AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2070381676
Éditeur : Gallimard (26/09/1989)

Note moyenne : 3.45/5 (sur 22 notes)
Résumé :
Les souvenirs et les réflexions de la veuve de Michel Seurat, otage français assassiné au Liban, qui évoquent les jardins de l'enfance, les délires de la guerre à Beyrouth et la mort de l'époux.
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Ziliz
  11 février 2015
Marie Seurat est née en 1949 en Syrie dans une famille de riches industriels chrétiens. On a beaucoup entendu son nom dans les années 80, elle était l'épouse de Michel Seurat, otage enlevé avec Jean-Paul Kaufmann à Beyrouth en 1985 par une organisation terroriste.
Marie Seurat évoque ici ses longs mois de calvaire pendant la captivité de son mari, entre les informations contradictoires, les promesses de libération, les faux espoirs, la peur de l'imaginer maltraité, les annonces de décès. Elle s'indigne et se désole des dégâts d'une telle "mascarade" autour de l'affaire : la surmédiatisation qui fait le jeu des ravisseurs et nuit aux victimes, faisant monter les enchères, les politiques embarrassés et mous qui se débinent entre eux et se dérobent mais en tirent profit pour leur carrière, l'opinion publique qui croit bien faire en aidant les comités de soutien, la presse qui en fait ses choux gras. Un cercle vicieux.
Ce témoignage date de 1988. Vingt-sept ans après, il reste tristement actuel, terrorisme et prises d'otages sont toujours à la une. La voix de l'auteur peut agacer de loin en loin, petite fille « gâtée et fantasque », comme elle se définit elle-même. Sa réflexion modeste - ce texte ne prétend pas être un essai - autour du terrorisme n'en est pas moins intéressante, a fortiori lorsqu'elle la met en perspective avec le massacre de ses propres ancêtres en Anatolie en 1915.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          223
soleil
  02 avril 2018
22 mai 1985. Michel SEURAT rentre à Beyrouth.
17h40 : l'avion atterrit. Michel débarque.
19 heures : Marie son épouse l'attend. Il n'est toujours pas rentré.
"Ils l'ont enlevé" déclare-t-elle.
--------------
Marie SEURAT a su rapidement. Elle retrace l'attente de la libération de son mari, sa torture et sa rage intérieures, sa souffrance, sa folie.
Après l'avoir lue, un seul mot me vient à l'esprit : quel bazar ! Il s'agit là d'un euphémisme que j'utilise car la bienséance m'empêche d'utiliser l'autre mot malpoli qui conviendrait davantage pour décrire ce que j'ai ressenti à tout ce qui s'est tramé pendant cette captivité. La bêtise des uns, l'incompétence des autres, l'orgueil, la méconnaissance, les tractations plurilatérales où chacun vient parler à voix forte et haute jouant le jeu des ravisseurs (sans compter que je me suis demandé si eux aussi étaient autant au clair avec leurs intentions de départ). A cela s'est ajouté un manque de discrétion, de connaissances de ce pays  où se côtoient et se battent des peuples, des hommes pour des motifs religieux ou politiques. Beyrouth est, Beyrouth ouest, la banlieue sud, la montagne chrétienne, les Druzes, le Hezbollah, les chiites, l'armée syrienne, les camps, les réfugiés palestiniens, Amal ....Une mosaïque de religions, peuples, partis politiques ou idéologiques. Cette conjonction de facteurs allait nous mener vers l'inéluctable : la mort. Réduction qui pourrait sembler simpliste mais pourtant l'on ne peut s'empêcher de penser que cela aurait pu se passer autrement avec plus de finesse.
Je ne peux que recommander cette lecture à celles et ceux qui se souviennent de cette période où l'on enlevait déjà des hommes ou à ceux  qui veulent découvrir ce pan de notre histoire.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
ArlieRose
  25 février 2018
Cette autobiographie de Marie Seurat démarre quand son mari Michel se fait enlever à Beyrouth en 1985, en même temps que le journaliste Jean-Paul Kauffmann. On voit le Liban au temps des explosions et des violences, les relations entre les différentes religions…
Marie Seurat, avec son regard d'Orientale, essaie de trouver à travers l'histoire de sa famille, établie à Alep où elle est née, après avoir été chassée de Turquie, les raisons de cet enlèvement survenu au vingtième siècle.
Très intéressant.
Commenter  J’apprécie          60
Wyoming
  19 mai 2018
Ecrit en 1988 par Marie Seurat épouse du journaliste enlevé et tué au Liban, ce livre est son témoignage émouvant sur le malheur qu'elle a vécu, comme d'autres hélas, dans l'attente, les promesses, la révolte et peut-être la résignation. Elle donne également une belle approche de ce proche-orient où elle est née et où elle connut une enfance heureuse.
Commenter  J’apprécie          50
Taramacha
  23 décembre 2015
Marie Seurat nous livre son émotion et ses réflexions suite à l'enlèvement de son mari au Liban au coeur des années 80. Ce témoignage est une formidable source de réflexion. L'auteur y aborde de nombreuses thématiques ( la vie quotidienne dans un pays en guerre, les spécificités du moyen orient, le rôle des médias...) avec émotion mais sans pathos et sans détour ou politiquement correct. J'ai été particulièrement touchée par ses descriptions sensorielles du Liban et de la Syrie. Et cela m'a permis de mieux comprendre ce que je voyais quotidiennement à la télévision lorsque j'étais enfant, et ce que je vois malheureusement actuellement.
Commenter  J’apprécie          10
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
ZilizZiliz   10 février 2015
"Joëlle Kauffmann a rendu visite à l'ambassadeur d'Israël à Paris. Ce n'est pas très bon... Et toutes ces actions menées par le comité depuis l'enlèvement sont plutôt burlesques, non ?"
Il [Waddah] affectionne ce mot mais il est vrai que tout le monde, politiciens, syndicats, Communauté européenne, s'est mis de la partie. Je l'approuve.
"Une manifestation au métro Saint-Paul, une autre pour le Quatorze-Juillet. J'ai plutôt honte de voir promener la photo de Michel [Seurat] dans les rues. Pourquoi le gouvernement laisse-t-il le champ libre à ce remue-ménage ?"
[...] Comment faire comprendre à Joëlle [Kauffmann] que le militantisme, dans ce genre d'affaire, est inefficace et même dangereux ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
ArlieRoseArlieRose   25 février 2018
Je voudrais que mes filles, un jour, retrouvent le meilleur de ma révolte. Qu'elles ne se laissent pas "mater" – ce verbe affreux que j'entendais, enfant. Qu'elles soient, elles aussi, provocatrices, artistes, indomptées. Qu'elles s'imprègnent de plusieurs sociétés pour qu'aucune ne les bride et ne les forge en ce qu'elles ne sont pas.
Commenter  J’apprécie          80
ZilizZiliz   10 février 2015
[...] en septembre 1971 [Michel Seurat] écrivait : « Au mois d'août, les camps de réfugiés au Liban tiennent un peu de Lourdes avec une pincée de Palavas-les-Flots. Tout ce que la Rive gauche compte de gauchistes ou d'intellectuels en mal de causes perdues se retrouve en famille. Au début, ça vous fait un choc. »
(p. 60)
Commenter  J’apprécie          70
Video de Marie Seurat (2) Voir plusAjouter une vidéo

Interview Mary SEURAT
Interview à Beyrouth de Marie SEURAT après l'annonce par le Jihad islamique de l'exécution de son mari, le chercheur Michel SEURAT, l'un des 4 otages français retenus prisonniers au Liban depuis plusieurs mois. - Les ravisseurs n'ayant pas fourni de preuve de l'exécution, Mme SEURAT estime les chances de vie de son mari à 75%; elle pense cependant que les menaces du Jihad peuvent être...
Dans la catégorie : Histoire du LibanVoir plus
>Histoire du Moyen-Orient>Histoire de l'est méditerranéen>Histoire du Liban (13)
autres livres classés : libanVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Quelle guerre ?

Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell

la guerre hispano américaine
la guerre d'indépendance américaine
la guerre de sécession
la guerre des pâtissiers

12 questions
1543 lecteurs ont répondu
Thèmes : guerre , histoire militaire , histoireCréer un quiz sur ce livre