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EAN : 9782764811504
Libre Expression (09/05/2016)
4.06/5   8 notes
Résumé :
Un enfant qui se sent disparaître, le journal d'un confesseur, un vieillard crucifié… et un étonnant duo d'enquêteurs : Rinzen Gyatso, une bouddhiste qui vit avec son fils de sept ans et ses parents tibétains, et Luc Paradis, un athée insomniaque qui, la nuit, s'entraîne à la boxe et arpente le quartier gai.

Quand le frère Samuel Clément est trouvé mort dans son appartement, Rinzen et Paradis plongent au cœur d'une enquête qui ébranle leurs convictio... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
ktylauney
  16 novembre 2016
Rinzen Gyatso travaille dans la police. Elle a perdu son mari. Elle et son petit garçon de cinq ans, Sashi, vivent sous le même toit que ses parents, Opame et Sengyé, qui avaient fui le Tibet aux mains des envahisseurs chinois pour se réfugier au Québec.
Rinzen est sur une enquête délicate avec son coéquipier Luc Paradis, sous les ordres du Lieutenant Gerry Desautels.
Un homme de plus de quatre-vingt ans a été retrouvé accroché chez lui à une poutre, crucifié.
Gerry traverse une crise de la cinquantaine. Atteint d'andropause il le vit très mal, déprime et souffre de maux d'estomac. Sa femme est tout son contraire. Positive, dynamique et férue de romans policiers.
Luc a la trentaine comme Rinzen. Il est gay et arpente les lieux chauds à la recherche de partenaires d'une nuit. Il ne veut pas s'engager.
Rinzen, elle, est un petit bout de femme zen, posée et réfléchie. Bouddhiste comme ses parents elle passe son temps libre à méditer ou à s'amuser avec son fils.
Côté enquête, qui a bien pu s'en prendre à un vieillard religieux défroqué?
Tout cela cache il une histoire malsaine de pédophilie?
Au cours du récit nous pouvons lire quelques extraits d'un journal intime ainsi que l'histoire d'un petit garçon qui, à cinq ans, a commencé à se sentir disparaître.
La haine pendant des années contre "l'Autre" va suivre son chemin.
Dans "Rinzen et l'homme perdu" de Johanne Seymour nous découvrons une nouvelle équipe d'enquêteurs.
Les personnages de Luc et Gerry sont les creusés et les plus attachants.
Celui de Rinzen mériterait d'être plus fouillé car elle reste assez sage, en retrait des autres, voire mystérieuse. J'ai eu du mal à la cerner.
On ne sait pas grand chose de sa vie, de ses espoirs, de ses rêves.
Seulement qu'elle a perdu son mari, qu'elle adore son fils et ses parents et qu'elle fait l'impasse sur sa vie sentimentale.
Johanne Seymour avait fait évoluer son héroïne Kate McDougall au fil de la série donc je pense qu'on verra le personnage de Rinzen en faire de même, s'étoffer et se dévoiler dans un prochain opus.
Un polar très bon même si on devine très rapidement qui est le meurtrier. Cependant il est intéressant de suivre l'enquête et le cheminement personnel des protagonistes.
Bizarrement j'ai eu une certaine empathie envers le meurtrier, l'homme dans l'ombre, juste à cause de son passé et de la souffrance qu'il a dû ressentir...
J'attends une suite avec impatience car le final m'a laissé un goût d'inachevé.










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mutex69
  31 août 2016
Quel beau cadeau que m'a offert là Johanne Seymour! Depuis quelques semaines, je dois avouer que soit j'étais victime de mes choix littéraires, soit les auteurs me semblaient en panne de bonnes histoires. Bref, le résultat demeurait le même, une espèce d'ennui et de désintérêt lors de mes lectures. Cela en était au point où, lorsque je suis entré en possession de « Rinzen » je me suis demandé si j'aurais le courage d'entreprendre une nouvelle relation avec de nouveaux protagonistes. En bon lecteur que je suis, et malgré ma tournante, je m'y suis lancé… Quelle belle expérience ce fut! Que de belles rencontres y ai-je faites! Les trois nouveaux personnages : Rinzen Gyatso, Luc Paradis et Gerry Desautels m'ont séduit. Autant j'ai pris plaisir à découvrir leur vécu personnel et leur personnalité totalement différente et originale, autant je me suis délecté de la synergie et de la complémentarité qu'ils dégagent dans leur fonction professionnelle. Je suis si heureux d'avoir ces trois nouveaux amis pour partager mes soirées…
L'histoire en elle-même m'a également séduite. Il s'agit d'une intrigue très captivante même si l'histoire demeure simple. Cela tend à prouver, selon moi, qu'il n'est pas toujours nécessaire d'avoir un récit compliqué pour faire un bon roman. J'ai aussi renoué avec le style très efficace de Johanne Seymour : petits paragraphes, petits chapitres qui vont droit au but, directement à l'essentiel.
Bref, j'ai dévoré ce petit bijou en une soirée et c'était très exactement ce que j'avais besoin de lire pour renflouer de mon « passage à vide » littéraire.
Une lecture à ne pas manquer. Merci Johanne
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Errant
  29 juillet 2020
Un homosexuel mal dans sa peau et une tibétaine bouddhiste forment une bizarre paire d'enquêteurs. L'auteure exploite bien ce filon mais d'une façon plutôt inattendue. L'intrigue policière en soi est correcte avec juste assez de mystère pour soutenir l'attention. Car on dirait que c'est sur la dynamique de ses personnages et le contexte social que Seymour a mis l'accent: philosophie bouddhiste, courant d'homophobie exacerbé par la présidence de Trump, ravages des problèmes de santé mentale etc. Ce dernier aspect m'a accroché même si j'aurais souhaité qu'il soit plus développé, comme si l'auteure mettait des idées fortes sur la table sans les exploiter réellement. La personnalité complexe de Rinzen en est un exemple frappant. Malgré ce zeste d'inachevé ce fut une bonne lecture.
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MichelRoberge
  30 juin 2020
Résumé :
Un enfant qui se sent disparaître, le journal d'un confesseur, un vieillard crucifié… et un étonnant duo d'enquêteurs : Rinzen Gyatso, une bouddhiste qui vit avec son fils de sept ans et ses parents tibétains, et Luc Paradis, un athée insomniaque qui, la nuit, s'entraîne à la boxe et arpente le quartier gai.
Quand le frère Samuel Clément est trouvé mort dans son appartement, Rinzen et Paradis plongent au coeur d'une enquête qui ébranle leurs convictions et les oppose. Et leur supérieur, le lieutenant Gerry Desautels, en pleine crise existentielle de la cinquantaine, ne leur est d'aucun secours. Plus les victimes s'additionnent, plus l'équipe se perd en hypothèses.
Pendant ce temps, l'homme perdu les observe et s'interroge. Qui le sauvera de lui-même ?
Commentaires :
Une histoire relativement simple, mais somme toute captivante. Personnages bien campés. J'ai eu des doutes assez rapidement sur le meurtrier. Une enquête qui nous oriente vers différentes pistes au gré des hypothèses soulevées. Un page turner avec ses courts chapitres. Intéressante cette enquêtrice d'origine tibétaine bien adaptée en territoire québécois. Un bon suspense jusqu'à la fin.
Originalité/Choix du sujet :
*****
Qualité littéraire :
*****
Intrigue :
*****
Psychologie des personnages :
*****
Intérêt/Émotion ressentie :
****
Appréciation générale :
*****
Lien : http://avisdelecturepolarsro..
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zazoolaro
  18 août 2016
J'aime beaucoup les nouveaux personnages... même si j'espère que Kate McDougall n'est pas partie aux oubliettes... C'est le troisième livre de Johanne Seymour que je lis et je suis devenue accro. le seul bémol, à mon avis, est qu'on découvre trop tôt qui est le tueur. J'aime avoir le suspense jusqu'à la fin, essayer de le trouver moi-même... Mais je le recommande chaudement. du bon polar québécois
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   14 août 2016
La noirceur ne lui faisait pas peur. Il avait compris depuis longtemps que le mal ne vivait pas dans les ténèbres. Il existait au grand jour, là où personne ne le cherchait. Un père aimant qui abusait de son fils, une épouse dévouée qui empoisonnait son mari un chocolat chaud à la fois, un ami d’enfance qui battait sa femme entre deux parties de balle molle… Bien sûr, il y avait le crime organisé, les gangs de rue, mais là encore, on ne pouvait pas dire qu’ils étaient tapis dans le noir à attendre. Le taxage dans les écoles, la prostitution à huit heures du matin sur les artères du centre-ville, la drogue dans les parcs et les centres sportifs, les enveloppes brunes tendues aux politiciens…
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rkhettaouirkhettaoui   14 août 2016
Ce n’est pas qu’il ne voulait pas adorer son frère. Sa mère aurait tant souhaité qu’il le fasse. Mais chaque heure, chaque minute de son existence lui volait une parcelle de la sienne.
Il n’avait que six ans et ne comprenait rien à ce qu’il lui arrivait, mais il était convaincu que si l’Autre continuait d’exister, il finirait par disparaître complètement.
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rkhettaouirkhettaoui   14 août 2016
La peur noue les entrailles à l’approche du grand départ, mais je peux vous assurer que la majorité des gens préfèrent continuer de croire en ce qu’ils ont cru toute leur existence. Si ce n’est que pour faire taire la peur. J’ajouterais aussi que plusieurs se découvrent une foi pour les mêmes raisons. L’homme vit d’espoir…
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ktylauneyktylauney   16 novembre 2016
— La scène me fait penser à un de mes vieux haïkus.
Elle récita:
Arbres verglacés
Prières muettes dans le noir
Chansons d’agonie.
Desautels et Paradis fixaient Rinzen, la bouche grande ouverte. Elle sourit.
— C’est une forme de poème japonais. Comme un polaroïd poétique. Une épiphanie en mots! C’est très zen. Vous devriez essayer. C’est un excellent passe-temps et ça aide à clarifier l’esprit.
Desautels et Paradis échangèrent un regard qui en disait long sur la «clarté» des haïkus.
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rkhettaouirkhettaoui   14 août 2016
Pour la majorité des Occidentaux, l’Afrique était un vaste pays, et les yeux bridés, un autre. Pas de différences entre Nigériens ou Ougandais. Pas de différences entre Chinois ou Tibétains. Deux bateaux, remplis l’un de Noirs, l’autre de Jaunes.
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Videos de Johanne Seymour (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  Johanne Seymour
Le Salon dans tes oreilles - S1E71 - Confidences d'écrivaine: Johanne Seymour
La comédienne, scénariste, metteure en scène, réalisatrice et écrivaine Johanne Seymour s'entretient avec Danielle Laurin. Femme aux multiples talents, elle nous présentera son plus récent roman, intitulé le goût de l'élégance.
Avec: Johanne Seymour, Auteurrice Danielle Laurin, Animateurrice
Livre: Le goût de l'élégance
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