée par cet aura de mystère notre biographe amatrice va la rejoindre et devenir sa dernière confidente.
Je n'en dévoile pas plus pour ceux qui n'ont pas encore lu ce magnifique roman !
Je suis encore complètement imprégnée par cette ambiance lourde, faite de secrets et de bizarreries.
Avant de lire le livre j'ai vu que c'était le premier roman de Diane Setterfield et je me rend compte en sortant de l'histoire que si je ne l'avais pas su au départ, je ne m'en serais pas doutée ! En effet, l'auteur a une plume très sûre et tout un univers tellement proche du réel qu'il en devient palpable ! Je trouve se roman tout à fait abouti et je ne peux qu'espérer lire un jour un autre conte de Diane Setterfield !
Tout au long du récit, je suis restée scotchée, je l'ai vécu à la place de cette petite biographe comme si c'était moi qui était dans cette bibliothèque à recueillir les propos de la romancière ! J'ai ressenti avec elle, le choc, la victoire de la découverte, la mélancolie, l'incompréhension... et j'en passe !
C'était vraiment génial de pouvoir à nouveau me mettre à la place de se personnage et de ne pas réussir à quitter sa peau une fois la dernière page tournée ! Cela ne se ressent pas souvent et cela à le mérite d'être relevé !
Enfin bref, ce ne sera pas le plus gros coup de coeur de l'année par son histoire (même si le mystère restait entier certains passages ne m'ont pas ennuyée mais était moins percutant que le reste, j'en garde de vague souvenir mais cela reste quand même) mais par l'ambiance qu'elle a su créer, il restera dans ma mémoire !
Que dire de plus ?
Chapeau bas... et à bientôt j'espère dans de nouvelles pages Mme Setterfield.
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AgatheDumaurier
27 mars 2016
Bon, ne mentons pas, je n'ai pas lâché le bouquin une seconde, c'est sûr.
C'est l'histoire de Margaret Lea (un mélange entre la narratrice de Rebecca et Jane Eyre) et de Vida Winter, une auteure célébrissime de romans anglais plus forte que la team Austen-Brontë-Dickens-Wilkie Collins j'en passe et des meilleurs, au passé sombre et mystérieux. Au seuil de la mort, elle décide - elle qui a menti toute sa vie- de dire la Vérité sur sa Vie. Et quelle vérité, mes aïeux, manoir hanté, jumelles folles, château incendié, tout ça dans le Yorkshire -ça ne vous dit rien ? Un beau mélange intertextuel des plus belles pépites de nos ami-e-s les Anglais-e-s ...
Et justement c'est un peu trop. C'est un peu Disneyland : oh ! le manoir de Rochester, oh ! une folle enfermée, oh ! des landes, du brouillard, des spectres, oh ! une gouvernante moche mais irrésistible , oh ! une dame en blanc etc etc ... oh ! des cadavres partout, des ossements, une nursery ...Et tiens, il n'y a pas de pasteur, mais il y a un docteur, ouf ! et un incendie, bien.
Donc, un peu artificiel, tout ça. Il y en a une qui fait la même chose, mais en beaucoup plus génial, en moderne, en crédible et néanmoins enchanteur, c'est Sarah Waters. Tiens, l'Indésirable, par exemple. Un manoir, des spectres, des fous, des Anglais ... Mais c'est neuf, malgré tout.
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Citations & extraits (64) Voir plus Ajouter une citation
Eric76Eric7617 septembre 2015
" - Tu connais des histoires ? demanda Emma à Aurelius.
" - Rien qu'une.
" - Rien qu'une ? fit-elle, abasourdie. Y a des crapauds dedans ?
" - Non.
" - Des dinosaures ?
" - Non.
" - Des passages secrets ?
" - Non."
Les enfant se regardèrent. De toute évidence, elle devait être plutôt moche, cette histoire.
" Nous, on en connaît des tas, dit Tom.
- Des tas, dit sa sœur d'un air rêveur. Avec des princesses, des crapauds, des châteaux hantés, des bonnes fées...
" - Des chenilles, des lapins, des éléphants...
" - Toutes sortes d'animaux.
" - Plein de sortes."
Ils se turent, absorbés dans la contemplation partagée d'autres mondes.
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Eric76Eric7626 août 2015
Les gens, en mourant, disparaissent. Leur voix, leur rire, la chaleur de leur souffle. Leur chair. Et pour finir, leurs os. Plus rien n'est là pour rappeler qu'ils ont vécu. C'est une réalité à la fois terrible et naturelle. Et pourtant, certains se voient épargner un anéantissement aussi total. Car dans les livres qu'ils ont écrits ils continuent à exister. Nous pouvons les redécouvrir. Retrouver leur humour, la tonalité de leur voix, leurs humeurs. Par le biais du mot écrit, ils peuvent nous mettre en colère, ou en joie. Nous réconforter. Nous intriguer. Nous transformer. Et tout cela, alors même qu'ils sont morts. A l'instar d'insectes piégés dans l'ambre, ou de cadavres prisonniers des glaces, ce qui, selon les lois de la nature, devrait disparaître se trouve, grâce au miracle de l'encre sur le papier, préservé. Une forme de magie.
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MissbouquinMissbouquin17 janvier 2012
"Les livres sont pour moi, je le reconnais, la chose qui compte le plus; mais je n'arrive pas à oublier qu'il y a eu une époque où ils étaient à la fois plus banals et plus essentiels encore que maintenant. Quand j'étais enfant, ils constituaient toute ma vie. c'est pourquoi il y a toujours en moi une aspiration nostalgique au plaisir qu'ils me procuraient. Aspiration que l'on ne s'attend pas à voir jamais satisfaite."
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Donna22Donna2222 octobre 2016
Notre vie nous semble d'une telle importance que nous inclinons à penser qu'elle débute avec notre naissance. D'abord, il n'y avait rien, puis, moi, je suis arrivé ... Mais ce n'est pas ainsi que se passent les choses. Les vies humaines ne sont pas des bouts de ficelle que l'on peut démêler d'un noeud d'autres bouts semblables pour les tendre bien droit. La famille est une toile d'araignée. Impossible d'en toucher une partie sans en faire vibrer la totalité. D'en comprendre un fragment sans avoir une idée de l'ensemble.
p.86
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zazimuthzazimuth24 août 2010
J'ai toujours lu, et il n'y a pas d'époque dans ma vie où la lecture n'a pas été ma plus grande joie. Et pourtant je ne peux pas prétendre que mes lectures d'adulte aient eu le même impact sur moi et sur mon âme que celles de mon enfance. certes, je crois toujours aux histoires. Et je continue à m'oublier quand je suis au milieu d'un bon livre. Mais c'est différent. Les livres sont pour moi, je le reconnais, la chose qui compte le plus ; mais je n'arrive pas à oublier qu'il y a eu une époque où ils étaient à la fois plus banals et plus essentiels encore que maintenant. Quand j'étais enfant, ils constituaient toute ma vie. (p.55)
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