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ISBN : 226202149X
Éditeur : Perrin (05/02/2004)

Note moyenne : 4.12/5 (sur 34 notes)
Résumé :
La France, dit-on, est le pays de la liberté. Dans le domaine des idées, cela reste à démontrer. Car tout se passe comme si un petit milieu détenait les clés de la vérité. Et ceux qui contestent son monopole sont victimes d'une censure insidieuse, qui les réduit au silence. Sur la scène politique, culturelle et médiatique, ce terrorisme intellectuel s'exerce depuis cinquante ans. En 1950, les élites exaltaient le paradis soviétique et chantaient la louange de Stalin... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
lecassin
  22 janvier 2013
Voilà un ouvrage indispensable à tout observateur de l'actualité et de la politique au sens noble du terme.
Jean Sévillia retrace et commente les 60 dernières années de notre Histoire sous l'angle du « terrorisme intellectuel » et de la pensée unique. Point de rancoeur dans le propos, mais un éclairage salutaire sur les aveuglements collectifs qui ont émaillé la période.
Quand on pense qu'en 2005, la presse bien pensante affublait le Pape Benoît XVI, fraîchement élu, du surnom de « berger allemand », lui qu'on appelait déjà « Panzer Cardinal » avant son élection…
…Et la même presse bien pensante qui qualifie, au jour de l'anniversaire (30 ans) de l'entrée de l'armée communiste du Nord Vietnam à Saïgon le 30 avril 1975 de « libération »…
Il est à craindre que le « terrorisme intellectuel » ait encore de beaux jours devant lui… et qu'il faille des historiens comme Jean Sévillia pour contrebalancer le propos.
Une petite définition pour bien situer le propos : « le terrorisme intellectuel est une mécanique totalitaire. Pratiquant l'injure, l'anathème, le mensonge, l'amalgame, le procès d'intention et la chasse aux sorcières, il fait obstacle à tout vrai débat sur les questions essentielles qui engagent l'avenir. »
Un ouvrage rafraichissant pour qui ne boit pas comme du petit lait les infos distillées (voire matraquées) tout au long de la journée au rythme des journaux télévisés (ou téléguidés, c'est selon…).
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Woland
  26 décembre 2007
Si vous avez votre carte dans un groupuscule trotskyste ou même au Parti socialiste de M. Hollande et si, par malheur, vous souffrez de problèmes tensionnels, surtout, surtout ...
... ne lisez pas "Le Terrorisme intellectuel de 1945 à nos jours" !
Etude brillante, acérée et merveilleusement teigneuse de l'univers "Rive gauche" qui, par l'entremise de médias admiratifs et sous influence, a su propager ses contre-vérités jusque dans les plus petites villes de notre beau pays, ce livre ne laisse une seconde de répit ni aux gauchistes ni à ceux qui, à Droite, si longtemps et par peur de se voir traiter de "fascistes", tremblèrent à l'idée de récupérer une bonne partie des voix de l'électorat FN.
Tout y passe : les compromissions du Parti communiste français avec l'occupant nazi au temps où, pour ses militants, le mot d'ordre donné par Staline était : "Sabotez l'armement français et sympathisez avec les Allemands, alliés de l'URSS !" puis, du jour de l'agression hitlérienne contre la Russie soviétique, le retournement à 180° des mêmes militants qui leur permit, dans les jours sombres de l'Epuration, de se tailler la part du lion à la table des vainqueurs ; le rôle honteux des intellectuels de gauche dans la culpabilisation des colons et l'aide qu'ils apportèrent, en tant que "compagnons de route" et "poseurs de valises" (l'expression est de Sartre) tant en Indochine qu'au Maghreb - ce qui, d'un point de vue strictement légal et historique, fait d'eux des traîtres ; l'entreprise de démolition de l'éducation qui sévit depuis bientôt quarante ans à l'Education nationale et dont nous voyons, aujourd'hui, fleurir les sinistres résultats ; l'inacceptable application du "un poids deux mesures" qui veut que les troupes qui se battent pour un idéal gauchiste (comme celles de Pol Pot par exemple) soient présentées le plus longtemps possible comme des "soldats de la liberté universelle" alors qu'on nous assomme de livres et d'études sur les "crimes impardonnables" des dictatures de droite" ...
C'est tout cela et pas mal d'autres sujets que vous découvrirez dans ce petit régal dont je vous donne le ton général :
"... Ils auront épousé toutes les idéologies. En 1945, ils professaient que l'URSS était un paradis, et rédigeaient des poèmes à la gloire de Staline. En 1960, ils prétendaient que la décolonisation résoudrait miraculeusement les problèmes des peuples d'outre-mer. En 1965, ils saluaient la juste lutte de Fidel Castro, Hô Chi Minh et Mao. En 1968, ils proclamaient que le bonheur naîtrait de la suppression de toute contrainte. En 1975, ils se réjouissaient de la prise du pouvoir par Pol Pot au Cambodge. En 1981, ils croyaient quitter la nuit pour entrer dans la lumière. En 1985, ils soutenaient que la France se devait d'abaisser ses frontières afin d'accueillir les malheureux de la terre entière. En 1992, ils assuraient que l'Etat-nation était fini, et que l'Europe du traité de Maastricht ouvrait une ère nouvelle dans l'histoire de l'Humanité. En 1999, ils affirmaient que la famille et la morale étaient des concepts dépassés. ..."
Je ne vous cache pas que certaines tirades - notamment sur le droit à l'avortement et le Pape - sont d'un catholique un peu trop pratiquant pour moi. Mais j'avoue le pardonner à M. Sévillia tant j'ai pris plaisir à noter que la présence de Tariq Ramadan aux côtés d'un certain José Bové, dans les rassemblements des mouvements altermondialistes style ATTAC, n'avait pas échappé à son oeil féroce et à sa dent de pamphlétaire passionné.
Jean Sévillia, un auteur à lire absolument. ;o)
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Acerola13
  01 juin 2017
Un livre qui devrait être lu par toute personne bien pensante persuadée de détenir les clefs qui lui permettront de résoudre les problèmes de ce monde...Ou par toute personne dont la mémoire s'arrêterait aux années 2000, en oubliant les héritages et inspirations de certains partis politiques !
Dans cet essai, Jean Sévillia décortique les mécanismes pervers qui, en dé-crédibilisant des questionnements honnêtes systématiquement qualifiés de "racistes", "fascistes" ou "totalitaires", renforcent ces mêmes travers.
Avec, comme ligne de mire, une gauche bien pensante qui refuse tout débat identitaire ou migratoire, et en fermant les yeux sur ces questions réclamées par les populations, pousse ces dernières vers des partis qui semblent les seuls prêts à entendre leur revendication.
Je dois dire que j'ai été très surprise de me retrouver plus d'une fois dans les situations soulignées par ce livre, où, posant une question à des amis, je me trouvais qualifiée sans autre forme de procès de "limite" ou d'"extrême", percevant une incompréhension dans leurs yeux quant aux décalage avec ma question, automatiquement classée "raciste" et ma personne au quotidien.
Cet entêtement à considérer des interrogations ou des remarques légitimes s'inscrivent également dans les campagnes présidentielles ou législatives, où les politiques laissent délibérément dans l'ombre ces dernières, de peur de perdre un électorat prompt à hurler au racisme et à la honte. Ces mêmes questions sont donc sans cesse repoussées, mais se poseront forcément un jour, et sûrement de manière extrêmement violente...
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roussel48
  20 mai 2015
Un ouvrage riche et bien documenté qui permet de repenser certains évènements historiques différemment (guerre d'Algérie, mai 68...).
Cet essai met en perspective la chronologie et les interventions des milieux intellectuels, des medias.
La lecture de cet ouvrage permet de mieux réfléchir sur ce qu'est l'histoire et sur la façon dont on l'appréhende.
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Kichigai
  27 juillet 2016
Je ne suis pas d'accord avec SARTRE quand il dit
« il ne faut pas désespérer Billancourt », voulant signifier par là qu'il ne faut pas forcément dire la vérité aux ouvriers, de peur de les démoraliser.
mais le reste du livre est tout à fait dans mes cordes.

Il faut quand même le lire jusqu'à la fin.

Sevillia a été journaliste au Figaro depuis 1981 ; il est donc de droite. Parce que de tous temps l'intelligentsia a été au service du pouvoir, actuellement et accessoirement, de gauche depuis 1968 ; il ne peut que me donner raison par ce que je suis contre le pouvoir quel qu'il soit.

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Citations & extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
WolandWoland   26 décembre 2007
"... Ils auront épousé toutes les idéologies. En 1945, ils professaient que l'URSS était un paradis, et rédigeaient des poèmes à la gloire de Staline. En 1960, ils prétendaient que la décolonisation résoudrait miraculeusement les problèmes des peuples d'outre-mer. En 1965, ils saluaient la juste lutte de Fidel Castro, Hô Chi Minh et Mao. En 1968, ils proclamaient que le bonheur naîtrait de la suppression de toute contrainte. En 1975, ils se réjouissaient de la prise du pouvoir par Pol Pot au Cambodge. En 1981, ils croyaient quitter la nuit pour entrer dans la lumière. En 1985, ils soutenaient que la France se devait d'abaisser ses frontières afin d'accueillir les malheureux de la terre entière. En 1992, ils assuraient que l'Etat-nation était fini, et que l'Europe du traité de Maastricht ouvrait une ère nouvelle dans l'histoire de l'Humanité. En 1999, ils affirmaient que la famille et la morale étaient des concepts dépassés. ..."
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lecassinlecassin   29 novembre 2011
Le terrorisme intellectuel est une mécanique totalitaire. Pratiquant l'injure, l'anathème, le mensonge, l'amalgame, le procès d'intention et la chasse aux sorcières, il fait obstacle a tout vrai débat sur les questions essentielles qui engagent l'avenir. Quand on se sera enfin débarrassé de telles méthodes, la France redeviendra le pays de la liberté.
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Acerola13Acerola13   29 mai 2017
Les Français ne sont pas racistes pour une simple raison : la France n'est pas une race, c'est une nation. Depuis longtemps, il y a des Français jaunes, arabes ou noirs : la Martinique était française avant Nice. La nation française n'est pas une réalité ethnique mais une communauté politique née de la durée.
L'antiracisme, cependant, ignore le fait national. Cela s'observe, en 1986, lors du débat sur le Code de la nationalité. La solution équilibrée résiderait dans un compromis entre le droit du sol et le droit du sang. Mais tout droit du sang est stigmatisé comme raciste. Pourtant, pour l'immense majorité des citoyens, la nationalité est héritée. Pour que de nouveaux venus puissent s'agréger à la nation, il faut bien qu'un noyau central les ait précédés. Les antiracistes refusent cette vision. Niant l'histoire, la mémoire, la filiation collective, ils pensent, fis de Rousseau, que tout le monde est entré par contrat dans la famille.
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lecassinlecassin   29 novembre 2011
Cela fait cinquante ans que ça dure. A Paris quelques dizaines d’hommes donnent le ton. Ils discourent à l'antenne. Ils publient des articles. Ils écrivent des livres. Ils enseignent en chaire. Ils interviennent dans les colloques. Ils signent des pétitions. Ils déjeunent ensemble. Ce n'est pas comme dans la chanson de Brel : chez ces gens là, monsieur, on pense. On pense pour les autres.
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Acerola13Acerola13   29 mai 2017
Tant d'énergie déployée contre un fascisme illusoire n'a pour fonction que de préserver l'héritage idéologique dont les élites sont dépositaires, leur utopie d'un univers sans contraintes et sans barrières. La génération au pouvoir, celle qui avait vingt ans en 1968, à quelque bord qu'elle appartienne, est imprégnée de la même mentalité. Dans sa traduction de gauche - internationaliste, antiraciste - les hommes sont des citoyens du monde, et la nation ressemble à un hall de gare : il suffit d'y pénétrer pour profiter des avantages mis à la disposition des usagers. Dans sa traduction de droite - mondialisée, libérale - les hommes sont producteurs ou consommateurs au sein d'un vaste marché. Dans les deux cas, le résultat est le même : la nation est niée, effacée, délégitimée, comme si elle incarnait un obstacle au progrès et à l'avenir. La France n'est plus une communauté de destin forgée par l'histoire, mais une société d'élection, fondée sur l'appartenance à un contrat social conclu autours des droits de l'homme, ou un espace marchand obéissant aux mêmes règles économiques.
Le malheur, pour la Rive gauche, c'est que les Français n'acquiescent pas docilement à cette idéologie. C'est souvent cela, le problème des élites : le peuple.
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Entretien sur le livre de Jean Sévillia : La France catholique. Émission réalisée par Ktotv.com.
>France : histoire>20e siècle>Cinquième République: 1958- (87)
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