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EAN : 9782262024970
455 pages
Éditeur : Perrin (18/05/2006)

Note moyenne : 3.76/5 (sur 61 notes)
Résumé :
Appliqué à l'histoire, le politiquement correct s'appelle l'historiquement correct. Analysant le monde d'hier d'après les critères de notre époque, l' historiquement correct traque l’obscurantisme, l'impérialisme, le colonialisme, le racisme, le fascisme ou le sexisme à travers les siècles. Que ces mots n'aient pas de sens hors d'un contexte précis, l'historiquement correct s'en moque : son but n'est pas de comprendre le passé, mais d'en fournir une version conforme... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
cmpf
  01 avril 2016
Sous-titre que je propose : réhabilitation de l'Église catholique, méconnue et malaimée.
Jean Sevillia, journaliste au Figaro, reprend pour les pourfendre dix-huit évènements de l'histoire qu'il estime être des mythes. Je n'ai lu que des commentaires laudateurs. Alors tant pis je vais mettre les pieds dans le plat mais je ne suis pas totalement convaincue par la pensée de l'auteur.
Il est certain que l'histoire n'est pas une science exacte et qu'elle est régulièrement utilisée pour justifier des choix ou rassembler autour d'une idée vraie ou fausse. Donc revenir sur des croyances transmises de générations en générations est une bonne idée, encore faut-il que celui qui veut rétablir la vérité soit parfaitement neutre. C'est là que le bât blesse, j'ai des doutes sur son impartialité.
L'ouvrage me parait suivre deux idées : l'Église catholique a été toujours méjugée, accusée de tous les maux, alors que son action n'était que bénéfique ce qui n'était pas le cas de ses adversaires ; la France, à cause de la gauche, méprise son passé et surestime ses erreurs sans reconnaître ce qui a été bienfaisant.
Ainsi par exemple concernant la première tendance, le chapitre sur la croisade contre les Albigeois et l'Inquisition. Selon lui la violence n'était pas du seul côté des catholiques, les Parfaits n'étaient pas non plus des tendres envers ceux qui les avaient quittés. Quant à l'Inquisition, elle aurait été beaucoup plus clémente que la légende noire ne le laisse croire. Bernardo Gui qui a prononcé 930 sentences, n'a condamné à mort que 42 personnes, soit environ une sur sept. Les acquittements et peines religieuses (prières, pèlerinages…) sont au nombre de 425. Il réhabilite aussi Torquemada, et fait un sort à l'image de l'utilisation systématique de la torture, l'inquisition espagnole l'aurait utilisé 12 fois au cours de 300 procès. Tout cela est sans doute vrai, mais la défense systématique de l'Église rend le propos suspect.
Pourtant au détour du chapitre sur l'esclavage, il y est dit que si des papes ont fait des déclarations contre l'esclavage « personne ne les écoute : l'appât du gain est le plus fort. Au royaume de Louis XV, pour ce qui est du silence, les ecclésiastiques ne sont pas en reste. »
J'ai eu en particulier l'impression que selon lui, la religion catholique et surtout son clergé ont été dépréciés à tort alors que tout au long de l'histoire, ce sont les autres, musulmans, protestants, … qui ont été injustes envers elle qui n'a apporté que des bienfaits.
J'ai ressenti la même gène qu'en lisant Onfray, qui lui chargeait la religion de tous les maux. En soutenant de façon implicite que l'Église catholique est la meilleure chose qui soit arrivée à l'occident, il empêche d'apprécier un livre qui par ailleurs, pour autant que mon peu de culture historique me permette d'en juger, est exact.
Je précise que je ne fais absolument pas partie de ceux qui « bouffent du curé ».
Concernant la deuxième affirmation, par exemple, Jean Sevillia rappelle que si le commerce triangulaire était une iniquité, l'esclavage n'a pas été inventé par les Européens et que les Africains eux-mêmes, qui le pratiquaient d'ailleurs aussi, ont fourni les contingents. C'est un fait et j'ai apprécié de lire ce qui me semble évident depuis longtemps.
Le chapitre sur la guerre d'Algérie semble remettre aussi les pendules à l'heure sur les responsabilités de chacun. Mais il m'est difficile d'émettre un avis, je ne connais pas ou si peu ce pan de notre histoire.
Mais c'est toujours le côté systématique de défense de l'action de la France et de dénigrement de la gauche qui pousse à s'interroger sur une lecture orientée de l'histoire
Et encore une question quelle est sa légitimité. A-t-il une formation historique ? Sans compter qu'un historien spécialiste de toute l'histoire de France me semble suspect. le fait de critiquer pas mal d'historiens, qui selon lui auraient manipulé les faits tandis que lui tel Saint George terrassant le dragon, aurait mis fin à des décennies de mensonges historiques, me laisse pour le moins perplexe. Je dois dire que j'ai acheté ce livre sans connaître l'auteur me fiant à la qualité de la collection (Tempus).
Quelques affirmations rencontrées qui me semblent manquer de nuances : « ...une même chaine sanglante relie Robespierre, Lénine, Staline, et Hitler » p. 221. « Blanqui vieil agitateur » p. 231
Ceci dit je ne regrette pas d'avoir lu cet ouvrage mais avant de souscrire à ce qu'il allègue, je chercherai à creuser à travers d'autres écrits, mais de véritables historiens spécialistes d'une période ou d'un genre.
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100choses
  17 décembre 2010
Beaucoup de choses à dire sur ce livre qui m'a été conseillé par Lys Ardent, et je reconnais ne pas bien savoir par où commencer. J'étais tout particulièrement intéressée par les chapitres traitant de l'Ancien Régime et de la Révolution, j'ai cependant lu le livre dans son intégralité et je l'ai trouvé très intéressant.
Commençons par les critiques, ou plutôt la critique essentielle que j'ai à faire à ce livre : je ne sais pas bien comment le classer, livre de vulgarisation (sans aucune pensée péjorative) à destination du grand public, ou bien ouvrage plutôt scientifique à destination d'historiens. En effet si la langue est très facile d'accès, ce livre ne traite que de quelques éléments de l'histoire de France, passant donc sans transition d'un sujet à un autre ; en outre certains faits sont évoqués sans être précisément détaillés. Il vaut mieux donc avoir déjà de bonnes bases en la matière avant d'aborder cet ouvrage. D'un autre côté, je ne peux pas non plus le considérer comme ouvrage scientifique dans la mesure où l'auteur cite très peu ses sources, et a fait le choix, expliqué dans l'avant-propos, de ne pas joindre une bibliographie en fin d'ouvrage.
J'avoue que cela m'a un peu dérangée ; j'aurais aimé pouvoir classer cet ouvrage de façon catégorique pour réellement savoir à quoi j'avais à faire.
D'un autre côté cela pousse à aller chercher des informations complémentaires, à vouloir aller se renseigner ailleurs ; ce qui est très bon sur un tel sujet afin de conserver un esprit critique face à ce que l'on lit.

Dans ce livre, donc, Jean Sevillia nous présente certains passages de l'histoire de France, en réexaminait tous les faits sous l'éclairage de l'époque dans laquelle ils se sont déroulés. Il cherche à expliquer, à justifier, mais jamais à excuser. Il ne prend jamais non plus parti pour l'un où l'autre des protagonistes, se contentant d'exposer tous les faits, il laisse le lecteur « choisir son camp ».
Alors forcément, il énerve parfois, assénant sans ménagement des faits que l'on a tendance à vouloir occulter et de grandes « vérités », mais il modère très vite son propos en le développant. Neanmoins son but est atteint, le lecteur est touché et se retrouve obligé de s'interroger, de revoir ses a priori, d'accepter d'étudier les faits pour laisser de côté l'affectif, qui relève du souvenir, en en arriver à l'histoire, discipline scientifique.
La conclusion en particulier explique bien cela, mais je crois que ce développement aurait d'avantage eu sa place en introduction.

Pour en venir, plus précisément au contenu du livre, nous avons donc 18 chapitres, traitant chacun d'un thème précis de la féodalité à la guerre d'Algérie, tous ne m'ont pas intéressée de la même manière, mais il est cependant nécessaire de lire ce livre dans son ensemble pour avoir une certaine cohérence.
Chaque chapitre est introduit par le rappel d'un événement récent au cours duquel le sujet du chapitre a été évoqué. On est dans quelque chose de très concret et on sait tout de suite quelle orientation prendra le chapitre. On part du jugement, de l'émotionnel pour en arriver aux faits, à l'histoire.
Je ne vais pas détailler mon ressenti sur tous les chapitres, seulement ceux qui m'ont le plus marquée.
La première partie sur la féodalité est passionnante et s'attache plus à décrire la vie quotidienne, artistique et culturelle que des faits historiques. On découvre un nouvel aspect du Moyen-âge, souvent considéré comme époque plus ou moins barbare ; la démonstration de l'auteur est très intéressante et très convaincante.
Quelques chapitres plus loin il est question des Cathares et de l'inquisition qui fut menée contre eux (et uniquement celle-là). Là très clairement je n'ai pas du tout apprécié ce chapitre et je trouve que l'impartialité dont Sevillia fait preuve tout au long de son livre est absente. le gros problème, et l'auteur le dit lui-même, est que l'on manque cruellement d'informations tangibles sur cette période et sur ces faits. Difficile alors de ne pas se laisser aller à des interprétations personnelles orientées. Je trouve ça vraiment dommage au sein d'un livre sérieux tout le reste du temps, et je crois qu'il aurait été préférable que l'auteur s'abstienne de traiter ce sujet.
Le chapitre, relativement long sur les guerres de religion est très intéressant, très bien documenté, clair ; peut-être l'un des seuls chapitres ne nécessitant pas de connaissances de base pour l'aborder.
On en arrive donc à l'Ancien régime et à la Révolution, les deux parties que j'attendais donc le plus et celles qui m'ont le plus comblée également. Enervée et insatisfaite par la présentation qui nous est faite par l'Education Nationale de ces deux périodes, je cherchais à retrouver les faits, la vérité sur cette période ; et c'est pour cette raison que Lys Ardent m'a conseillé cet ouvrage. Soyons clair, dans les collèges et lycées publics, officiellement laïcs, l'Ancien Régime est présenté comme La « bête noire » à abattre, ce qui sera fait par les « vaillants héros » de la Révolution. Oui, mais moi cette image ne me convient pas et j'ai toujours été énervée que l'on passe sous silence la barbarie des Révolutionnaires, réduisant entre autres, et tout au plus la Terreur à quelques mois un peu violents et l'extermination des Vendéens aux dommages inhérents à un état de guerre. Je voulais des faits, l'intégralité des faits, un ouvrage qui rétablisse la vérité, et j'avoue que j'avais un peu peur que l'auteur ne prenne trop partie d'un côté ou de l'autre. Eh bien, ici Jean Sevillia réussit brillamment l'exercice, n'épargnant personne, décrivant avec une minutie incroyable tout ce qui s'est passé au cours de ces années, n'ayant pas peur d'aller clairement à l'encontre des manuels scolaires, qu'il cite d'ailleurs dans son ouvrage. Deux chapitres assez « violents », qui font voler en éclat pas mal de préjugés, et qui pour cette raison risquent de déplaire autant qu'ils m'ont plu.
L'article sur la Commune et celui intitulé « antisémites, antimilitaristes et anticléricaux » suivent le même principe et s'ils s'avèrent également très intéressant, je n'ai rien à ajouter de plus.
En arrivant au 20ème siècle, j'étais globalement un peu moins intéressée.
Notons tout de même un chapitre très intéressant sur le fascisme et l'antifascisme, là plus qu'une énumération de fait, il s'agit de rendre leur vrai sens à ces deux mots et la démonstration est aussi passionnante que convaincante.
Le chapitre sur l'Occupation et la Résistance, qui risque de déplaire parce que là encore l'auteur n'hésite pas à rappeler certaines choses que l'on préfère passer sous silence et ne tranche à aucun moment, ne m'a pas emballée plus que ça, m' a même un peu dérangée. Il ne m' a pas apporté grand-chose de nouveau par rapport à ce que je savais déjà, et pour une fois j'étais gênée de ne pas voir Sevillia donner sa propre opinion. Même si c'est justement ce qui fait la force de son ouvrage, dans ce cas précis, j'aurais aimé avoir son avis, parce que je trouve que dans ce chapitre, l'impartialité cède un peu la lace à l'ambiguïté.
Regain d'intérêt de ma part, en abordant le chapitre sur Pie XII, chapitre d'actualité, que j'aurais aimé plus long et qui m'a donné envie de me documenter d'avantage sur cette « affaire » dont je ne connaissais jusque là que ce la presse veut bien en dire.
Le livre se termine sur la décolonialisation et la guerre d'Algérie, dernier chapitre qui m' a particulièrement intéressée puisque c'est un sujet que j'avais traité en détail en cours l'année dernière.

Bref, pour résumé ce pavé, une lecture globalement très intéressante, même si tous les chapitres ne m'ont pas intéressée dans la même mesure. Je vous invite à découvrir ce livre, très vivant (j'avais vraiment l'impression de me retrouver au milieu des faits décrits), sans longueurs et très accessible par son style, bien qu'un minimum de bases historiques soient nécessaires pour pleinement l'apprécier et conserver un esprit critique. Un livre qui a le mérite de nous pousser à nous interroger sur l'histoire au lieu de retenir et accepter comme "vérité absolue" la vision habituelle que l'on en a.
Lien : http://leboudoirdemeloe.co.u..
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rulhe
  04 avril 2020
l, historiquement correct ne cherche pas à comprendre le passé pour éclairer le présent. il par du présent pour juger le passé. jean Sevilla par a travers dix-huit histoires, depuis le moyen âge, a la guerre d,Algérie, en passant par les croisades, les cathares, l, inquisition, la résistance, & a nous exposé des événements en les replaçant dans leur contexte.il rappelle des fait oublié ou dissimulés qui bousculent les schémas préétablis.
car en histoire, le mal n'est pas toujours,
où l'on dit, le bien n'est pas toujours ou l, on croit.
je regrette que certaines histoires n'est pas était plus approfondis.
c'est quand même un livre plaisant.
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lecassin
  30 novembre 2011
L' historiquement correct, c'est le politiquement correct appliqué à l'histoire : une interprétation idéologique et politique du monde d'hier, visant à lui faire dire quelque chose à nos contemporains, avec les mots et les concepts d'aujourd'hui notamment en matière de séparation du bien et du mal. Bref, l' historiquement correct un anachronisme assumé…
De plus, l' historiquement correct ne cherche pas à comprendre le passé pour éclairer le présent. Il part du présent pour juger du passé : au café du Commerce ou à la télévision, pire encore, à l'école, l' historiquement correct règne en maître… proposant une histoire tronquée, falsifiée, manipulée. C'est ainsi que l'on voit l' historiquement correct traquer l'obscurantisme, l'impérialisme, le colonialisme, le racisme, l'antisémitisme, le fascisme ou le sexisme à travers les siècles, même si ces mots n'ont de sens que dans un contexte précis. L' historiquement correct n'en a cure : son but n'est pas la connaissance mais la propagande.
du Moyen Age à la guerre d'Algérie, « Historiquement correct » étudie dix-huit points chauds de l'histoire française et européenne, dont plusieurs concernent directement l'histoire du catholicisme : les croisades, les cathares et l'Inquisition médiévale, l'Espagne des Rois Catholiques, les guerres de Religion, l'Ancien Régime, les Lumières et la tolérance, la Révolution et la Terreur, les catholiques sociaux au XIXe siècle, l'abolition de l'esclavage, la colonisation, l'antisémitisme et l'anticléricalisme des années 1900, l'affaire Pie XII. Exposant les événements en les replaçant dans leur contexte, cet ouvrage rappelle des faits oubliés, volontairement ou non, qui font voler en éclats les idées reçues et les jugements préconçus. Une démonstration aussi passionnante que convaincante ; ce livre s'emploie à réfuter, preuves à l'appui, les versions dites officielles de l'Histoire, dont les programmes scolaires n'offrent trop souvent qu'une saisissante caricature.
Salutaire, rafraîchissant et même réjouissant… Parfois.
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Bigmammy
  27 mars 2020
De confession catholique et royaliste fidèle à la Maison de France, Jean Sévillia s'attache à mettre en avant les « racines chrétiennes de la France » dans ses nombreux écrits, comme le précise sa page Wikipédia. La lecture de son ouvrage le confirme.
Le propos est ici de tordre le cou à de nombreux préjugés historiques, idées reçues et lieux communs, pour la plupart forgés par l'école laïque et républicaine, et de lutter contre l'instrumentalisation idéologique du passé, une logique délétère qui conduit la société à recomposer le passé en fonction de présupposés politiques.
L'« historiquement correct » des dernières années (l'ouvrage a suscité de nombreuses controverses lors de sa parution) gomme trop souvent la complexité de l'histoire qui se réduit à la lutte contre le Bien et le Mal, réinterprétés selon la morale de notre temps.
Ce livre porte une attention particulière au démontage des clichés diffusés par la doxa « républicaine » contre le catholicisme (pour Jean Sévillia, traduire par : "de gauche"). C'est une longue plainte, brillamment argumentée, contre l'imaginaire politique fantasmé de l'enseignement de l'histoire telle qu'elle a été diffusée d'abord par l'école de la Troisième République puis, après 1945, par un corps enseignant et une classe intellectuelle majoritairement classés à gauche.
Chaque chapitre commence par un événement contemporain (généralement une commémoration) et revient sur une vérité souvent obscurcie ou oubliée, où les responsabilités ne sont pas toujours là où on les imagine : ainsi l'auteur retrace les grandes étapes de notre histoire depuis le système féodal, les croisades, les cathares, l'Inquisition, les guerres de Religion, en passant par ce que fut l'Ancien Régime, les Lumières, la Révolution et la Terreur, la Commune, le rôle des catholiques en faveur des ouvriers, l'esclavage, et plus récemment l'antisémitisme, le pacifisme, la Résistance et la Collaboration, la décolonisation et la guerre d'Algérie, l'attitude du pape Pie XII envers le régime nazi et en faveur des Juifs.
En fil rouge, le constat que l'intolérance – religieuse, politique, culturelle – n'est pas toujours là où on l'attend, c'est-à-dire là où on nous a appris à la situer pour des raisons trop souvent idéologiques.
Les débats entre historiens sont loin d'être clos mais la recherche progresse, les archives contemporaines deviennent accessibles. Il arrive même que des historiens honnêtes, comme Jacques Marseille à propos du coût réel de la colonisation, changent leur fusil d'épaule face aux données statistiques.
Dommage que l'objectivité ne soit pas toujours la règle d'or des historiens, y compris pour ce livre, par ailleurs très bien écrit.
Lien : http://www.bigmammy.fr/archi..
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
lecassinlecassin   30 novembre 2011
Partis à la conquête du monde pour répandre la foi de Mahomet, les Arabes prennent la Palestine en 638. Les Chrétiens de Palestine sont tolérés. Cependant, ils sont réduits à la condition de dhimmi : moyennant le port de signes distinctifs et le paiement d’un impôt spécial, la djizya, ils sont autorisés à pratiquer leur culte. Mais il leur est interdit de construire de nouvelles églises, ce qui, à terme, les condamne.
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lecassinlecassin   30 novembre 2011
Chaque jour, des spécialistes qui ont consacré des années à tel ou tel sujet subissent l’épreuve de découvrir, au hasard d’un article de journal, d’une émission de radio ou de télévision des contrevérités flagrantes.
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lecassinlecassin   30 novembre 2011
Dépeindre l’Espagne musulmane comme un modèle de coexistence pacifique relève de la fable, mais le mythe fonctionne précisément parce que, aujourd’hui, on en a besoin.

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lecassinlecassin   30 novembre 2011
L’ historiquement correct réduit tout à l’affrontement du Bien et du Mal. Mais un Bien et un Mal réinterprétés selon la morale d’aujourd’hui.
Commenter  J’apprécie          30
FranceFideleFranceFidele   22 janvier 2017
Arrêté avec sa famille en 1793, Malesherbes sera guillotiné en 1794. Entre temps, ce sceptique était revenu à la foi chrétienne, effrayé par l'usage du mot tolérance fait par la Révolution.
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Videos de Jean Sévillia (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean Sévillia
Jean Sévillia est venu présenter le livre collectif : «L'Église en procès : la réponse des historiens », aux éditions Tallandier.
Résumé : Les croisades étaient-elles une entreprise impérialiste à l?encontre de l?Orient musulman ? L?Inquisition a-t-elle brûlé des milliers d?hérétiques ? La chrétienté médiévale était-elle antisémite ? L?Église s?est-elle vraiment interrogée pour savoir si les femmes avaient une âme ? Les papes de la Renaissance ressemblaient-ils tous aux Borgia ? Pendant les guerres de Religion, les catholiques ont-ils fait preuve d?intolérance alors que les protestants incarnaient la liberté d?esprit ? Galilée a-t-il été condamné parce que les papes s?opposaient aux découvertes scientifiques ? L?Église du xixe siècle était-elle par principe hostile à la modernité ? Dans les années 1930, le Vatican s?est-il aveuglé par anticommunisme sur les dangers du fascisme et du nazisme ?
Autant de questions explosives en forme de réquisitoire dans un procès couramment fait à l?Église catholique. Les réponses données ici par quinze historiens visent d?abord à remettre en contexte chaque question dans son époque, avec le souci d?éviter tout anachronisme. Sans jamais remplacer la légende noire par une légende dorée, cette fresque alerte et passionnante redonne sa place à une investigation historique sans préjugés ni ?illères.
https://www.laprocure.com/eglise-proces-reponse-historiens/9791021031715.html
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