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ISBN : 2742785663
Éditeur : Actes Sud (17/08/2009)

Note moyenne : 4.26/5 (sur 463 notes)
Résumé :
La saison des lucioles s'est terminée.
Nos rendez-vous secrets se poursuivaient. Personne ne savait ce qui se passait entre nous. Monsieur Horibe venait toutes les semaines chez moi après le coucher du soleil et partait peu avant minuit, sans exception. A chaque rencontre, il me caressait doucement et longtemps, comme la première fois. Il me répétait : "Tu es tellement sensuelle ! " Peu à peu, je m'éveillais à la sexualité. Je ne pouvais plus faire ma vie san... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (93) Voir plus Ajouter une critique
Eric76
  31 mai 2018
Mariko arrive au bout du long chemin de sa vie et va bientôt mourir. Elle emportera avec elle tous ses secrets. Des histoires d'un autre âge, d'un autre temps. A quoi bon les dévoiler ? Mieux vaut qu'ils disparaissent avec elle.
Mariko et sa petite-fille Tsubaki sont très proches l'une de l'autre. Tsubaki ouvre souvent son à coeur à sa grand-mère. « Il y a des choses qu'on ne peut pas dire aux autres », et pourtant Mariko décide de raconter son histoire, son histoire secrète, sa vraie histoire à Tsubaki quand elle lui raconte les avances pressantes que lui fait un de ses professeurs, des avances qui la troublent et dont elle ne se sent pas la force de résister. C'est l'histoire d'une innocence abusée par un homme plus âgé, sûr de sa force et de son emprise sur elle ; celle d'une femme de « mauvaise vie » que se met à aimer éperdument le bon Kenjie ; celle d'un amour sage et fou ; celle d'une trahison et des remords qui l'assailliront toute une vie ; celle d'une luciole (hotaru) tombée dans l'eau sucrée. Une histoire qui prendra fin dans le grand embrasement de Nagasaki.
Tsubaki retiendra-t-elle la leçon ou bien répétera-t-elle la même erreur avec ce professeur si (trop) sûr de lui ?
Hotaru clôt la pentalogie du « Poids des secrets ». Des secrets parfois dérisoires, parfois terribles, des non-dits, des hontes dissimulées qui, malgré l'amour, les sacrifices, l'opiniâtreté des personnages, bouleversent des existences entières, les tiennent en otage sur plusieurs générations.
Une expérience unique que la lecture de ces cinq petits livres ! Des drames humains au milieu des déflagrations de l'histoire, des amours naissants, des nouvelles espérances et des vieillards qui se retirent du jeu sans même se retourner, racontés dans une écriture douce, aimante, poétique qui toujours nous enveloppe…
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fanfanouche24
  02 mai 2019
Nous retrouvons Mariko, à la fin de sa vie, racontant son existence à sa
petite-fille préférée, Tsubaki, étudiante en archéologie !
Dans ce dernier opus du "Poids des secrets", on revisite la vie deMariko,
ce personnage féminin, orpheline de mère (cette dernière ayant disparu
dans le tremblement de terre de 1923), à son tour mère d'un enfant naturel, épousant un fils de grande famille, qui l'aimera, et adoptera son petit garçon...sa vie fut parsemée d'épreuves et de drames...
Mariko révélera un dernier secret , qu'elle avait enfoui !!...et seulement à
sa petite fille...voulant la mettre en garde contre les hommes mariés
qui abusent la crédulité des jeunes filles... Ce qui abîmera sa propre
vie sentimentale, durablement... !
Après le myosotis, l'escargot, l'hirondelle... cette fois les êtres vivants
symboliques accompagnant ce récit seront des lucioles ["Hotaru" ],
symbole à signification contraire, selon les pays...
"-Ojîchan, pourquoi les lucioles émettent-elles de la lumière ?
Il répond:
-Pour attirer les femelles.
Je suis étonnée:
-Alors, les lucioles sont-elles mâles ?
- Oui, les femelles sont des vers luisants.
Elles émettent aussi de la lumière, mais elles ne volent pas. Les
deux s'échangent des messages amoureux en clignotant.
Je m'exclame:
-Comme c'est romantique !
-Oui, dit Ojîcham. Au moins pour nous, les japonais.
-Qu'est-ce que tu veux dire ?
-En France, il existe une superstition étrange: ces lumières seraient les
âmes des enfants morts sans avoir reçu le baptême. Pour les gens qui
y croient, ces insectes sont bien sinistres."
Comme l'ambivalence de ces lucioles, alternance de romantisme et de "sinistre" dans cette chronique familiale que nous ssuivons à travers divers personnages sur quatre générations ...!!!
Des drames forts sombres [dont l'omniprésence de la mort avec le tremblement de terre de 1923, la bombe atomique en 1945 sur Nagasaki, etc.), et la lumière, la tendresse irradiées par plusieurs personnages dont la grandeur d'âme de cette grand-mère, Mariko, qui en dépit des tragédies ,des deuils, des secrets pesants ,reste une belle personne lumineuse...bienveillante et dans l'empathie discrète envers les peines d'autrui !
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Eve-Yeshe
  29 août 2016
Au départ, j'ai trouvé que ce roman ressemblait beaucoup à « Tsubame » et je ne voyais pas bien ce que l'auteure voulait dévoiler qu'on ne savait pas encore.
En fait, ce T5 est différent car Mariko ne dit pas les choses de la même façon, elle se confie à une autre femme dont la sensibilité est proche de la sienne, ce n'est pas n'importe lequel de ses petits-enfants, leurs situations se ressemblent sans qu'elles le sachent vraiment. Mariko est la confidente de Tsubaki.

Elle parle aussi des différents niveaux de secrets, on ne confie pas la même chose selon son interlocuteur, on peut raconter plus facilement à une personne du même sexe car on parle de sentiments, d'émotions et on voit bien que les secrets entraînent une répétition des scénarios (j'aime mieux scenarii) de vie tant qu'ils ne sont pas révélés.
Dans cette pentalogie, Aki Shimazaki réussit à merveille à évoquer ce qui tacite, indicible, chacun entendant un petit morceau de la vérité et au lecteur de se faire une idée de l'ensemble.
On retrouve encore une fois la poésie et la fluidité de l'écriture : Hotaru (luciole) qui fait penser au champignon et la lumière aveuglante de la bombe atomique, à la rencontre entre la luciole et le ver luisant…
J'ai pris mon temps pour lire ce T5, pour faire durer le plaisir, je viens à peine de le terminer et j'ai déjà envie de relire la pentalogie car je sens que la deuxième lecture sera sûrement différente, il y aura un autre éclairage.
Cette pentalogie est un coup de coeur dans son ensemble, même si j'ai préféré certains tomes à d'autres. En plus, ce sont de beaux livres… une auteure (c'est moche, mais autrice et écrivaine, ça écorche encore plus mes oreilles) que je vais continuer à découvrir car sa belle écriture est une friandise, le chocolat fin qui accompagne un bon café, ou une madeleine…
Note : 9/10
Lien : http://eveyeshe.canalblog.co..
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gouelan
  01 septembre 2016
"- Tsubaki, voici l'histoire d'une luciole tombée dans l'eau sucrée. Merci de l'avoir écoutée jusqu'à la fin."
Tsubaki écoute les dernières paroles de Mariko, sa grand-mère. Les révélations qu'elle va lui faire la guideront dans sa vie de femme. Ainsi Tsubaki ne répétera pas la même histoire car, une fois le secret partagé, elle pourra en tirer des leçons.
Ne pas tomber dans l'eau sucrée, ne pas succomber au charme des lucioles, ces petites lumières qui clignotent et aveuglent les femmes, croyant y trouver le bonheur et n'y trouvant que salissure et mensonge.
Un roman dont on écoute le murmure volontiers jusqu'à la fin.
Hotaru clôture en douceur cette pentalogie. Histoire d'une famille empêtrée par le poids des secrets, par ce silence qui étouffe les existences et égare le bonheur. Malgré tous les obstacles rencontrés, cette famille a sauvegardé l'amour. Peut-être grâce à tous ces petits rien semés sur leur chemin : les fleurs, les coquillages, les hirondelles, les lucioles.
Un roman qui effleure les sentiments, une plume légère, un moment de silence percutant.
Un roman dont on écoute volontiers le murmure jusqu'à la fin.
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Osmanthe
  28 mars 2016
Hotaru...ou les lucioles qui accompagnent les visions de la vieille Mariko à l'approche de la mort et à l'évocation de ses souvenirs, ses derniers secrets...qu'elle révèle à sa petite-fille Tsubaki, la fille de Yukio.
Dans un long récit, et alors que son mari Kenji Takahashi est mort depuis plus d'une décennie, elle dévoile comment son innocence a été abusée par Ryoji Horibe, le collègue de son mari, et comment Yukio est né de cette liaison, entamée avant de connaître son mari, alors même que Horibe vient de se marier avec une femme qu'il n'aime pas. Horibe poussera Mariko à reprendre la relation pendant quelques mois pendant la mission militaire forcée de Kenji en Mandchourie. Ses sentiments pour Horibe sont ambivalents, il est séduisant et séducteur, il a l'air bon pour ce fils adultère...mais il avouera à Mariko avoir lui-même envoyé Kenji à sa place en Mandchourie...et Mariko apprendra qu'il a mis une autre jeune femme (de 17 ans) enceinte qui ne l'a pas supporté et s'est suicidée. Mariko qui finit par projeter d'empoisonner son amant découvre qu'elle s'est fait doubler pour ce faire par Yukiko, la propre fille de la victime...Si nous nous savons pourquoi, puisque nous voyons dans un épisode précédent que Yukiko a découvert l'infidélité de son père, Mariko ne comprendra jamais le motif de cet acte...
Dans cet épisode, le récit est plus dense, il boucle la boucle, remet le cycle en perspective et assure la passation de la vie et des secrets vers la dernière génération, dans un style parfaitement maîtrisé et sans excès d'émotion.
Au final, 5 étoiles, à la fois pour cet épisode et sans doute pour la pentalogie entière, qui brosse avec une justesse, une finesse et une sensibilité rares les subtilités de la mentalité japonaise.
Aki Shimazaki écrit merveilleusement sur son pays d'origine, alors même qu'elle a pris la nationalité canadienne et écrit directement en français. C'est une chance pour nous, c'est sans doute ce qui permet de capter si bien ces traits propres aux nippons, sans subir les déperditions et distorsions habituelles de la traduction.
Voilà qui va m'inciter, sans doute après une pause, à découvrir la pentalogie suivante de l'auteure, "Au coeur du Yamato", qui semble bien d'égale qualité, et peut-être même son nouveau cycle.
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Citations et extraits (39) Voir plus Ajouter une citation
Eric76Eric76   15 mai 2018
Je continuais à coudre pour gagner de l'argent. En fin de semaine, quelqu'un de l'usine venait chez moi chercher les vêtements que j'avais terminés. Un jour, j'ai reçu la visite de Madame Shimamura, que je n'avais pas vu depuis longtemps. Elle n'habitait plus dans le même village que moi. A ma surprise, elle travaillait aussi pour cette usine. Je l'ai invitée à prendre le thé. Elle m'a appris la triste nouvelle à propos de son fils : il avait été capturé à Saïpan par les américains et il était mort là-bas. On ne connaissait pas la vraie cause de sa mort, a-t-elle dit, mais des gens blâmaient sa famille en disant qu'il aurait dû se suicider avant d'être capturé, que sa mort était une honte.
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Eve-YesheEve-Yeshe   29 août 2016
— Ojîchan (grand-père), pourquoi les lucioles émettent-elles de la lumière ?

Il répond :

— Pour attirer des femelles.

Je suis étonnée :

— Alors, les lucioles sont-elles mâles ?

— Oui. Les femelles sont des vers luisants. Elles émettent aussi de la lumière, mais elles ne volent pas. Les deux s’échangent des messages amoureux en clignotant.

Je m’exclame :

— Comme c’est romantique !

— Oui, dit Ojîchan. Au moins pour nous, les Japonais.

— En France, il existe une superstition étrange : ces lumières seraient les âmes des enfants morts sans avoir reçu le baptême. Pour les gens qui y croient, ces insectes sont bien sinistres.


Le mot « sinistre » me fait penser à la scène du soir de la bombe atomique qu’Obâchan (grand-mère), m’a racontée une fois : « J’ai vu une volée de lucioles au-dessus du ruisseau, qui était écrasé par les ruines des bâtiments. Les lumières de ces insectes flottaient dans le noir comme si les âmes des victimes n’avaient pas su où aller. » Je me demande où ira l’âme d’Obâchan. Va-t-elle errer pour toujours entre ce monde et l’autre monde ? Ses jours sont comptés. J’espère qu’elle trouvera le calme et pourra mourir en paix, comme Ojîchan.
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Erik35Erik35   12 novembre 2018
Et tout à coup on a entendu le mari crier : «Venez ici tout le monde !» La femme s'est levée :
- Qu'est-ce qu'il y a, mon chéri ?
Il a crié de nouveau :
- Venez ici, tout le monde !
Nous sommes descendues dans le jardin. Il nous indiquait le nord. Nous avons aperçu aussitôt un nuage blanc très dense au-dessus de la vallée d'Uragami. C'était comme une énorme masse de coton. «Mon Dieu ! Quelle horreur !» Nous avons tous pâli. Le nuage s'agrandissait de plus en plus et il devenait un immense champignon. Le mari a murmuré :
- Ça doit être une bombe pareille à celle qui est tombée sur Hiroshima il y a trois jours.
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Erik35Erik35   01 novembre 2018
Ainsi, notre liaison a recommencé après dix ans d'interruption.
Bien sûr, j'avais mauvaise conscience en pensant à mon mari, qui était sincère avec moi et qui devait demeurer dans un endroit si éloigné pour rendre service à l'armée. Je savais que je regretterais ce que je faisais dans son dos. Pourtant, j'avais succombé au désir de monsieur Horibe, qui connaissait mon corps mieux que personne. En voyant ses larmes, j'ai cru qu'il m'aimait toujours. Je me suis convaincu que ce serait vraiment la dernière fois entre nous.
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Erik35Erik35   09 novembre 2018
Nous étions au mois d'avril.
Les Américains avaient débarqué sur l'île d'Okinawa. Les troupes de la garde japonaise avaient fait gyokusaï*. À Nagasaki, l'alerte s'est mise à retentir. Des chasseurs ennemis faisaient des tours au-dessus de la ville. Et un jour, un dock de chantier a été attaqué. En revenant de l'usine, Yukio m'a appris une terrible rumeur : «Du cyanure de potassium circule dans la ville. C'est pour se suicider avant d'être capturé par les Américains.»

[NB : gyokusaï = mourir vaillamment, combattre jusqu'à la mort.]
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