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ISBN : 2330103255
Éditeur : Actes Sud (06/06/2018)

Note moyenne : 3.9/5 (sur 166 notes)
Résumé :
Mitsuo Kawano est étonné quand il croise par hasard un ancien copain d'école devenu président d'une importante compagnie. Il est encore plus surpris lorsque celui-ci l'invite dans un club très sélect où travaille une autre ancienne camarade de classe, la belle et mystérieuse Mitsuko, devenue entraîneuse. Mitsuo est un homme satisfait, un père de famille attentionné, et il a un bon métier. Certes, son mariage est désormais sexless, mais il se contente de soulager ses... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (44) Voir plus Ajouter une critique
le_Bison
  06 décembre 2018
Ouvrir un roman d'Aki Shimazaki, c'est sentir ce souffle de la passion orientale se lever sur ma nuque. C'est se laisser porter par une berceuse mélancolique pour une histoire courte aux sentiments intenses. Au toucher délicat que j'apporte à tourner chaque page, ses mots se transforment en une caresse gémissante de plaisir. Mon esprit vogue vers des rivages de sensualité. Une grue en origami m'accompagne tout au long de cette lecture. Une grue faite par Aki elle-même. Je l'imagine douce et sereine, pendant cet instant de concentration, faire des animaux en origami me fascine. Dans cet oiseau de papier, il y a toute la grâce de l'auteure et de sa poésie.
« Elle baisse la tête. Je vois sa nuque blanche et les quelques mèches de cheveux tombant dessus. La rondeur de sa poitrine ressort sous sa tunique. Je saisie ses bras. le parfum du savon. Soudain, mon corps frissonne. Je brûle de désir. Elle lève les yeux vers moi. Avant qu'elle ne prononce un mot, je couvre ses lèvres des miennes. »
Tes lèvres contre un silence. Dès que j'ai plongé mon regard dans les premières pages de ce roman, c'est comme si celui-ci plongeait dans le décolleté de Mitsuko. A travers son kimono légèrement ouvert qui laissait entrevoir la pointe de ses seins, je restais hypnotisé par la page, mon esprit s'évadait vers ce monde de sensualité. Frissons de plaisir. le silence accentue cette sensation.
« Dès qu'elle ferme la porte, j'embrasse son visage et sa nuque. Je touche son corps sous sa tunique. Elle ne porte rien dessous. Comme un fou, je caresse ses fesses, son dos, ses seins. Elle guide ma main vers les parties sensibles.
Toujours debout, elle me laisse entrer en elle. En la pénétrant, je pleure presque tant la sensation est exquise. Elle gémit en étouffant sa voix. »
A chaque court chapitre, je gémis de plaisir, besoin de refermer le livre. Actes Sud et sa couverture entre rose et violet. Actes sud et cette abeille butinant une fleur. Acte premier, celui d'ouvrir tes cuisses et de butiner ta fleur. J'aime prendre mon temps, dans ces moments-là, le temps est la seule chose qui me reste et qui défile par moment trop vite, par moment trop lentement. Je respire ton parfum, - une fleur ? chardon ou jasmin -, m'hydrate de ton pollen. Je peux reprendre ma sain(t)e lecture.
« Mitsuko regarde vers le plafond. Sa longue tunique en coton est relevée haut. Allongé sur le côté, je glisse ma main sur ses jambes soyeuses. Elle ferme les yeux.
Ce soir aussi, dès que je suis entré ici, je l'ai embrassée, comme un fou, sur le visage et la nuque. J'ai caressé ses jambes et ses fesses. Elle ne portait rien sous sa tunique. Mon corps brûlait. »
Mon corps brûlait de désir à chaque phrase, couchée là sur le papier, comme un papillon qui virevolte sous mes yeux ou une sirène qui s'allonge sur un banc de sable. Je ferme les yeux, je la vois. Elle, brune aux longues jambes. Rien dessous. Je n'en peux plus de cette attente. Se lever alors au milieu de la nuit, sombre et fraîche, blue moon, pour replonger dans ce bonheur éphémère, cet instantané de jouissance littéraire dans une lande couverte de fleurs de chardon, - ça me change de mes plaines poussiéreuses. le silence est toujours présent, une musique qui m'enveloppe, des mots qui me caressent, une sève qui coule. Azami.
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Piatka
  21 février 2015
Une très belle couverture pourpre m'a d'abord attirée comme l'abeille de la photo l'a été par le chardon, l'azami en japonais. Puis, 130 pages dévorées en apnée se sont achevées quand, captivée, je voulais évidemment connaître la suite. Madame Shimazaki, je vous en veux terriblement. Je vous découvre et vous me laissez frustrée, vous avez manifestement la manie des cycles. Est-il vraiment nécessaire de découper une oeuvre en petits opus, si ce n'est pour des considérations d'ordre financières, pour multiplier les ventes ?
Mais laissons de côté ma contrariété passagère et revenons au roman. J'apprends que vous écrivez directement en français, nul souci de traduction donc ni d'incompréhension culturelle, d'autant que vous avez eu l'excellente idée de joindre un glossaire des termes japonais utilisés à la fin de l'ouvrage. J'apprécie d'apprendre quelques particularités de votre culture.
J'avoue que votre écriture simple, précise, m'a un peu déconcertée au début, j'ai crains l'histoire banale vite expédiée. Mais rapidement l'écheveau de coïncidences troublantes qui se tissent doucement entre vos personnages parvient à créer une ambiance, un suspense auquel je reconnais m'être laissée franchement prendre. Là réside pour moi tout l'intérêt de cette histoire entre trentenaires de Nagoya et ses environs.
Que deviendront Mitsuo Kawano, rédacteur, et sa femme Atsuko, qui forme un couple sexless depuis la naissance de leur fils de quatre ans ? Un couple peut-il survivre à l'absence de contacts charnels ?
Les retrouvailles fortuites de Mitsuo avec d'anciens camarades de classe primaire, Gorô, président de l'entreprise familiale, gentil mais peut-être pas aussi désintéressé qu'il y paraît, et surtout la belle et envoûtante Mitsuko, devenue entraîneuse et serveuse de bar, premier amour de Mitsuo, forment la trame de ce premier titre.
Je salue votre talent, votre imagination et la finesse de votre analyse des sentiments amoureux. Ces retrouvailles sont adroitement menées, les menus détails insignifiants en apparence s'emboîtent progressivement, enfin et surtout, troubles et désirs rythment le récit.
J'espère juste qu'il ne faudra pas attendre trop longtemps...la suite.
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Chrisdu26
  02 février 2015
SEXLESS :
Mot castrateur dont je ne connaissais ni l'existence ni la signification voici quelques jours.

Syndrome japonais délicatement abordé avec justesse et intelligence dans ce court roman de Shimazaki-san.
Abstinence ou absence totale de désir ou d'activité sexuelle au sein d'un couple, manifesté par une grande aversion de toute relation tactile avec l'autre. L'envie n'existe plus. Les origines sont physiques et/ou psychologiques : impuissance du mari, insatisfaction des conjoints, frigidité, les femmes s'ennuient de leur mari, développement d'un certain dégoût pour l'acte sexuel. La cause du phénomène est vécue de manière volontaire mais souvent subie par une seule des deux personnes qui est en état de manque, sa libido restant intacte. Mais il arrive aussi que ce soit par les deux. Malgré l'affection qui subsiste, une dépression conjugale s'installe. Dès que l'on ne pratique plus l'acte sexuel, il est très difficile de redevenir actif à cause du manque de volonté des intéressés. C'est dans cette atmosphère de frustration et de solitude assumées que les relations sexuelles du couple s'effacent au profit de l'autosatisfaction : vidéo pornographique, sex-toys, sex-shops, masturbateurs high-tech, bar de rencontre. (Agoravox Mars 2007)
Mitsuo et Atsuko sont un couple sexless. La trentaine, carrières prometteuses, deux enfants, ils ne manquent de rien mise à part de cet épanouissement sexuel qui cimente le couple. Atsuo devient mère plutôt que femme tandis que Mitsuo étouffe sa libido au plus profond de lui.
« Je me demande souvent s'il nous serait possible de raviver notre sexualité, comme au début de notre mariage. Toutefois, nous sommes si accoutumés à notre vie actuelle, surtout à la chambre à part, que j'ai peur d'aborder le sujet avec ma femme. Je n'arrive pas à croire que huit ans ont déjà passé depuis notre union. Atsuko vient d'avoir trente-quatre ans et moi, j'en aurai bientôt trente-six. Nous sommes encore trop jeunes pour être sexless. Je n'imaginais pas une telle chose. »
Néanmoins, Mitsuo reste un homme normal, ses désirs le consume, le besoin est toujours là et se fait ressentir. Alors après son boulot, de temps en temps, pour combler ce manque, il fréquente les pink-salon et les vidéo-box. Son épouse tolère ce fait, se tait et ferme les yeux.

Dans ces lieux d'érotisme, aucun contact, c'est simple, commode et rapide. Mais il est las de ces services «sexe solitaire» qui lui procurent de plus en plus un sentiment de vide et de profonde tristesse.
« Il y a des hommes qui vont au vidéo-box ou au pink-salon pour seulement se soulager. C'est pitoyable ! »
C'est par le plus pur des hasards qu'un jour il croise un ancien camarade, Gorô, marié, deux enfants, couple sexless et trois maîtresses. Un soir Gorô insiste et l'invite dans un club très sélect, c'est donc sans arrière pensée que Mitsuo le rejoint. Dans ce lieu de fantasme il reconnait la belle et mystérieuse Mitsuko, son amie de classe, élève mutique mais exemplaire avec qui il découvrira les premiers émois et prémices de l'amour.
Pour ne pas l'offenser, il cache sont identité. Désormais, son souvenir ne le quitte plus, les images défilent et ravivent en lui des désirs trop longtemps étouffés. Pourquoi est-elle devenue entraîneuse au doux nom d'Azami, alors qu'un bel avenir lui était promis ? Mitsuo veut comprendre et la revoir. Il refait un point sur sa vie, ses espoirs, ses incertitudes. Entre doute et désarroi, plaisirs refoulés et passion ardente, flash-back et présent, la vie ressurgit et les démons de minuit aussi.
Pourquoi ce syndrome toucherait davantage les nippons ? La réflexion ne serait elle pas plutôt, pourquoi les japonais en parlent plus librement que nous autres les occidentaux ? Peut-être parce qu'ici on ne le dit pas...
Je susurre à ton oreille :
« Ce soir encore, ton oreiller est baigné de larmes.
A qui rêves-tu ?
Viens, viens vers moi. Je m'appelle Azami. Je suis la fleur qui berce la nuit. »
Azami, la perle rare de Shimazaki.
Quand fleur de chardon rime avec passion et vie, viens, viens je suis ton Azami

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Annette55
  06 juin 2018
Voici une petite friandise littéraire, ah! La littérature japonaise ! Une pause idéale .
C'est un roman court et attachant qui conte l'état d'esprit d'un jeune trentenaire : Mistsuo Kawano , rédacteur dans une revue d'information générale , bien dans son couple, sans surprise, une épouse passionnée d'agriculture biologique , souvent partie à la campagne avec leurs deux enfants , sans problème apparemment.........
Mistsuo croise la belle Mitsuko , devenue entraîneuse dans un bar lors d'une virée, aprés son travail , en l'absence de sa femme. Elle fut son premier grand amour d'enfance .......
Cette rencontre fortuite bouleversera sa vie , ravivera ses souvenirs et ses rêves et l'obligera à se remettre en question .
Cette conteuse envoûtante nous emmène au Japon , entre "modernité et tradition," comme nombre d'auteurs japonais savent si bien mêler la tradition et la vie parfois dissolue . Cela ne choque en rien le lecteur tellement la prose est pétrie de finesse, de douceur, de délicatesse.
Sa plume subtile et intimiste scrute et disséque avec élégance et bienveillance , pudeur et précision , l'intimité amoureuse et sexuelle des individus. Elle touche au coeur .
L'écriture est fluide , simple, les phrases au présent apportent de la simplicité et de la légèreté au récit .
Son style est aussi léger , unique , pointu et piquant semblable à l'Azami, la fleur de Chardon ........
La première de couverture est très belle .
Cet opus fait partie d'un cycle romanesque qui compte trois autres ouvrages que je vais m'empresser de découvrir !
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fabienne2909
  07 mai 2015
Je retiens d'« Azami » une grande délicatesse, car il s‘agit de l'un de ces ouvrages empreints de sensibilité, qui racontent une histoire à petits traits, sans grands effets mais qui produisent pourtant de jolies émotions, alors qu'ils sont tout en retenue (le propre de la majorité de la littérature japonaise en somme, je le reconnais).
Dans « Azami », Mitsuo Kawano, le narrateur, croise Gorô Kida, un ancien camarade d'école primaire, qui l'invite à boire dans un bar à entraîneuses select. Il a la surprise d'y reconnaître Mitsuko, une autre camarade de primaire, qui fut son premier amour.
Dès lors, cet homme marié, qui n'est pas malheureux en couple bien qu'il n'ait plus de rapports intimes avec sa femme, qui satisfait ses pulsions dans des « pink salons » mais qui n'avait pourtant jamais désiré prendre une maîtresse, n'a plus qu'une seule obsession : entrer en contact avec Mitsuko.
En effet, outre les évidents points communs qu'ils partagent, celle-ci semble concentrer par son existence tous les désirs et les rêves de jeunesse de Mitsuo qu'il n'a pas réalisés, sa vie ayant évolué différemment de ce qu'il imaginait enfant. Sa vie professionnelle, rédacteur pour un magasine culturel, lui plaît, mais il aspire, sans réussir à se lancer, à fonder une revue d'histoire locale.
Il parviendra à revoir Mitsuko, et naîtra rapidement entre eux deux une relation adultère, rendue possible par les fréquentes absences de la femme de Mitsuo, qui souhaite développer une entreprise d'agriculture biologique à la campagne, dans la maison qu'elle a héritée de ses parents.
Jusqu'au jour où cette relation sera sue de son entreprise et de sa femme, l'obligeant à faire un choix douloureux…
C'est le premier ouvrage que je lis de cet auteur, qui a déjà deux pentalogies à son actif. « Azami » est le premier d'une nouvelle série, ce qui se sent car l'histoire ne se termine pas abruptement. Je guetterai la suite car je suis curieuse de savoir si ce que j'imagine va se réaliser !
En attendant, je vous conseille la lecture d'« Azami » pour le moment de douceur qu'il apporte (bien que bref, le roman ne faisant que 130 pages).
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critiques presse (1)
Culturebox   05 janvier 2015
Les romans d'Aki Shimazaki décrivent un certain rapport au temps, et au monde : l'odeur d'une fleur, la forme des villes, le goût des aliments, les sons du monde, y tiennent pleinement leur place. On y retrouve aussi l'attachement aux symboles, aux signes, à la destinée. La chimie très absorbante de ce roman donne envie d'y rester.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
Chrisdu26Chrisdu26   28 janvier 2015
Dès qu’elle ferme la porte, j’embrasse son visage et sa nuque. Je touche son corps sous sa tunique. Elle ne porte rien dessous. Comme un fou, je caresse ses fesses, son dos, ses seins. Elle guide ma main vers les parties sensibles.
Toujours debout, elle me laisse entrer en elle. En la pénétrant, je pleure presque tant la sensation est exquise. Elle gémit en étouffant sa voix.
A l’instant où une inquiétude m’envahit, elle me prend le visage dans les mains :

-Ça va, Mitsuo. Je n’ai plus d’ovaires.

Je l’allonge sur le tapis et nous continuons à faire l’amour.
+ Lire la suite
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Chrisdu26Chrisdu26   29 janvier 2015
-Il faut que je m'en aille.
Elle baisse la tête. Je vois sa nuque blanche et les quelques mèches de cheveux tombant dessus. La rondeur de sa poitrine ressort sous sa tunique. Je saisie ses bras. Le parfum du savon. Soudain, mon corps frissonne. Je brûle de désir. Elle lève les yeux vers moi. Avant qu'elle ne prononce un mot, je couvre ses lèvres des miennes.
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PiatkaPiatka   21 février 2015
En passant devant un magasin de musique, j'entends une chanson populaire des années 70. Immobile, je tends l'oreille. En l'écoutant, je me souviens de la berceuse de ma grand-mère, Azami.

" Ce soir encore, ton oreiller est baigné de larmes.
À qui rêves-tu ? Viens, viens vers moi.
Je m'appelle Azami. Je suis la fleur qui berce la nuit.
Pleure, pleure dans mes bras. L'aube est loin encore. "
+ Lire la suite
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fabienne2909fabienne2909   04 mai 2015
"Ce soir encore, ton oreiller est baigné de larmes.
A qui rêves-tu ? Viens, viens vers moi.
Je m'appelle Azami. Je suis la fleur qui berce la nuit.
Pleure, pleure dans mes bras. L'aube est loin encore."
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littlecatlittlecat   17 janvier 2015
Elle baisse la tête. Je vois sa nuque blanche et les quelques mèches de cheveux tombant dessus. La rondeur de sa poitrine ressort sous sa tunique. Je saisis ses bras. Le parfum du savon. Soudain, mon corps frissonne. Je brûle de désir. Elle lève les yeux vers moi. Avant qu'elle ne prononce un mot, je couvre ses lèvres des miennes.
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