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EAN : 9782205084849
160 pages
Éditeur : Dargaud (06/03/2020)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Jacques Merenda, alias le Niçois, passe une soirée aussi peu tranquille que d’habitude avec son amoureuse, Loulou Crystal. Un coup de fil, et les voilà en route au débotté pour la capitale – ils étaient à Nice, évidemment, où d’autre ? But du déplacement en terre hostile : un gros coup. Un très gros coup. Une vedette à détrousser, au sens figuré, cette fois. Des bijoux. En pleine Fashion Week, on peut être sûrs que les flics seront occupés à mater beaucoup plus bas ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
coquinnette1974
  17 mars 2020
Je remercie énormément les éditions Dargaud pour l'envoi, via net galley, de sa bande dessinée le Niçois - Fashion Week de Joann Sfar. Après nous avoir fait découvrir le célèbre Jacques Merenda, alias le Niçois, dans deux romans, Joann Sfar poursuit les aventures de son personnage en bande dessinée.
Le Niçois passe une soirée aussi peu tranquille que d'habitude avec son amoureuse, Loulou Crystal. Un coup de fil, et les voilà en route au débotté pour la capitale – ils étaient à Nice, évidemment, où d'autre ?
But du déplacement en terre hostile : un gros coup. Un très gros coup. Une vedette à détrousser, au sens figuré, cette fois. Des bijoux.
En pleine Fashion Week, on peut être sûrs que les flics seront occupés à mater beaucoup plus bas qu'il ne faudrait pour surveiller les colliers, bagues, et autres colifichets de la vedette. Ça va être facile, dans deux jours, ils sont de retour sur la Côte…
J'ai souhaité lire cette bande dessinée même si je n'avais pas réellement accroché au second tome des aventures du Niçois. Je n'ai pas lu le premier, je me suis perdue dans le second toutefois en BD cela me tentait énormément :)
J'ai retrouvé avec un peu d'appréhension Jacques Merenda. Et cela s'est rapidement transformé en excellente surprise. En effet, même si dans le roman j'avais eu un peu de mal à apprécier sa personnalité, il faut avouer qu'en bande dessinée j'ai apprécié ma lecture et le fameux Niçois !
Les dialogues sont percutants, il y a toujours de l'action. A aucun moment je ne me suis ennuyée. J'ai beaucoup apprécie l'histoire, qui est à mon sens bien ficelé. Quand aux dessins, ils collent parfaitement à l'ensemble.
Je trouve qu'adapter (ou plutôt poursuivre) les aventures de ce personnage en bande dessinée est une excellente idée. J'ai apprécié la découverte, et je trouve que ça mérite bien quatre étoiles :)
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Bdotaku
  26 mai 2020
« Les bijoux de la Kardashian »
Toute ressemblance avec des personnages ayant existé n'est … absolument pas fortuite ! Joann Sfar s'est librement inspiré pour son personnage haut en couleur, Jacques Merenda, du politicien Jacques Médecin (qui fut maire de Nice de 1966 à 1990 et dut quitter ses fonctions et partir en Amérique du Sud pour échapper à la prison pour corruptions) dans deux de ses romans : « le Niçois » et « Farniente ». Il en fait pour la première fois un héros de bande dessinée. Ce premier album a pour cadre la Fashion Week et brode autour du fait divers qui défraya la chronique à l'automne 2016 : la séquestration de Kim Kardashian – baptisée ici Kim Kestechian –dans un hôtel de luxe parisien et le vol de ses bijoux pour un montant de 9 millions d'euros par un gang de papys braqueurs dont font ici partie le Niçois et son amoureuse Loulou Crystal.
Ce n'est pas la première fois que Joann Sfar prend appui sur la réalité y compris pour le tome 2 du Niçois « Farniente » qui avait pour contexte le 14 juillet et les attentats de Nice ou qu'il s'intéresse à la célébrité puisqu'il s'agissait du sujet principal du biopic qu'il consacra à Gainsbourg dans « Gainsbourg vie héroïque». le rocambolesque cambriolage avait en outre déjà donné lieu à une adaptation en bande dessinée : « Les bijoux de la Kardashian » en 2019 écrite par deux journalistes d'investigation François Vignolle et Julien Dumond et dessinée par Grégory Mardon. Ces trois auteurs avaient pris le parti d'effectuer une reconstitution presque naturaliste et très détaillée du braquage car ils avaient eu accès aux différents PV d'audition et de surveillance et reconstitué au plus près la chronologie et le rôle de chacun dans l'affaire. Ils avaient aussi choisi de mettre en scène, sans misérabilisme, le décalage existant entre le monde pailleté de la starlette de la téléréalité et la banlieue grise des braqueurs. Enfin, ils s'intéressaient surtout à l'enquête de la BRB (brigade de répression du banditisme) dans une écriture documentaire et presque clinique accompagnée d'un dessin sans fioritures.
Ce n'est pas ce que retient Sfar dans sa « Fashion Week ».Il déclare dans « Paris Match » qu'au moment du casse , il trouvait que « les gens riaient de choses pas drôles du tout : la fragilité de cette femme braquée par un flingue. Elle a sans doute vécu la pire nuit de sa vie. Mais par contre, tout ce qu'il y avait autour (l')a fait marrer. le fait que les gars soient partis en vélib, qu'ils aient fait tomber des bijoux, que l'un d'eux a frôlé la crise cardiaque en faisant du vélo à 60 ans ». Il apprécie donc le côté « bigger than life » de l'anecdote et va s'en donner à coeur joie dans un style à la Audiard.
Les papys flingueurs
On connaissait l'écriture truculente de l'auteur du « Chat du rabbin ». Ici , il va donner libre cours à sa verve comique et se mettre sous l'égide à la fois d'Audiard et de San Antonio . Ceci est perceptible dès la publicité de lancement de l'album qui parodie une Une de « Closer » ou de « Gala » et surtout dans la 4e de couverture qui présente les protagonistes dans des bandeaux à la manière du générique des « Barbouzes » avec leur surnom accompagné de quelques lignes savoureuses.
Ses personnages sont haut en couleur. Il y a vraiment des textes parfois bien sentis et émaillés de punchlines à commencer par le monologue d'ouverture de Loulou Crystal qui fait preuve de beaucoup de gouaille. Chacun est doté d'une « parlure » qui lui est propre : qu'il s'agisse de Mamy Driver qui téléphone sans cesse à sa soeur au village, de Formidable Bouchacha qui est doté d'une politesse surannée, de Kabour le mac de l'hôtel qui parle comme un rappeur ou du Niçois qui manie un langage phallocrate qui fleure bon le Bébel des années 60.
Ces caractéristiques de la voix off du journal de Loulou Crystal et des dialogues imagés des phylactères sont également mis en valeur de façon paradoxale par une technique traditionnellement sage : l'aquarelle. Ici ces dessins « lâchés » aux couleurs acidulées donnent à la fois une impression de rapidité , comme les croquis des carnettistes, et également de liberté .
Enfin, on remarquera comme chez Audiard et Frédéric Dard, une tendance à la satire. Sfar n'épargne rien – à commencer par les chaînes d'info continu ou le service de sécurité parallèle de l'Elysée -- ni personne : les fashionistas comme Soko ,Cara Delavigne ou Beyoncé sont rebaptisées Koko (comme un perroquet aux formules creuses) ou deviennent Cracra Delapigne et Bifoncé. Il se livre même à l'autodérision et se met en scène comme l'un des bras cassés, chauffeur de VTC de luxe parce qu'il n'arrive pas à percer dans la bd , doté d'une coupe mulet que même Mel Gibson n'aurait osé abordé dans ses films des années 80.
Sfar semble alors rimer avec jubilatoire… Cependant l'album ne tient pas ses promesses car si tous les ingrédients sont là, la mayonnaise ne prend pas et l'ensemble se transforme en une salade niçoise.
Salade niçoise
Ce gros album (160p), reste avant tout un objet littéraire hybride. Un peu comme « Gainsbourg hors champ » ce condensé de quarante carnets composés aussi bien de dessins réalisés au cours de la phase préparatoire du film que d'après nature, sur le plateau qui n'était ni véritablement le script, ni le story-board, ni même un résumé détaillé de la vie de Gainsbourg. Ici, on hésite en permanence entre roman illustré et bande dessinée avec une voix off omniprésente et envahissante : les cases sont littéralement mangées par le texte qui l'envahit et gêne la lisibilité.
L'ensemble est beaucoup trop bavard et multiplie des intrigues inutiles : l'insuccès du chauffeur Sfar comme auteur de bande dessinée s'étire de façon lassante et répétitive, les amours saphiques de loulou Crystal n'apportent rien sauf un peu de voyeurisme bon marché. L'humour lui-même devient très lourd en se fondant sur le scatologique - ça ne pétarade pas mais ça pète allégrement, Loulou travaille pour la compagnie Tushipassankafé …- et digne des cours de récrés (on a même une référence au succès inter-préaux « un dimanche matin avec ma putain » !)
Finalement tout cela aboutit à une pochade brouillonne alors qu'il y avait du potentiel dans l'anecdote, dans les portraits mais également dans l'histoire du poilu et des autres fâcheux qui rappelle la mécanique des films d'Audiard mais aussi les ressorts comiques de « Jo » avec de Funès. L'ensemble est desservi par un travail trop paresseux : les dessins fonctionnent en redondance et se contentent d'illustrer les propos. On aurait aimé davantage d'innovations dans le cadrage et dans le découpage .
Paradoxalement, les premiers mots du texte en soulignent les défauts : Sfar joue sur l'homophonie et écrit à la place de « Loulou Crystal's Diary » ( le journal de Loulou Crystal) « Loulou Crystal's diarrhea » : (la diarrhée de Loulou Crystal). Et c'est vrai que malheureusement l'ensemble se transforme parfois en logorrhée verbale ! Il faudrait sabrer la voix off pour en garder l'essentiel et les bons mots ; resserrer les intrigues pour donner davantage de rythme ; varier les cadrages pour que ce soit inventif et déjanté.
Sfar travaille déjà avec Marion Festraëts sur l'adaptation cinématographique de cet album. On est impatient de découvrir sa gestion du découpage et de l'ellipse, son dosage entre volubilité et place laissée à l'ambiance sonore ; ses choix de lumière et ses cadrages….bref, finalement « Fashion Week », la bande dessinée, constitue un beau brouillon pour le film qui va en être tiré. Je remercie Joann Sfar, les éditions Dargaud et Net galley de m'avoir permis de le lire.
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Amnezik666
  16 juin 2020
ouons cartes sur table d'entrée de jeu, j'ai reçu rapidement un retour favorable des éditions Dargaud et de fait j'ai cette BD en stock depuis début mars. La première fois que je l'ai ouverte pour y jeter un oeil, je l'ai refermé après seulement quelques pages feuilletées. J'ai trouvé le dessin tout simplement laid et n'ai pas du tout aimé la typographie du texte.
A plusieurs reprises j'ai essayé de me motiver pour m'y mettre une bonne fois pour toutes… avant de renoncer au bout de quelques pages. du coup j'ai fini par me résigner et à progresser au rythme imposé par le bouquin, un chapitre de temps en temps, ça prendra le temps que ça prendra…
Si je vous dis braquage d'une starlette en pleine fashion week de Paris et que je précise que la starlette en question s'appelle Kim Kestéchian ; ça vous rappellera forcément quelque chose. Perso plus que le fait divers qui défraya la chronique, ça me fait surtout penser à la BD Les Bijoux de la Kardashian, qui se veut une reconstitution fidèle des faits.
Sous la plume de Joann Sfar les faits (la réalité est déjà digne d'un vaudeville de bas étage) sont (encore plus) tournés en dérision pour virer à la farce burlesque. Clairement ce sont les textes de l'auteur qui sauvent la BD du naufrage ; je n'ai définitivement pas réussi à me faire à la laideur du dessin.
Lien : https://amnezik666.wordpress..
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Stemilou
  05 juin 2020
C'est reparti comme en 40 avec Jacques Merenda, ancien maire de Nice qui se la coule douce avec Loulou Crystal, une ancienne star du porno. J'avais bien sût adoré les roman qui mettait en scène ce singulier personnage et espérais le retrouver dans une aventure mise en images avec cette BD au titre pourtant pas racoleur mais à la quatrième alléchante.

Loulou Crystal est une femme libre qui ne veut rendre de compte à personne pourtant elle est tombée amoureuse du truand niçois numéro un: Jacques Merenda. Il est beaucoup plus vieux qu'elle mais il assure. Lors d'une soirée alors que Jacques tranquillement assis à siroter son whisky et à fumer des cigares et que Loulou danse à en réjouir les yeux des hommes, il reçoit un appel pour du "boulot". Direction Paris, cette ville qu'il déteste pour un gros coup qui devrait rapporté tout aussi gros. Kim Kestéchian est à la Fashion Week et tous ses beaux bijoux aussi.
Sur la base d'un fait divers, Sfar met en scène le niçois dans une attaque rocambolesque qui aurait fait un très bon film comique. Rien ne va se passer comme prévu, chaque personnage aura un rôle à jouer mais plusieurs bâtons vont se mettre dans les roues de ce quatuor mal organisé.
C'est amusant parfois un peu lourd, le récit est captivant mais j'ai eu un peu de mal avec les dessin et le texte pas toujours lisible et surtout trop importants. IL y a bien sûr une véritable intrigue autour du vol de ces bijoux et ce Merenda imperturbable, au sang froid dont les turbulences autour de lui n'ont aucun effet sur sa stature de grand homme. Parce qu'il assure le niçois!
Un petit bémol concernant les couleurs qui sont à mon goût trop vives.
Lien : http://stemilou.over-blog.co..
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chalasse
  20 avril 2020
Sfar s'aventure loin de son chat. L'ambiance c'est plutôt Kenneth Anger et son Hollywood Babylone, sexe, vice, pègre. le trait de Sfar tout en rondeur et cursivité s'intègre étonnement bien au sujet qu'on aurait bien vu traité en noir et blanc par Baudouin. Avec ce roman graphique, Sfar se met en danger. le défi est réussi.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
Amnezik666Amnezik666   16 juin 2020
C'est une loi fondatrice de l'espèce humaine : dès qu'un gusse te dit "très sincèrement", tu peux être certain qu'il ment. Lorsque Dieu a demandé a Adam et Eve ce qu'ils avaient foutu avec cette bordel de pomme, les deux cons ont répondu "très sincèrement".
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Vidéo de Joann Sfar
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