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4,08

sur 618 notes
Eric76
  17 septembre 2015
« Dites-moi la vérité ! »
Aux journalistes venus l'interroger, Vida Winter, célèbre écrivaine anglaise, aussi talentueuse qu'excentrique, se garda bien de dire la vérité sur sa vie, les embobinant en leur racontant quelques historiettes aussi étranges, abracadabrantesques, et contradictoires les unes que les autres.
Même ce jeune homme en complet veston, pourtant pleins d'espérances, eut droit lui aussi à sa part de petits mensonges.
Pressée par la mort, Vida finit au bout du compte par choisir sa biographe en la personne de Margaret, bibliothécaire de son état, et surtout folle amoureuse des livres.
Amoureuse des livres au point de les préférer aux humains.
Un choix judicieux, car Margaret, jeune fille pâlotte d'une rare ténacité réussira à extorquer cette vérité des lèvres minces de l'honorable et vieille dame, si réticente à se mettre à nue devant elle, si revêche. Elle aura la lourde tâche de rédiger le treizième conte qui attend son histoire depuis tant d'années.
A plusieurs générations de distance, Vida et Margaret, aux caractères bien trempés, exclusifs et solitaires, sont faites pour se comprendre. Car, qui mieux que Vida et Margaret, peuvent saisir ce lien si fort qui unit deux soeurs jumelles, peuvent voir ce fil, invisible aux yeux des autres, qui les relie dans leur vie. Et quand le fil se casse, elles mesurent toute la souffrance de celle qui reste, esseulée, avec sur ses épaules le souffle glacé d'un fantôme.
Les manoirs sont ombreux à souhait, la lande gorgée d'eau de pluie, et les personnages totalement excentriques. Les fantômes trainent un peu partout. On finirait presque par y croire. Un bien joli style que celui de Diane Setterfield ! Un style empreint d'une grande sensibilité et qui ne manque pas d'humour.
Et puis les livres. Les livres partout. Dans les pièces des manoirs et les têtes des personnages de cette belle histoire. J'ai vu aussi ce livre comme un manuel destiné à écrire son premier roman.
J'ai été enthousiasmé par les deux vies enchâssées de Vida et Margaret écrites sous l'ombre tutélaire des soeurs Brontë et de Daphné du Maurier.






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Kittiwake
  26 janvier 2013
Avec le treizième conte, l'amoureux des livres et des histoires qu'ils contiennent se retrouve enfoui sous une avalanche de cadeaux. L'histoire-trame prend place dans une librairie londonienne, une sombre librairie où s'amoncèlent les grimoires, et qui n'est pas sans rappeler l'ambiance créée par Carlos Luis Zafon dans l'ombre du vent. C'est là que Margaret Lea, une jeune fille bibliophage panse une blessure secrète en se réfugiant dans l'univers des livres anciens. Il faudra qu'une célébrité de la littérature Vida Winter, la prie de rédiger sa biographie pour que la jeune fille sorte de cet univers confiné pour aller à la rencontre d'elle-même. D'abord décidée à refuser l'offre, qui lui semblait sortir de son domaine de compétence qu'est la littérature ancienne, elle cède à la curiosité lorsque se retrouve entre ses mains une édition retirée du marché pour vice de forme : le titre annonce treize contes et l'ouvrage n'en compte que douze....

C'est donc une Vida Winter mourante qui contera sa vie, éminemment rocambolesque et dramatique, jonchée de mystères que la sagacité de Margaret permettra d'élucider au cours des pages. Les souvenirs se mêlent aux mensonges et les intrigues se dévoilent comme des poupées russes. Et lorsque la lumière darde son faisceau sur les ombre du passé de Vida, un voile se lève sur les propres énigmes de Margaret.

Gémellité et quête des origines sont au coeur des interrogations de l'auteur, qui a savamment mis en scène des personnages hauts en couleurs pour tenter d'élucider les nombreuses questions soulevées par ces couples indissociables, et et pointer la fascination qu'ils suscitent chez tous ceux qu'ont qu'un reflet dans le miroir pour leurrer leur solitude.
Les chaussetrappes disposées dès le début du roman pour ferrer le lecteur sont manifestes, mais l'on s'y fait prendre avec plaisir, en éprouvant même une agréable impression de régression. le style parfois un peu apprêté, reste en harmonie avec le propos. Sans savoir quel était le lectorat ciblé par l'auteur, on peut penser que le roman trouvera des amateurs à tout âge, y compris parmi les plus jeunes, à partir du collège.

Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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scarlett12
  19 novembre 2017
J'avais lu ce livre il y a plusieurs années et je l'avais apprécié. Je viens de le relire et je l'ai ADORE !

Un véritable bijou pour qui aime la littérature anglaise, un brin gothique ! C'est exactement le genre de livre que j'adore. Secrets, mystères,mensonges, fantômes, tout est réuni pour nous plonger jusqu'au cou dans un univers énigmatique dont on tourne les pages dans la fébrilité anxieuse de l'évolution de l'histoire.

Vida Winter, auteur de best-sellers demande à Margaret Lea, libraire chevronnée, d'écrire sa biographie. Margaret est perplexe car non seulement elle n'est pas biographe professionnelle mais en outre dans toutes les confidences qu'elle a depuis toujours accordées aux journalistes, elle a toujours menti, aucun de ses récits ne correspondant à un autre.

Ce qui décide Margaret à se rendre chez elle, c'est la lecture qu'elle a faite d'un livre de Vida Winter " Treize contes de la métamorphose et du désespoir et qui ne compte en fait que douze contes.
Où est donc passé le treizième ?
Intriguée, elle accède à la requête de madame Winter à condition que cette fois, elle lui livre la vérité et des preuves qu'elle pourra vérifier afin de savoir que l'histoire est véridique.

Un autre élément, et pas des moindres, qui emportera son adhésion est le fait qu'elle et madame Winter ont chacune eu une jumelle dont, pour diverses raisons quant à l'une et l'autre, elles ont été séparées à un moment de leurs vies.

Outre ces faits, l'histoire se passe dans le milieu des livres, des livres partout et de nombreuses références aux soeurs Brontë, notamment Jane Eyre qui fait l'objet d'un chapître à lui seul.

La vie des jumelles "Winter" est celle de deux sauvageonnes livrées à elles-mêmes (et à toutes leurs "bêtises") dans une famille exentrique et explosée jusqu'a l'arrivée d'une gouvernante, Hester qui tente de remettre un semblant d'ordre dans l'invraisemblable vie des jumelles.

Je vous laisse découvrir la suite pour ne pas gâcher votre plaisir ....
Laissez-vous immerger dans les mystères, les atmosphères glauques à souhait, la folie des personnages et l'amour entre frères et soeurs car il s'agit bien d'amour inaltérable, amour spécialement peu commun mais amour quand même ...


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cmpf
  29 juin 2016

Des lieux tout à fait envoûtants, une librairie de livres anciens, où finalement peu de gens viennent, un manoir dont il ne reste que des ruines, un autre où vit une vieille femme, sa gouvernante et son jardinier. Des livres, en veux-tu en voilà, sur les murs, dans le récit, des références littéraires aussi. Et puis des secrets. Sans oublier des tasses de thé, des gâteaux au gingembre. Et même un chat. Bref beaucoup de choses pour plaire, et ça marche.

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gouelan
  29 mai 2014
Au début du récit, on a l'impression de se retrouver dans la librairie des Sempere dans le livre "L'ombre du vent" de Carlos Ruiz Zafon, là où les livres sont aussi précieux que les vies et ont plein de révélations à nous faire. C'est une histoire empreinte de mélancolie et de mystère qui nous est contée ; l'histoire de la famille Angelfield qui vit dans un manoir ténébreux et mystérieux ; l'histoire de jumelles au destin tragique et funeste. On est happé par toutes ces intrigues, apparitions, fantômes. C'est un livre plein de charme et d'élégance, qui entrecroise présent et passé, magie et réalité.
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sandrine57
  15 avril 2012
Margaret Lea tient avec son père une librairie spécialisée dans les ouvrages rares et anciens. Passionnée de littérature anglaise du XIXème siècle, elle est aussi biographe amateur mais s'est jusqu'à présent toujours limitée aux auteurs décédés. Aussi est elle très étonnée le jour où elle reçoit une lettre de Vida Winter. La célèbre auteure à succès la convie chez elle, dans le Yorkshire, afin d'y rédiger sa biographie. Pour la première fois, la vieille dame souhaite dire toute la vérité sur sa vie et ses origines restées mystérieuses jusque là. Plus ou moins persuadée de refuser mais poussée par la curiosité, Margaret entreprend le voyage. Et, bien sûr, elle va rester, écouter et écrire.


Etrange dame que cette Vida Winter qui, même malade et en bout de vie, reste maîtresse d'elle-même et de la situation. Depuis des décennies, elle envoûte ses lecteurs avec ses histoires et elle va faire de même en racontant la sienne. C'est en conteuse qu'elle livre ses secrets à la jeune Margaret qui a pour consigne de ne jamais poser de questions, de simplement suivre le récit de cette vie extraordinaire qui trouve ses origines dans un lointain passé. Avec elle, le lecteur est embarqué dans cette atmosphère de folie, dans le domaine des Angelfield chargé d'histoires, de passions contre nature, d'identités contrariées. A écouter ainsi, Margaret trouve la force d'affronter sa propre enfance marquée par l'absence d'amour de sa mère...
Roman d'ambiance, intrigue à tiroirs, histoire romantique, conte gothique, le treizième conte est tout cela à la fois et bien plus encore. Il ravira tous ceux qui aiment les livres, les librairies, les chats, les soeurs Brontë, le mystère, etc.
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AgatheDumaurier
  27 mars 2016
Bon, ne mentons pas, je n'ai pas lâché le bouquin une seconde, c'est sûr.
C'est l'histoire de Margaret Lea (un mélange entre la narratrice de Rebecca et Jane Eyre) et de Vida Winter, une auteure célébrissime de romans anglais plus forte que la team Austen-Brontë-Dickens-Wilkie Collins j'en passe et des meilleurs, au passé sombre et mystérieux. Au seuil de la mort, elle décide - elle qui a menti toute sa vie- de dire la Vérité sur sa Vie. Et quelle vérité, mes aïeux, manoir hanté, jumelles folles, château incendié, tout ça dans le Yorkshire -ça ne vous dit rien ? Un beau mélange intertextuel des plus belles pépites de nos ami-e-s les Anglais-e-s ...
Et justement c'est un peu trop. C'est un peu Disneyland : oh ! le manoir de Rochester, oh ! une folle enfermée, oh ! des landes, du brouillard, des spectres, oh ! une gouvernante moche mais irrésistible , oh ! une dame en blanc etc etc ... oh ! des cadavres partout, des ossements, une nursery ...Et tiens, il n'y a pas de pasteur, mais il y a un docteur, ouf ! et un incendie, bien.
Donc, un peu artificiel, tout ça. Il y en a une qui fait la même chose, mais en beaucoup plus génial, en moderne, en crédible et néanmoins enchanteur, c'est Sarah Waters. Tiens, l'Indésirable, par exemple. Un manoir, des spectres, des fous, des Anglais ... Mais c'est neuf, malgré tout.
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Ode
  11 mai 2012
Assurément mon coup de coeur de l'année 2009 ! A la recherche d'un énième roman historique, mon péché mignon, j'ai suivi le conseil d'une libraire qui me recommandait ce livre et j'ai été littéralement happée par l'histoire.

Diane Setterfield a utilisé les meilleurs ressorts du genre pour entretenir l'intérêt et la curiosité du lecteur. L'ambiance est un brin gothique, comme le laisse entrevoir la couverture. Les personnages et l'intrigue sont bien construits. le récit alterne entre le présent, où Margaret Lea, jeune libraire-biographe, mène l'enquête et s'interroge sur sa propre histoire, et le passé, lorsque Vida Winter, l'énigmatique écrivain à succès, lève peu à peu le voile sur son enfance.

L'auteur illustre avec justesse les éléments, positifs ou néfastes, qui forgent une personnalité, comme les événements survenus pendant l'enfance, les non-dits familiaux, les relations entre frères et soeurs et, plus précisément ici, la gémellité. La tension augmente au fil des pages, l'envie de découvrir la vérité aussi. En dépit de quelques indices disséminés çà et là, le dénouement, habilement  livré comme un conte de fée pris à contrepied, en stupéfiera plus d'un.

Le Treizième Conte est un roman magistral et attachant que l'on dévore pour connaître la fin… Mais la dernière page arrivée, on regretterait presque d'être allé aussi vite, tant il est douloureux de refermer la porte de ce petit monde pour le laisser dormir sur l'étagère. Nouveaux lecteurs, je vous envie !
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belette2911
  28 mars 2018
Cela faisait longtemps que ce roman dit "gothique" prenait la poussière dans mes étagères et je remercie Bianca, ma copinaute de LC, de me l'avoir fait extirper !

Notre choix de lecture fut-il judicieux ? Oui et non…

Ce roman était encensé par la critique et je me demande encore qu'est-ce qui les a fait vibrer et pas moi dans le long récit d'introduction de l'histoire.

Certes, on avait un peu de "L'Ombre du vent" dans cette description de boutique où s'entassent des livres et où une jeune fille ne vit que pour eux, mais chez moi, ce fut assez soporifique car trop long.

À un moment donné, faut conclure ! Trop de préliminaires tuent les préliminaires.

Pourtant, il est un fait que pour une amoureuse des livres, un roman pareil, c'est du pain béni car si le personnage principal qu'est Margaret, la future biographe, adore les romans, on sent aussi transparaître cet amour des livres dans la plume de l'auteur.

Elle ne fait pas de la figuration et les références sont nombreuses en ce qui concerne les grandes oeuvres anglaises.

Oui mais voilà, c'est long à se mettre en place et le roman ne devient intéressant qu'à partir du moment où Vera Winter entame son récit familial. Et là encore, j'ai zappé des passages et sauté quelques paragraphes.

Niveau personnages, on est gâté par une galerie de frappa-dingues tout droit sorti d'un asile de fous ou d'une galerie de mauvais parents destinées à vous illustrer comment il ne faut surtout pas être.

Entre une mère qui ne regarde pas sa vie vivante vivre mais se complait dans la mort de son autre enfant, entre des parents qui ne regardent pas leur premier né, puis un père qui s'attache, à l'exagéré, à sa fille, en passant par un frère qui est totalement barjot de sa soeur qui ne s'occupe même pas de ses enfants…

Il y a des fausses pistes dans le livre et il faudra attendre les 100 dernières pages pour que le rythme s'accélère et que l'on se rapproche du secret caché dans ces pages. Là, je n'ai plus lâché le roman.

Anybref, beaucoup de pages lues pour un petit plaisir ressenti à la fin.

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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Patsales
  20 octobre 2015
De la belle ouvrage.
Hommage revendiqué à la littérature victorienne, le Treizième Conte tient la route. Jane Austen et les soeurs Brontê (notamment la 3°, qu'on oublie trop souvent) servent d'indices dans ce labyrinthe très organisé où les fratries incestueuses, les gouvernantes dévouées et les enfants trouvés se relaient d'une génération à l'autre.
Comme son jardinier maître en art topiaire, il aurait sans doute été souhaitable que Setterfield élague et nous épargne les redondants "Mon-Dieu-comme-ce-mystère-me-dépasse-et-que-je-suis-malheureuse" de sa narratrice, mais après tout Dumas était payé à la ligne...
Un bon petit plaisir régressif et même pas coupable, à lire près du feu avec une thermos de thé au cointreau.
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