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ISBN : 2226438742
Éditeur : Albin Michel (26/02/2020)

Note moyenne : 2.68/5 (sur 14 notes)
Résumé :
Paris aujourd’hui. Ionas, vampire, Rebecka, psychanalyste pour monstres, François, vétérinaire homosexuel. Ils sont tous juifs. Ils vont devoir s’unir pour lutter ensemble contre une montée d’antisémitisme sans pareille, et un pogrom géant dans le Marais.
Un texte sur la différence et la part du monstre en chacun de nous.

« Je ne me doutais pas que l’histoire de mon père me mènerait à faire équipe avec Ionas, un vampire centenaire et amoureux,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
Cancie
  19 février 2020
Dans son dernier roman, Joann Sfar introduit chaque chapitre - ils sont au nombre de 29 - par un dessin, portrait du personnage qui prend la parole. Ces représentations des différents protagonistes sont vraiment magnifiques et originales. À vrai dire, cela n'est guère étonnant puisque ce romancier a débuté et excelle dans la bande dessinée. Il est également illustrateur. Je n'ai eu entre les mains que les épreuves non corrigées offertes par les éditions Albin Michel et Babelio que je remercie et n'ai donc pu apprécier la couverture.
Parmi ces personnages, nous trouvons François Abergel vétérinaire, homosexuel, le héros du roman, Gisèle Abergel sa mère, Désiré Abergel son père, Léningrad son fiancé. "C'est une famille où on fait plein de blagues sur les juifs mais assez peu sur les antijuifs, parce qu'on a toujours peur de devoir partir."
Si le roman débute par une réunion de famille pour fêter Pessah, la Pâque juive, il va rapidement nous entraîner dans le Monster World qui n'est autre que le monde où nous vivons : "L'homme contemporain se révolte sans rien voir de ce qu'on lui fait. Il croise des monstres, et il est incapable de les reconnaître."
Le père de notre héros, désirant se créer une nouvelle identité non juive, pour ne plus souffrir d'être juif et pour expérimenter la haine antijuive décide de se faire recoudre son prépuce. Vont alors entrer en action Ionas, un vampire centenaire, Rebecka, sa copine psy et son amie une rabbine londonienne ainsi que Sara Lanterne une performeuse déchaînée.
Je me suis trouvée embarquée dans un univers complètement fou et fantastique avec des personnages déjantés, tous juifs, où je me suis parfois perdue, il faut bien le dire. J'ai beaucoup ri tout au long de ma lecture, alors que j'aurais dû pleurer face à la haine, à l'exclusion, au racisme racontés dans ce roman. le talent et la force de Joann Sfar, c'est de réussir à nous faire prendre conscience de ces horreurs et à nous mettre face à ce monde monstrueux, par le rire.
Le dernier juif d'Europe est un récit délirant, parfois un peu difficile à suivre, mais qui, pourtant, relate une réalité bien trop vraie, une vision de notre monde contemporain crue et sans ménagement, à l'humour désespéré.
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Commenter  J’apprécie          833
Kirzy
  24 février 2020
Je n'ai rien compris à ce roman. Et je me sens très bête ou plutôt terriblement conventionnelle en mode plan-plan pour n'avoir pas succombé à cette oeuvre inclassable complètement barrée.
J'aurais voulu me glisser dans la peau d'une lectrice rock'n'roll capable de m'éclater en compagnie de Ionas le vampire centenaire skatteur, de Rebecka sa copine psy spécialisée dans les monstres en plein spleen ; j'aurais voulu m'attacher à la famille juive des Abergel. Au début, j'y ai cru. Je me marrais bien des délires échevelés de Joann Sfar qui fait ressusciter Johnny par Macron, invente une France très contemporaine farcie de monstres qui se rencontrent via Monster Tinder. J'ai bien ri à suivre les aventures truculentes du père du narrateur, Désiré Abergel, qui récupère suite à une opération magique son prépuce pour ne plus souffrir d'être juif et tester la haine antisémite en se rendant à un stand up d'un clone de Dieudonné.
Rouch, je te sens perplexe là. Ben oui, moi aussi j'ai frisé l'indigestion à cause d'un trop plein de foutraque. C'est d'autant plus regrettable qu'il y a des saillies vraiment hilarantes et que, surtout, Joan Sfar a des choses à dire sur notre France. Mais y a clairement trop de thèmes qu'il a voulu étreindre sans que la ligne directrice soit évidente à suivre : judaïté, montée de la haine antisémite, homosexualité, Gilets jaunes, Macron, BFM, les réseaux sociaux ... Je finis ce livre fatiguée par le foisonnement des pistes et le délire de ce style psychopathe.
Joan Sfar a l'intelligence et le talent, c'est évident. Je suis persuadée que ce roman, transformée en BD aurait été bien plus réussie. Forcément, il aurait été obligé d'épurer son propos, d'aller à l'essentiel pour dénoncer les travers de notre société avec une fantaisie déliée. Il y a bien, entre les chapitres, quelques dessins comme autant de portraits des personnages loufoques de ce roman. Je me suis raccrochée à eux pour parvenir à finir ma lecture.
Lu dans le cadre d'une Masse critique Babelio privilégiée
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fabienne1809
  23 février 2020
C'est mon premier roman de Joann Sfar... et je me faisais une joie de le lire.
J'avais en effet eu l'attention attirée sur cet auteur par la vidéo de la rentrée littéraire 2016 des éditions Albin-Michel. Cette année-là sortait "Comment tu parles de ton père".
On est ici dans un autre registre.
Il est question de blagues juives, d'antisémitisme, mais aussi de toutes les questions qui font l'actualité politique et sociale de la France, le tout dans un méli-mélo dans lequel je ne suis pas parvenue à me retrouver. Entre les personnages du monde réel et les morts-vivants qui ont des apparences monstrueuses, quelle est l'histoire qui est racontée ? L'histoire est le prétexte à faire passer un message qui est, je trouve, complètement noyé dans l'histoire délirante qui nous est livrée.
A côté de cela, j'ai trouvé que l'auteur avait un regard critique sur la société actuelle, beaucoup d'humour, ... J'ai beaucoup apprécié les illustrations qui nous permettent de nous y retrouver facilement parmi les personnages. J'ai envie de dire que c'est la seule chose limpide pour moi dans tout ce roman.
Bref, ma lecture a été pénible.
Je remercie néanmoins bien sûr les éditions Albin-Michel et Babelio de m'avoir sélectionnée pour découvrir ce roman en avant-première.
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Tachan
  24 février 2020
Connaissant Joann Sfar pour son trait graphique très singulier dans ses bandes dessinées, quand on m'a proposé ce service presse, j'ai sauté sur l'occasion afin de pouvoir enfin le lire. Je ne savais pas alors que c'était un roman pur jus, je pensais plus à un roman graphique au vu de l'auteur et de la couverture, mais non et la surprise fut totale.
Dans ce texte paru chez Albin Michel, Joann Sfar nous propose une histoire complètement déjantée fleurant bon le fantastique. Dans le Paris d'aujourd'hui sous la gouvernance d'E. Macron, François un vétérinaire doit épouser son cher et tendre. Mais le jour où il doit aller choisir le gâteau avec lui, son père, un Juif en plein questionnement, lui passe un drôle de coup de téléphone qui va l'embarquer dans la plus inattendue des aventures.
Alors que ce roman commence comme un roman contemporain on ne peut plus classique avec la découverte d'une famille bourgeoise parisienne qui est l'occasion de petites piques sur notre société actuelle, j'ai été très surprise de le voir basculer dans le fantastique le plus pur et le plus déjanté ! J'ai alors été prise dans une drôle d'aventure rocambolesque mêlant vieux Juif ne voulant plus l'être, vampire détestant ce qu'il est, jeunes femmes contrôle et pauvre fils emporté là-dedans sans avoir rien demandé.
Joann Sfar a une plume qui virevolte d'un court chapitre à l'autre. Il entrecoupe ceux-ci d'un portrait sommaire du personnage qui en sera le narrateur, ce qui permet de découvrir la galerie de ceux-ci. le récit est ainsi très dynamique. Les chapitres défilent. On est d'abord ébahi devant cette folie qui se déploie devant nous dans cette France actuelle que l'on aurait pas cru peuplée de vampires et autres créatures mythiques. Cela donne un ton léger et humoristique au texte rendant celui-ci encore plus facile à lire.
Les aventures de cette famille juive sont aussi l'occasion pour l'auteur de traiter de sujets d'actualité sous couvert d'humour et de dérision. Il critique violemment les politiques menées en France ces dernières décennies et dénonce la perte de confiance de l'électorat en la politique. Il revient aussi sur la résurgence de l'antisémitisme et de toutes les formes de racisme, ainsi que sur l'homophobie. Certes, il le fait avec beaucoup de verve et de gouaille, ses propos sont durs mais jamais moralisateur car l'humour n'est également jamais bien loin. J'avoue que j'ai bien aimé cette façon de vouloir dénoncer certains travers de notre société.

Cependant malgré cette plume agréable et cette volonté appréciée de jouer les défenseurs des droits de tous, j'ai trouvé le récit un peu trop abracadabrantesque pour moi. Au début, j'avais l'impression que ça n'avait ni queue ni tête. Puis, j'ai aperçu un semblant de trame mais trop légère pour moi. Et j'ai refermé le livre en me disant tout ça pour ça. J'ai plus eu l'impression d'une juxtaposition de scène cherchant à nous amuser et à nous faire lever les yeux au ciel, qu'à la construction d'un récit riche et argumenté avec une trame pensée à l'avance. Ici, j'ai eu le sentiment que l'auteur se laissait emporter par ses personnages et leurs aventures. Alors ça marchera très bien pour certains lecteurs, parce qu'il y a ce petit grain de folie qu'on retrouve dans les comédies américaines des années 50-60 ou encore dans le Bal des vampires, mais ce n'est pas ma tasse de thé.
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Emilyvalentine
  18 février 2020
Tout d'abord, je remercie les éditions Albin Michel et Babelio.
A part le film sur Gainsbourg que j'ai beaucoup apprécié, je ne connais pas du tout l'univers de Joann Sfar. J'étais donc curieuse et agréablement surprise d'avoir été sélectionnée pour la lecture de ce livre. Mais me voilà bien embêtée car je ne sais pas trop que penser de ce livre complètement barge. Pour sortir de ma zone de confort, ce choix était parfait et j'ai donc fait un grand écart mais lorsqu'on n'est plus très souple, cela peut être douloureux....
C'est l'histoire de François Abergel qui va épouser Léningrad. Sa famille est juive mais accepte son homosexualité. le père de François vit un problème d'identité et décide de subir une opération qu'il lui rend son prépuce. Il passe alors par des phases antisémites puis d'autres où il défend sa religion... C'est un électron libre qui m'a fait sourire plus d'une fois.
Sur cette histoire se greffent des monstres qui vont en consultation chez Rebecka, psychanalyste qui a perdu son mari devenu une âme errante. Ionas, vampire de 130 ans, est amoureux de Rebecka. Puis il rencontre Sara et là, coup de foudre mais malheureusement, Sara est enlevé par un méga monstre très puissant....
Certains passages du livre m'ont plu et fait sourire mais il y a aussi beaucoup de longueurs et de répétitions. Cet antisémitisme ambiant est très lourd à certains moments.
On perçoit une forme de critique de la société avec l'évocation des gilets jaunes, de BFM, de Macron, du Monster Tinder,.... Il y a beaucoup de sujets abordés plic ploc mais je n'ai pas toujours compris leur utilité dans le récit. Il y a trop de tout et j'ai eu du mal à m'y retrouver. J'ai vu approcher la fin du livre avec un certain soulagement.
J'ai apprécié les dessins des personnages au début de chaque nouveau chapitre ainsi que cette écriture très imagée, très visuelle. J'imagine très bien ce roman en BD et l'idée du père de François bravant la foule, la quéquette à l'air, m'a bien fait sourire. Mention pour le père qui est bien barré et qui m'a beaucoup plu.
Pour l'ensemble du roman, je reste assez dubitative, perplexe. Cette lecture n'est pas ma came mais elle doit avoir son public, je présume. Alors, je vous laisse avec mes doutes et, à vous de vous faire votre propre opinion.

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critiques presse (1)
LeMonde   27 février 2020
Le nouveau roman de Joann Sfar, « Le Dernier Juif d’Europe », est un appel au secours. L’écrivain, bédéiste et cinéaste recourt au surnaturel et déploie un humour fou pour dire la lucidité horrifiée qui l’habite.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
CancieCancie   21 février 2020
Tout à leur haine d'Emmanuel Macron, les révoltés ne s'étaient pas aperçus que leur pays était tellement divisé que c'était l'idée même d'un président qui leur était devenu insupportable. Lorsqu'on a une haine sanguinaire à l'égard de personnalités aussi dissemblables que Sarkozy, Hollande et Macron, c'est qu'aucun président ne nous conviendra plus. car enfin il s'agissait des trois natures, des trois morphologies et des trois visions du monde les plus distinctes possible : le premier...
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fabienne1809fabienne1809   23 février 2020
Ah, c'est la vie, mon cher monsieur, on rêve du petit rat de l'opéra et on finit avec le petit rot de l'apéro.
Commenter  J’apprécie          110
CancieCancie   20 février 2020
L'expresso est un journal qu'on ne lit plus puisqu'il a licencié la plupart de ses journalistes et qu'il change d'actionnaire principal tous les six mois. Cet hebdo, comme la majorité de la presse française, ne survit que grâce aux collectivités qui s'y abonnent et aux personnes âgées qui continuent d'aimer le papier parce qu'une fois par an, si tu te réabonnes, on te fait un cadeau.
Commenter  J’apprécie          291
CancieCancie   20 février 2020
Ça date de Babylone, d'avant peut-être. Chaque idéologie, chaque religion a eu besoin de s'en prendre aux juifs. De façon inconsciente, de la même manière qu'un enfant en veut à son père. Et cette haine est assez enfouie pour renaître à chaque génération sous une forme nouvelle. Ce serait drôle à observer s'il n'y avait pas autant de victimes.
Commenter  J’apprécie          250
fabienne1809fabienne1809   21 février 2020
Rougarou : femelle crocodile échappée de Louisiane. Assassin et décoratrice de son père maltraitant. Et en cela bienfaitrice de l'humanité car le père bouffait trois petits humains par jour, qu'il sélectionnait dans ces populations sans papiers et sans droits dont personne ne se préoccupe.
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Videos de Joann Sfar (114) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Joann Sfar
Joann Sfar publie Aspirine chez Rue de Sèvres. Il explique ici à Anne Douhaire comment il s'y est pris pour la dessiner.
Plus d'information sur la BD : https://www.franceinter.fr/livres/bande-dessinee-joann-sfar-j-aime-les-pessimistes-en-colere
Joann Sfar invité de Boomerang où il a évoqué l'urgence à défendre la France et ses littératures en se mobilisant pour la préservation du régime des auteurs. https://www.franceinter.fr/emissions/boomerang/boomerang-22-juin-2018
Plus de leçons de dessin : https://www.youtube.com/playlist?list=PL43OynbWaTMLSUzMpmqwuKcJNbTeC5GhD
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