AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Yves Bonnefoy (Traducteur)
ISBN : 2070394751
Éditeur : Gallimard (24/05/1996)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 66 notes)
Résumé :
Une pièce en cinq actes, vraisemblablement écrite en 1611. Le titre sous-entend : histoire à raconter au coin du feu. Histoire de l'apparition du mal dans les rapports humains, de la jalousie, des divisions, des souffrances, des discordes, du triomphe final de la paix.
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
isajulia
  04 mai 2013
Je viens à peine de terminer cette lecture et j'ai bien fait de persévérer.
Le début m'a paru incroyablement long et j'ai eu du mal à m'y retrouver dans les personnages mais après ça a été tout seul et j'ai pris plaisir à lire cette pièce du grand William.
La trame des événements est bien ficelée. Autour du personnage de Léonte, Roi de Sicile, qui se croit cocu, va venir se greffer une véritable intrigue qui m'a tenue en haleine jusqu'à la fin.
J'ai trouvé les protagonistes super et le langage grandiose. Aimant beaucoup le théâtre je me suis plu à essayer de visualiser chaque scène et chaque décor de ce quiproquo conjugal.
J'ai trouvé que Shakespeare arrivait à illuminer un des pires sentiments humain : la jalousie. Entre faute et rédemption il n'y a qu'un pas et la tournure que prend la pièce en deuxième partie rattrape allègrement ce début un peu fouillis.
Mon instinct me disait de ne pas abandonner, encore une fois il m'a sagement guidée et je ne le regrette pas. J'ai emprunté le Conte d'hiver dans la PAL de ma soeur, je vais lui piquer ses autres Shakespeare pour les lire en douce (c'est un de ses auteurs de référence avec Oscar Wilde donc gare à celui qui touche à ses livres).
Etant un jeune padawan du théâtre Shakespearien j'ai été enchantée par ce Conte d'hiver qui a première vue n'est pas une de ses pièces les plus connues. J'ai adoré (oui je sais je le dis souvent mais comme certains l'auront remarqué je suis plutôt bon public) et si les amateurs et experts en théâtre souhaitent découvrir cette pièce, allez-y, elle est vraiment chouette.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          200
GODON
  12 juin 2016
Des lectures dont j'ai tout oublié sauf que je les avais aimés, j'arrive presque toujours à en faire des relectures qui me laissent le sentiment d'avoir tout retrouvé, des impressions, des jugements, des plaisirs, des critiques. Bref, c'est curieux, je n'oublie donc pas vraiment et je ne change donc pas beaucoup d'avis. Après relecture c'est plus net, un peu d'émerveillement de la première fois est perdu… Mais le plaisir de la répétition égale le plaisir de la découverte.
En relisant «Le Conte d'Hiver», je retrouve cette poésie virtuose qui surgit avec une intensité fulgurante qui fait décoller... Comme ces vers pour dire la plus belle du monde : «Ah! Incomparablement la plus fine argile que j'en suis sûr, le soleil ait jamais illuminé» : (Ay; The most peerless piece of earth, I think, that e'er the sun shone bright on).
Quelle est l'intrigue? Avec l'hiver de la vie toutes les joies se gâtent, tout meurt, amour devient envie et jalousie. le roi Léontes semble ressentir que s'il doit mourir, qu'ils meurent tous aussi! Pourquoi leurs joies alors que lui est dévasté? Son jugement aussi pourrit… Il accuse sa femme innocente et perd son bonheur, son fils, sa fille et tout amour…
Mais l'hiver a toujours une fin et la jeunesse et la joie reviendront en printemps comme les contes tristes le prédisent : Sa femme, la fidèle Hermione et sa fille, la belle Perdita rallumeront l'espoir du monde.
Tout cela parait un peu juste, un peu naïf et j'ai l'impression en cours de relecture que je ne retrouve pas quelque chose : J'avais le souvenir d'une similarité avec «La Tempête» où l'intrigue ne pèse plus et où la féerie devient reine.

Une synchronicité étonnante me fait, tandis que je lis, écouter à la radio un chef d'oeuvre absolu que la vie m'avait caché : le «Nisi Dominus» de Vivaldi chantant le psaume 126… «Les enfants sont un héritage de l'Eternel… » Echo confondant de ce mélancolique conte :
(Vivaldi: Cum dederit (Nisi Dominus) - Mena (Roth) - YouTube)
La vie : Cette longue dissonance… Qui se résout toujours!
Et puis je vois la pièce par les merveilleux comédiens anglais de mon coffret «The Shakespeare Collection from the BBC Television».
Et finalement je réussis à revivre ce merveilleux de mon ancienne lecture, un peu laborieux, mais cette joie revit.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
JaneEyre
  21 mars 2015
Quand je suis au milieu d'une série de livres décevants, et que je cumule des lectures qui m'ennuient ou m'exasperent, je me tourne vers Shakespeare. Parce que c'est ma "valeur sûre". Quand je choisis un Shakespeare, je suis sûre de retrouver tout ce que j'aime dans la lecture: un style incroyablement beau, des émotions violentes, des sentiments humains finement décortiqués et une ambiance inimitable, onirique, malicieuse et dramatique en même temps.
Cette petite pièce ne fait pas exception, surtout la première partie (les 3 premiers actes) où Léontes, fou de jalousie, détruit sa propre famille, sur la seule certitude erronée qu'il a été trahi. Son esprit malade ne saisira l'etendue de sa démence qu'une fois ses proches enterrés ou perdus à jamais. Sur ce triste tableau va germer la graine de l'amour, une graine qui donnera un grand arbre à l'ombre duquel tout nos protagonistes pourront se retrouver et se pardonner mutuellement leurs erreurs.
Bien que la fin est un peu rapide (et un peu facile), je n'arrive pas à adresser le moindre reproche à cette petite pièce, parce qu'elle est tout simplement une nouvelle illustration de l'incroyable talent de Shakespeare!
Tout le long de la pièce, j'imaginais les acteurs, dans les théâtres de l'epoque, avec leurs somptueux costumes, les décors, les lumières de bougies... Je suis à chaque fois émerveillée!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
Hippolyte78
  12 avril 2017
Le conte d'hiver est une pièce théâtral en tragique et comique écrit par William Shakespeare.
On nous racontes ici l'histoire de Leonte roi de Sicile qui pris de jalousie est persuadée que sa femme, la reine nommé Hermione, le trompe avec Polixène roi de Bohême. Il ira jusqu'à l'accuser et en attendant le procès, la fait enfermer, enceinte et sur le point d'accoucher. Elle va donc accoucher en prison d'une jeune fille, que va renier Leonte.
Ainsi commence cette histoire.
J'avais jamais lu du Shakespeare, et WOW, exceptionnel. Des dialogues excellents, une tragédie original, avec une verve magnifique. J'avais vu l'adaptation sur scène par l'agence de voyage imaginaire, et j'ai pas été déçu !
Franchement je conseille cette pièce.
Commenter  J’apprécie          100
Gaphanie
  07 décembre 2018
Cinq actes, pour ce Conte d'Hiver, mais en vérité, deux parties.
Dans la première partie, Léonte, roi de Sicile, reçoit son frère, Polixène, roi de Bohème, et, soudain persuadé qu'il est l'amant de sa femme, la Reine Hermione, demande à un de ses hommes de confiance, Camillo, de l'empoisonner. Mais Camillo, se rendant compte de la folie de Léonte, persuade Polixène de fuir avec lui, ignorant qu'il laisse ainsi Hermione livrée au courroux de son époux. Car Léonte accuse sa femme d'avoir été adultère, malgré l'incrédulité de ses gens, et envoie deux messagers quérir l'arbitrage d'Apollon, à Delphes. Pendant ce temps, emprisonnée, Hermione donne le jour à une petite fille. Léonte, persuadé qu'elle est la bâtarde de Polixène, donne l'ordre de l'abandonner dans la forêt. Et quand Cléomène et Dion, au procès d'Hermione, lisent la sentence de Delphes qui la disculpe, Léonte l'écarte et veut continuer le procès. C'est alors qu'on lui apporte la nouvelle de la mort de son fils, Mamillius, emporté par le chagrin de voir sa mère en si mauvaise posture. Hermione, quant à elle, s'est évanouie et mourra quelques minutes plus tard.
En Bohème, quelque part sur le rivage, on voit la petite princesse Perdita recueillie par des bergers.
Toute cette partie s'étend sur les trois premiers actes.
La première scène de l'Acte IV nous montre le Temps, venu nous chanter que seize ans se sont écoulés.
Et dans la seconde partie, on voit le fils de Polixène, Florizel, raide dingue d'une jolie petite bergère, et bien déterminé à l'épouser, même sans le consentement de son monarque de père... On devine aisément la suite...
J'ai bien aimé cette pièce de Shakespeare, même si quelques morts (le petit Mamilius, Antigone, dévoré par un ours) restent un peu en travers de la gorge. Et puis une pièce de Shakespeare qui finit à peu près bien, pour ce que j'en sais, c'est assez rare. Raison de plus de l'aprécier. Et enfin, la petite touche de surnaturel, avec le fantôme d'Hermione qui ordonne à Antigone d'aller en Bohème pour abandonner la petite, alors que Léonte n'a pas précisé de lieu, la sentence d'Apollon, et la scène finale, avec la statue d'Hermione...
J'ai préféré la première partie, avec la montée en puissance de la jalousie apocalyptique de Léonte. La seconde était un peu trop prévisible à mon goût.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
GODONGODON   27 mai 2016
Ce ne serait rien…
De se chuchoter des choses à l’oreille?
D’être joue contre joue? De se frôler le nez?
De s’embrasser les lèvres en dedans?
D’étouffer un éclat rire par un soupir?
-capitulation de la pudeur-
De se chevaucher les pieds?
De se cacher ensemble dans les coins?
De souhaiter que l’horloge accélère?
De transformer heures en minutes et midi en minuit?
De vouloir coudre une toile aux yeux des autres et
D’être seuls à se voir effrontément sans être vus?
Tout cela ce ne serait rien…
Mais alors tout ce qui est au monde n’est rien.
Le ciel qui nous couvre n’est rien.
La Bohême n’est rien.
Les femmes ne sont rien.
Et tous ces riens ne sont que des riens.
Si tout cela n’est rien.

Is whispering nothing?
Is leaning cheek to cheek? is meeting noses?
Kissing with inside lip? stopping the career
Of laughter with a sigh? (a note infallible
Of breaking honesty)? horsing foot on foot?
Skulking in corners? wishing clocks more swift?
Hours, minute? noon, midnight? and all eyes
Blind with the pin and web but theirs; theirs only,
That would unseen be wicked? is this nothing?
Why then the world and all that's in't is nothing?
The covering sky is nothing, Bohemia nothing,
My wife is nothing, nor nothing have these nothings,
If this be nothing.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
isajuliaisajulia   11 avril 2013
Le clown : Vous voilà riche, vieil homme. Si les péchés de votre jeunesse vous sont pardonnés, vous allez pouvoir vivre à l'aise. De l'or, rien que de l'or!
Le berger : C'est l'or des fées, mon gars, tu verras. Tiens-le solide, et tiens-le caché. Et à la maison au plus vite, à la maison! Nous sommes vernis, mon gars, et pour l'être toujours, du secret, rien que du secret! Au diable mes moutons! Viens, mon bon fils, à la maison, au plus vite.
Le clown : Allez-y au plus vite avec vos trouvailles. Moi, je vais voir si l'ours a quitté le gentilhomme, et combien il en a mangé. Ils ne sont enragés que lorsqu'ils ont faim. S'il en a laissé un petit bout, je l'enterre.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
isajuliaisajulia   04 mai 2013
Si ma langue est de miel, qu'elle se couvre de cloques
Et ne soit plus, jamais plus, le trompette
De ma brûlante colère!
Commenter  J’apprécie          170
JaneEyreJaneEyre   21 mars 2015
 LE TEMPS.-Moi qui plais à quelques-uns, et qui éprouve tous les hommes, la joie des bons et la terreur des méchants ; moi qui fais et détruis l'erreur, en vertu de mon nom, je prends sur moi de faire usage de mes ailes. Ne me faites pas un crime à moi, ni à la rapidité de mon vol, si je glisse sur l'espace de seize années, laissant ce vaste intervalle dans l'oubli : puisqu'il est en mon pouvoir de renverser les lois, et de créer et d'anéantir une coutume dans l'espace d'une des heures dont je suis le père, laissez-moi être encore ce que j'étais avant que les usages anciens ou modernes fussent établis. Je sers de témoin aux siècles qui les ont introduits, et j'en servirai de même aux coutumes les plus nouvelles qui règnent de nos jours ; je mettrai hors de mode ce qui brille maintenant, comme mon histoire le paraît à présent. Si votre indulgence me le permet, je retourne mon horloge, et j'avance mes scènes comme si vous eussiez dormi dans l'intervalle. 
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
isajuliaisajulia   04 mai 2013
Je crois que le malheur peut flétrir la joue,
Mais ne peut rien contre l'âme.
Commenter  J’apprécie          200
Videos de William Shakespeare (344) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de William Shakespeare
Gallica vous propose un rendez-vous régulier pour découvrir en vidéo live les trésors numérisés de la BnF. Dans ce nouvel épisode, Emilie Fissier et Frédéric Manfrin, commissaire associée et commissaire principal (avec Vincent Ferré) de l'exposition Tolkien présentée à la BnF, vous guident dans Gallica et en Terre du Milieu ! Retrouvez sur notre site les documents évoqués successivement par les intervenants :
1 le songe d'une nuit d'été, William Shakespeare, illustré par Arthur Rackham, 1909 : https://c.bnf.fr/FAk 2 L'Or du Rhin, et la Valkyrie, Richard Wagner, illustré par Arthur Rackham, 1910 : https://c.bnf.fr/FAn 3 le Petit Poucet, illustré par Gustave Doré, 1862 : https://c.bnf.fr/FAq 4 Beatus, Commentaire sur l'Apocalypse, fin du 12e siècle : https://c.bnf.fr/FAh 5 Échiquier de Charlemagne, 1075-1100 : https://c.bnf.fr/FAt 6 Cor de Roland, 1000-1100 : https://c.bnf.fr/FAw 7 Éléphant de Martin Schongauer, 15e siècle : https://c.bnf.fr/FAz 8 Dante Alighieri : la Divine Comédie glosée, 1301-1400 : https://c.bnf.fr/FAC 9 Armorial, 15e siècle : https://c.bnf.fr/FAF 10 Évangiles dits de Saint-Gatien de Tours : https://c.bnf.fr/FAI
Et pour prolonger ce live, jouez avec Gallica en Terre du Milieu ! https://gallica.bnf.fr/blog/04122019/gallica-en-terre-du-milieu-le-jeu
+ Lire la suite
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature anglaise et anglo-saxonne>Littérature dramatique anglaise (128)
autres livres classés : théâtreVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Roméo et Juliette

"Roméo et Juliette" est une comédie.

Vrai
Faux

10 questions
1432 lecteurs ont répondu
Thème : Roméo et Juliette de William ShakespeareCréer un quiz sur ce livre