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ISBN : 2809713626
Éditeur : Editions Philippe Picquier (06/09/2018)

Note moyenne : 3.86/5 (sur 7 notes)
Résumé :
A Shanghai, une jeune femme simple d'esprit décrit de l'intérieur la vie de femmes enfermées dans une clinique pour mères porteuses illicite qui tient autant du camp militaire que de la maison close. Face à la violence des hommes, elle montre la solidarité entre les prisonnières, désignées par des numéros mais qui s'attribuent entre elles des noms de fruits.
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Osmanthe
  30 septembre 2018
Nous sommes près de Shanghaï dans un centre clandestin, car illégal, qui se livre à un trafic très lucratif en hébergeant des mères-porteuses, véritables machines à procréer. Il est piloté par « le Président » Niu Yugen, marié à l'extérieur, mais qui ici est assisté de sa maîtresse Ding Dang. Jiang Jingui, alias « Petit Général », intrigue pour prendre sa place, et ne se gêne pas pour profiter de certaines de ces femmes à portée. Da Bing, « Caporal », complète le tableau dirigeant. Dans cet univers concentrationnaire, les femmes sont affublées d'un numéro. Chacune a son histoire, toutes ont été cabossées par des accidents de la vie. Elles se sont données entre elles des noms de fruits, comme les anciennes concubines impériales. Il y a entre autres Clémentine, Grenade, Fraise, Ananas, Pomme, Poire des neiges…Et puis il y a Pêche, un peu spéciale, simple d'esprit, avec son petit chien Mascotte. A travers ses yeux innocents, nous allons être immergés dans leur vie quotidienne, serons les témoins privilégiés de leurs comportements, de leurs relations entre elles et avec la direction.
Les figures de ces femmes sont esquissées. Il y a Clémentine la leader, prête à revendiquer pour le collectif de meilleures conditions de vie, et qui lutte contre les punitions dans ce lieu étouffant. Fraise et Grenade, qui prennent soin de Pêche. Ananas la méchante égoïste et individualiste, Poire des neiges l'opportuniste, qui couche avec Petit Général. Mais l'esprit de Pêche s'échappe irrésistiblement, même éveillée, vers le monde des rêves où ressurgissent en flou des scènes de sa vie passée, lorsqu'elle se prénommait encore Wenshui. Peu à peu elles s'assemblent en briques, et nous comprenons qu'elle a été ramassée dans la rue, que ses parents sont morts, qu'un homme a l'air pourtant protecteur et gentil a profité d'elle sexuellement…Mais a-t-elle pleine conscience de ces souvenirs enfouis, quand ses rêves ont avant tout la couleur de l'enfance, des nuages, de l'herbe fraîche, des fleurs, des insectes ou des oiseaux ?
Un Paradis est un court roman féministe, intelligent et sensible, qui recourt plutôt à la satire qu'à la dénonciation acharnée. Ainsi, les hommes ne sont ni très malins, ni très courageux, et malgré des moments de dureté prêteraient plutôt à sourire. le Président Niu est un petit gros mégalo qui ne pense qu'à s'enrichir, qui a une maîtresse, mais qui pète de trouille de se faire dénoncer aux autorités et découvrir par sa femme. Quand il fait le dur en voulant sanctionner les réfractaires, il doit reculer devant les risques encourus. Finalement, les femmes lui tiennent tête, ce qui a tendance à lui miner le moral. Petit Général est un petit comploteur sans scrupules, qui abuse de sa position pour obtenir des faveurs sexuelles. Mais la plume est nuancée. En effet, certaines de ces femmes semblent y trouver leur compte, dans l'argent qu'elles empochent (car elles sont rémunérées), et dans une vie sexuelle qui se poursuit, dans ce huis-clos oppressant. La satire est également dans la reconstitution des conflits habituels de toute société, car les tensions et crépages de chignon refont vite surface.
Ce récit est original dans sa construction, puisque nous entendons les deux voix de la narratrice, Pêche et Wenshui, qui alternent et plus généralement se mêlent pour faire écho à son horrible présent et à son passé impressionniste.
Il est original aussi par son sujet, qui nous fait découvrir une des facettes sombres de la Chine actuelle. Tous les moyens sont bons pour s'enrichir. Ce type de sociétés clandestines pourrait bien exister...Ce business s'inscrit dans un contexte où, d'après l'auteur, 40 millions de couples chinois n'arrivent pas, pour des raisons de santé ou de situation sociale, à faire un enfant.
Un seul regret, la fin est peut-être un peu escamotée, un peu rapide.
Ce récit, paru aux éditions Philippe Picquier, est assorti de belles aquarelles de l'auteur qui illustrent la voix de Pêche dans ses rêves, avec son petit chien, qui est aussi la mascotte de Keyi. Car outre son talent de novelliste, qui reste à découvrir en France, elle s'adonne à la peinture. Pour moi une belle découverte, tant de ce roman que de l'auteur, rencontrée lors de la présentation de son livre dans l'excellente librairie asiatique parisienne le Phénix. En espérant qu'il ouvrira la voie à d'autres traductions de SHENG Keyi.
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gonewiththegreen
  24 septembre 2018
Un paradis...C'est une clinique illégale où se pratique la GPA . Un paradis, c'est plus une prison qu'une clinique , le droit de cuissage sans y être toléré permet à certaines d'obtenir des faveurs et des entorses aux règlements drastiques du lieu.
Un paradis, c'est un lieu où les femmes sont des numéros, où on les nourrit pour que les riches commanditaires aient un bébé en pleine forme.
Un paradis, c'est un entreprise commerciale où chaque foetus vaut de l'or.
On le découvre , ce paradis, à travers les yeux d'une jeune fille muette, un peu simple d'esprit, qui ne coutera rien aux dirigeants de la firme.
L'auteur ne donne pas dans le sensationnel, elle livre un texte sobre, abordant les différents points de vue, une porteuse étant montrée presque heureuse.
Elle fait intervenir une intellectuelle, semblant collé à la réalité de son pays , la Chine , où à la sortie de l'université, certaines diplômées ne trouvant pas de travail louent leur ventre . Depuis 2015, la Chine réfléchit à autoriser la GPA devant l'infertilité grandissante du pays et le vieillissement de la population. L'autorisation d'un second enfant par couple va aussi dans ce sens , les couples trop vieux et fortunés se tournant actuellement vers le Japon entre autres pour la GPA.
Keyi Sheng aurait pu faire dans le roman coup de poing , comment sont recrutées ces filles, leur rémunération, l'exploitation de leur désarroi.
Elle a choisi de faire un roman sobre, illustré par ses magnifiques peintures , à travers des yeux naïfs. Elle a grossi le trait commercial , décrié cette pratique dans son pays. Tout en douceur, avec une belle leçon de courage de ces femmes.
Elle a illustré la solidarité féminine, leur amour filial. Une belle réussite
Merci à Babelio et aux éditions Picquier pour leur confiance.
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Les_lectures_de_Sophie
  11 septembre 2018
Je tiens, dans un premier temps à souligner l'excellent travail de traduction, et parfois d'adaptation de Brigitte Duzan, de même que la beauté des aquarelles qu'elle a réalisées pour illustrer cette version française. En début d'ouvrage, elle nous présente les personnages principaux, avec leur nom dans le texte original, et celui de la version française, expliquant au besoin le choix de différence. Si on ajoute les quelques annotations, le travail de la traductrice nous permet d'entrer avec plus de facilité dans l'atmosphère de roman.
Parlons de cette atmosphère justement. On se trouve dans une clinique pour mères porteuses, tout à fait illégale, avec des femmes en situation précaires, encadrées par des hommes qui ont tendance à abuser de leur pouvoir. Ça aurait pu donner un roman pesant, difficile à lire, mais pas du tout, car les femmes « reproductrices » font preuve non seulement d'envie de se battre et de ne pas se laisser opprimer, mais aussi et surtout d'humour, chose que je n'ai pas souvent rencontré dans les romans contemporains chinois qu'il m'a été donné de lire… Humour souvent noir, parfois féroce, mais qui rend la position de lecteur plus supportable face au sujet traité ici.
C'est Pêche qui nous raconte la vie au Paradis. On ne sait pas trop comment elle est arrivée là, mais on comprend rapidement qu'elle est non seulement muette, mais aussi qu'elle semble avoir un retard mental assez prononcé. le lecteur se trouve donc dans sa tête, où c'est parfois un peu le bazar… elle est en train de raconter une journée au centre, et un événement la fait zapper et se remémorer son passé plus ou moins proche. Il n'est pas toujours évident de se repérer dans l'espace et le temps, d'autant plus que, par moments, elle laisse la parole aux autres, ce qui donne des échanges assez long sans qu'elle s'exprime à la première personne.
Le choix d'une héroïne simple d'esprit et muette est très judicieux, car de par ses handicaps, personne ne se préoccupe de la présence de Pêche dans une pièce, elle voit et elle entend tout. La vie, même la plus intime, continue en sa présence comme si elle n'était q'une petite souris que personne ne voit. On est très proche du personnage, puisque dans sa tête, mais on ne sait pas pour autant réellement ce qu'elle pense de sa présence au Paradis. Elle a l'air de la vivre comme elle vivrait une autre vie, subissant mais sans vraiment souffrir… Tant qu'elle a son chien avec elle, pas grand chose ne semble pouvoir l'atteindre.
Ce détachement dont elle fait preuve, certaines des autres femmes aimeraient en être capables, mais il est parfois cruel de prêter son corps pour de l'argent. Pour quelques-unes, ça s'arrête là, mais pour d'autres, c'est bien plus douloureux. Leur parcours est souvent chaotique jusqu'à leur arrivée au centre : abandon, viol, prostitution, misère sociale et/ou affective… les raisons de leur venue sont aussi nombreuses que les pensionnaires, ce qui nous donne un panorama de la société moderne chinoise sans fard. le communisme et l'ouverture au capitalisme se heurtent de plein fouet, et sans surprise, ce sont comme trop souvent les femmes qui trinquent le plus. Jusqu'à pour certaines louer leur corps pour de l'argent, bien que la discipline très stricte serve d'excuse pour que les amendes pleuvent, emplissant encore un peu plus les poches du « président », et amputant à chaque fois le salaire qui a motivé la présence de ses femmes au Paradis. Nom plus que cynique pour cette clinique. Paradis pour les futurs parents qui payent, peut-être, mais Paradis pour les « reproductrices », pas sûr…
J'ai beaucoup aimé ce petit roman. Petit par la taille, moins de deux cents pages, certes, mais fort, percutant. Il n'en aurait pas fallu beaucoup plus pour basculer dans l'écoeurement face à la situation des femmes, et passer de percutant à dur à lire. Car ce n'est pas une lecture facile de par son sujet, mais elle est traitée avec à la fois de la poésie et de l'humour, et l'adaptation ainsi que la traduction facilitent la compréhension de la situation psychologique de ces femmes. Une vision crue de la société chinoise, qui m'a appris beaucoup...
Lien : https://leslecturesdesophieb..
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Fuyating
  14 septembre 2018
Ce livre est une sacrée critique de la société chinoise : l'exploitation d'êtres humains, le matérialisme de plus en plus présent (tous les moyens sont bons pour se procurer un Iphone par exemple), l'absence d'humanité et de sentiments (un enfant meurt, on en "commande" un autre pour le remplacer), sans parler de la pauvreté, de la difficulté de payer les soins médicaux, de l'enlèvement de personnes etc. Ce centre illégal où se déroule l'histoire, est semblable à une dictature. Il fournit des bébés aux couples qui n'arrivent pas à en avoir. Ce sont des "produits", des "marchandises" sortis tout droit du ventre de femmes qui se sont retrouvées au centre par besoin d'argent, ou même parfois contre leur gré. Cette activité est bien sûr illégale, mais semble beaucoup prospérer, et cela ne m'étonnerait pas qu'il en existe réellement en Chine.
Je suis quelque peu étonnée que ce livre ait passé la censure, puisque nous sentons également poindre des critiques contre le gouvernement et les soucis actuels en Chine, par exemple le fait que les Chinois ne soient propriétaires de leurs biens fonciers que durant une durée déterminée, les problèmes de sécurité alimentaire etc., tout cela pousse d'ailleurs bon nombre de personnes à partir à l'étranger.
Concernant l'histoire en elle-même, j'ai parfois été un peu déroutée du passage du récit présent aux souvenirs passées de Pêche, puisqu'il n'y a aucune démarcation entre les deux dans le récit en chinois (il me semble que dans la version française il y a eu des espaces entre les deux).
Autre petit bémol, le roman est assez court, je n'ai malheureusement pas eu vraiment le temps de m'attacher aux personnages. Je les aurais d'ailleurs bien suivis plus longtemps.
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zagzaguel
  29 septembre 2018
Bienvenue au Paradis, c'est le Président Niu qui le dit. Un Paradis pour les femmes qui veulent gagner de l'argent rapidement. Il suffit qu'elles deviennent des productrices. Il faudra alors attendre neuf mois pour que ce produit soit viable et vendable. Mais attention, discrétion oblige, il ne faut pas trop l'ébruiter car on risquerait de faire fermer ce florissant commerce. Pour cela, vous trouverez des gardes postés aux sorties, un général et un caporal prêts à faire régner l'ordre et à se servir au passage, des barreaux aux fenêtres et un règlement strict pour votre bien.
A travers les yeux d'une femme simple d'esprit et muette, Wenshui, recueillie et exploitée comme productrice, nous entrons dans cette clinique illégale. Nous y découvrons une critique douce amère de la société de consommation plus particulièrement l'engouement capitaliste de la société chinoise qui n'hésite pas à exploiter tout ce qu'elle peut exploiter pour faire des profits.
Le filtre de cette femme nous permet de rire parfois des situations mais on comprend bien vite l'horreur de tout ceci. Bien écrit, j'ai été parfois géné pour suivre le cour des évènements car Wenshui mélange ce qu'elle vit avec ce qu'elle a vécu, et parfois la frontière entre les deux est difficile à cerner.
Le travail de traduction est bon et nous permet de mieux comprendre les subtilités de la langue chinoise. Enfin, des estampes de l'auteure parsèment le roman et nous offres des pauses de grâce.
Merci à Babélio et aux éditions Picquier de m'avoir fait découvrir ce livre.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
OsmantheOsmanthe   25 septembre 2018
Il y a quelques femmes enceintes qui ne me laissent pas l'esprit en paix, celles qui ont fait un peu d'études : elles n'arrêtent pas de se plaindre du règlement du centre, en râlant contre telle règle, en dénonçant telle autre ; elles montent sur leurs grands chevaux et refusent de manger, elles se prennent vraiment pour des impératrices douairières...J'ai sévi tout de suite, mais je ne peux aller trop loin, sinon elles risqueraient d'aller déposer plainte, la police n'est pas là pour rien. Le centre a beau être clandestin, c'est un grand bâtiment, les fleurs en pleine floraison répandent forcément leurs senteurs alentour, avec un peu d'efforts, on finit toujours par les trouver.

J'assume le risque parce que j'aime ça, j'aime cette affaire, il y a un tel marché, avec le corps pour capital ; on trouve beaucoup de femmes prêtes à s'investir...Notre entreprise est encore trop petite, nous avons beaucoup de demandes que nous ne pouvons satisfaire. Je suis convaincu que de nouveaux centres vont voir le jour sous peu dans d'autres villes et que le mouvement va s'étendre aux chefs-lieux de toutes les provinces. En fait, si le centre est autorisé et enregistré, il me faudra à peine quelques années avant de pouvoir faire une introduction en Bourse pour me financer.
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OsmantheOsmanthe   10 septembre 2018
Un homme corpulent entre dans la salle à manger ; vêtu d'un costume occidental gris, avec une cravate sang de porc, il a l'air soucieux de celui qui a perdu quelque chose et son regard parcourt les tables comme s'il cherchait son voleur parmi nous. Il est suivi d'un assistant en tenue de camouflage, un nommé Caporal, cheveux souples peau très blanche et visage constellé de grains de beauté.

"064 ! hurle l'homme.
- Présente, répond Pomme qui se lève lentement en se tenant le ventre dont les muscles se sont soudain complètement relâchés.
- Tu dois avouer sincèrement avoir commis une erreur, dit l'homme en tournant le regard vers elle comme une sentinelle de nuit scrutant l'obscurité sur une tour de guet, le blanc de ses petits yeux telle une torche explorant l'ombre autour de lui.
-...J'ai écrit une lettre en fraude, sans demander l'autorisation ; d'après l'article six, alinéa quatre, du réglement intérieur, cette faute est passible d'une amende de mille yuans...
- Vous avez terminé ? demande l'homme en fixant Pomme comme un chien attendant que son maître recrache un morceau d'os.
- J'ai eu tort." Le bout d'os est craché.
L'homme le saisit entre les dents en regardant Pomme de travers, comme s'il était gêné par de la fumée.
"Vous la sanctionnerez sévèrement, Caporal.
- Que le président Niu soit tranquille."
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OsmantheOsmanthe   09 septembre 2018
Je vais sur la terrasse prendre l'air. Porté par le vent, on peut s'envoler, comme un oiseau. Il est le bienvenu, le vent, je lui ouvre les bras. Traverse les nuages et vole droit vers le soleil. Traverse la nuit noire, dans un ciel plein d'étoiles, épanouies comme des fleurs de chrysanthèmes sauvages. Je vole. Vois le village. Les toits. La rivière. Le coteau. Les arbres qui poussent au bord de la mare en contemplant leur reflet dans l'eau, sans se mêler à la foule. Autour des feuilles de lotus se forment des vagues. Les fleurs, elles, ressemblent à des balises de pêche flottant sur l'eau.
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FuyatingFuyating   14 septembre 2018
我后来想明白了, 仇恨只会增加自己的心理负担。宽怒这种精神上无法自理的可怜人,就是解放自己,走出牢笼。

J'ai compris que la haine ne faisait qu'accroître la charge mentale qui m'opprime. Le pardon, pour une malheureuse incapable de maîtriser sa vie, est un moyen de se libérer, de sortir de ses entraves.
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OsmantheOsmanthe   25 septembre 2018
- Il y a un règlement à observer ici...Si vous le respectez, il n'a pas lieu d'être, c'est comme s'il n'existait pas, explique le président Niu en pourfendant l'air de la paume de la main, c'est comme quand une souris se fait prendre dans un piège : si elle n'était pas allée s'y frotter en essayant de voler la viande qui y est accrochée, elle n'aurait couru aucun risque...
- Si le chat gratte le sable pour couvrir ses crottes, c'est pour effacer ses traces afin d'échapper à ses prédateurs. Mais vous, quand vous grattez le sable pour couvrir votre merde, c'est uniquement pour de l'argent, dit Grenade.
- Quelle grossièreté, vraiment ! s'exclame le président Niu en rentrant le cou, 76, vous qui avez fait des études universitaires jusqu'à la licence, comment pouvez-vous tenir des propos aussi vulgaires ?
- Quand on marche dans de la merde, on ne va quand même pas s'écrier "ah, très cher" !
- Les étrangers disent FUCK."
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