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Jean-Daniel Brèque (Directeur de publication)Olivier Girard (Directeur de publication)
ISBN : 2843440963
Éditeur : Le Bélial' (11/02/2010)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 23 notes)
Résumé :
En cinq longs récits d’une implacable justesse, Sous des cieux étrangers, manière de pendant à Aztechs, lauréat du Grand Prix de l’Imaginaire 2007, fait éclater les frontières des genres et célèbre la modernité d’une littérature ciblant le cœur de l’âme humaine.
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Critiques, Analyses & Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Walktapus
26 mai 2015
Peut-être le recueil idéal pour découvrir l'ami Lucius. Techniquement, trois nouvelles relèveraient du fantastique, deux de la SF, mais il n'est pas homme à s'arrêter à ce genre de détails.
Il y a les bernacles de l'espace, des zombies doués, une revisitation perverse et inattendue du culte de Marie, des femmes fatales vraiment pas banales dans leur genre fatal, un zeste de critique politique, la Nouvelle Orléans, la musique, le vaudou. Et de l'humour, de l'humour bien noir.
Pourtant ces histoires sont souvent des pages turners où on le suit jusque parfois un WTF silencieux, mais heureux tout de même de s'être laissé guider jusque là, même si ses fins gardent souvent une part de mystère. Car il y a son style, un régal de longues phrases évocatrices qui se font parfois lyriques. Et il y a ses personnages, toujours vivants, épais et bien campés.
Ses nouvelles sont écrites à la première personne par un homme, souvent un dur, et il y a toujours une femme. Pourtant, il nous le montre dans ce livre : l'amour heureux n'a aucune valeur marchande sur le marché interdimensionnel.
Et si je l'appelle Lucius, ce n'est pas par familiarité. Il y a un tas de Shepard écrivains, mais il n'y a qu'un Lucius.
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julien_le_naufrage
15 novembre 2010
Présenté sous une couverture au dessin magnifique, signé Pascal Casolari, le Bélial nous offre ici un somptueux recueil de nouvelles. Mais si cette première page alléchante attirera un lectorat SF space opera, le livre ne devrait pas passer outre des mains de fans de fantastique. Car finalement, mis à part "Bernacle Bill le spatial" qui joue franchement la carte SF space opera, pour le reste on est plus proche du fantastique qu'autre chose.
La première chose qui m'a impressionnée, c'est la plume de Lucius Shepard. de longues phrases, peut-être alambiquées pour certains mais qui profitent d'un rythme et d'un poésie qui me plaît beaucoup. Une prose riche, belle et agréable qui, si l'on se prête au jeu, vous emportera dans un univers imaginaire des plus agréable.
Mais venons-en aux textes... le Bélial nous a concocté ici un bien beau recueil de 5 nouvelles chacune longue d'environ une centaine de pages. Presque 5 mini-romans sous la main et 5 occasions de rencontrer l'imaginaire SF et fantastique de l'auteur baroudeur. Malheureusement pour les fans ultimes de l'auteur, il ne découvriront dans ce recueil que trois textes inédits : "Dead money", "Limbo" et "Des étoiles entrevues dans la pierre". Les deux autres ayant déjà été publiées en français auparavant : "Bernacle Bill le spatial" (parue en 1994 dans l'anthologie "Futurs à Bascule") et "Radieuse étoile verte" (parue dans le Bifrost n°51). Néanmoins, pour un néophyte comme moi, j'avais de quoi me mettre sous la dent. Et avec bonheur en plus!
Mais commençons avec le premier texte : "Bernacle Bill le spatial". Ce premier texte profite, semble-t-il d'une nouvelle traduction. L'occasion d'améliorer un texte qui a reçu le Prix Hugo en 1993. "Bernacle Bill le spatial" nous emmène sur le sol martien , dans la station "Solitaire", où l'on rencontre le brave idiot du coin, Bernacle Bill, tête à claque patentée de la collectivité. C'est à peine s'il est juste toléré dans une station spatiale où les erreurs génétiques ne sont normalement pas admises, mais sa mère ayant falsifiés ses papiers a permis à Bill de voir le jour sur Mars. Reclus abonné aux plaisirs virtuels et passionnés des bernacle spatiaux, il se voit un jour sauvé d'une dérouillade en règle par John, un responsable de la sécurité, qui le prendra ensuite sous son aile. L'atmosphère est lourde durant toute la nouvelle, un huis clos dans une station spatiale qui permet de mettre en avant les relations humaines et la tension naissante imposée par un extrémisme religieux importée par l'Inconnue Magnificence. Shepard crée des personnages attachant dans un espace clos assez cruel. Il y distille une atmosphère pesante et enivrante qui vaut vraiment le détour! Un texte qui mérite amplement son Prix Hugo!
Le second texte est "Dead Money". Celui-ci tient plus du polar, ou du thriller sur fond de fantastique que de SF pure. L'étrange atmosphère fantastique dégagée par ce texte est vraiment prenante, et une fois de plus ce sont les relations entre les personnages qui donnent tout le sel de ce texte qui a un petit coté déjanté mais tragique en même temps. "Dead Money" est une nouvelle faisant suite au roman "Les yeux électriques" publié par Lucius Shepard en 1987 et 1992 pour ses éditions françaises. Bref une initiation à un univers étranges mais intéressant, ou une redécouverte pour qui aurait déjà lu ce livre.
Dans "Dead Money", Lucius Shepard joue sur la réanimation des morts et le culte vaudou. Zombies réanimés et animés par une nouvelle personnalité, ils ont tout de l'humain normal, avec le coté extra-ordinaire en plus. Notamment Josey Pellerin qui se retrouve champion de poker dans sa nouvelle vie. Materné par la belle Jocundra Verret au frais de sa société qui pratique ses expériences... douteuses? Mais voilà, qu'un jour, lors d'un poker particulier, Jack Lamb repère ce Josey... et en parle ensuite à son truand de patron. S'ensuit une relation étrange, entre amour et contrôle, sur fond d'atmosphère fantastique et de zombies déjantés.
Le troisième texte, "Radieuse étoile verte", n'est peut-être pas le meilleur à mon avis. Il démarre sur un fond de SF qui n'est pas sans me rappeler l'avenir sombre dépeint par Catherine Dufour dans son "Le goût de l'immortalité". Malheureusement, ici on est face à une banale histoire de vengeance. Un adolescent se voit visité en songe par sa mère, via une bio-puce pornographique, qui lui demande de tuer son père. Là c'est du complexe oedipien, non? Bref, pas de grande surprise dans cette histoire sur fond de manipulation et de vengeance. Rien de bien original si ce n'est le fond SF et le cirque du futur. Un bon moment de détente néanmoins.
On continue avec "Limbo" qui nous plonge lui en plein fantastique. Jack Shellane, ex-mafieux en cavale, vient prendre refuge dans un chalet forestier perdu des USA. Se noue une relation avec la belle Grace, qui entre amour et tentation, manipulera Shellane pour la venger de son mari. Jeu de cache cache, de non-dits et de désir, il se dépeint ici une histoire fantasmatique au réalisme intriguant. Encore une fois Lucius Shepard nous mène gentiment au travers de son phrasé là où il veut. Un bon texte, onirique et glauque, qui se lit avec plaisir malgré certaines parties sur la fin que j'ai trouvée mouais-bof.
Le cinquième et dernier texte nous emmène dans des aventures plus rock'n roll. "Des étoiles entrevues dans la pierre" est, une fois de plus, un texte fantastique lorgnant sur certains terrains SF. Avec ce texte Lucius Shepard nous montre qu'il peut rivaliser facilement avec des écrivains comme Stephen King.
Dans une ville sidérurgique sur le déclin, patelin qui n'est pas sans rappeler Liège, on se retrouve à suivre Vernon, un producteur de musique qui vient de trouver son nouveau poulain : un guitariste de blues rock aux moeurs plus que douteuses. Mais voilà qu'un jour, des étoiles apparaissent sur la bibliothèque du bled, et une effervescence particulière naît de la ville. Des gens dont on ne se doutait de rien se retrouvent affublés d'un talent incroyable, bref Black William découvre le bonheur de l'intelligence ultime. Mais à coté de cette étrangeté, d'autres meurent d'une manière inexpliquée, ce qui intrigue Vernon...
Au final, "Sous des cieux étrangers" est un bien sympathique recueil de nouvelles. "Bernacle bill le spatial" est sans doute mon préféré. "Radieuse étoile verte" est passable à mon avis même s'il reste distrayant. "Dead Money" était d'une lecture fort agréable et donne envie d'aller voir plus loin avec le roman sus-nommé. "Limbo" et Des étoiles entrevues dans la pierre" sont des excursions sympathiques dans le fantastiques, style dans lequel Lucius Shepard semble brillé autant que les auteurs mainstream de ce genre! de plus l'auteur profite d'une bien belle plume, sans doute bien rendue par la traduction de Jean-Daniel Brèque, style que j'ai beaucoup apprécié donc et qui m'a permis de lire ce recueil rapidement et avec plaisir! Un sympathique bouquin à conseiller donc et pour moi une belle porte d'entrée dans l'univers de Lucius Shepard, auteur malheureusement fort méconnu par ici.
Tiens, au fait, je suis fan de la couverture de Pascal Casolari.
Lien : http://naufragesvolontaires...
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Farrah
31 décembre 2010
Je tiens tout d'abord à remercier les éditions du Bélial et Masse critique de Babelio.com qui m'ont permis de faire la connaissance de Lucius Shepard. Bien qu'il soit un auteur primé à de nombreuses reprises : 8 prix Locus, 1 Locus, 1 Nebula et 2 World Fantasy Award, rien que ça ? je n'avais pas encore eu l'occasion de plonger dans son univers, voilà qui est fait.

Sous des cieux étrangers est un recueil composé de cinq grandes, très grandes (une centaine de page chacune) nouvelles. Elles appartiennent plutôt au genre qu'on appelle "transfiction" et seule la première Bernacle Bill le spatial peut vraiment être qualifiée de science fiction au sens traditionnel : vaisseau spatial, espace et aventure. Tandis que Dead Money, Limbo et Des étoiles entrevues dans la pierre penchent vers le fantastique, Radieuse étoile verte est le récit d'une implacable vengeance.
Alors quel point commun entre ces 5 nouvelles ? je n'en vois que 2 : d'une part les histoires d'amour qui ponctuent chaque récit, rencontre de 2 êtres souvent déçus par la vie dont les âmes se complètent et se renforcent dans une vie commune ; et d'autre part les personnages principaux, sortes de gangsters, de vrais durs à qui on ne l'a fait pas mais qui gardent quelque part suffisamment d'humanité pour qu'on puisse s'y attacher. Des personnages complexes délivrant une réflexion sur l'Homme et sa place dans l'univers, sur la société et ses dérives.
Le style de Shepard est somptueux, emprunt de poésie et de grandeur et je ne résiste pas à l'envie de vous mettre un court extrait de Limbo afin que vous puissiez en profiter :
La journée était fraiche mais ensoleillée, et le petit lac, un ovale étiré d'un bleu foncé minéral, lui rappela une antique broche en lapis-lazuli qui avait appartenu à sa mère. Il était entouré de collines boisées et son pourtour se partageait entre falaises rocheuses et plages de sable gris-brun.
Jean Daniel Brèque a fait là un excellent travail de traduction.
Je pense qu'il s'agit du livre idéal à transmettre aux amateurs de beaux textes littéraires mais qui pensent que la Science-fiction n'a rien à leur offrir. La beauté du style, les métaphores imagées, les caractères complexes des personnages le tout mâtiné d'une légère touche de surnaturel ou de Science-fiction devrait leur permettre d'entrer en douceur dans le genre. Et franchement si Shepard ni arrive pas, alors qui ?
Pour ma part, malgré tout ce que je viens de vous dire, je n'ai pas totalement été convaincue et j'ai eu plutôt du mal à m'approprier les nouvelles - à part peut être Dead money - et je ne comprends toujours pas pourquoi. Je ne suis pas seule dans ce cas, j'ai eu l'occasion d'en discuter avec une collègue qui a eu le même sentiment sans parvenir non plus à clairement définir ce qui cloche.
Tant pis, peut être est-ce comme ça avec certains livres, qu'en pensez-vous ?
Lien : http://brindaventure.blogspo..
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juanitocage
10 novembre 2010
a participation à Masse Critique se fait donc sur le recueil Sous des cieux étrangers de Lucius Shepard aux éditions du Belial paru en 2010. Masse Critique est une opération organisée régulièrement par le site Babelio. Des éditeurs offrent des livres à des blogueurs qui en font une critique qui est mise en lien sur Babelio.On notera le travail très intéressant du Belial, maison indépendante, qui publie une dizaine de livres par an dans le domaine de la littérature de l'imaginaire et édite la revue Bifrost. le Bélial est très novateur, notamment dans le domaine des livres numériques. Au fait, merci pour le livre !
Je ne connaissais pas ce bonhomme. Lucius Shepard est un baroudeur américain barbu à lunettes. Grand voyageur, il est passé en Europe, a été vendeur à la sauvette dans les rues du Caire. Journaliste freelance durant la guerre du Salvador en 1981-1982, il garde un attachement et une connaissance aigus de l'Amérique Centrale. Ce sera le sujet de certaines de ses fictions mettant parfois en scène la difficile entente entre cultures occidentale et hispanique. Shepard a écrit des nouvelles, romans et essais depuis les années 1980. Il est réputé dans le milieu SF indé. Ce recueil comprend cinq nouvelles. Certaines sont inédites en français, d'autres ont été déjà publiées en français comme Radieuse étoile verte publié dans la revue Bifrost.
....
la suite sur mon blog :
http://abracadabibliothesque.wordpress.com/2010/11/10/masse-critique-sous-des-cieux-etrangers-de-lucius-shepard/
+ Lire la suite
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archibald77
06 juillet 2013
Excellente découverte! Lucius Shepard nous entraîne au travers de 5 nouvelles dans un univers protéiforme, exotique et fantastique, parce que même si l'ensemble des 5 nouvelles intègres des éléments de SF, c'est bien l'adjectif fantastique qui décrit le mieux ce recueil.
Ce qui frappe d'emblée dans l'écriture de Shepard, c'est l'importance qu'il donne à ces personnages. Il installe le travail sur la psychologie des personnages, leurs interactions et leur évolution au coeur de ces histoires. le côté SF, fantastique sert l'intrigue et englobe les principaux protagonistes pour former un tout homogène très dense et passionnant à lire.
L'ami qui m'a offert ce livre, tient un blog littéraire. Il y a inséré une belle critique, que je vous propose de lire, afin de vous donner envie de découvrir l'oeuvre de M. Shepard : http://naufragesvolontaires.blogspot.be/2010/11/sous-des-cieux-etrangers-de-lucius.html
J'ai eu l'occasion de rencontrer Lucius Shepard aux "Imaginales 2013". L'instant d'échanger quelques mots et de me faire dédicacer son dernier ouvrage paru en français "Le Calice du Dragon", M. Shepard m'est apparu comme étant particulièrement abordable et sympathique.
Bonne lecture!
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Citations & extraits (5) Ajouter une citation
WalktapusWalktapus23 mai 2015
Arlie s’est agenouillée à côté de lui et lui a parlé des animaux qu’il verrait bientôt. Il y avait des tigres à la robe luisante comme les flammes, et des éléphants plus gros que des villages, et des oiseaux plus vifs que la pluie, et des loups dans les yeux desquels brillaient de mystérieuses lumières. Il y avait des serpents aussi, des verts avec des langues rubis qui racontaient les plus belles histoires de l’univers, et on avait entendu, dans les monts de la Lune, des cris au son si musical que personne n’osait partir à la recherche de la créature qui les avait poussés, de peur d’être immolé par la vision d’une telle beauté. Et le vent, le vent était aussi un animal, et à ceux qui lui prêtaient une oreille attentive, il murmurait son nom et les emmenait faire le tour du monde en un seul jour. Des oiseaux étincelants comme la lune, de grands lézards qui rugissaient sous le tonnerre comme s’ils répondaient à ses questions, des ours blancs aux griffes dorées et au destin magique.
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WalktapusWalktapus15 avril 2015
La façon dont les choses se passent, non point les grands remous du temps mais les choses ordinaires qui font de nous ce que nous sommes, les coups brutaux du hasard que sont nos naissances, le désir primaire dont nous faisons, par caprice ou par défi d’orgueil, une obscure tragédie d’amour, les cruelles transformations que notre être est appelé à subir, le charme irrésistible qu’exercent sur nous d’autres âmes qui, croisant l’orbite de notre existence, nous accompagnent un temps avant de changer de trajectoire et de se perdre dans l’oubli, ne nous laissant d’elles qu’une image imprécise, rien que nous ne saurions aisément déchiffrer et d’où nous pourrions recevoir la lumière…
(incipit, Bernacle Bill)
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WalktapusWalktapus23 mai 2015
Durant la nuit il y eut un moment où il accepta de reconnaître qu’il ne comprenait rien, ni au monde, ni aux femmes, ni même aux caprices de son propre cœur. Ou alors, contrairement à ce qu’il avait cru, la compréhension des choses n’était pas une clé universelle. Peut-être était-ce une clé qui n’expliquait que certaines choses, les moins importantes sans doute, les plus importantes étant pareilles à ces nuages dont on ne voit que le ventre, sans jamais parvenir à évaluer leur taille ni la nature de leur partie supérieure. Peut-être que tout était aussi simple et aussi complexe.
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petitourspetitours26 août 2010
Tout cela s’est passé il n’y a pas si longtemps sur la station Solitaire, par-delà l’orbite martienne, là où sont assemblés et lancés les astronefs de reconnaissance qui s’évanouissent dans une gerbe de feu de plusieurs milliers de kilomètres de diamètre, et c’est arrivé à un homme du nom de William Stamey, mieux connu sous le sobriquet de Bernacle Bill. Une minute, rétorquerez-vous sans doute, j’ai déjà entendu cette histoire. Elle a été racontée et reracontée. À quoi bon la ressasser ? Mais qu’avez-vous vraiment entendu ?
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juanitocagejuanitocage10 novembre 2010
Shellane résista à l'envie de lui répondre par un sarcasme : l'amabilité de Broillard tournait peu à peu à la flagornerie. Chacune de ses paroles semblait porteuse d'un sous-entendu sournois et Shellane avait la nette impression qu'il se considérait comme un être supérieur, que son épicerie-station-service n'était à ses yeux qu'une étape sur la route de la gloire ; en conséquence, les manières de péquenot dont il gratifiait ses clients dissimulaient mal sa condescendance fondamentale. Il avait des yeux à porter la poisse. Des iris d'un bleu glauque, striés de ténèbres, qui évoquaient du verre fracturé.
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Videos de Lucius Shepard (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Lucius Shepard

Entretien avec Lucius Shepard aux Imaginales
Entretien avec Lucius Shepard enregistrée aux Imaginales (Epinal, mai 2013) L'audio de la rencontre : http://www.actusf.com/spip/Imaginales-2013-Conference,1...
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