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ISBN : 2363390970
Éditeur : Finitude (23/08/2018)

Note moyenne : 3.64/5 (sur 37 notes)
Résumé :
12 mai 1976. Ce soir les Verts de Saint-Étienne rencontrent le Bayern Munich à Glasgow en finale de la coupe d’Europe.
Nicolas est devant la télé, comme toute sa famille, comme ses copains du collège, comme la France entière. Mais pour lui c’est bien plus qu’un match. Cette équipe de Saint-Étienne est devenue sa vraie famille. Depuis le départ de sa mère, depuis qu’il est le seul fils de divorcés de sa classe, depuis que son père vit avec cette trop séduisant... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (29) Voir plus Ajouter une critique
Bookycooky
  01 septembre 2018
Le narrateur est un gamin de treize et demi, fou amoureux de “Lasse”, club de foot De Saint Étienne pour les non initiés 😊. le 12 Mai 1976, Lasse joue la finale de la coupe d'Europe des clubs champions contre le Bayern Munich. Un truc jamais arrivé depuis 1959, un club de foot français en final de cette compétition phare du foot.
Le gamin c'est Nicholas, sa mère a quitté le domicile conjugal (« Moi je l'ai remplacée le jour même par une équipe de football, les Verts de Saint-Étienne, Lasse ....Par instinct de survie.»). Il vit avec son père et Virginie, sa « fausse-mére » et le fils de celle-ci, Hugo, le porcelet CMG ( lexique dans le bouquin 😄). le monde du foot et Lasse sont ses uniques points de repères et de ressources pour survivre dans cette famille recomposée où tout “ l'insupporte”.
« Le match va démarrer. Maman est partie et mon père l'a remplacée par une fausse-doche exhibitionniste et obsédée par ses cheveux, avec en prime son fils obèse. », ce match est donc d'une importance vitale........
Un premier roman émouvant ,écrit par un passionné de foot. Un gamin intelligent et très attachant, dont on partagera les espoirs et le désarroi, le temps d'un match . ( « Je luttais pour ne pas me laisser envahir par l'immense tristesse que m'inspirait la médiocrité du panorama de mon existence »).
Aucun besoin d'être passionné de foot ou de s'y connaître pour apprécier ce petit livre qui parle tout simplement de la Vie et de ses revers avec beaucoup d'humour, malgré la tristesse des circonstances.
“Finalement, c'est toujours la même histoire lorsqu'il s'agit de la foi, ce n'est qu'à la fin que l'on sait si on a eu raison d'y croire ou pas.”
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cannibalector
  09 septembre 2018
Souvenirs:
13 ans et demi, la "troisième", les potes, les premiers émois amoureux, les posters trahissant nos passions: rock et foot pour Nicolas, surtout foot, surtout le club De Saint Étienne que notre jeune adolescent va s'approprier en le nommant LASSE
Tristesse:
fils unique , la maman de Nicolas est partie: pas de pleurs ni de cris ni de rage, du moins pas encore: juste une absence, un vide , un mal être insaisissable : heureusement, en cette année 1976, les verts commencent leur épopée européenne et Nicolas comble ce vide par une équipe de foot
Ecoeurement:
la mère est partie mais le père n'a jamais été là: il remplace très vite sa mère par Virginie et son gosse qui a l'âge de Nicolas, ecoeurement d'un père qui ne passe pas l'amour pour son fils avant tout , écoeurement d'adultes , comment ne pas aimer son fils avant tout: Nicolas ne comprend pas et souffre plus de l'absence d'amour de son père que de l'abandon de sa mère
Colère:
colère contre ces parents qui n'agissent que pour eux même; leur propre confort passant largement devant leurs devoirs de père et mère, colère contre ces hommes et ces femmes qui ne mesurent pas la conséquence de leurs actes: que ressent un adolescent? ils s'en foutent!
Humour:
Nicolas appelle la nouvelle compagne de son père "fausse doche""fausse mère" : humour du désespoir. il donnera aussi un autre surnom "CMG" au fils de sa compagne, je vous laisse en découvrir la signification
L'absurde ou les 105 minutes de vérité
ce 12 mai 1976 , LASSE affronte le Bayern de MUnich en finale de coupe d'Europe. La famille recomposée ( décomposées?) dîne en regardant le match . On sent bien chez ce gamin de 13 ans que tous ses sentiments dépendent de l'issue du match : il relativisera sa condition de "fils de divorcé" il fera plus d'effort pour aimer sa fausse mère et son fils , il se rapprochera peut être même de son père si les allemands perdent mais un fil va se rompre si "les verts perdent": quel en sera la conséquence?
Absurde, me direz vous? oui bien sur, mais nous à quoi nous raccrochons nous quand tout va mal?
Il y a très longtemps que je n'avais pas été traversé par tant d'émotions si fortes et si contradictoires en lisant un roman, surtout un petit bouquin de 139 pages. Émotions oui mais aussi pistes de réflexions multiples sur la vie, sa vacuité, et son contraire: la foi et évidemment une analyse profonde de l'absence de l'amour.
LA DERNIÈRE FOIS OÙ JE CROIS AVOIR ÉTÉ SI SECOUÉ PAR UN BOUQUIN: C'EST "VOYAGE AU BOUT DE LA NUIT"!!
La construction est originale, le style simple mais puissant
chaque phrase est ciselée et la fin est tout simplement sublime.
Que vous aimiez les gosses, le foot , les années 1970, on s'en fout: lisez ce livre c'est un chef d'oeuvre!!
Mais ce n'est que mon humble avis

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hcdahlem
  18 décembre 2018
Je me souviens de Pierre Sabbagh, un des pionniers de la télévision, créateur du premier journal télévisé mais aussi de Au théâtre ce soir, expliquant qu'il adorait le football parce qu'un match était souvent plus réussi au niveau dramatique qu'une pièce de théâtre. le match qui a opposé Saint-Étienne au Bayern Munich en finale de la coupe d'Europe à Glasgow le 12 mai 1976 en est la plus parfaite illustration.
Laurent Seyer l'aura vécu adolescent tout comme moi et comme le narrateur de son roman qui a 13 ans et demi lorsque les 22 acteurs entrent sur la pelouse.
Ajoutons d'emblée qu'il n'est nullement besoin d'aimer le football pour apprécier ce court roman, car il n'est pas ici question de refaire le match, mais de s'appuyer sur ces quatre-vingt-dix minutes et leur intensité émotionnelle pour raconter la vie de Nicolas Laroche qui avoue d'emblée «Je suis né à Glasgow, le 12 mai 1976».
Est-il besoin de rafraîchir la mémoire de ceux qui n'étaient pas devant leur écran ce jour-là? À l'image de la finale de la Coupe du monde qui vient de s'achever, je crois que ce match est tellement ancré dans la mémoire collective que ce n'est guère nécessaire, car même ceux qui n'étaient pas nés ont dû entendre parler de ce haut fait du sport français et de ces fameux poteaux carrés qui donnent leur titre au roman et résonnent encore aujourd'hui d'un bruit mat, celui du ballon venant se fracasser sur ces montants maudits.
Car Saint-Étienne va perdre le match. le beau rêve va se briser dans les brumes écossaises. Mais quand Nicolas prend place sur le canapé aux côtés de Hugo, il ne sait rien du scénario qui va se jouer. Il est tout simplement le garçon qui doit digérer le divorce de ses parents et accepter la cohabitation avec Virginie, sa fausse-mère et son fils Hugo qui ne s'intéresse pas beaucoup au football. Ce qui fera dire au narrateur à la mi-temps qu'ils auront passé «quarante-cinq minutes côte à côte, mais nous n'avons en vérité pas vécu ces moments ensemble.»
Au début de la rencontre pourtant, il a des étoiles plein les yeux. Se remémore les bons moments, les sorties en famille, sa première paire de chaussures de foot, la pizzeria de Vincennes, les vacances de ski aux Menuires. Puis au fil des minutes, l'espoir se transforme en malaise. Ceux qui portent comme lui le maillot vert «Manufrance» se heurtent à un mur. Il va convoquer ses amis de classe à la rescousse, en appeler à ses grands-parents et notamment à sa grand-mère devenue au fil des ans et des conversations avec ses cousins Marc et Jean-Baptiste une vraie légende. Ayant traversé les deux guerres, elle pouvait crier «sales boches» comme soudain le garçon désespéré après le coup-franc de Roth signant la fin d'une formidable épopée que même l'ange vert, Dominique Rocheteau, ne pourra enrayer après son entrée sur le terrain pour les dernières minutes.
Comment en est-on arrivés là? La question va longtemps hanter les commentateurs sportifs. La question va longtemps hanter Nicolas. On l'aura compris, Laurent Seyer nous offre un roman d'apprentissage, un geste fondateur, un «moment qui durera toujours.»

Lien : https://collectiondelivres.w..
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AudreyT
  06 février 2019
****
Nicolas Laroche a treize ans et demi en ce 12 mai 1976. En fan inconditionnel de Lasse, le club de foot de St Etienne, il suit à la télévision le match décisif, la finale de la coupe d?Europe des clubs champion. Mais cette rencontre sportive est pour lui bien plus qu?un simple jeu...
Lu grâce aux 68 premières fois, ce premier roman de Laurent Seyer est touchant et émouvant.
Son héros, Nicolas, souffre terriblement du départ de sa mère. Il est le seul enfant de divorcés et garde cette blessure au fond de lui. Quand le juge lui demande avec qui il veut vivre, il choisit sa mère, sans aucune hésitation. Mais c'est pourtant avec son père, sa nouvelle petite amie et le fils de celle-ci que Nicolas est obligé de vivre. Il n'est pas malheureux, mais ce père, silencieux et absent, est-il à la hauteur du besoin d'amour de Nicolas ?
On a tellement de peine pour ce petit bonhomme, qui remplace le vide par l'admiration du club de foot de St Etienne. Et on comprend très vite l'enjeu de cette finale. Fera-t-il parti des vainqueurs ? Sa vie va-t-elle basculer du bon côté ?
Un très joli roman à découvrir...
Lien : https://lire-et-vous.fr/2019..
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nilebeh
  05 janvier 2019
Un tout petit roman (135 pages) mais un vaste sujet : celui de l'adolescence, avec ses engouements, ses chagrins insurmontables, ses interrogations silencieuses qui restent sans réponse. Nicolas Laroche, supporter des Verts (l'AS-SE dit-on mais pour lui ce sera Lasse, plus personnel), vit plutôt bien apparemment dans la banlieue cossue de Vincennes, pas très loin du château, et il fréquente l'école catholique de la ville. École d'ailleurs, peut-être en partie responsable de son mal-être. Car, en 1976, c'est une sorte de tare, que d'être « fils de divorcés ». Il est le seul de son cas dans sa classe. Même si les divorces étaient moins fréquents qu'aujourd'hui à cette époque, je suis à peu près sûre que dans mes propres classes du secondaire public, il y avait davantage de gamins de parents divorcés.
Être « le cas », l'anomalie, quand on a 13 ans et demi, c'est dur à porter. Nicolas n'est pourtant pas différent des autres ados : il observe et juge ses parents, souffre de l'apparente indifférence de son père (au point d'être jaloux d'un copain, non pas parce qu'il est allé voir un grand match de foot mais parce qu'il y est allé avec son père!). Nicolas ne crie pas « je vous déteste » à ses parents, quand il est en colère, ne pleure pas, ne dit à peu près rien. Mais, devant la télé qui passe en direct la finale de 1976 ASSE-Bayern de Munich en coupe des clubs champions, il revisite toute sa courte vie : le départ de sa mère à qui on ne l'a pas confié parce qu'elle boit, le souvenir extra qu'il a de son voyage avec elle à Glasgow où il a voulu visiter les stades mais pas la lande, ses premières chaussures de foot achetés à la Hutte (oui, je me rappelle cette boutique!), les copains de l'école, les matches de foot surtout.
Et à côté de lui, sur le même canapé, comme un affront à ses souvenirs et à ses rêves, l'idiote et insupportable réalité : trois pantins qui s'exclament comme des supporters avertis alors qu'ils ne comprennent rien au foot, son père , sa fausse-doche comme il dit, récusant le titre de « belle-doche » et surtout son affreux goret de fils qu'il ne supporte pas. Deux indésirables dans sa maison.
L'auteur réussit à raconter le match en l'entrelardant de souvenirs et de pensées d'un ado hypersensible et blessé, sans tomber ni dans le ridicule d'un langage totalement artificiel ni dans un pathos dérangeant. Nous sommes avec Nicolas, inconditionnellement.
Un premier roman sensible, construit avec finesse et qui sonne juste. Et qui aura eu le mérite de m'avoir fait m'intéresser, au moins un moment, au foot et à son lexique !

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critiques presse (2)
LeFigaro   07 septembre 2018
Quatre-vingt-quatorze premiers romans paraissent en cette rentrée 2018. Parmi nos dix coups de cœur, celui de Laurent Seyer.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Actualitte   24 août 2018
La construction de ce court et vif premier roman, remarquable et maîtrisé, suit la trame et le rythme de la rencontre, parvenant à instaurer un suspens alors même que nous connaissons le résultat de ce match devenu mythique.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
BookycookyBookycooky   01 septembre 2018
.....l’absence d’émotion est, chez mon père, le signe d’un vide intérieur. S’il ne varie pas, c’est qu’il est constant dans la médiocrité. Il n’avait pas eu la force d’affronter les conséquences, notamment sur son fils unique, du changement qui venait de bouleverser son existence, alors il faisait comme si cela n’avait pas eu lieu. Afin d’éviter les turbulences en altitude, mon père avait choisi de piloter sa vie au ras du sol.
+ Lire la suite
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hcdahlemhcdahlem   18 décembre 2018
J’ai enfilé mon maillot vert frappé du logo Manufrance en rentrant de l’école et je me suis enfermé dans ma chambre en attendant l’heure du coup d’envoi. Ce qui me contrarie le plus, c’est de devoir regarder le match avec Hugo. Hugo ne comprend rien au football. C’est un corps mou et grassouillet, sous une tignasse emmêlée qui, de dos, rappelle la chevelure d’Oswaldo Piazza, le défenseur central argentin de Lasse. Il s’agit bien là du seul aspect de la personnalité de ce porcelet qui me soit sympathique. S’il se présentait à moi toujours de dos, peut-être que je finirais par l’aimer un peu. Hugo est le fils de Virginie. Il s’est installé chez nous en même temps qu’elle. Personne ne m’a demandé mon avis. Notamment pas mon père. Tout de suite, la présence d’Hugo a suscité en moi un sentiment de rejet fait d’un mélange d’humiliation et de dégoût. 
+ Lire la suite
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cannibalectorcannibalector   06 septembre 2018
je déteste être adolescent. je n’aime pas ce temps où tout nous semble définitif alors que tout est transitoire.
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LucilliusLucillius   04 juillet 2018
Ollivier pense qu'un tel contrôle de soi traduit une vraie force de caractère. Moi je pense l'inverse: l'absence d'émotion est, chez mon père, le signe d'un vide intérieur. S'il ne varie pas, c'est qu'il est constant dans la médiocrité.
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hcdahlemhcdahlem   18 décembre 2018
INCIPIT
Je m’appelle Nicolas Laroche.
Je suis né à Glasgow, le 12 mai 1976.
J’avais treize ans et demi.
Ce jour-là, l’Association Sportive de Saint-Étienne (ASSE) jouait la finale de la coupe d’Europe des clubs champions contre le Bayern Munich.

Avant-match
Virginie a préparé des sandwiches avec du pain de mie – au choix, beurre, gruyère et jambon, ou pâté de campagne. Nous allons dîner en regardant le match à la télévision. Virginie vit avec mon père depuis un peu plus d’un an. Mes amis parlent d’elle en disant « ta belle-mère » ou « ta belle-doche », mais moi je l’appelle « ma fausse-mère » ou « ma fausse-doche ». Par souci d’exactitude.
Papa a acheté L’Équipe ce matin pour la première fois de l’année. J’y ai lu que Saint-Étienne est le premier club français depuis le Stade de Reims de Raymond Kopa, en
1959, à parvenir en finale de la coupe d’Europe. Kopa, ce nom évoque pour moi un monde à la fois mystérieux et familier, comme une contrée lointaine dont on parle avec l’émotion d’un autochtone sans être vraiment capable de la situer sur une carte. Un peu comme «le général de Gaulle» ou «Elvis Presley».
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