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ISBN : 2330057164
Éditeur : Actes Sud (01/01/2015)

Note moyenne : 4.24/5 (sur 183 notes)
Résumé :
Dans le livre précédent du même cycle, Azami est le surnom de cette envoûtante entraîneuse et ancienne camarade de classe avec qui le narrateur entreprend une liaison. Cette même femme, Mitsuko, est cette fois la narratrice du nouvel opus d’Aki Shimazaki, Hôzuki.
Propriétaire d’une petite librairie d’occasion spécialisée en ouvrages philosophiques, Mitsuko partage ses journées avec sa mère, une ex-détenue qui confectionne de jolis signets de fleurs séchées, e... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (62) Voir plus Ajouter une critique
palamede
  30 juin 2019
Mitsuko est propriétaire d'une boutique de livres d'occasion. Elle y vend des ouvrages de philosophie, et les jolis signets en fleurs séchées de sa mère avec laquelle elle vit et élève le jeune Tarô, son fils eurasien sourd et muet. Mitsuko — une femme libre exerçant un autre métier, caché celui-là — qui ne s'intéresse pas à la vie des autres, et voit d'un très mauvais oeil l'intérêt que la femme d'un diplomate leur porte, à elle et à son fils...
Centrée sur la vie intérieure de ses personnages féminins qui confessent leurs préoccupations « élevées » sur la religion et la philosophie, sur le sens de l'existence, mais aussi sur leur vie intime avec la maternité : vouloir ou pas être mère ; l'avortement et l'adoption ; la sexualité et la difficile place des femmes, Aki Shimazaki, non sans poésie et réalisme, révèle l'ampleur du côté obscur de la société japonaise.
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Bookycooky
  16 mai 2016
Enfin le nouveau Shimazaki ! C'est pire qu'une drogue ces petites histoires qui s'emboîtent, en pentalogies ( mais peuvent être aussi trés bien lu indépendamment ).
Hozuki est le second tome du nouveau cycle.Celles ou ceux qui ont lu "Azami", vont retrouver ici Mitsuko, premier amour de Mitsuo Kawano, qui l'avait rencontrée après vingt-quatre ans ,dans un bar de luxe,où elle travaillait comme entraîneuse.
Dans ce nouveau livre, Mitsuko s'y présente à la lumière du jour, dans tout un autre contexte. C'est une intellectuelle,qui lit de la philosophie et possède une petite librairie,"Kitô",où elle vend des livres d'occasion. Elle vit à l'étage avec sa mère et son fils métis et sourd. Sa vie clandestine au bar est réservée aux vendredis soirs, son " voyage d'affaires". Cette femme sous son apparence froide, austère et détachée, cache tout autre chose...
Sa prose, comme toujours d'une simplicité bouleversante, des phrases courtes et directes, qui vont droit au but, sans lyrisme nous parle ici d'amour maternel. On y retrouve son attachement aux signes, aux symboles et au destin avec l'interprétation des kanjis ( Les kanjis sont des caractères chinois – ou des caractères morphologiquement proches de ces derniers – dont la fonction est d'écrire une partie de la langue japonaise en associant à chaque signe une matrice de sens et de prononciations (aussi appelées lectures)-wikisource ), qui peuve donner lieu à différentes significations . Hôzuki, écrit en kanji en donne lieu à deux : physalis le fruit ( le titre dont le secret est dans le livre) et prière....car " les gens le prononcent souvent "kitô" ", par erreur", qui signifie prière.Cette double signification est-elle un jeu du destin?......d'autant plus que dans le langage des fleurs , ce mot signifie " le mensonge ".....
Inspiré d'une histoire vraie, entendue il y a quarante ans, un petit roman dérangeant qui nous prend aux tripes.
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Piatka
  10 mai 2019
Hôzuki est le second roman du cycle L'ombre du chardon commencé en 2014 par Aki Shimazaki avec le magnifique opus Azami. Chaque volume peut être lu séparément, on retrouve néanmoins un lien, Mitsuko, l'entraineuse du premier volume aux commandes de sa librairie de livres d'occasion spécialisée en ouvrages philosophiques. Elle élève seule son jeune fils sourd et muet et mène donc une double vie pour assurer leur indépendance financière.
La brièveté des romans de Aki Shimazaki continue de m'étonner. Comment réussit-elle en si peu de pages à capter totalement l'attention de son lecteur et à l'embarquer dans son univers, japonais, subtil, poétique et si pertinent ?
C'est beau, fort, bref j'apprécie énormément la parenthèse littéraire que je vous conseille vivement de déguster d'une seule traite, deux heures de mystère, de charme et de réflexion sur la force du lien maternel.
Un petit bijou de concision dont la consistance n'est pas sans me rappeler la prose d'un Stefan Zweig, chacun avec son style unique.
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le_Bison
  25 juin 2019
« Dans la vitrine, je dispose des livres d'occasion que je viens d'acheter. Il est environ quatre heures de l'après-midi. Une neige floconneuse commence à tomber. »
Sur ma table de chevet, je regarde la petite grue en origami qui a été glissée entre les pages de ce joli livre. Je caresse la précieuse couverture d'un roman, pas d'occasion pour le coup. Une lanterne japonaise s'illumine dans ma sombre mémoire, une musique, une guitare, un saxo, me trottent dans la tête. Si profondément que je me demande si cette musique provient de cette vie, ou d'une vie antérieure, d'un passé si lointain. Hôzuki, des physalis couramment appelés Amour en cage – ou Lanterne japonaise. J'aime l'aspect floral des romans d'Aki Shimazaki, qui de ses mains québécoises m'a façonné cette grue et une précieuse dédicace.
Je vois cette boutique de livres d'occasion, l'envie irrépressible d'y pénétrer, corps et âme et m'imprégner de son parfum de philosophie et d'amour. Bien que j'y connaisse rien ni en l'un ni en l'autre. A l'intérieur, Mitsuko... Son sourire me dit quelque chose, fantasme de l'autre nuit dans cette taverne, moi miteusement triste, elle sublimement belle. Dans une autre vie, ou juste le week-end, elle est hôtesse dans cette taverne, si cher à Rufus. Mais le reste du temps, elle est seule à s'occuper de son fils muet. Jusqu'au jour où une femme, disons-le, bourgeoise, pénètre dans la boutique à la recherche de livres de philosophie rares – pour son mari précise-t-elle. Et là, des secrets bien lourds à porter rejaillissent pour bousculer l'équilibre fragile de ces vies.
Encore une fois, je reste sans voix, quand la voie de l'émotion m'attrape à la gorge. L'envie de boire un verre, de sucer un bonbon au sirop d'érable, d'écouter un air de jazz – Rufus, sers-moi donc un truc qui vient de ton pays, quand je termine la dernière page de ce second volet, après Azami et ses fleurs de chardon. Des physalis dans mon jardin et surtout dans ma bibliothèque, toujours une merveille à chérir.
« J'aime la lecture. C'est tout. »
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michfred
  14 septembre 2019
À l'ombre du chardon, cette fois, c'est Mitsuko qui a la parole. Elle n'alterne plus le boulot de serveuse et celui d'entraîneuse comme dans  Azami, le livre précédent.
Son enfant n 'est plus une petite paire de chaussures bleues au seuil d'une chambre toujours fermée.  Il y a  quelques années qu'elle n'a plus d'amants. 
Elle tient maintenant une librairie de livres rares et anciens, tres prisée des intellectuels, spécialisée en livres de philosophie. Mais, un soir par semaine, elle est toujours, secrètement, entraîneuse dans un bar chic.
C'est que son enfant n'est pas comme les autres:  il est sourd muet , et métis. Et son éducation va demander un effort financier que sa mère veut lui assurer. D'autant que Tarô est plein de promesses : vif, intelligent, beau et magistralement doué en dessin. Il fait l'adoration de sa grand'mère et est l'objet du soin permanent de sa mère qui ne peut compter que sur elle-même pour l'élever.
Derrière la détermination de Mitsuko, son refus de s'attendrir sur elle et sur ceux qu'elle côtoie, son athéisme et sa rationalité à toute épreuve, la froideur distanciée de ses propos  se devine une grande fragilité.
Et de pesants secrets touchant ceux qui lui sont le plus chers: sa propre mère et son fils.
Sa maternité est son tendon d'Achille, comme l'hozûki, cet amour en cage qui cache mal derrière son lampion de dentelle filigranée, le petit fruit orange et rond du physalis qu'il abrite. 
Hozûki est l'incursion dans le secret d'un  coeur de femme , une femme "libre", qui veut en tout cas le paraître,  et s'en persuader, mais qui est pleine d'appréhension, de méfiance et de résistances quand son intuition maternelle est alertée.
Un récit plein de silences et de non dits, caparaçonné de vigilance, et tout  tapissé  d'amour et de tendresse comme un coeur de mère.
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Citations et extraits (32) Voir plus Ajouter une citation
le_Bisonle_Bison   04 mai 2019
Je demande :
- Le bouddhisme, est-ce une religion ou une philosophie ?
Il répond :
- C'est une religion.
- Mais il n'y a pas de dieu.
Il rit :
- Mitsuko, sais-tu quel est le but des religions ? C'est de libérer de la douleur de la vie et de la mort. Le bouddhisme ne fait pas exception. Ce en quoi il est différent des autres religions, c'est que les bouddhistes tentent par eux-mêmes d'atteindre l'éveil, alors que les monothéistes comptent sur leur dieu pour arriver au paradis.
- Alors, quel est le but de la philosophie ?
- C'est de se demander comment vivre jusqu'à la mort, pourquoi on est né dans ce monde, surtout de comprendre ce que signifie le monde.
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le_Bisonle_Bison   17 mai 2019
- Croyez-vous à la métempsycose ?
Je vois ses yeux mélancoliques :
- Vous voulez dire la réincarnation ?
- Oui. Qu'en pensez-vous ?
La réponse me vient spontanément.
- Je ne nie pas son existence. Mais, y croire, c'est personnel, comme ce qui concerne la religion.
Elle lève les yeux vers le ciel bleu :
- Moi, j'y crois. Je me demande toujours qui j'étais dans mes vies antérieures et qui je serai dans mes vies futures. A chaque vie, je ne suis pas la même personne, mais l'âme demeure la même en changeant de corps, éternellement. C'est comme un collier de perles sans fin.
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palamedepalamede   28 juin 2019
 Je me rappelle la phrase que Shôji m’a lancée une fois : « La pensée est une prérogative de l’humain. » Je ne savais pas de qui il tenait ce cliché, mais je n’y trouvais que de l’arrogance. Je lui avais dit : « Les animaux aussi parlent, observent, réfléchissent, se souviennent, ont peur, se battent, se cachent… Ils ne vivent pas seulement par instinct, ils pourraient avoir une pensée possiblement plus sage que celle des hommes. » Shôji riait : « Pourquoi pas ?  »
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rabannerabanne   29 juillet 2019
Je lance :
- Je ne désire pas me libérer de quoi que ce soit par la religion.
- Vous devez être forte.
- Je ne sais pas. Seulement, je me démène pour survivre. Ce n'est pas facile de tenir une boutique de livres d'occasion.
Madame Sato murmure :
- Ça doit être dur d'élever un enfant...
Elle n'a pas terminé sa phrase. Je lui demande :
- Vous voulez dire "handicapé" ?
L'air triste, elle ne répond pas.
- Quoi qu'il soit, dis-je, Tarô fait partie de moi et de ma vie depuis sa naissance. Je ne pense qu'à vivre avec cette réalité.
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rabannerabanne   28 juillet 2019
Hier soir, ma mère m'a demandé : "Madame Sato souhaite-t-elle devenir ton amie ?" J'ai répondu : "Peut-être, mais ce ne serait pas possible pour moi. Elle n'est pas mon genre : je perçois en elle une fragilité typiquement féminine. Ça m'agace." Ma mère m'a taquinée en riant : "De toute façon, tu n'aimes pas les femmes."
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