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Critique de marina53


marina53
  17 décembre 2015
Yeux bleus, cheveux châtain clair, de forte corpulence, vêtue au moment des faits d'un tee-shirt rose à manches longues, d'un jean bleu et de ballerines à pétales de fleurs noires. C'est ce que l'on peut lire sur l'avis de recherche concernant la petite Diana, 8 ans.
L'institutrice a de suite su qu'il était trop tard et que tout ce qu'elle avait tenté de faire n'avait servi à rien, sa grand-mère a à peine reconnu sa petite-fille, tant elle avait changé, la gendarme non plus tant la petite fille avait le visage bouffi. Tous se souviendront de Diana, cette enfant d'abord abandonnée à la naissance, puis reprise. Enfant mal aimée par sa mère, elle commencera à subir toutes formes de violence dès sa plus tendre enfance. Étonnamment, personne ne fait rien...

S'inspirant d'un fait réel sordide, Alexandre Seurat nous happe dès les premières pages tant un sentiment de malaise diffus en émane. L'on sait déjà qu'il est trop tard, que la petite est morte. Certainement sous les coups de ses parents.
L'auteur n'a nul besoin de nous décrire les actes de maltraitance, on les ressent au delà des mots. L'on ressent la douleur de Diana qui cache ses bleus, ses brûlures, ses égratignures. Diana qui se dit maladroite pour expliquer les coups sur son corps.
Dans ce roman choral où la parole est donnée à tour de rôle à la grand-mère, la tante, les institutrices, les gendarmes, le sentiment de culpabilité fait froid dans le dos. Sans dénoncer les uns ou les autres, sans remettre en cause le système éducatif ou l'administration, l'auteur fait intervenir tous ceux qui n'ont pas voulu ou pas pu intervenir, ou alors trop tard, pourtant conscients du drame qui se jouait devant leurs yeux. Il dresse un portrait de parents manipulateurs, calculateurs, pourtant tout sourire et aimant. Sans voyeurisme, pesant chaque mot, l'auteur nous offre un roman sincère, troublant et sensible sur la maltraitance.

Rappelons que deux enfants meurent chaque jour sous les coups de leurs parents, dont la petite Marina Sabatier, alias Diana.
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