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Daphné Bernard (Traducteur)
EAN : 9782714446107
240 pages
Éditeur : Belfond (18/02/2010)

Note moyenne : 3.09/5 (sur 198 notes)
Résumé :
Présentation de l'éditeur :

Dans le Northumberland, depuis des générations, les dames Grope font régner la terreur autour d’elles. Signes distinctifs : un physique ingrat, une nature antipathique et des pulsions castratrices inversement proportionnelles à leur volonté de se reproduire. Qu’à cela ne tienne ! Chez les Grope, on kidnappe les hommes de mère en fille. Une coutume familiale dont le jeune Esmond Burnes va faire les frais... Forcé de se réfug... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (47) Voir plus Ajouter une critique
nekomusume
  27 décembre 2012
Alors si j'ai beaucoup aimé l'humour dans la première partie du livre, celle qui nous raconte les origines de cette famille d'amazones, j'avoue avoir été moins convaincue pas la suite de l'histoire.
Alors oui çà se lit facilement, oui il y a toujours cette pointe d'humour, oui chaque personnage a ce qu'il mérite en quelque sorte, mais il manque un petit quelque chose qui rende l'histoire particulièrement savoureuse...
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Motsetmerveilles
  28 mai 2020
La voix de G. Galienne berce mes endormissements. C'est après une de ses lectures que je me suis précipitée chez mon libraire pour acheter un Tom Sharpe (en vrai, j'ai dû attendre le déconfinement). Plusieurs titres s'offraient à moi, la quatrième de couverture m'a décidé pour le Gang des mégères inapprivoisées.
Dans la famille Grope, les femmes commandent, les hommes obéissent et assouvissent les désirs, notamment sexuels, de ces dames. Femmes de tête, sales caractères, physiques ingrats, les demoiselles Grope doivent rapidement avoir recours au kidnapping pour se trouver des maris. Des géniteurs serait d'ailleurs le terme plus exact puisque la principale besogne de ces messieurs est de faire des enfants à leurs épouses (geôlières?). Des filles de préférence qui perpétueraient la tradition. Soit dit en passant, les mauvaises langues n'ont pas manqué qui se sont interrogées au fil des siècles sur le nombre restreint de naissances masculines.
Cependant, au XXème siècle, le kidnapping s'avère plus difficile et les filles de la famille quittent le nid pour se trouver des maris ailleurs. La tradition n'est pas loin de se perdre.
Esmond Burnes est un jeune homme de 19 ans doté d'une famille elle aussi encombrante. Un père pitoyable qui a, de plus, le mauvais goût de détester son fils, une mère complètement allumée, un oncle pour le moins malhonnête et la femme de celui-ci : tante Belinda.
Quand son père part en vrille, la famille d'Esmond se trouve précipitée dans une série de situations ubuesques et de quiproquos absurdes. La tante Belinda, lasse de son mari, malfrat alcoolique et stérile, en profite pour kidnapper Esmond et le conduire dans la propriété de ses ancêtres avec la ferme intention de l'épouser et mettre au monde tout plein de petites Grope.
Une écriture enlevée, un rythme rapide, un roman truculent qui m'a fait passer de très bons moments même si la fin est arrivée de façon un peu abrupte. Il paraît que ce n'est pas le meilleur roman de Sharpe? Tant mieux, les autres me promettent donc bien du plaisir.
Quant à celui-ci? J'ai quatre filles, je crois que je vais leur offrir!
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Corboland78
  08 juillet 2013
Tom Sharpe qui vient de nous quitter le mois dernier (1928-2013) est un écrivain satirique britannique. Depuis son roman Wilt (1976) il est reconnu comme l'un des plus grands humoristes anglais de son époque. le Gang des mégères inapprivoisées, son dernier roman, est paru en 2010.
Voici le résumé donné au dos du roman : Dans le Northumberland, depuis des générations, les dames Grope font régner la terreur autour d'elles. Signes distinctifs : un physique ingrat, une nature antipathique et des pulsions castratrices inversement proportionnelles à leur volonté de se reproduire. Qu'à cela ne tienne ! Chez les Grope, on kidnappe les hommes de mère en fille. Une coutume familiale dont le jeune Esmond Burnes va faire les frais... Fils unique d'une toquée de romans à l'eau de rose et d'un petit banquier terne et disgracieux, Esmond est forcé de se réfugier chez son oncle suite à une agression alcoolisée de son père. C'est là que l'innocent garçon va tomber entre les griffes de sa tante Belinda, née Grope, épouse frustrée et ménagère forcenée.
Dès les premières pages il est impossible de ne pas faire la comparaison entre Tom Sharpe et P.G. Wodehouse. le même humour fait de situations absurdes et de réflexions décalées, mais Wodehouse est un maître inégalé – qu'il faut absolument avoir lu - et par ricochet, ce qui paraissait un compliment pour Sharpe devient un fardeau bien trop lourd pour lui, du moins dans ce roman. Là où Wodehouse fait dans le subtile avec une élégance mondaine, Sharpe fait dans le burlesque rustique.
Difficile de dire ce qui cloche, le début du livre est correct, la référence à Wodehouse met de bonne humeur et permet tous les espoirs. Et puis plouf ! Presque d'un coup d'un seul, on s'ennuie. Trop c'est trop, les situations alambiquées deviennent lourdingues, l'humour des réparties patine car on les devine avant de les lire. le petit bouquin devient subitement trop long, on à hâte d'arriver au dénouement, pas de chance lui non plus n'est pas renversant.
Objectivement, je ne pense pas qu'il s'agisse d'un mauvais roman, mais moi il m'a cruellement déçu car ressemblant trop à du Wodehouse, j'en attendais mille merveilles.
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Noctenbule
  14 septembre 2013
"C'est une des particularités les plus surprenantes de la vieille Angleterre : des familles entières vivent dans des maisons construites par leurs ancêtres des siècles auparavant, sur des domaines qui étaient déjà les leurs avant la conquête normande. Les Grope de Grope Hall sont l'une d'entre elles." Une grande famille qui a su s'imposer avec des femmes de poignes. Pas besoin de Meetic pour ces demoiselles fortes à la beauté plus ingrate. Les hommes sont enlevés de force, enfermés et violés. Les jeunes garçons disparaissent beaucoup, normal pour une famille où le pouvoir féminin règne en maître. La tradition doit perdurer mais l'évolution de la société modifie un peu la tradition de quête masculine. D'ailleurs, beaucoup des jeunes femmes ont quitté la demeure familiale où peu de chose ont évolué à travers les siècles.
C'est le cas d'ailleurs, de la sublime Belinda à laquelle il ne lui reste que de sublimes souvenirs de la demeure Grope, elle a grandi loin de la tradition mais connaît bien l'histoire familiale. Un jour, les circonstances lui permettent un échappatoire à sa vie triste et morne avec l'horrible Albert. Voilà que le jeune Esmond Burnes arrive. Un vrai gland ce gamin, mais comment pourrait-il en être autrement avec un père qui le déteste car lui ressemblant trop et une mère qui vit à à travers des romans à l'eau de rose? Une opportunité s'offre à elle, qu'elle va saisir qui va créer des situations absurdes pour le plus grand plaisir du lecteur.
Je ne peux pas dévoiler toute l'histoire mais c'est assez cocasse. Par contre, le dynamisme du début sur l'histoire de la famille Grope laisse place à une plus grande tranquillité sur le reste de l'ouvrage. J'aurais bien aimé que cela reste constant, car parfois c'est un peu long. Mais juste parfois. Car cela cela reste un livre assez drôle, dépaysant et loufoque. Je vous garantie un bon moment de lecture.
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BVIALLET
  30 avril 2012
Fils unique d'un terne petit banquier et d'une toquée de romans à l'eau de rose, le jeune Esmond se retrouve obligé de se réfugier chez son oncle vendeur d'automobiles et un peu trafiquant suite à une tentative de meurtre sur sa personne un soir de soûlerie de son père. Mais Bélinda, la femme de son oncle est une demoiselle Grope. Et depuis des générations, les femelles de cette tribu font régner la terreur dans leur fief du Northumberland. Pourvues d'un physique ingrat et d'une nature antipathique, elles n'ont qu'une seule ambition dans la vie : trouver un mâle capable de les mettre enceintes et accoucher d'une fille qui continuera la lignée. La tante Belinda est une épouse frustrée qui n'est jamais arrivée à ses fins avec l'oncle Albert. L'arrivée du jeune Esmond ravive donc ses appétits. Echappera-t-il à cette mégère qui n'a rien pour plaire et qui fait le double de son âge ?
Il y a tout pour amuser le lecteur dans ce livre : disparitions suspectes, situations cocasses ou abracadabratesques, soûleries mémorables et torrides parties de jambes en l'air. Les flics sont de fieffés abrutis, les hommes d'aimables crétins et les femmes des harpies plus ou moins nymphomanes. On pourrait crier à la caricature si tout cela n'était tempéré d'un humour anglais de la meilleure eau. Ce livre se dévore littéralement. On est même déçu qu'il soit si vite terminé ! Seul petit bémol : une fin un peu légère qui n'est pas du niveau du reste.
Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
tulisquoitulisquoi   04 mars 2010
Mme Burnes n'était pas une femme à qui l'on déniait le droit d'être mère. Grande et frivole, avec un appétit insatiable pour les histoires à l'eau de rose les plus mièvres et les plus bêtes, elle avait acquis une passion inextinguible pour l'Amour. En d'autres termes, elle vivait dans un monde où les hommes, tous aristocrates, faisaient leur demande en mariage au sommet d'une falaise, une nuit de pleine lune, tandis qu'en contrebas les vagues se fracassaient contre les rochers. Leur requête était acceptée avec un mélange de ravissement et de pudeur, après quoi il étreignaient leur pure fiancée contre leur torse viril.
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patatarte2001patatarte2001   15 janvier 2015
Le lendemain, de nouveau vêtu en pouilleux - ce qui lui valu un coup d'oeil bizarre de la part du réceptionniste -, il régla sa note, prit sa valise et partit en donnant un généreux pourboire au portier. Celui-ci, persuadé qu'Horace avait plus besoin de cet argent que lui, le lui rendit et doubla même la somme
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NoctenbuleNoctenbule   15 septembre 2013
Saisissant un couteau à découper, il s'avança d'un pas lourd vers son fils, se jeta sur lui et tomba face contre terre.
- Papa ne tourne pas rond? demanda Esmond tandis que Vera s'agenouillait près d'Horace et lui retirait le couteau des mains.
- Il n'est pas lui-même. Ou plutôt il a l'impression qu'il est est quelqu'un d'autre. un truc comme ça. Esmond, est*ce que tu peux, pour une fois, arrêter de raser les murs et aider ton père à retrouver ses esprits avant que j'appelle une ambulance?"
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Corboland78Corboland78   08 juillet 2013
Albert Ponson dévisagea Horace. Ses propos étaient difficiles à avaler. Il n’avait jamais apprécié son beau-frère ni compris comment sa sœur avait pu l’épouser, mais il partageait le sentimentalisme primaire de Vera et sa croyance dans les valeurs familiales les plus simples. Pour lui, les pères devaient aimer leurs enfants, ou du moins être fiers d’eux. Kif-kif pour les chats et les chiens. Vous les aimez parce qu’ils vous appartiennent. Raconter qu’on détestait son fils n’était pas seulement désagréable mais contre nature.
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NoctenbuleNoctenbule   14 septembre 2013
C'est une des particularités les plus surprenantes de la vieille Angleterre : des familles entières vivent dans des maisons construites par leurs ancêtres des siècles auparavant, sur des domaines qui étaient déjà les leurs avant la conquête normande. Les Grope de Grope Hall sont l'une d'entre elles.
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Videos de Tom Sharpe (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Tom Sharpe
Disparition de l'écrivain Tom Sharpe
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