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3,09

sur 173 notes
alainmartinez
  30 septembre 2016
Quelle déception ! J'ai lu « Comment tu parles de ton père » de Joann Sfar après l'avoir entendu à la radio. Personnage polyvalent, Joann Sfar est un touche-à-tout, auteur de BD mais aussi romancier, réalisateur et scénariste. Beaucoup de talents que je n'ai pas retrouvés dans ce livre.

Dans « Comment tu parles de ton père » le dessinateur rend hommage à son père décédé il y a deux ans. Il parle de son père mais aussi de sa mère qu'il a perdue à l'âge de trois ans, il parle surtout de lui. Roman ? Essai ? Autobiographie ? Difficile de définir cet ouvrage. Quelques pages sont émouvantes, certaines sont drôles dans cet humour juif que j'adore, mais Joann Sfar n'est pas Woody Allen. J'ai trouvé le texte un peu brouillon. Je retourne lire « le Chat du rabbin ».
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Annette55
  23 octobre 2016
Comment qualifier cet ouvrage singulier où l'auteur Joann Sfar, dont tout le monde connaît "LE chat du Rabbin "ou "KLezmer", "également cinéaste et romancier ?
Il y révèle la part intime qui reste en lui après la perte de son père, André Sfar, décédé il y a quelques années..

Cet homme était un sacré personnage, avocat réputé, flamboyant, charismatique ,connu pour ses colères et son sens de l'à-propos.
Un fameux séducteur aussi marqué très profondément par la mort de sa femme, à l'âge de 26 ans, plongé dans la religion dès le décès de celle- ci......

Entre rire et larmes, l'auteur raconte comment il s'est construit autour de ce décès quand il avait trois ans.
Une perte immense qui l'a rendu original aux yeux des autres et qu'au fil du temps il a réussi à voir, avec du recul, comme une maniére de chance , même si la figure maternelle lui a manqué pour grandir.
Les thèmes évoqués pèle -mêle : sa position vis à vis de la religion, un réel questionnement sur la perte et le deuil, l'héritage, les relations au père, les relations amoureuses, une belle déclaration d'amour à son ex- femme, l'admiration pour la carriére de son père, son enfance , son adolescence, sa vie d'homme et ses expériences professionnelles.

Malheureusement l'écriture décousue, même si l'émotion affleure parfois, n'est pas assez travaillée, manque d'une réelle dimension qui aurait donné plus de profondeur à la lecture.

Entre souvenirs , regrets, maladresses, multiples anecdotes redondantes, le texte est fouillis et l'on s'y perd un peu.........l'humour voisine parfois avec la vulgarité .
On apprend beaucoup à propos des questions religieuses et d'israël pour les non- juifs ,
mais c'est brouillon ....on part dans tous les sens !
Ce livre qui retrace un chemin de vie se lit très vite , pourtant certaines pages sont émouvantes, vibrantes !
Un sentiment mitigé , dommage !
Mais ce n'est que mon avis !

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Fleitour
  30 septembre 2016
Comment tu Parles de Ton Père, de Joann Sfarr, est un livre sur le deuil, celui de son père avocat à Nice, sur ses derniers moments, sa vie en accéléré, dans le désordre, la vie d'un père en colère contre lui même et contre tout, habité par une culpabilité qui le ronge, la mort de la mère de Joann Sfarr, Johann avait 3ans et demi..

Un père qui suscite la peur chez son fils, toujours habité par une violence, palpable, lancinante, mortelle.
Comment lui parler, se demande Joann Sfar, pour lui dire enfin les seuls mots vrais, que son père n'ose prononcer ni formuler à lui même « non papa dit Joann tu n'as pas tué ma maman. » Et que lui dire pour ce mensonge aussi stupide que cruel « ta maman est parti en voyage » !

Être un Juif qui épouse une non juive, face à un père qui veux rester dans la tradition familiale non par conviction mais par respect pour ses parents c'est difficile, et « c'est encore plus difficile de manger Casher tous les jours, de quoi justifier un génocide, marmonne Johann ! »

Ce récit en forme d'invective « comment tu parles ! » est un patchwork en étoile, un long monologue intérieur cousu et recousu, un colimaçon d'anecdotes où les meilleurs moments de bonheur frôlent les moments les plus douloureux.

Écrit dans l'urgence, un académicien le trouverait bâclé, comme un devoir à rendre un lundi, on aimera cette spontanéité, brute, iconoclaste, où il peut se moquer de lui, pour mieux égratigner le vieux, et ses coups de sang.

Un récit personnel, il n'endossera pas les combats de son père, il ne veut rien savoir de ses dossiers, l'objet de cette balade où il nous parle comme à un ami, est de percer la carapace de cet homme si élégant, si collectionneur de jupons, amateur de luxe et en redoutable avocat prêt à défendre tous les hommes touchés par l'injustice.

Amis lecteurs vous serez tout ou presque de la vie sexuelle de notre dessinateur, la circoncision y est largement débattue, on peut y trouver ses avantages et ses inconvénients, et cerise sur le gâteau la belle mère du jour était parfois très tendre avec le petit orphelin.

Ainsi, des petites caresses aux regrets plus sombres, Joann Sfarr, n'hésite pas à se livrer sans pudeur dans l'urgence de ces jours où il veille son père, en alternance avec sa soeur, née d'une autre mère, et d'évoquer sa femme devenue son ex et sa fiancée, et avec elles ses remords.
L'agonie de son père donne à ce texte une gravité, et une tenue qui rappelle les confessions d'un Grimbert ou d'un Modiano.

Il n'y a pas d'enjeu littéraire dans ce récit, mais si vous aimez le dessinateur il faut lire ce livre.
Il dégage simplement un peu de bonne humeur !
Comme dans un dessin ou une caricature, il n'y a pas de ratures, un bloc de mots, puissant, vrai et drôle.
Avec un peu d'effort le masticateur de bulles pourrait publier un jour, un livre de nouvelles bien réjouissantes
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blandine5674
  08 novembre 2016
Voici un roman court du ‘touche à tout' sur son père après sa mort. Sacré bonhomme qui, bien qu'il soit avocat, n'hésite pas à se battre quand il faut. Construction un peu bancale, anecdotes survolées. Je ne sais déjà plus ce qu'il y a dedans en tournant la dernière page, alors que je me souviens encore, après plusieurs années, de la bande dessinée ‘Le chat du Rabbin' Dommage que l'essentiel et le meilleur ont été révélés à La grande librairie. Je pense que ce texte, illustré en BD, aurait été une belle réussite.
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Wyoming
  18 novembre 2019
Lu en une heure environ et c'est encore trop pour un texte qui tourne autour des préoccupations métaphysiques de l'auteur, des maîtresses de son père, de sa circoncision, de l'ensemble de son appareil génito-urinaire et même de celui de son père, prostate incluse.

Vraiment sans intérêt.
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mumuboc
  08 février 2017
Livre que l'on m'a offert et que je n'aurais peut être pas eu l'idée de lire de moi-même.
Johann SFAR s'adresse à nous pour nous parler de son père qu'il adorait et qui vient de disparaitre. Sa mort correspond également pour lui à sa séparation d'avec sa femme après plus de 20 ans de vie commune et un amour qui s'est éteint petit à petit.
Ayant perdu sa mère à l'âge de 3 ans, son père était son point d'attache, il lui vouait un culte : beau, homme à femmes, avocat, il nous décrit ses souvenirs au fur et à mesure qu'ils lui reviennent en mémoire. Et puis il y a la perte de ses amis ou héros dessinateurs qui sont partis également trop vite, trop tôt, trop brutalement et qui laissent dans sa vie un grand vide
Son père, la religion sont les grands thèmes du livre et même si on ressent la tristesse, parfois l'humour que ces deux sujets représentent dans la vie de l'auteur, je n'ai pas été emballée par le récit.
D'ailleurs tout est dit dans le titre......
C'est sûrement une façon pour Joann Sfar de soigner ses blessures, de faire son deuil et je peux le comprendre mais je suis assez perplexe face à la narration et au fait de relater ainsi son ressenti mais, pour l'avoir entendu dans diverses émissions entre autre sur France Inter, c'est écrit à la manière de Joann Sfar.
Lien : http://mumudanslebocage.cana..
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ManouB
  18 décembre 2016
Il est inutile de présenter Joann Sfar. Tout le monde le connaît. J'aime ses bandes dessinées décalées ! Mais je suis très partagée concernant ce récit de vie.

Le père de l'auteur est mort il y a deux ans...
Ce récit est son hommage à ce père disparu et qui lui manque tant.
Son père était un avocat célèbre, au caractère bien trempé, qui a mené d'une main de maître toute la maisonnée. Il a fait partie des personnages forts qui ont marqué son enfance.
Ce qui a touché l'auteur est, comme pour nous tous, de voir son père devenir vieux, fragilisé et malade, puis de le voir entrer dans une lente agonie. Il nous raconte ces jours difficiles et ceux qui ont suivi l'enterrement et laisse les souvenirs remonter à la surface.
Entre autres figures marquantes, il y a eu aussi le grand-père dont l'auteur nous parle aussi beaucoup.
Ces deux hommes ont d'autant plus marqué sa vie que sa mère est décédée alors que Joann n'avait que trois ans et demi et qu'il a attendu en vain son retour, car on lui avait dit qu'elle était partie en voyage, comme cela se faisait dans beaucoup de famille.
Un jour, le grand-père lève le voile et lui explique que sa mère ne reviendra plus. Cet accès de vérité marquera le petit garçon à jamais...
Mais ce livre n'est pas qu'un hommage à sa famille. C'est aussi une ambiance unique dans une époque et des relations familiales particulières, ainsi qu'une immersion dans la religion juive, mais une immersion emplie de critiques.
De bonnes idées y circulent, comme celles sur la paix entre Israël et la Palestine...
L'histoire en elle-même n'est pas à juger bien qu'elle soit très décousue comme le sont nos souvenirs qui remontent à la surface, ou nos pensées lorsqu'on les laisse affleurer. On ne les dompte pas, mais si on les écoute, elles arrivent en désordre, sans aucune chronologie, une pensée amenant les autres et nous faisant passer "du coq à l'âne".
Ce qui m'a empêché d'accrocher par moment au récit que par ailleurs j'ai lu très vite, car il a un côté prenant, c'est plutôt, je crois, le style de l'écriture. Je n'ai pas été sensible à ses phrases courtes, mais surtout à son langage cru, en particulier les passages où il nous parle de la sexualité de son père, que je trouve déplacés car très personnels.
Il y a pourtant beaucoup d'émotion que, sans doute par pudeur, l'auteur stoppe aussitôt, et de l'humour ce qui lui permet de prendre de la distance...
J'ai trouvé qu'en cela c'était un livre d'hommes, et c'est sans doute en partie une des raisons pour lesquelles j'ai décroché par moment, bien que ce soit un livre sur le deuil du père et la difficulté d'y faire face auquel tout être humain est confronté un jour, quel que soit son âge et son sexe.
Ce qui me reste après quelques jours de cette lecture...malgré les idées et l'hommage touchant à son père, c'est que c'est un récit qui aurait mérité d'être approfondi.
Le lecteur reste en surface et c'est dommage finalement...
Donc c'est pour moi une déception !
Lien : http://www.bulledemanou.com/..
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charlitdeslivres
  05 octobre 2016
Avec Joan Sfar c'est un personnage que je découvre en même temps que son travail d'auteur. Je me suis laissée emporter par ce récit où l'on mêle la biographie au récit romancé. C'est donc avec plaisir que je vous livre mon parcours entre intrigue et conquête par un texte pour le moins atypique.

On retrouve de plus en plus d'auteur qui nous présente des écrits plus personnels car ils mettent en scène une partie de leurs vies. Que cela soit d'une manière très autobiographique ou avec beaucoup plus de liberté, on ressent une proximité nouvelle qui se créé avec l'auteur. C'est un exercice de style que l'on apprécie ou avec lequel on a du mal à s'immerger. Mais dans le cas de ce livre, une chose est sûr, Joan Sfar se l'approprie d'une manière unique.

L'auteur nous parle de son père, de son enfance, du fait d'être juif, de la religion, de ses amours, de ses films, de son besoin de dessiner, de ses malheurs. On retrouve un rassemblement d'éléments disparates qui placés bout à bout nous donne une image embrouillée mais très juste de cet auteur. Sous la forme d'un hommage à son père, on va plonger dans cette nécessité de l'auteur à nous conter ce parent oublié et omniprésent. Ce texte est un éloge entre les rires et les larmes. On se plait dans ce récit qui est très particulier mais si intéressant.

Très vite, on comprend que l'auteur nous présente un livre unique. Il présente des chapitres qui s'enchaînent mais ne se ressemblent pas. On explore tellement de sujet si variés, que l'on croit se perdre. Mais à chaque fois, on retrouve le fil conducteur, on retrouve l'intérêt, et on poursuit cette balade. Avec un petit texte comme celui-ci, on ne sait pas à quoi s'attendre. Peut être à rien finalement. Mais comme dans une construction personnelle, on se voit tourner les pages, grandir et mûrir. Se questionner sur notre père, notre vie, puis sur le monde autour de nous.

Ce livre nous est présenté comme un fourre-tout, réalisé par un fils aimant ou malveillant. Mais qui est construit avec beaucoup d'intelligence malgré le bric-à-brac évident. Ces textes plus intimes sur la vie des auteurs nous permettent de créer cette nouvelle proximité avec eux. On croit les connaître, se les approprier alors que la réalité est autre. C'est eux qui se libèrent et nous donnent juste le bon compromis entre voyeurisme et connaissance. Avec cet auteur j'ai aimé cette intimité où l'on nous mêle imagination débordante, grain de folie et récit farfelu.
Lien : https://charlitdeslivres.wor..
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noid
  11 décembre 2016
C'est brouillon, tout se mélange et ça part dans tous les sens. C'est plein de colères et d'émotions. C'est vivant et ça raconte le deuil.

Avec des perles d'amour dans la confusion.
Lien : http://noid.ch/comment-tu-pa..
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zazy
  31 août 2016

Je n'ai pas encore lu le chat du Rabbin, ni les autres… C'est grave docteur ?
Par contre, j'ai découvert Joann Sfar avec « L'éternel » qui m'a fait rire. J'ai aimé le style Sfar, j'étais piégée. J'aime aussi l'écouter sur France Inter.
Revenons à son père, pardon, papa comme il dit. « Je vous signale que papa est né l'année où tonton Dolphi est devenu chancelier : 1933. »
Orphelin de mère très jeune, trois ans, son père lui a tu la vérité exhortant chaque membre de la famille à en faire autant. C'est finalement le grand-père qui, deux ans plus tard, lui dit la vérité
Un homme ou une femme adulte qui nomme son père, papa ou sa mère maman, cela m'a toujours interpellée quelque part. Est-ce le signe d'une relation intense ? Je ne saurais dire. Tiens, Joann Sfar, pourquoi écrivez-vous papa au lieu de père ? « J'ai eu un bon papa, mais je suis fou. C'est comme ça. Dieu me pardonne. Papa, je t'aime ».
Le livre se présente comme le Kaddish (4ème de couverture) que le fils doit réciter sur la tombe de son père, lors des funérailles. C'est un roman d'amour pour ce père qui l'a protégé et aimé.
Toujours ses mots à l'emporte-pièce qui font mouche, la dérision, comme pour les jeunes femmes des pompes funèbres, un régal « Je vous dois le plus grand four rire et sans doute la seule vraie érection de cette' semaine funèbre » ou « Dans les années 30, la France a souhaité importer des médecins polonais, sans doute de la même façon qu'on a fait venir récemment des plombiers. » ou son prépuce dans une boîte à bijoux
J'ai aimé son raisonnement, sa conclusion sur la paix entre Israël et la Palestine : « Là-bas, il y aura a paix le jour où les gens le voudront bien. Et aujourd'hui, il ne veulent pas ». « Il y aura la paix lorsque les hommes oseront n'être plus d'aucun clan. Aucun de vous ne le souhaite. Ayez au moins la décence de cesser de pleurnicher. » Arguments marqués au coin du bon sens ! Joann Sfar, dans ce livre vous me donnez l'impression d'être redevenu le petit enfant de votre père, d'où votre vocabulaire : papa, zizi… de mots employé par les jeunes enfants. j'espère que le manque « C'est cela qui me manque depuis le décès de mon père : je ne parviens plus à avoir peur de quiconque. » ne vous empêchera pas de garder le petit enfant qui est en vous. « Il parait que c'est ça, devenir adulte : le père meurt, on n'a plus d'autre ennemi que soi-même ».
Il n'y a pas que le père et l'image du père dans ce livre, Joan Sfar pousse quelques coups de gueule sur la religion. La sienne et les autres « J'ai deux enfants qui s'en foutent d'être juifs, j'y ai veillé. » Pourtant, il en parle beaucoup dans le livre, « Je répète partout que la principale qualité du Christ, c'est la colère mais le message ne passe pas. » Ah bon ? J'aime vos réflexions, restez athée, païen, cela me plait.

J'ai trouvé, dans ce livre, beaucoup de l'humour de Philippe Roth, de Woody Allen. Peut-être est-ce ça l'âme juive, cacher ses sentiments derrière l'humour et les pirouettes.
J'ai lu ce livre d'une seule traite et je lui dois une nuit très écourtée et fort agréable.

Lien : http://zazymut.over-blog.com..
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