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Paul Bady (Traducteur)zhi hua Li (Traducteur)
EAN : 9782070428281
298 pages
Éditeur : Gallimard (22/05/2003)

Note moyenne : 3.29/5 (sur 17 notes)
Résumé :
Le nouveau-né a une conscience aiguë de ce qui l'entoure : la mère, le père, garde au Palais, souvent absent, la vieille tante égoïste, les deux filles de la maison, la belle-mère tyrannique, l'ingénieux cousin Fuhai et bien d'autres personnages plus éloignés du nourrisson comme le fils du charcutier qui part rejoindre les Boxeurs, ou le boucher musulman, mélomane et champion d'arts martiaux... D'épisodes cocasses en scènes remplies d'émotions, avec humour et tendre... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Shan_Ze
  20 octobre 2014
L'enfant du nouvel an est un récit autobiographique qui raconte les événements autour de sa naissance. On découvre les fêtes traditionnelles qui entoure sa naissance en Chine : le premier bain, le troisième jour, le premier mois... La vie de sa famille n'est pas facile, des difficultés financières. On remarque que les traditions sont très présentes à cette époque comme, par exemple, offrir un présent quand on rend visite!
Dans la deuxième partie, on s'éloigne un peu de l'événement de sa naissance, et il raconte les "heurts" entre les différentes religions : les taoistes, les bouddhistes et les chrétiens principalement. le révérend est montré comme quelqu'un de fourbe, et son disciple aussi qui "profite" de la religion chrétienne pour l'argent et montrer un certain pouvoir. A la fin du roman, une anecdote est raconté avec le seigneur Ding et le révérend mais on ne saurait sans doute jamais la fin, l'auteur est mort avant de le finir... Un peu frustrant!
J'ai trouvé le roman très intéressant, on découvre les aspects de la vie chinoise ( et mandchoue) au début du XXe siècle, avec une pointe d'humour. L'épisode que j'ai le plus apprécié, c'est lors d'une fin de visite quand le cadeau retourné est un aliment périmé!!
J'ai quand même préféré 3 générations sous un même toit, plus "complet"!
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Commenter  J’apprécie          160
myrco
  07 février 2016
Il s'agit ici d'une oeuvre un peu particulière de Lao She puisqu'à la fois autobiographique, posthume et inachevée. Né en 1899, il raconte ses premiers mois de vie à Pékin, au sein d'une famille mandchoue, usant d'un artifice de fiction qui consiste à prêter au nouveau-né qu'il était alors une pleine conscience du monde qui l'entourait.
Cette oeuvre n'aura hélas pas de suite puisque Lao She sera le plus vraisemblablement "suicidé" par les gardes rouges en 1966, au début de la Révolution culturelle, lui qui était né un jour prétendu faste! Compte tenu des circonstances, on ne pourra évidemment lui reprocher le caractère hybride et un peu bancal d'une oeuvre non finalisée qui commence comme une biographie pour s'en écarter de plus en plus au fil des pages ! (*)
Outre par l'évocation éphémère mais pittoresque d'un Pékin disparu, ce texte vaut essentiellement, selon moi, par son caractère de témoignage sociétal sur un monde en déclin, celui de la domination mandchoue, témoignage d'autant plus renseigné et intéressant qu'il émane de l'intérieur de cette fraction de la société.
En effet, Lao She nous livre ici une peinture des relations entre groupes ethniques, chinois (han), mandchous et musulmans et éclaire la ligne de fracture entre mandchous riches et mandchous pauvres. Lui-même appartenait à cette seconde catégorie, son père soldat de la Garde impériale ne touchant qu'une maigre solde, sa mère, victime de sa situation, devant néanmoins faire face aux contraintes matérielles liées aux devoirs très codifiés d'une société hyperhiérarchisée, faute de quoi on perdait son honneur. A l'inverse, l'auteur nous dresse un portrait totalement antipathique de la tante égoïste et de la belle-mère imbue de sa "supériorité" mandchoue jusqu'à trouver légitime le fait de vivre à crédit sur le dos des "inférieurs". Quant à l'entourage direct de cette dernière, mari et fils, ils sont l'archétype de cette classe décadente, oisive, insouciante et irresponsable, cultivant un art de vivre raffiné, mais complètement déconnectée de la réalité et vivant des subsides de la Cour versés pour des charges militaires fictives. Quant à Duo l'aîné, il incarne, lui, la déchéance mandchoue prête à se vendre à l'étranger...
En arrière-fond, un contexte assez noir: le dépècement de la Chine par les puissances occidentales, la montée de la révolte, un pays où se côtoient les extrêmes, où sévissent famine et catastrophes naturelles, où " la liesse la plus folle côtoyait la mort la plus tragique et une débauche inimaginable allait de pair avec les plus cruelles souffrances."
Néanmoins, comme souvent avec cet auteur, l'humour n'est jamais loin et s'il tombe parfois à plat, il donne aussi lieu à des portraits cocasses comme celui du Révérend Bull. Dommage que dans ce registre, l'ouvrage nous abandonne au seuil d'un festin auquel nous aurions bien aimé être conviés pour un plaisir autre que celui des papilles !
(*)Je tiens à signaler que l'analyse très positive de la construction du roman qu'en fait le préfacier Paul Bady va tout à fait à l'encontre de ce qui n'est que mon ressenti personnel.



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cvd64
  27 février 2019
autobiographie qui nous fait découvrir un pan de la société chinoise au travers de scénettes de la vie quotidienne avec humour et dérision.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
DanieljeanDanieljean   07 avril 2016
Mais ce qu’il n’arrivait pas à s’expliquer, c’était qu’un homme issu d’une grande famille et ayant reçu une bonne éducation pût avoir un langage aussi vulgaire. Fallait-il en conclure qu’au fur et à mesure que la langue des Mandchous ordinaires se raffinait, celle des couches les plus élevées devenait, à l’inverse, de plus en plus élémentaire et triviale?
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