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EAN : 9782864326533
1459 pages
Éditeur : Verdier (06/05/2011)

Note moyenne : 4.22/5 (sur 25 notes)
Résumé :
Le Dit du Genji, ce grand classique de la littérature universelle dont Borges disait qu’il n’a jamais été égalé, fut écrit au début du onzième siècle par dame Murasaki, une aristocrate qui vécut à la cour impériale de Heian-kyô (l’actuelle Kyôto).
Cependant, écrit René Sieffert qui a travaillé à sa traduction près de vingt ans, « pas un instant je n’ai eu le sentiment d’un véritable dépaysement, ni dans le temps ni dans l’espace, mais au contraire me hantait ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
de
  08 février 2012
Onzième siècle, une aristocrate dame Murasaki nous narre le destin politique et la riche vie d'un prince le Genji. Enfin, il s'agit "d'une base" pour le récit.
Pour celles et ceux qui céderont aux phrases et aux ambiances si particulières, cet ouvrage sera un moment privilégié de lecture, de rêve, de musique et de couleurs.
Et comme l'indique si justement dans sa préface René Sieffert :
"Et tant pis pour les gens pressés : le Genji est certes un 'roman fleuve', et même un best-seller, mais il est fait pour être lu à tête reposée et relu à loisir, car ce qui importe, ce n'est pas une 'histoire', à peu près inexistante du reste, surtout dans les derniers chapitres, mais un climat, une athmosphère, un état d'âme, le parfum d'un prunier en fleur ou les accords d'une cithare".
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Edouard22
  04 novembre 2019
Traduction du Japonais par rené Sieffert
Monument de la littérature japonaise, le Dit du Genji rapporte de façon romancée la vie d'un prince "radieux" de la cour impériale japonaise.
D'un abord qui n'est pas des plus faciles, il analyse la vie et les comportements humains d'un façon encore très actuelle, avec une extrême finesse dans l'analyse des sentiments et psychologies. Il montre une société qui est certes à l'extrême pointe de la pyramide sociale, mais incroyablement raffinée et subtile comme en témoignent des pratiques et comportements tout-à-fait impressionnants :
- l'extrême recherche dans les vêtements et tenues ;
- le raffinement des musiques, que l'on voulait s'accorder avec le chant des insectes (cigales) environnants ;
- la sensibilité à la nature (que l'on ne peut comparer qu'à celle de Mary Webb) ;
- l'art subtil de se dissimuler derrière des paravents (pour les femmes), et d'essayer d'apercevoir les femmes (pour les hommes) ;
- la correspondance que les amants échangeaient, sous forme de courts poèmes (près de mille dans l’œuvre) exquis, calligraphiés avec art sur des papiers soigneusement choisis, souvent accompagnés d'une branche sélectionnée avec art d'un arbre en fleurs;
- l'extrême soin et prévenance que l'homme prend de la femme à conquérir (bien que ne lui demandant pas toujours son avis !), et qu'il conserve en même temps vis-à-vis de ses autres maîtresses, concubines et épouses déjà en place, et ce sur la très longue durée.
Un monument donc, impressionnant par le raffinement des moeurs (au XI° siècle) qu'il présente, et par la subtilité de ses poèmes.
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Fabrice38
  30 avril 2016
Un livre de presque 1500 pages, un grand nombre de personnages désignés par leur grade (qui évolue en fonction de leur carrière) et non par leur patronyme, voila qui pourrait décourager certains lecteurs. Cependant, il faut persister, entrer dans cette atmosphère si particulière et se laisser porter par l'histoire, la poésie, les sensations de ce classique de la littérature japonaise écrit au tout début du XIème siècle.
Une lecture que je recommande vivement.
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
dede   11 avril 2012
La Dame de la Chambre avait de nouveaux sujets de tourments, qui s’ajoutaient aux soucis qu’elle nourrissait depuis des années. Elle était persuadée de l’indifférence du Prince à son égard, et pourtant, s’en arracher définitivement et partir au loin lui semblait devoir la plonger dans la détresse ; et puis, qu’en diraient les gens ? Sans doute serait-elle la risée de tous ! Dans ce cas, mieux valait peut-être rester, se disait-elle, mais alors tout le monde la mépriserait pour ce manque de dignité, ce qui l’inquiétait tout autant ; à force de se tourmenter ainsi, « pareille au flotteur de la ligne du pêcheur », elle se sentait le jouet des flots de sa passion et elle s’en rendait malade.
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dede   11 avril 2012
Encore qu’elle ne vît là qu’une de ses dérobades coutumières, elle répondit :

Bien que le sachant
que sur les voies de l’amour
les manches se mouillent
tout comme le laboureur
dans la boue suis descendue

De la « source des montagnes », l’on a raison de dire que l’eau n’est profonde !
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dede   11 avril 2012
Voilà ce que l’on murmurait, mais on eut beau interroger les oracles, rien ne vint montrer que l’on eût deviné juste. Esprit ou non, on ne lui connaissait d’ennemi déclaré qui l’eût haïe de propos délibéré. Des esprits de gens tels que des nourrices défuntes, ou de ceux qui de longtemps tournaient autour de ses parents, mettaient à profit sa faiblesse pour se manifester à l’occasion, mais ceux-là n’avaient guère de consistance. Quant à la malade, elle ne faisait que pleurer sans fin et, de temps à autre, prise de nausées, elle délirait comme si elle ne le pouvait plus supporter, ce que son entourage impuissant considérait avec horreur et tristesse. De chez l’Empereur Retiré aussi l’on venait sans cesse aux nouvelles, et il veillait à ce que l’on prononçât les déprécations, gracieuse attention qui montrait en quelle haute estime il la tenait. Quand elle sut cet émoi universel, la Dame de la Chambre en fut fort troublée. Le sentiment de leur rivalité, qui des années durant avait été sans conséquence, s’était trouvé avivé chez elle par la sotte querelle à propos de leurs chars, et de cela, à la résidence du Ministre, l’on n’imaginait guère l’importance.
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Fabrice38Fabrice38   30 avril 2016
"Sans profondeur est
selon l'usage la teinte
de mes vêtements
mais de ma manche les larmes
font un abîme sans fond" p.250
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Fabrice38Fabrice38   30 avril 2016
"A l'instant ultime
fumée du bûcher sera
lente à dissiper
et bien plus lente à s'éteindre
la flamme de mon amour" p. 868
Commenter  J’apprécie          40

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