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ISBN : 2742779264
Éditeur : Actes Sud (03/02/2009)

Note moyenne : 4.26/5 (sur 476 notes)
Résumé :
Je réfléchis à l'histoire de mes parents, que le bonze m'a racontée. Au début, j'ai été choquée, mais, à mesure que j'y pense, j'ai le sentiment qu'ils étaient simplement les victimes d'une tradition familiale. Pour mon père, ce fut une humiliation de se savoir stérile. Et pour ma mère, ce fut une catastrophe de ne pas pouvoir tomber enceinte et d'être jugée stérile à la place de mon père.

Après un premier mariage raté, Kenji Takahashi découvre qu'il ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (90) Voir plus Ajouter une critique
Eric76
  21 avril 2018
Tout commence par le son grêle d'une clochette qui tinte au vent, un vent frais qui caresse la joue du vieux et paisible Kenji Takahashi, emporte au loin ses souvenirs pour les éparpiller sur un champs de myosotis (wasurenagusa).
Sa vie durant, Kenji a cherché le bonheur. Avec ses petits moyens, il se débat contre les traditions familiales, les mariages arrangés dans le but d'assurer une descendance, les interdits d'une société japonaise corsetée. Il se débat contre lui-même aussi, car souvent il atermoie, il hésite, il appréhende… Un combat hésitant pour imposer Mariko aux regards des autres. Mariko, cette « femme douteuse ». L'amour de sa vie.
Le vieux et paisible Kenji en a fini avec les projets d'avenir. Il est temps pour lui de se retourner, et de se souvenir de toute une existence, faîte de grands drames, d'épreuves, et d'une accumulation de petites joies ; une existence faîte de hasards et de décisions irréversibles… Et toujours l'image de ces myosotis, ces fleurs si belles, si délicates, si vulnérables, qui jalonnent chaque moment de sa vie…
Kenji découvrira un peu par hasard, un peu aussi grâce à un destin facétieux un vieux secret de famille tout à la fois dérisoire et terrifiant. Une hypocrise de plus, un mensonge de plus… Kenji aura un bref moment de révolte, mais la sérénité du sage, la quiétude de celui revenu de tout, finira par l'emporter.
Tout s'achève par un bouquet de myosotis emporté doucement par le courant d'une rivière.
Un grand petit livre, comme d'habitude ! le torrent des passions, une vie furieuse, la violence des interdits racontés avec des mots simples et une douce musique. Comme on se sent proche des héros de la fragile Aki Shimazaki.
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andman
  06 novembre 2015
Croisé brièvement lors des trois premiers volets de la pentalogie “Le poids des secrets”, Kenji Takahashi méritait bien la place de personnage central de ce quatrième opus.
“Wasurenagusa” (myosotis) est peut-être le tome qui marque le plus les esprits tant le parcours de vie de son héros est empreint d’abnégation et de sérénité.
La plume d’Aki Shimazaki invariablement reste aérienne, tout est dit sans un mot de trop.
Au soir de sa vie Kenji retrace les temps forts de son existence, les choix qu’il a effectués lorsque celle-ci s’est trouvée à la croisée des chemins.
Sa vie ne fût pas un long fleuve tranquille : une longue déprime alors que jeune divorcé il apprend sa stérilité, une rupture brutale avec ses parents scandalisés par son second mariage avec une mère célibataire, une longue année de travail en Mandchourie loin du domicile familial de Nagasaki, trois années de détention plus mort que vif en Sibérie dans les années d'après-guerre...
Symbole du souvenir éternel, le myosotis est la fleur préférée de Kenji. Elle lui rappelle la première personne qu’il a vraiment aimée : sa nurse Sono qui lui disait des choses tellement gentilles.
“On n’oublie jamais les paroles gentilles de quiconque.”
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Erik35
  12 novembre 2018
NE M'OUBLIEZ PAS !
Trois femmes, deux hommes, une infinité de secrets... tel pourrait être un autre sous-titre à cette émouvante pentalogie entamée avec Tsubaki, les rapports compliqués entre une mère et sa fille, les secrets à peine soulevés par un petit fils, les secrets qu'on ne pourra - ne voudra - jamais dire à ceux qui suivent.
Kenji est le personnage "en-dedans" de cette pentalogie, c'est aussi lui qui permet à Yukio, le fils naturel de Mariko (que cet hypocrite mais véritable mauvais homme qu'est son géniteur, M. Horibe, ne voudra jamais reconnaître, par convention sociale). C'est un être qui semble subir plus qu'il ne décide, sauf à l'occasion de ce choix, pleinement assumé et parfaitement à l'encontre des intentions de sa famille, aisée et d'origine nobiliaire, de prendre Mariko pour épouse, et d'adopter cet enfant. C'est pourtant une jeune femme au passé plus que douteux, ainsi qu'un véritable enquête diligentée par ces parents qui veulent le bien de leur fils... malgré lui le démontre ! Fatale décision de ces parents trop envahissants : Kenji va couper tous les ponts avec eux, et pour longtemps. Et faire de lui cet homme sur lequel rien - surtout pas le malheur - ne semble jamais avoir réellement de prise. C'est l'être "Zen" par absolu, du moins tel qu'il est possible de se l'imaginer, du point de vue occidental.
Mais cet homme en retrait, doux, tendre, passionnément amoureux de sa femme et de son corps, qui sait par ailleurs que son infertilité ne lui donnera jamais l'occasion d'être directement père, va apprendre, par le plus grand des hasards, le lourd secret de sa propre origine... Où l'on comprend que ce qu'il vit n'est pas exactement un fait unique... Que l'attention que Sono, une ancienne nurse d'origine coréenne lui a toujours porté, et la tendresse qu'il a toujours éprouvé pour elle en retour n'est sans doute pas exactement le fruit du hasard...
Alors, sans doute, ne faut-il pas [m']oublier - telle est l'invitation du Myosotis en japonais -, ni oublier ceux qui furent présent, plus qu'on ne l'imagine, parce que des liens forts mais interdits par cette chape de plomb sociale, telle qu'elle existe dans cette société japonaise traditionnelle, ont pu furtivement s'exprimer, au-delà des interdits, des impossibles, de la honte, des renoncements...
Dans l'entrelacs des relations ténues mais véridiques qu'Aki Shimazaki tisse entre des personnages n'ayant, souvent, que l'apparence de liens distendus, cet opus est sans doute le plus intimiste, le plus en retenu, ainsi que le peut être ce personnage que l'on pourrait aisément considérer comme secondaire dans la trame fine et complexe de ces cinq petits volumes, bien qu'on ne cesse de le croiser au fil des pages. Et si le secret de l'origine de Kenji Takahashi n'interfère en rien sur les autres membres de cette étrange famille faite d'éclatements, de déchirures involontaires, de non-dits terribles, il porte en lui la marque de tous ces secrets, celui des filiations impossibles qui s'entremêle au poids de l'histoire du Japon moderne, à la lourdeur et l'étouffement édictés par les conventions sociale d'un monde qui se cherche à travers ses guerres, ses moments historiques tour à tour honteux et éprouvants.
Une bien belle leçon de littérature et d'humanité que cette autrice d'origine japonaise vivant au Québec et s'exprimant dans notre langue (avec quelle finesse, quelle délicatesse mais, au fond, quelle assurance !) nous donne à lire et à relire : car ces petites étoiles douce-amères se lisent et se relisent sans lasser, jamais !
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fanfanouche24
  29 avril 2019
Voici le quatrième volume du "Poids des secrets", mais rassurez-vous, on peut lire chaque opus indépendamment...[ heureusement car j'ai depuis
toujours une résistance très tenace vis à vis des "séries "!!...]
En tout premier lieu...un abondant Merci à l'ami, qui m'a offert ce joli coffret du "Poids des secrets"...à l'aube de 2015... déjà !!
Je découvre avec quelque retard cette auteure japonaise, vivant à Montréal, écrivant ses livres, directement en français ! D'autant plus remarquable, que le style d'Aki Shimazaki est d'une belle fluidité...
Un jeune homme de très bonne famille, Kenji, se marie; après trois années d'union et de pressions familiales pour la venue d'un héritier, la jeune épouse part, accusée par ses beaux-parents d'infécondité , bien sûr [ il est
inconcevable que cela puisse incomber à l'homme; pourtant, il semble que cela soit, là, le cas !!]
On voit les énormes pressions sociales de la société japonaise: mariages arrangés, obligation d'héritier pour perpétuer le nom, ne pas faire de mésalliance, pas de mélanges de classes sociales; surtout sauver les apparences, coûte que coûte ...au détriment des individus!
"Depuis que j'ai atteint l'âge de raison, mes parents me répètent : "Kenji, n'oublie pas que tu es l'héritier de la famille Takahashi. Tu dois te comporter en enfant digne de notre ancêtre."
Nous descendons, selon notre généalogie, de nobles de la cour impériale."
Une société complexe où se mêlent raffinement, traditions, et violences psychologiques au sein des familles, où fréquemment les nouveaux mariés devaient cohabiter avec les beaux-parents...Une surveillance de
tous les instants où les belles-filles avaient avant tout la mission de donner un héritier mâle à sa nouvelle famille...
Kenji (qui se pressent "stérile)... après le départ de sa jeune épouse, tombe dans une profonde dépression, quitte sa famille, s'y sentant de plus en plus
contraint et mal à l'aise.... Il s'en veut d'avoir été un enfant trop docile envers des parents trop traditionnalistes... une seule lumière le réchauffe
encore: le souvenir de sa nurse, Sono, aimante, mais d'"origine douteuse" selon les mots blessants de la mère de notre narrateur, ... Sono est exilée en Mandchourie...Reste le souvenir de son affection et de la
fleur de myosotis [ Wasurenagusa ] qu'elle aimait !!
Kenji fait la connaissance de Mariko, qui élève seule son petit garçon, Yukio; il en tombe amoureux, veut l'épouser, se bat , sans succès, pour la faire accepter par ses parents. Il décide d'aller outre leur désaccord, et coupe les ponts avec eux...le coeur déchiré, mais bien décidé à construire une famille dans une atmosphère aimante et tolérante, hors des préjugés de classe... !
"Mariko et Yukio sont arrivés dans ma vie pour me sauver de la dépression et de la solitude. J'avais besoin d'une motivation déterminante pour quitter l'endroit où je ne me sentais jamais à l'aise."
Des décennies après, retraité et affaibli, il revisite sa vie, ses souvenirs et se met à rechercher des traces de sa nurse, Sono... Il retrouve sa tombe, sur laquelle est inscrit le nom de cette fleur de myosotis, symbole de la fidélité du souvenir [wasurenagusa- "Ne m'oubliez pas "]; parallèlement il retrouvera un ami qui lui racontera le secret de ses origines; ce qui sera un véritable choc [ Je ne dis pas un mot de plus !!!], qui se révélera bénéfique car il soulagera quelque peu la lourde culpabilité de Kenji, qui continue à se vivre comme un "fils unique indigne" ayant rompu avec ses parents, et avec les obligations qu'il devait assumer envers eux ...!!
En dépit de cette peine perdurante, il aura défendu la femme qu'il aime, aura pris soin de son fils qu'il aimera et protégera comme le sien propre...Pour cela, il aura fallu qu'il se révolte contre les codes sociaux trop lourds de sa propre famille, et de son statut d'"Héritier unique "...
Un récit poignant qui exprime de façon extraordinaire comment les codes sociaux, les traditions trop rigides d'un pays peuvent briser les individus !! Cela n'empêche pas quelque clarté et espoir grâce à la tendresse que l'auteure semble porter à ses personnages...Un très beau moment de lecture...
[***in-fine, un mini glossaire nous permet de nous immerger par quelques termes, dans la vie japonaise ]
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le_Bison
  02 avril 2017
A vrai dire, je ne me souviens plus des épisodes précédents. « Wasurenagusa », 4ème tome de la pentalogie. J'aime prendre mon temps pour lire la plume d'Aki Shimazaki. Ses livres sont si petits que pour faire durer le plaisir, je me retiens. A quoi sert d'éjaculer tout de suite, si le bonheur t'attend encore un peu plus loin. Donc, j'attends et je le garde en moi. Un homme, une femme, chabadabada. Ça sent l'histoire d'amour, d'où ma précédente réflexion car il n'y a pas d'amour sans éjaculation, chabadabada. Oui, je lis des romans d‘amour, et même des romans d'amour sans fluide qui gicle ou qui coule. C'est mon côté fleur bleue, mon esprit myosotis. Et là, tu ne me crois peut-être pas ; mais sache que « wasurenagusa » signifie justement myosotis. CQFD.
J'avais déjà rencontré l'homme lors d'un précédent tome, je rappelle que c'est le principe de cette pentalogie, où l'acteur secondaire devient protagoniste principal lors de l'acte suivant. Même si je ne m'en souviens plus, j'espace mes relations avec l'auteure comme la rencontre avec une putain dont on a peur de tomber amoureux et peur surtout de ne plus s'en passer. Quoi que tomber amoureux de sa putain n'a rien de dramatique. Mais lire un autre roman d'amour après celui-là est nettement plus difficile. Parce que ce livre est beau, comme une fleur de myosotis. Il est bleu, comme la lune qui éclaire mes nuits. Et il y a cette femme, que la lune illumine à moins que cela soit son sourire, et qui lorsque les étoiles se réveillent, me donne envie de la caresser.
Lorsque j'ai lu les deux premiers tomes, que cela soit « Tsubaki » ou « Hamaguri », je me souviens m'être fait la réflexion que j'en attendais trop de ces courts romans. Ils étaient certes, bien écrits, mais ne méritaient pas l'engouement suscité, contrairement à la putain qui hantait mes nuits. Et puis, vint le troisième « Tsubame » qui pour le coup m'a convaincu totalement. Un petit bijou de tristesse et d'émotion. Et puis vint donc cette fleur de myosotis, et là je tomba encore plus sous le charme. Il fut si court, que cela en devint un plaisir d'éjaculer si vite. Il fut si beau, que cela en décupla même mon plaisir d'éjaculer tout l'amour et la passion que je lui portais (le livre !? la putain !?)
Lien : http://memoiresdebison.blogs..
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Citations et extraits (50) Voir plus Ajouter une citation
le_Bisonle_Bison   15 mars 2017
Elle baisse les yeux. Je prends ses mains. Elle me regarde. Je caresse ses cheveux, son visage, son cou. Je tiens ses épaules entre mes mains. Nos lèvres se superposent. Ma langue cherche sa langue. Ma respiration devient courte.
- Je te veux ! Je ne peux plus me retenir.
Je déboutonne sa chemise. Elle me laisse faire. Je touche sa forte poitrine chaude et soyeuse. Je suce un mamelon et reste immobile quelques instants, comme un petit garçon. Elle prend ma tête dans ses bras et la caresse. Je couche Mariko sur les tatamis. Je l’embrasse sur le front, sur les yeux, sur le nez, sur les oreilles, sur le cou. J’ôte sa jupe et sa culotte. Elle m’aide à me déshabiller. Je touche son sexe tout chaud et tout mouillé. En entrant en elle, je sens son sexe serrer le mien. Les deux se collent complètement comme des hamaguris. Je gémis :
- Ah ! Mariko, je t’aime !
Nos lèvres se superposent de nouveau. Nous bougeons les fesses de plus en plus fort. Elle pousse des gémissements et crie :
- Viens, Kenji !
Nous atteignons l’orgasme en même temps. Des larmes coulent sur mes joues. En me calmant, je l’entoure de mes bras.
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le_Bisonle_Bison   09 août 2016
A vrai dire, au début, je m'abandonnais au désespoir. J'errai au centre-ville pour tuer le temps. Il m'est arrivé d'entrer dans un bistro. Quand je rencontrais une entraîneuse qui me plaisait, je lui demandais de coucher avec moi. Si elle disait oui, je l'emmenai à l'hôtel. Je changeai de femme presque chaque semaine. Je n'avais pas besoin de m'inquiéter à l'idée que les femmes tombent enceintes de moi. Néanmoins, plus je faisais l'amour avec des inconnues, plus je me sentais vide. J'ai couché une fois avec une prostituée. Lorsque j'ai tenté d'embrasser ses yeux et sa bouche, elle a refusé aussitôt en disant : "Non. Ça je ne l'accepte que de mon petit ami." Ces paroles m'ont déprimé encore plus. Depuis, je n'ai couché avec aucune femme.
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fanfanouche24fanfanouche24   29 avril 2019
Jamais mariée, Sono vit toujours seule. Ses parents sont morts quand elle était encore petite. Elle n'a ni frère ni soeur, elle ne connaît personne de sa famille, pas même de parent éloigné. Je ne sais comment c'est possible, mais c'est ce qu'elle me dit. Malgré tout, elle ne me semble pas solitaire. "Je suis trop curieuse. Je ne suis pas faite pour le mariage. Je n'ai pas la patience de rester à la maison." elle gagne sa vie en enseignant le shamisen [ instrument de musique japonais à trois cordes dont on joue avec un plectre ] aux geishas et dépense ses revenus en voyage.
J'envie son sort. Elle fait ce qu'elle veut. Pas moi. Je suis l'héritier d'une famille illustre. (p. 12-13)
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Erik35Erik35   30 octobre 2018
- Oui, répond-il en avançant une pièce. Ce bonze [qui visite les futurs condamnés à mort] m'a dit quelque chose d'intéressant.
- Quoi donc ?
- Lors de l'exécution, ceux qui n'ont pas d'enfant ont plus de difficulté à se consoler de leur mort que ceux qui ont des enfants.
J'ai un coup au cœur. Il ignore que je n'ai pas d'enfant à moi et que j'ai adopté Yukio. J'essaie d'imaginer le moment de ma mort en pensant à ma famille : ma femme, Yukio, notre belle-fille et nos trois petits enfants. Je ne crois pas que j'aurai du mal à quitter ce monde.
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Erik35Erik35   29 octobre 2018
J'ai toujours été un enfant modèle, poli et obéissant. Je n'ai guère embarrassé mes parents. J'ai étudié avec zèle et j'ai eu de bonnes notes. Chaque année l'instituteur m'a nommé délégué de classe en disant aux élèves : «Comportez-vous comme Kenji, c'est un exemple pour tous.»Mes parents en étaient évidemment fiers, surtout ma mère.
En réalité, j'avais peur d'être confronté à un problème, quel qu'il soit. J'avais peur des réactions négatives. Je me demande aujourd'hui pourquoi.
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