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ISBN : 2369814616
Éditeur : Rue de Sèvres (06/06/2018)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 45 notes)
Résumé :
Aspirine, étudiante en philosophie à la Sorbonne a la rage, elle ne supporte plus de revivre sans cesse les mêmes épisodes de sa vie pourrie. Et ça fait 300 ans que ça dure car Aspirine est vampire, coincée dans son état d’adolescente de 17 ans. Elle partage un appartement avec sa soeur Josacine, heureuse et sublime jeune femme de 23 ans, qui elle au moins, a eu l’avantage de devenir vampire au bon âge. En perpétuelle crise d’adolescence, elle passe ses nerfs sur so... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (32) Voir plus Ajouter une critique
palamede
  03 juin 2018
La rage adolescente d'Aspirine est meurtrière.
Vampire de 17 ans, suceuse de sang et immortelle bien sûr, elle est prisonnière d'une crise d'adolescence éternelle.
Pour l'aider et l'apaiser, son ami et serviteur Yidgor a une idée : Aspirine a besoin d'une mission, de servir ou de croire à quelque chose. Il en est convaincu, même si Josacine, la soeur d'Aspirine nie que l'existence puisse être utile.
Finalement Aspirine sera sauvée par son ami. Mais là chut... je vous laisse découvrir comment.
Aux couleurs expressionnistes de la révolte, avec la fantaisie qui est sa marque de fabrique, toujours caustique, Joann Sfar a imaginé un conte truffé de références éclectiques, moderne et déjanté, sur la difficulté d'être adolescent et le sens de l'existence.
Merci à Babelio et aux Éditions rue de Sèvres pour cette lecture.
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JIMEDE
  07 juin 2018
Aspirine, c'est un peu Orangina rouge : mais pourquoi est-elle aussi méchante ?
Et le rouge ça lui va plutôt bien à Aspirine, vampire rousse depuis près de 300 ans, enfermée dans une vie sans fin qui se répète d'époque en époque, éternelle ado qui saigne chaque jour quelques victimes pour se refaire les niveaux en sang humain et qui se suicide à ses heures de désespoir pour immédiatement ressusciter.
Elle pourrait faire comme sa soeur, Josacine, et s'envoyer en l'air chaque jour avec des inconnus de passage ; mais son corps n'est pas aussi attirant que celui de son ainée. Alors elle suit sans intérêt des cours de philo en Sorbonne, hurlant sa révolte à la face du prof qui enseigne une histoire de l'humanité qu'elle-même a déjà en partie vécue. Quel sens donner à tout cela ?
C'est là qu'intervient Yidgor, attard-nerd-no life féru de jeux de rôles : pas ceux avec lesquels les ados des beaux quartiers jouent à s'inventer leur quart d'heure de rebelle, mais ceux des passionnés, capables de passer plusieurs jours et nuits de suite à combattre sur les traces de la légende de Cthulhu. Mais ces parties sont loin d'être la vraie aventure qu'Yidgor aspire à vivre enfin. Quel sens donner à tout cela ?
Sous sa patte graphique si particulière et singulière, Joann Sfar nous embarque dans l'épopée de deux solitudes en quête de sens, en mal de vie. Alors bien sûr, ça part un peu dans tous les sens, les digressions réfléchies côtoyant le portnawak maîtrisé. Et assumé, car comme Sfar le fait dire à Yidgor, « c'est mon histoire, et j'en fais ce que je veux ». Mais Aspirine est aussi un livre attachant, truffé de clins d'oeil de l'auteur à ses références cinématographiques (Carrie, Godard, Sutherland, Belmondo…), musicales (Zappa, Gainsbourg et Mélody Nelson bien sûr), philosophiques (Sartre, Beauvoir, Nietzsche…).
Selon que l'on sera disposé à suivre Joann Sfar dans ses délires ou que l'on préfèrera rester dans son univers cartésien, on prendra ou on ne prendra Aspirine. Moi je prends.
PS : un grand merci à Rue de Sèvres et à Babelio pour cette lecture en avant-première, comme pour la chouette rencontre d'hier soir avec Joann.
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LePamplemousse
  18 juin 2018
Elle me faisait bien envie cette BD, mais une fois lue, quel ennui !
Une vampire qui souffre depuis 300 ans d'être enfermée dans le corps d'une ado de 17 ans, voila toute l'histoire. Les dessins ne me plaisaient pas du tout mais je pensais l'intrigue suffisamment attirante pour me passionner, c'est raté.
Je me suis rapidement lassée de cette ado attardée qui suit vaguement des cours de philo, dévore les amants de sa soeur Josacine et ne sait pas quoi faire de ses jours et de ses nuits.
Elle rencontre alors un garçon, serait-ce le début de quelque chose ?
Bah, non, pas vraiment, du moins, rien de palpitant.
Deux prénoms originaux « Aspirine » et « Josacine » ne suffisent pas à faire une histoire captivante.
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Under_The_Moon
  05 juin 2018
Ah c'est dur d'être ado... (on s'en rend ecore mieux compte lorsqu'on devient adulte et qu'on regarde en arrière...). Alors imaginez être ado.. et le rester pendant 300 ans !!!
Oui, une vraie plaie, de quoi devenir un Nihiliste Anonyme et se dire que vraiment le destin se fout de notre gueule. Oui parce que quand même, on est pas dans Twilight, donc pas de chance de tomber sur un joli et gentil vampirounet qu'on trouvera éternellement beau avec une peau de fesses de bébé malgré un âge canonique.
Enfin bref, pour la pauvre Aspirine qui essaie de tromper l'ennuie de sa mortelle éternité en assistant aux cours de philo à la Sorbonne, difficile d'accepter ce destin d'éternel ado - surtout que dans le même temps ça soeur elle est une éternelle croqueuse d'hommes; ouais vraiment, pas cool la vie d'ado, encore moins quand elle est éternelle.
Alors elle cherche Aspirine ce truc qui lui donnera un regain d'intérêt pour sa vie, un truc qui la fera pétiller. Et si c'était cet étudiant humain cloîtré dans son monde de gamer idéaliste qui avait la solution. ça va pas non !!! sûrement pas.
Mais, on est dans une BD de Joann Sfar alors tout, vraiment tout est possible...
Il faut le dire (et le redire), Joann Sfar est vraiment capable du meilleur, comme du pire - et parfois même dans la même série.
Ici on n'est ni dans le meilleur, ni dans le pire, mais dans un petit entre-deux.
Les grosses caricatures de l'ado on de quoi faire sourire, certaines scènes sont vraiment drôles et certains coups de griffe de l'auteur ont toujours de quoi surprendre les lecteurs par leur justesse et l'ironie sfarienne avec lesquelles ces coups de griffes sont mis à jour.
Le sujet de base est intéressant, les nombreuses références semées ici et là (littérature, jeux vidéo, etc) ont de quoi faire sourire les initiés mais j'ai trouvé la seconde moitié de la BD beaucoup trop bâclée, et ça retombe comme un soufflé.
Tant pis.
Je remercie donc Babelio et les éditions Rue de Sèvres pour leur confiance dans cette Masse Critique.
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MahaDee
  20 juin 2018
Joann Sfar nous offre un album de 140 pages sobrement intitulé "Aspirine" du nom de son héroïne.
Je ne suis pas sûr que cette lecture ait le même effet sur les maux de tête que l'absorption du médicament du même nom.
Pour autant, cette lecture est agréable et l'histoire est originale. On s'attache rapidement aux personnages : Aspirine et sa soeur Josacine (le coeur de cible de la BD est-il le monde médical ?).
Aspirine a 17 ans elle est torturée par les affres de l'adolescence. Sa soeur Josacine à 23 ans et cette différence d'âge amène les deux sœurs à profiter de la vie de manière bien différente.
Enfin, tout cela ce sont les apparences car les deux soeurs sont en réalité des vampires coincées dans ces enveloppes corporelles depuis plus de 300 ans.
Et 300 années d'adolescence, c'est bien long ! En se cachant derrière son statut d'ado, Aspirine passe la plupart de son temps à tuer des gens, au grand dam de sa soeur qui le lui reproche :
- Aspirine il faut que tu fasses quelque chose contre ta rage. Ça fait 300 ans que ça dure et ça empire.
- Je suis une ado ça me passera. On est des vampires ou en est des bisounours.
Tout cela aurait pu durer encore bien longtemps mais c'était sans compter sur Yidgor un jeune homme du genre un peu gothique qui donnerait tout pour découvrir la vraie magie.
Voilà une BD sympa. Une mention spéciale pour la mise en couleur très réussie de Brigitte Findakly.
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critiques presse (5)
Elbakin.net   28 août 2018
L’auteur possède toujours son sens bien à lui de la formule et un humour décapant. Les amateurs du jeu de figurines Warhammer notamment seront contents, même si le coup de griffe n’est jamais méchant.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Actualitte   26 juin 2018
Avec Aspirine, c’est deux ados qui vont vivre un joli moment. C’est une génération qui va comprendre que réussir ce n’est pas changer. Que de devenir un super héros ce n’est pas de se transformer, mais plutôt de bricoler avec ce qu’on est.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Auracan   20 juin 2018
On ne présente plus le dessin vif et acéré de l’auteur complet Joan Sfar qui aura signé pas loin d’une centaine d’albums en une trentaine d’années et marqué toute une génération de lecteurs. On soulignera les belles couleurs de sa fidèle et incontournable coloriste Brigitte Findkaly qui donne toute la dimension à ce dessin inimitable et attachant. A lire expressément !

Lire la critique sur le site : Auracan
BoDoi   08 juin 2018
Sans jouer la nostalgie à outrance, c’est ce Sfar-là qu’on aime, piquant et décalé, laissant avancer son récit avec une certaine décontraction, tout en glissant des choses plus profondes mais sans les asséner avec une vulgarité surjouée. Drôle, romantique, léger, mais pas idiot : l’auteur aurait-il retrouvé la recette d’une bonne BD ? On l’espère très fort.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Bedeo   07 juin 2018
Vous sucerez cet ouvrage goulûment et y replongerez les crocs la nuit suivante, vous en dévorerez prestement les pages pour sa philosophie, l’absurdité à mourir de rire des situations et vous délecterez de ce deuxième passage à tabac qui vous permettra d’en retirer la substantifique moelle.
Lire la critique sur le site : Bedeo
Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
palamedepalamede   01 juin 2018
Apprendre à mourir ... c’est simplement l’idée que si nous étions immortels, plus rien n’aurait de sens. Cette volonté que nous avons d’accomplir des belles choses, de s’aimer, de créer des œuvres, c’est la conscience de notre mort qui la rend possible.
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JIMEDEJIMEDE   05 juin 2018
- J'ai trois cents ans, connard.
- Dans ce cas, je ne m'explique pas qu'après autant de temps passé en France, vous vous exprimiez aussi mal.
- Cher monsieur le professeur... Sachez que si je le souhaitais, je pourrais vous accorder des subjonctifs et des participes de mes couilles, mais ça me les broute et j'aime mieux Rihanna que Mozart, alors va te faire mettre fils de pute.
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palamedepalamede   04 juin 2018
... Sartre n’est pas ma passion. Je pense sincèrement que si Heidegger n’avait pas été banni de nos universités, Sartre aurait eu moins d’aura. Ne le prenez pas mal mais, à mes yeux, le sérieux de Sartre se résume au cinéma Nouvelle Vague. Non je ne mélange pas tout.
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MahaDeeMahaDee   02 juin 2018
Il ne faut pas se mentir... la chirurgie esthétique consiste à créer sur la peau et les muscles des blessures agréables à regarder.
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Lucyinthesky75Lucyinthesky75   12 juin 2018
Je rêve d'un héros qui me ressemble. Wonder Woman ou Tomb Raider, c'est pas des héros-femmes. C'est des hommes avec des nichons. Et lorsqu'ils te mettent une vraie femme, ça donne une Jessica Jones qui est juste une crevarde déprimante victime d'un pervers narcissique. Tant que Daredevil fera plus bander que Jessica Jones, on sera pas sortis de la merde.
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