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Christiane Ellis (Traducteur)David Ellis (II) (Traducteur)
ISBN : 2264043687
Éditeur : 10-18 (05/10/2006)

Note moyenne : 3.76/5 (sur 154 notes)
Résumé :
Par un maître de l'humour british, le quatrième volet des aventures de Wilt, héros délicieusement raté, loser magnifique et éternelle victime. Situations cocasses, rebondissements multiples, quiproquos en tous genres Tom Sharpe nous revient, plus en verve que jamais. Le moins qu'on puisse dire, c'est que la perspective des vacances n'enchante pas Wilt : Eva, sa gargantuesque moitié, vient de lui annoncer qu'ils sont tous invités, quadruplées comprises, à passer l'ét... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
carre
  16 juillet 2014
Wilt épisode 4.
Et encore une belle tranche de rigolade offerte par Tom Sharpe. Notre héros, champion du monde des gaffeurs respire à plein poumons. Il a réussit à envoyer Eva et les quadruplés en vacances aux States. Une parenthèse de liberté s'ouvre devant lui. Mais voilà Sharpe au stylo, emmerdements à gogo.
C'est toujours aussi barré, drôle, absurde. Oui, on peut rire sans retenue en lisant. Sharpe s'en charge avec un évidente malice. Il nous amuse avec des personnages qui pourraient paraitre improbable, et pourtant ça marche. Amis végétariens, rire vaut un bon steak, Wilt et sa famille de foldingues s'en charge aisément. Bon appétit.
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julienraynaud
  05 avril 2019
Wilt 4 : un roman feel-good !
Malgré un titre français tout à fait raté, et peu représentatif (le titre anglais Wilt in Nowhere était beaucoup mieux), ce tome 4 est excellent. Il peut se lire même sans connaître les précédents. Surtout, vous allez certainement pouffer pendant la lecture et votre entourage vous demandera certainement des éclaircissements ! Vous répondrez que vous lisez du grand guignol ultra savoureux, mais attention ce n'est nullement grotesque (comme peut l'être le roman légèrement raté de J.M. Erre, le grand n'importe quoi). L'enchaînement des péripéties ne peut pas être anticipé, vous ne devinerez rien à l'avance, car vous n'êtes pas Tom Sharpe.
Pour ceux qui connaissent Wilt, vous vous convaincrez que sa succession est bien assurée : ses quadruplées sont pires que lui, quatre bombes à retardement.
La traduction est convenable, même si page 221 de l'édition 10/18, on trouve une confusion de personnages : ce n'est pas Wilt qui téléphone à Eva, mais Flint…
Mention bien à la postface de Ch. Dalzon, maître de conférences à Saint-Quentin-en-Yvelines.
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Momiji
  01 octobre 2014
En faisant sortir les Wilt de leur quotidien (attention, je n'ai pas dit vie routinière, ce serait un mensonge éhonté et antinomique avec les Wilt !) pour partir avec eux en vacances, Tom Sharpe décide de nous prouver une fois de plus à quel point cette famille est atypique et sème le désordre partout où elle passe, sans le vouloir. Enfin, concernant mari et femme, c'est vrai. Mais les quadruplées ont grandi et sont devenues des vraies pestes détestables. Autant elles m'avaient fait rire dans les deux tomes précédents, mais dans celui-ci, elles se sont attirées mon antipathie. Véritablement méchantes, leur capacité à nuire est impressionnante. Quand elles ont la bonne idée d'enregistrer une dispute de l'oncle Wally et de sa femme au sujet de leurs rapports sexuels, puis de l'enregistrer sur cassette et de le diffuser via les hauts parleurs de la résidence de campagne pour que tous les voisins entendent leur vie intime, on mesure leur vice et la rapidité de leur expulsion par leurs hôtes.
Mais surtout, l'auteur prend encore une fois le prétexte de ce tome pour écorcher la société et s'en prendre cette fois à l'Amérique, pour dénoncer son racisme, l'hypocrisie de son puritanisme, son capitalisme exacerbé, la notion de toute puissance militaire que certains habitants ressent(ai)ent et en même temps sa mentalité entrepreneuriale. Critiques donc mais aussi ironie quant à la vision d'Eva, symbole d'une génération, qui voit en ce pays l'incarnation d'un paradis rêvé. A la recherche cette fois d'un paradis perdu, Henry Wilt va aller de déconfitures en mésaventures dans ses escapades anglaises qui l'embarquent dans l'affaire d'un incendie criminel triplé d'un meurtre, d'un notable pédophile et d'une amante dégénérée et manipulatrice. A cela, rajoutons un séjour à l'hôpital où il passe de la gériatrie à la psychiatrie, avec un gros trou de mémoire, avec une Eva hystérique, que les autorités américaines auraient aimé inculper pour trafic de stupéfiants. Et l'inspecteur Flint est encore une fois mêlé à l'histoire, persuadé de pouvoir enfin le coincer...Tom Sharpe a un regard cynique sur les espérances que les vacances procurent et la réalité de certaines d'entre elles.
Bref, une cascade de rires, de situations rocambolesques, une satire sociale délicieuse et une plume affûtée qui vous font passer un bon moment de lecture avec cette famille qu'on préfère avoir en livres qu'en voisins.
Lien : http://wp.me/p12Kl4-r9
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cathe
  06 septembre 2015
A tous les bibliothécaires et libraires auxquels les lecteurs demandent : "Vous n'auriez pas un livre drôle à me conseiller ?", donnez-leur celui-ci ! Les aventures de Wilt sont franchement hilarantes et, pour peu que l'on accepte du loufoque et de la caricature, on sourit et même on rit franchement.
Wilt, professeur dans un centre de formation pour adultes, essaie de trouver une excuse pour éviter d'aller passer les vacances chez l'oncle de sa femme, un militaire américain en retraite, raciste et anti-communiste. de plus, ses quatre filles adolescentes risquent de ne pas être des modèles de jeunes filles bien élevées ! Non, c'est décidé, il va réaliser ce dont il rêve depuis longtemps : partir à pied dans la campagne anglaise, au hasard, à la découverte des petits villages et des auberges accueillantes. Bien sûr une successsion de quiproquos et de rebondissements vont le conduire à être mêlé à un crime, tandis que sa femme et ses filles vont être prises pour de dangereuses trafiquantes de drogue et les situations comiques vont se succèder en égratignant au passage les travers des Anglais et des Américains!
A lire d'une traite, le sourire aux lèvres !
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klagg36
  01 octobre 2013
(Comme il s'agit d'une série, je mets ce même commentaire sur les cinq livres concernés)
Dire de Tom Sharpe qu'il est un remède à la morosité ambiante est un truisme. Avec la série des Wilt, il ne déroge pas à sa réputation. D'accord, il en fait parfois un peu trop mais quand même, difficile de ne pas rire à certains passages. Evidemment, ce n'est pas à longueur de pages mais rire, ne serait-ce que toutes les dix pages, c'est terriblement agréable.
Ceci étant dit et sans remettre en cause le plaisir de lire la série, force est de constater que la puissance humoristique des deux premiers tomes s'épuise dans les derniers. Autant Tom Sharpe parvient à démonter intelligemment les situations cocasses dans lesquelles se retrouve le héro, Wilt, dans les premiers épisodes, autant les dénouements desdites situations, toujours plus invraisemblables au fur et à mesure des tomes, laissent sur la faim et paraissent rapidement expédiés ensuite ; comme s'il était plus facile de créer l'imbroglio que de le dénouer…ce qui est le cas en fait.
Mais, pas d'inquiétude, si vous voulez passer un très bon moment, lisez au moins les deux premiers de la série et vous verrez, vous me remercierez.
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
okkaokka   14 mai 2018
p.260.
L'une des formes de l'ironie reflète une vision du monde dans laquelle prévaut l'incertitude. À la fin de Wilt 1, Henry Wilt accepte enfin les contradictions engendrées par sa double nature. Voulant à la fois la liberté, source de danger, et le confort simple de la vie de l'homme ordinaire, Wilt se résigne à redevenir l'homme sage qu'il n'était plus en assumant ses aspirations contradictoires. En effet, le contraire de la sagesse est de prétendre qu'il est possible de maîtriser son destin par la seule volonté. Wilt constate, grâce à un parcours initiatique, que c'était une imposture. Dans ce roman, l'inspecteur Flint ne parvient pas à ce stade de réflexion. Il demeure la victime de Wilt et de sa capacité d'ironiste lors d'interrogatoires durant lesquels il tente de faire avouer à Wilt des délits qu'il n'a pas commis. Il apprend ainsi, à ses dépens, que le monde est plus complexe qu'il ne semble. Dans Wilt 4, l'inspecteur Flint finit par évoluer. Comme Wilt l'avait fait dans les romans précédents, celui-ci reconnaît qu'il y a une part de l'homme qui reste inconnue et qu'il ne faut surtout pas essayer de comprendre. La sagesse de Wilt deviendrait-elle contagieuse ? Toujours est-il que Wilt 4 se termine sur une note d'optimisme qui, après la peinture des travers les plus sombres de l'être humain, ne peut que réjouir le lecteur.
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okkaokka   14 mai 2018
p.82-3.
Samantha avait parfaitement jaugé la personnalité du révérend.
« Dieu » ? fit-elle en prenant un air ahuri. Mais c'est quoi, ça, « Dieu » ?
Le révérend fut ahuri à son tour. Visiblement, personne ne lui avait jamais posé une telle question.
- Dieu ? Eh bien, je dois dire... Je dois dire..., bredouilla-t-il.
Mrs Cooper trancha.
- Dieu est amour, dit-elle d'un ton pénétré.
Les quadruplées la regardèrent avec intérêt. Voilà qui promettait d'être amusant.
- Est-ce que vous faites Dieu ? Lança Emmeline.
- Faire Dieu ? Tu as bien dit « faire Dieu » ? demanda Mrs Cooper.
La tante Joan eut un sourire contrit. Elle n'avait pas la moindre idée de ce qui allait suivre. Rien de plaisant, sans aucun doute. En fait, la conversation prit même un tour excessivement déplaisant.
- On fait l'amour ; donc si Dieu est amour, on fait Dieu, expliqua Emmeline avec un sourire de séraphin. Les gens n'existeraient pas si on ne faisait pas l'amour. C'est comme ça qu'on fait les bébés.
Mrs Cooper la contempla, horrifiée, incapable de trouver une réponse. Le révérend en trouva une.
- Ma chère enfant, lança-t-il très fort et un peu imprudemment, tu ne sais pas de quoi tu parles. Ce sont les paroles de Satan. Des paroles diaboliques !
- Ce n'est pas vrai. C'est affaire de logique, et la logique n'a rien de diabolique. Vous avez dit que Dieu est amour, alors j'ai dit...
- Tout le monde a entendu ce que tu as dit ! tonna Eva. Et on ne veut plus t'entendre. C'est compris, Emmy ?
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stern85stern85   22 juillet 2012
- Allez donc voir à la morgue ! Vous y trouverez sûrement un macchabée avec des vêtements à sa taille. Maintenant, laissez-moi dormir !
L'inspecteur emprunta le couloir et demanda la direction de la morgue. Mais, arrivé là et ayant exposé les raison de sa venue, il fut traité de détrousseur de cadavres et priés de décamper immédiatement.
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okkaokka   14 mai 2018
p.119-20.
- Je crois que le mot est « stationnaire », chef. Vous avez dit « orbite statuaire ». C'est « orbite stationnaire ».
Le shérif contempla son adjoint d'un œil torve. Il commençait à s'énerver.
- « Stationnaire » est impossible, Baxter. Wilma se déplace à plus de quatre mille huit cents kilomètres à l'heure. Forcément, vu la vitesse de rotation de la Terre. Enfin, c'est un nombre de cet ordre. T'as qu'à calculer toi-même : la Terre fait une rotation complète en un jour, et sa circonférence est de trente-neuf mille kilomètres. C'est une simple division. Fais le calcul tout seul. Alors si t'as un satellite qu'a planté ses fesses au-dessus de Wilma... Non, oublie « planté ses fesses », ça me rappelle trop de choses désagréables. Un satellite perché là-haut, à des hauteurs vertigineuses, aussi vertigineuses que la connerie des mecs qui mènent cette opération... Il faut bien que ce petit bijou se déplace à toute allure pour rester au-dessus de Wilma, non? (Baxter acquiesça.) Donc, quand je dis « statuaire », je sais ce que je dis. L'opération doit coûter des millions de dollars. Elle est donc forcément statuaire, approuvée par le gouvernement. Et dire qu'on essaie de réduire le déficit fédéral !
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okkaokka   14 mai 2018
p.28.
Mais Eva avait d'autres chats à fouetter. Samantha lui donnait pas mal de fil à retordre : elle refusait catégoriquement de partir en Amérique. La cousine d'une copine lui avait raconté qu'elle était allée à Miami et qu'elle avait vu un homme se faire abattre en pleine rue.
- Ils portent tous des armes à feu. Et le taux de criminalité est effrayant, avait-elle dit à sa mère. C'est une société hyper violente.
- Je suis certaine qu'à Wilma les choses sont différentes. D'ailleurs, l'oncle Wally est un homme qui a beaucoup d'influence, et personne n'oserait le contrarier.
Mais Samantha n'en était pas convaincue :
- Papa dit que c'est un vieil enfoiré qui se la pète et qui croit que les États-Unis gouvernent le monde.
- Peu importe ce que dit ton père. Et n'emploie pas de tels mots à Wilma.
- Quoi ? « Qui se la pète » ? D'après papa, c'est exactement le terme qui convient. Les Américains font péter des bombes sur l'Afghanistan et tuent des milliers de femmes et d'enfants.
- Et ils ratent les véritables cibles, renchérit Emmeline.
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