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ISBN : 2012023738
Éditeur : Hachette (15/02/2012)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 90 notes)
Résumé :
Rosalinda Fitzroy, alias Rose, dort depuis soixante-deux ans quand elle est réveillée par un baiser.

Durant son sommeil, les Heures Sombres ravageaient le monde tel qu'elle le connaissait et tuaient des millions de personnes dont ses parents et son premier amour. Depuis son réveil, Rose, reconnue comme l'héritière perdue d'un empire interplanétaire, doit faire face à un avenir où elle est considérée soit comme un monstre, soit comme une menace. Prête ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (42) Voir plus Ajouter une critique
Melisende
  17 juillet 2012
Je dois l'avouer, je partais avec des a priori négatifs. Pourquoi ? La collection Black Moon peut-être (même si elle m'a déjà permis de belles découvertes), l'estampillage « YA » dont je me méfie de plus en plus car il cache tout et n'importe quoi ou la couverture, mignonne mais bon… Bref, j'y allais un peu à reculons, n'attendant pas grand-chose de cette lecture… et voilà qu'un petit coeur vient décorer cette chronique !
Je suis la première surprise mais Belle de glace m'a plu. Beaucoup plu même. Il m'a fallu un petit temps pour m'habituer à l'emploi du passé composé mais tout le reste a su me convaincre. L'histoire est originale et bien menée et les personnages intéressants à suivre, surtout l'héroïne. Ce livre se suffit à lui-même mais si une suite voit le jour, je sauterai dessus, c'est évident !
Dans une société futuriste (aux alentours de 2100, je dirais), on découvre Rosalinda - dite Rose - qui est réveillée après plus de 60 ans de sommeil artificiel. Son sauveur, Bren - petit-fils d'un des directeurs de la plus grande société de la planète (créée par les parents de l'héroïne) -, prend soin de la Belle au bois dormant pour l'aider à s'habituer à sa nouvelle vie. Rose doit réapprendre à vivre dans un monde qui a changé (les technologies ont évidemment évolué), « entourée » de gens inconnus qui la traitent comme une paria ou ont pitié d'elle (tous ses anciens proches sont morts) et pourchassée par un robot programmé pour la retrouver et la tuer. Rose est une adolescente mal dans sa peau, seule et solitaire. Son seul refuge est le dessin (elle a constamment son carnet de croquis avec elle). Elle est perdue, se souvient de sa vie passée, de ses défunts parents et de l'amour de sa vie, Xavier. J'ai trouvé cette héroïne mélancolique, particulièrement attachante ; elle m'a beaucoup touchée. Anna Sheehan a fait d'elle un personnage vrai et a échappé aux stéréotypes. Rose est une héroïne à laquelle on peut s'identifier ou qui peut facilement devenir une amie proche ; c'est ce genre de personnages que j'aime rencontrer lorsque je lis.
Autour d'elle, on fait la connaissance du gentil et serviable Bren. Il prend soin de Rose, lui tend la main, est souriant… mais est-il vraiment ce qu'il semble être ? Que cache-t-il ? Ce n'est pas la figure la plus passionnante du récit mais, encore une fois, Anna Sheehan estompe et évite le manichéisme. En revanche, elle offre, à son héroïne, une deuxième présence masculine très forte en la présence de Otto. Lycéen lui aussi, le garçon a un lourd passé puisqu'il est issu de manipulations génétiques d'après des souches extraterrestres. Il est un des derniers survivants sur les 100 embryons sortis de cette expérience… Outre sa peau bleue, il ne peut pas parler et communique donc par télépathie. Mais, lorsqu'il touche Rose pour la première fois, il a un geste de recul et refuse ensuite de réitérer l'expérience. L'adolescente est très blessée par ce choix, elle qui n'a déjà pas beaucoup d'amis… Alors, ami ou ennemi pour Rose ? Je peux juste vous affirmer que son rôle prend de l'importance au fil des pages et qu'il a remporté tous mes suffrages.
Rose tente donc de s'intégrer à sa nouvelle vie, différente de ce qu'elle connaissait 62 ans plus tôt. Et comme on découvre l'histoire de son point de vue, on découvre les choses en même temps qu'elle. Les héros amnésiques ou ignorants, c'est toujours très pratique pour présenter le monde aux lecteurs. On apprend donc, en même temps que Rose, ce que sont les Heures Sombres qui ont eu lieu pendant son sommeil (et qui ont supprimé quelques millions de personnes au passage) et ce qu'est devenue la planète, notamment en ce qui concerne la société créée par ses défunts parents.
Nous n'avons pas beaucoup d'informations sur cette civilisation futuriste mais c'est suffisant et bien exploité. Je ne serais pas, en revanche, contre une suite ou un spin-off pour acquérir plus d'éléments à ce sujet ; mais c'est une simple curiosité.
Outre les personnages et l'univers, j'ai également beaucoup apprécié la construction de l'histoire. Anna Sheehan ne nous offre pas tous les éléments au début du texte, bien au contraire ! Lorsque Rose est réveillée après 62 ans de stase, on ne sait rien d'elle, de son passé, ni ce qu'elle fait ici. Ce n'est qu'au fil du récit, alors que la jeune fille se remémore ses souvenirs, que les pièces du puzzle se mettent en place pour elle et pour le lecteur. Ces flash-back nous permettent de comprendre quelle était la vie de Rose 60 ans auparavant et surtout, ce que cela implique pour elle aujourd'hui. Certaines révélations, assez « dures », m'ont émue et j'étais alors d'autant plus « en phase » avec l'héroïne. Anna Sheehan, derrière cette histoire, pose des questions intelligentes et délicates liées à l'utilisation excessive des nouvelles technologies et se place du point de vue de l'humain, de l'éthique. Je n'en dis pas plus pour ne pas spoiler mais je vous invite chaleureusement à faire la découverte vous-mêmes.
Le point le moins positif, selon moi, réside dans la forme à proprement parler. En effet, le texte est traduit au passé composé et je trouve ce choix, personnellement, très désagréable. Au début, j'ai buté plus d'une fois sur certains passages mais par la suite, heureusement, j'ai du m'y habituer puisque je n'ai plus eu de difficultés. Je trouve tout de même dommage, au vu de la richesse des temps dans la langue française, de traduire les textes au passé composé. Oui, je le conçois, c'est beaucoup plus abordable et « actuel » que l'imparfait ou le passé simple, mais cela enlève un charme au récit, c'est indéniable.
Cela dit, j'ai beaucoup apprécié les autres aspects de la plume de Anna Sheehan (ou de la traduction ?). Il me semble que l'auteure est assez douée lorsqu'il s'agit de partager les émotions, notamment la tristesse et la solitude de Rose. L'auteure maîtrise également la narration non linéaire, sachant introduire des flash-back et donc offrir de nouvelles pièces du puzzle, aux moments opportuns. Mis à part ce passé composé qui m'a perturbée, j'ai trouvé l'ensemble bien écrit et très agréable à lire !

Si le monde brièvement décrit est intelligemment mis en place, ce n'est finalement pas l'intrigue qui s'y déroule que je retiendrai, mais bien les questions liées aux dérives de l'utilisation de certaines technologies, les personnages qui évoluent dans cette histoire, Rose en tête, et surtout les émotions de cette dernière ! Une réussite !
Lien : http://bazar-de-la-litteratu..
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Elamia
  27 décembre 2014
Voila une romance dystopique touchante et palpitante qui gagne vraiment à être lue.
Je n'étais pas très enjouée à l'idée de me plonger dans ce roman, d'ailleurs, pendant les deux tiers de ma lecture, mon avis restait mitigé. Dès les premières pages, j'avais une impression de flou et de surperflu. J'étais déçue de l'analogie très faible avec le vrai conte de la belle au bois dormant. Ce n'est vraiment qu'au dénouement que tout s'éclaire et que l'on prend réellement conscience de la profondeur de cette histoire. Anna Sheehan nous propose un récit émouvant sur la survie de l'amour au cours du temps. C'est une belle leçon de vie, sur la victoire des relations humaines face aux machines et aux prouesses technologiques.
Finalement, ce livre n'est pas aussi bourré de clichés qu'on pourrait le croire, et l'histoire de fond n'est pas aussi facile que prévu.
J'avais peur que l'héroïne soit un énième stéréotype.J'ai toujours du mal avec les protagonistes féminins, que je trouve souvent trop immatures et égoïstes. Ici, bien au contraire, l'héroïne est touchante et authentique. Elle tente tant bien que mal de s'adapter à sa nouvelle vie. Après 62 ans de stase, elle est en décalage total avec la société et doit faire face à la perte de ses proches. le souvenir de son petit-ami disparu est encore douloureux. D'autant plus lorsque que l'on sait qu'elle a perdu de précieuses années de son enfance à cause de périodes de stases trop fréquentes, imposées par des parents sur-protecteurs (ou trop égoïstes, selon comment on voit les choses !). Malgré la présence de sa famille d'accueil et des employés de la société familiale, Rose, se retrouve plus seule que jamais. La notoriété et l'Empire économique de ses parents l'ont mise dès son réveil sous le feu des projecteurs. Affaiblie physiquement, elle est perçue comme différente et les autres l'excluent. le rejet qu'elle subit est encore plus important au lycée, où le processus de sociabilisation s'avère difficile pour elle. L'auteur réussit à nous faire ressentir de l'empathie pour cette jeune fille ainsi que pour son histoire d'amour inachevée. Alors qu'elle réussit malgré tout à se bâtir un nouveau semblant de vie, tout est bouleversé par l'arrivée fracassante d'un Plastine. Cet être sordide, invincible, fruit d'abjectes manipulations est chargé par un commanditaire inconnu d'éliminer Rose. Elle a beau se cacher, il arrive toujours à la retrouver.
J'ai quelques reproches à faire à ce livre. C'est d'ailleurs ce qui m'a un peu gâché la lecture et qui fait que ce n'est pas un véritable coup de coeur. L'histoire insiste trop sur les sentiments de Rosalinda, et pas assez sur la description du contexte et du décor. Je pense que dans un roman dystopique, l'environnement doit également tenir une place primordiale. Il est fait mention de plusieurs planètes, et de voyages interplanétaires, mais à aucun moment on nous explique précisément la constitution de cet univers. D'une manière générale, le récit souffre de quelques longueurs. J'ai constaté beaucoup de répétitions notamment, sur la réflexion à propos des périodes de stase. Ce roman pointe du doigt les avancées technologiques à outrance, qui finissent par avoir des répercussions dramatiques sur les individus. J'ai beaucoup aimé cet aspect du récit, qui incite le lecteur à réfléchir sur les bons et les mauvais côtés du progrès mais cela revient trop souvent comme un refrain. Les dialogues écrits entre Rose et Otto sont divertissants, mais s'éternisent un peu trop quelques fois.
Ce roman est attractif, du moins, sa dernière partie, et est également porteur de messages sérieux. Il fait réfléchir sur des problèmes d'actualité, d'ordre économique, écologique, ou encore, démographique. Tous les évènements des Années sombres relatés ici m'ont fait froid dans le dos. C'est troublant de se dire que tout cela peut être plausible et que malgré le progrès et les technologies de pointe, l'homme est dépassé un jour ou l'autre par ses erreurs.
Belle de glace est une réussite dans la mesure où il génère beaucoup de sentiments et arrive à nous les transmettre. On passe par la nostalgie, la tristesse, la frustration, et même, la colère, comme Rose, en fait. le début du roman n'est pas forcément des plus captivants, mais une fois passer outre, on entre dans un récit abouti, surprenant, et émouvant. J'insiste sur ce dernier point car le côté poignant de l'histoire est vraiment inattendu et c'est grâce à ça que j'ai apprécié cette lecture.
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Archessia
  13 mai 2012
J'ai laissé traîner ce livre quelques temps dans ma PAL, déjà parce que, j'avoue, c'est une belle grosse brique. J'avais peur de mettre longtemps à le lire, et je me disais à chaque fois "Allez, je lis vite celui-là avant". Mais les semaines et les mois ont passés et ce pauvre est resté à prendre la poussière.
Ces derniers jours, la température a doucement commencé à monter. Étant un bonhomme de neige sur pattes, j'ai du coup très vite été attirée par la couverture gelée et le titre de Belle de glace. Rien qu'à le voir, comme ça, j'étais rafraîchie.
Et pour finir, je ne suis restée que 3 petits jours dans cet univers futuriste, cette science-fiction à la sauce YA, tellement l'histoire était prenante et le rythme rapide.

Rose est la fille d'un des couples les plus connus du monde, à la tête d'une extraordinaire entreprise très puissante. Elle avait l'habitude d'aller de temps en temps en stase dans son tube si confortable. Les réveils étaient toujours doux, accompagnés de sa mère.
Mais la voilà qui se réveille devant un inconnu, et rien ne se passe comme prévu ! Elle souffre de ton son corps, elle se sent raide, épuisée, déstabilisée. C'est là qu'on lui annonce l'impossible : elle est restée en stase pendant 62 ans ...
Une avalanche d'épidémies à décimé la population mondiale pendant des années, et la société recommence seulement doucement à se reconstruire sans ces horreurs.
Rose se prend le choc en plein visage : plus de parents, plus de premier amour, plus aucun repère.
Amaigrie, fortement affaiblie et complètement déboussolée, on la traite comme une bizarrerie, quelque chose qui ne devrait pas exister.
Il n'y a que le garçon qui l'a trouvé dans son tube de stase qui passe du temps avec elle, et qui lui présente des amis qui n'ont pas l'air ravis de faire sa connaissance.
Comme si tout cela n'était pas assez dur, voilà qu'une sorte de robot humanoïde débarque pour la capturer !
Comment trouver la force de continuer quand se sent si seule et qu'on ne comprend pas le regard que le monde porte sur vous ?

Je dois bien avouer que le début de ce livre m'a pas mal déstabilisée. On est directement plongé en plein coeur d'une scène où les actes et les émotions se bousculent.
Bien que cette scène ne dure pas trop longtemps une bonne partie du début du récit est tout aussi flou, j'avais l'impression d'avancer à tâtons. Je ne savais pas trop où je mettais les pieds, je n'étais pas sûre de réellement saisir ce qu'il se passait sous mes yeux.
J'ai également eu du mal avec les personnages. Alors, il faut savoir que, la plupart du temps, parlez-moi de plus de trois personnages d'entrée de jeu, et vous m'avez perdue. J'ai une horrible mémoire des noms et je suis très vite paumée en me demandant "qui est qui ?".
En fait, je crois pouvoir dire qu'au final, je suis rentrée très facilement dans la peau de Rose, puisque je me retrouvais devant plein de gens que je ne connaissais pas, je ne savais pas ce qu'ils me voulaient, je ne savais pas où j'avais atterris, et j'étais assaillie de plein de sentiments contradictoires et d'émotions fortes.
Après, bien sûr, tous les éléments se sont mis en place, mon esprit s'est éclaircis et j'ai pu appréhender, et apprécier, toute l'histoire à sa juste valeur.

Rose est une jeune fille étrange, pas toujours évidente à cerner. Elle est d'humeur changeante et a parfois des réactions incompréhensibles, et son entourage, autant que le lecteur, est assez souvent désarçonné par ce personnage plein de secrets.
Malgré ça, on s'attache à elle, car ce qui transparaît le plus dans tout le récit, ce sont surtout sa faiblesse, son effroyable solitude, et sa peur. Après tout, on serait déstabilisés pour moins que ça ! Elle a raté 62 années, le monde a continué à tourner pendant ce temps-là, et il faudrait qu'elle agisse le plus normalement possible ?
Impossible.
Et il faut dire que, malheureusement, elle n'est pas toujours aidée au mieux. le couple qu'on lui attribue comme étant ses tuteurs a l'air plus embêté qu'autre chose et Rose ne les voit jamais. Les nouveaux dirigeants de la société créée par son père sont plus en train de s'arracher les cheveux pour des problèmes de succession que de se soucier vraiment du bien-être de la jeune fille.
Il ne lui reste au final que Bren, le jeune homme qui l'a trouvée en pleine stase. Et même lui, elle ne sait pas vraiment quels sont les sentiments qui le lie à elle.

En fait, il va être difficile de vous parler de ce qui m'a le plus plu dans ce livre, car il s'agit de toutes les découvertes que Rose fait.
Du coup, comme j'ai envie que vous ayez un maximum de surprises (vu qu'elles sont la force même du bouquin), je ne vais rien vous en dire.
Sachez juste que, quand vous aurez l'impression de toucher du doigt la vérité, de commencer à vous en approcher pour l'apercevoir ... vus serez encore loin du compte.
C'est rare quand un livre me choque réellement, à proprement parler. Ce fut le cas ici, du moins, pour une partie du livre.
J'ai du le fermer quelques instants, les yeux écarquillés et la bouche grande ouverte (glamour) pour accuser le coup. Je crois que j'ai rarement autant détestés, haïs des personnages, de tout mon coeur et de toutes mes tripes, comme j'ai détesté ceux que l'on découvre dans cette histoire.
Et à côté de ça, on découvre également des personnes absolument incroyables, le genre où on se dit que, oui, Rose a de la chance de l'avoir trouvé.
Il y a une véritable richesse dans les personnages de ce titre, ils sont une palette fascinante et hors du commun, et la jeune fille devra, en même temps que le lecteur, démêler le vrai du faux pour savoir à qui elle pourra accorder sa confiance et son coeur.

Ce que j'ai aimé surtout, c'est le jeu des apparences, le fait qu'elles soient trompeuses, la plupart du temps.
Cette histoire n'a pas le même développement que les autres qu'on a l'habitude de lire en YA.
Alors, bien entendu, le décors est toujours différent, d'un livre à l'autre. Mais le fond reste souvent assez prévisible, au niveau des relations, surtout.
Ici, elles ont réussis à réellement m'étonner ! RIEN ne se passe comme prévu, et j'ai été de surprises en surprises, que ce soit au niveau du suspens ou des révélations, que pour les relations entre les personnages, sortant carrément du cadre conventionnel.
C'est cette originalité rafraîchissante, cette prise de risque rondement menée et superbement réussie que j'ai aimé.
Rien n'est tout blanc ou tout noir, et j'ai adoré qu'il n'y ai aucun élément proprement manichéen. Tout est beaucoup plus fouillé, plus travaillé que ce que l'on pourrait croire au début.
C'est cette évolution qui procure un plaisir de lecture sans pareil.

Malgré un début brouillon et flou, ce livre à su conquérir mon coeur et il m'a finalement fait passer un moment génial bourré d'émotions, accompagnés de personnages comme on n'a pas du tout l'habitude d'en voir.
Lien : http://archessia.over-blog.c..
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Yunali
  20 septembre 2013
Rosalinda Fitzroy, Rose, est une jeune fille privilégiée. Ses parents sont riches, ils disposent de quasiment tout ce qu'ils veulent grâce à leur empire financier.
Ils ont même accès de manière illimitée à une technologie qui permet de mettre les gens en stase pour une durée voulue. Et ça, ils en usent et en abusent… A tel point que Rose se réveille un jour… 62 ans après avoir été plongée dans un état de stase par ses parents, alors que Bren, un jeune homme habitant l'immeuble découvre son caisson de stase !
Elle aimait sa vie d'avant, elle avait même un petit ami, Xavier, qu'elle avait connu bébé et grâce/à cause de ses périodes de stase (pendant lesquelles elle ne vieillit pas d'un pouce bien entendu) ils se retrouvent tous deux adolescents et amoureux.
Mais un sommeil de 62 ans, ça en chamboulerait plus d'un ! Et pour cause, Rose va apprendre que ses proches à commencer par ses parents, sont décédés, mais qu'elle a malgré tout de la « chance » puisqu'elle a échappé aux Années Sombres, qui ont vu la population diminuer drastiquement, et qui ont amené des problèmes de reproduction aussi.
Etant la fille des Fitzroy, elle est cependant prise en charge par les dirigeants actuels de la société, et Bren va l'épauler aussi.
J'ai bien aimé suivre l'évolution de Rose, son réveil est très intéressant, et sa façon de découvrir le « nouveau » monde qui l'entoure est je trouve bien rendu et crédible.
Elle est obsédée par Xavier, son amour de toujours, mais Bren l'intrigue également… Ils se ressemblent un peu, à commencer par la couleur de leurs yeux. Et puis quelle jeune fille ne serait pas charmée par un archétype de Prince Charmant qui l'éveille d'un baiser. Bon dans les faits il essayait plutôt de lui faire du bouche à bouche, mais ça reste un détail !
Bren est assez touchant aussi, ça n'est pas qu'un sauveur. Il reste un ado avant tout, et même s'il est parfois maladroit il reste quelqu'un de sensible, et qui veut le bien-être de Rose avant tout.
La nouvelle de Rose n'est pas facile pour elle, pourtant elle est assez « docile », elle fait ce qu'on attend d'elle, elle va vivre avec des parents adoptifs qui n'ont pas vraiment de considération pour elle, elle va suivre des séances de psy imposées par son tuteur légal, elle va suivre les cours qu'on lui demande de suivre…
On sent bien qu'elle est mal dans sa peau, et ça n'est pas que la douleur physique due à son état de stase qui dura 62 ans.
Elle fait de son mieux, mais elle ne peut s'empêcher de penser à sa vie passée ! Et on ne peut pas l'en blâmer !
Elle va se trouver un confident inattendu, en la personne d'Otto. Ce dernier n'est pas un « humain » normal, mais le fruit d'expériences scientifiques, et ne communique pas par la parole, mais par écrit ou en pensée quand il touche une personne.
Pourtant il reste la personne la plus proche de Rose, c'est lui qui la comprendra le mieux.
J'ai beaucoup aimé ce personnage, Otto est même celui que j'ai préféré dans cette histoire.
L'histoire est d'ailleurs bien menée, on en apprend plus sur Rose et vie d'avant au compte-goutte, et c'est d'ailleurs pas plus mal, on a le temps de bien se faire aux personnages, et ça permet de bien différencier le présent et le passé.
Le rythme n'est pas lent pour autant, on a même pas mal de suspens quand Rose est poursuivie par le Plastine, qui pour le coup est une abomination tout droit sortie d'un livre de science-fiction ! Je ne m'attendais pas à voir un tel personnage dans cette histoire ! Mais au final, cette partie de l'histoire m'a bien plu et permet à l'auteur de rendre l'histoire de Rose assez originale.
A la fin il y aurait de quoi faire une suite, mais je pense que ça n'est pas nécessaire, on en sait assez et il vaut mieux laisser au lecteur le loisir d'imaginer sa propre suite !
Ce fut une bonne lecture, j'ai beaucoup aimé la plume de l'auteur, et je serai curieuse d'en lire plus d'Anna SHEEHAN !
Elle arrive quand même à nous faire nous poser pas mal de questions sur la société dans laquelle nous vivons, sur ce que ça pourrait devenir si jamais on allait trop loin dans certains types d'expérimentations. Ça n'est peut-être pas trop développé, mais c'est bien présent, et bien intégré, de manière à ce que même des lecteurs adolescents puissent bien comprendre.
Il y a aussi la question sur la parentalité, et sur les abus, pas seulement physiques mais aussi moraux que certains peuvent faire subir à leurs enfants…
On peut d'ailleurs mettre ça en parallèle des abus dont les scientifiques font aussi preuve lors de leurs expérimentations.
Bref, un livre pas si léger qu'il y paraît au premier abord, et qui se dévore très facilement !
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Jackiedream
  18 juillet 2013
Rosalinda Fitzroy dormait depuis 62 ans, lorsqu'elle est réveillée d'un baiser par un charmant jeune homme du nom de Bren. Pendant que Rose sommeillait dans son tube de stase, le monde a connu les Années Sombres, qui ont décimé une grande partie de la population, à coup d'épidémies. Rose apprend alors que ses parents et Xavier, son grand amour de l'époque sont probablement morts. de plus, elle doit gérer le fait qu'elle est la principale héritière de l'empire économique légué par ses parents. Rose comprend vite qu'elle est une pièce majeure sur l'échiquier de la grande entreprise qu'est Unicorp. Elle doit s'acclimater à une toute nouvelle société, et à de nouvelles inventions. Heureusement, elle peut compter sur le soutien et l'amitié de Bren, qu'elle côtoie désormais au lycée. La jeune fille finit même par avoir des sentiments envers lui. L'adolescente est en réalité centenaire, mais bloquée à son âge par les trop nombreuses périodes de stase ( sommeil profond dans un tube contenant des drogues spéciales ), qui l'ont empêché de grandir à un rythme normal. Elle est également menacée par un étrange robot qui a pour seule mission de la tuer. Rosalinda cherche à savoir qui veut ainsi attenter à sa vie, tout en essayant de gérer ses relations compliquées avec les autres adolescents, qui la voient comme une bête de foire.Elle doit pour cela affronter les démons de son enfance, notamment des parents égoïstes qui lui ont donné peu d'amour...
Au début du roman, j'ai vraiment eu du mal à accrocher à l'intrigue. En effet, je ne comprenais pas bien le principe de la "stase" et les turpitudes de cette jeune fille me laissaient quelque peu indifférente...Je ne me suis pas vraiment attachée au personnage, un peu trop froide peut être ( aucun jeu de mot avec le titre ! ). Peu à peu j'ai fini par rentrer dans l'histoire, l'action progressant. Il faut aussi dire que ce n'est pas du tout le type de romans que j'ai l'habitude de lire ( science fiction ). Mais le fait que le livre soit aussi axé sur les sentiments de Rose, sa douleur d'avoir perdu ses proches et sa difficulté à s'habituer à cette nouvelle vie, ainsi que ses peines de coeur m'a plu. Cela rend l'histoire plus touchante. Les personnages secondaires m'ont peut être plus intéressée que l'héroïne elle même, notamment Otto. Mais le livre monte en puissance, et le final est assez surprenant et haletant. L'auteur soulève des problématiques plus profondes qu'il n'y paraît, crée un monde nouveau et inventif. le livre révèle des surprises, l'auteur ayant su créer un suspense bienvenu !
Ce n'est donc pas mon type de livres, mais au fil de la lecture j'ai été de plus en plus emportée dans l'histoire, qui a vraiment fini par me plaire finalement.
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CielvariableCielvariable   28 mars 2018
M’accrocher à mes rêves : un jeu dans lequel je luttais pour suivre à la trace ces images si aisément perdues. J’essayais de me maintenir en sommeil, d’obliger mon cœur à battre trop lentement pour sentir quoi que ce soit, de refuser que mes poumons s’éveillent. À une ou deux occasions, j’ai tenu si longtemps que maman, prise de panique, a enclenché le ressusciteur.

Cette fois, c’était un paysage marin d’un bleu électrique que je tentais de capturer. Et ce ne fut pas une main qui m’en a tirée, mais la iv>Ӿsensation d’une bouche plaquée contre la mienne. Je me suis redressée d’un coup, cognant ma tête contre celle qui m’avait sauvée. Je ne voyais rien. Tout était sombre et douloureux, comme si je venais tout juste d’ouvrir les yeux en pleine lumière après des jours passés dans le noir. Une voix inconnue a crié des mots tout aussi inconnus :

— Merde, tu es bien en vie !

Je me sentais complètement perdue. Je me raccrochais comme une enfant à ce que je connaissais.

— Où est maman ?

Cette voix n’était pas la mienne ; on aurait dit un croassement. Je me suis efforcée d’évaluer ma condition. Mes muscles semblaient soumis à mille tortures, mes poumons emplis de liquide. J’ai toussé pour faire entrer l’air de force dans mes bronches engourdies. J’ai essayé de me mettre debout. Une douleur aussi tranchante que des lames de rasoir m’a traversé les bras et les jambes là où j’avais tenté de me soulever, pénétrant jusqu’à la moelle de mes os. J’ai glissé de nouveau sur mon coussin.

— Ouh là !

Des mains tièdes m’ont saisie, et mes muscles ont hurlé, crispés.

— Ne me touchez pas ! ai-je haleté.

Une telle souffrance dépassait mon entendement.

Les mains m’ont lâchée, mais la douleur n’a pas diminué pour autant.

— Tu m’as fait peur.

La voix paraissait surexcitée.

— Tu ne respirais plus… j’ai cru que le système avait planté et que tu étais finie.

Je ne comprenais pas la moitié de ce qu’on me racontait.

— Combien de temps ? ai-je murmuré.

— Tu n’as semblé morte qu’une minute, a répondu la voix comme pour me rassurer.

Je tenais vraiment à savoir combien de temps j’étais restée en stase, mais j’ai abandonné l’idée. Cela n’avait aucune importance. C’est ce que je me disais à chaque réveil. « Aucune importance. » À la place, j’ai demandé :

— Qui êtes-vous ?

— Je m’appelle Brendan. J’habite la suite cinq. Est-ce que tu sais où on est ?

J’ai froncé les sourcils. La suite cinq abritait un couple âgé, avec sa collection de poissons tropicaux. Du moins étaient-ce ses occupants lors de ma dernière séance… Mais quand avait-elle commencé, et combien de temps avait-elle duré ?

— Dans la Résidence Unicorn, bien sûr. Que faites-vous là ?que-vous l Vous venez d’emménager ?

Long silence.

— Non, j’ai toujours vécu ici.

Il avait l’air franchement perplexe.

J’ai cligné des paupières et dirigé mes yeux bouffis vers l’endroit où je pensais le trouver. Brendan n’était qu’une ombre, la silhouette floue d’un homme. Un homme jeune, à en juger par sa voix. J’étais vraiment perdue.

— Pourquoi m’avez-vous réveillée ?

Il a sursauté, comme surpris par la question.

— Tu voulais rester en stase ?

— Non, je veux dire, pourquoi est-ce vous qui m’avez réveillée ? Où est maman ?

Autre long silence.

— Euh…

Il a pris une profonde inspiration.

— Je ne sais pas où est ta mère. Est-ce que… est-ce que tu sais qui tu es ?

— Évidemment ! ai-je rétorqué d’une voix pourtant rauque et tremblante.

J’ai toussé de plus belle, luttant contre la fatigue typique après une période de ce sommeil artificiel que l’on nomme la stase.

— Eh bien, pas moi. Moi c’est Brendan, et toi ?

— Rosalinda Samantha Fitzroy, ai-je énoncé avec précision.

J’étais agacée. Pour qui se prenait ce garçon ? Jamais auparavant je n’avais eu à décliner mon identité.

Il a fait un pas en arrière avant de disparaître. Alarmée, j’ai essayé de m’asseoir de nouveau. Mes bras souffraient le martyre, et mon dos semblait trop faible pour me porter. Toute l’énergie qui s’était emparée de moi sous le coup de la surprise avait à présent disparu. Je me suis appuyée contre les bords de mon tube de stase, à la recherche de mon homme mystère.

Il était par terre, moins mystérieux maintenant que je me tenais droite. Il avait trébuché. Deux taches blanches se dessinaient dans le cercle noir de sa tête – ses yeux, qui me dévisageaient, grand ouverts.
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CielvariableCielvariable   05 janvier 2014
- Tu n'as pas changé. Je comptais attendre un peu, au moins quelques jours, mais je ne sais pas si je pourrai.
- Attendre pour quoi ?
Il est resté silencieux un moment, les sourcils froncés, concentré sur les ténèbres qu'il sondait derrière ses paupières closes.
- Rose, a-t-il finalement repris. Si tu n'es pas d'accord, tu n'as qu'à me le dire. Ça ne changera pas grand-chose.
- Quoi ?
- Chut.
Il m'a scrutée du regard, un doigt posé sur mes lèvres. Un feu ambré brûlait au milieu de ses iris verts.
- Disons que j'y ai beaucoup réfléchi depuis l'automne dernier. Enfin, tous les jours depuis quatre ans, en fait. Et si je n'agis pas maintenant, quand l'occasion se présente, je crois que je vais devenir dingue.
Il a écarté son index. J'en ai profité pour ouvrir la bouche.
- Mais à quel sujet ? ai-je chuchoté, même si j'avais ma petite idée.
- Ça, a-t-il murmuré en rapprochant son visage du mien.
[...]
Dès l'instant où nos lèvres se sont rencontrées, une symphonie de couleurs s'est déchaînée, que je ressentais plutôt que je ne la voyais. Une explosion de lumoère, aussi intense qu'un rêve de stase, à ceci près qu'elle était réelle, tangible, témoignant de ma connexion durable, indéfectible, avec Xavier - ma constante. Mes mains échappaient à tout contrôle, tentant de l'attirer à moi par différents endroits, ses cheveux, ses épaules, son cou, sa nuque. Ses bras se faisaient stables, fermes, solides comme la pierre tandis qu'il me serrait de toutes ses forces. son assurance et son expérience ont ravivé ma fureur alors que ses dents effleuraient ma lèvre inférieure et que sa langue explorait ma bouche.
Les couleurs éclatantes de mon corps ont commencé à s'estomper, ainsi que tout le reste, à mesure que la jalousie me pressait tout contre lui. Une de mes jambes s'est enroulée autour de la sienne pour l'empêcher de fuir. Je pleurais tout en l'embrassant.
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CielvariableCielvariable   28 mars 2018
Otto ?

Il a fallu moins de dix secondes à mon écran pour clignoter en réponse. Nous nous connections presque quotidiennement à présent.

Yo ! Re !

Re. Je peux te poser une question ?

C'est toujours toi qui pose les questions. A mon tour.

Et zut ! Crois-moi, je ne suis vraiment pas quelqu'un d'intéressant.

Allez, quoi ! Je te l'ai déjà demandé, mais tu as évité le sujet. Qu'est ce que t'a fait de sortir de stase ?

C'était douloureux. Sérieusement, Otto, ça n'a pas grand intérêt. Entre le choc et le restes de stase, la première semaine était très floue. Et après, tout s'est effondré autour de moi. Je ne savais pas faire marcher la cuisinière; je ne comprenais rien aux nouvelles technologies. Je ne pouvais même pas sortir acheter des sous-vêtements sans que la moitié de la planète suive mes moindres mouvements.

(...)

Pas faux alors c'était quoi ta question ?

Oh. C'était au sujet de Bren

Qu'est ce que tu veux savoir ?

Tu le connais bien ?

Ca va bientôt faire trois ans qu'in se connaît.

Tu pourrais me dire s'il m'apprécie vraiment, ou est-ce que c 'est juste d la politesse ?

Je ne dirais à personne ce que je vois dans l'esprit d'un autre.

Et jamais je ne te le demanderais, ai-je rétorqué, un peu vexée.

Oh ! Je suis désolé

Non mais rien qu'en le voyant. Ou à tes paroles. Ou d'après ce que les autres en disent. Tout ce que je te demande, en fait, c'est des potins.

Otto a mis un long moment avant de taper:

Ce n'est pas à moi qu'il faut demander.

Mais à qui, alors ? ai-je répondu, exaspérée. En dehors de toi et de Bren, je n'ai personne à qui parler.

Vraiment ?

Vraiment !

Je suis désolé. Mais pourquoi ?

Je ne connais personne d'autre.

Si tu parlais aux gens, ça pourrait changer.

Je ne sais pas comment approcher les gens. Je ne l'ai jamais fait auparavant. Toute ma vie, je n'ai eu qu'un seul ami. Et avec lui, c'était plutôt comme ta télépathie; je pouvais presque lire dans ses pensées.

Comment ça se fait ?

Je le connaissais depuis l'âge de sept ans.

C'était ton copain ?

Oui.

Tu as perdu un petit ami que tu connaissais depuis toujours ?

Oui.

Il a pris le temps de digérer l'information avant que sa réponse n'apparaisse à l'écran.

Aïe !

Je n'ai pas pu m'empêcher de rire.

Comme tu dis

Je suis vraiment navré.

Je commence à m'y faire.
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CielvariableCielvariable   05 janvier 2014
Il était très facile à dessiner [...] Trop facile même […] Je connaissais ses traits. J’ai levé les yeux pour contempler le vieillard qui s’enfonçait dans sa chaise avec aisance. […] Impossible. Ce n’était que mon obsession qui me donnait la berlue. Je suis retournée à mon cahier. A nouveau, j’ai tracé les contours de visage […] et terminant par ses yeux.
Ce n’est pas possible […] Je connais bien ce vissage. Je le connais même par cœur. Mon sang s’est figé, glacé. […]
J’ai bondis du canapé, courant a grand-peine […] Mes mouvements ont surpris Bren, qui a bruyamment renversé la poubelle.
Son grand-père a haussé un sourcil tandis que je me dressais devant lui.
-Oui?
Les mots sont sortis platement de ma bouche.
-Quelle est ton excuse?
[…]
-A quel sujet? A-t-il demandé.
Je lui ai tendu le carnet […] J’ai tourné la page précédente afin qu’il puisse voir.
C’est la dernière image de ma séquence: Xavier.
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sariahlitsariahlit   09 novembre 2013
- La vache, a-t-il soufflé dans mon oreille, me faisant tressaillir. Je ne m'attendais pas exactement à ça.
- Qui est-elle ?
Il s'est écarté pour me regarder.
- Qui ça ?
Comment osait-il me le demander ?
- Cette fille qui t'a volé à moi. Cette fille qui t'a arraché ton premier baiser, qui t'a appris tout cela.
Il a souri avec appréhension.
- Quelle importance ?
- Comment !
Ma réponse n'était qu'un sifflement venimeux. Je ne me savais pas si possessive.
- Elle s'appelle Claire, a-t-il répondu, et je l'ai rencontrée au lycée. Mais elle ne compte pas, Rose.
Il a effleuré mon visage avec tendresse, laissant derrière lui des traces de couleur chaude le long de ma peau.
- Ce n'était... qu'un moyen d'arriver à mes fins. Elle le savait. Je n'étais certainement pas son premier. Et elle en a eu quatre autres depuis. Il n'y avait que toi. Toujours toi.
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