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EAN : 9782760913103
176 pages
Éditeur : Actes Sud (24/10/2018)

Note moyenne : 3.99/5 (sur 124 notes)
Résumé :
La mort subite de la séduisante Mitsuko prend tout le monde par surprise, y compris les clients de sa librairie. Alors que des visiteurs se présentent pour rendre un dernier hommage à sa mère, Tarô, son fils sourd et muet, est préoccupé par certains détails de son histoire familiale. Mais qu’importe. Il est charmé par la beauté naturelle d’une jeune femme venue lui présenter ses condoléances. Tous deux éprouvent rapidement des sentiments si vifs qu'ils désirent s'ép... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (41) Voir plus Ajouter une critique
palamede
  28 avril 2019
Une histoire pas si simple.
Tarô est un bon fils et un petit-fils affectueux. Tarô est sourd-muet et half, half parce que Japonais et Espagnol, du moins c'est ce que sa mère, Mitsuko, lui a dit. Mitsuko qui meurt jeune, dont le passé secret se révèle lourd de conséquences sur le projet de mariage de Tarô avec son amie d'enfance et fille de diplomate, Hanako.
Aki Shimazaki, que je découvre, n'a pas son pareil pour souligner avec concision et poésie le poids de la société japonaise traditionnelle sur les destins individuels. Ainsi de révélation en révélation Tarô, baignant dans une apparente légèreté et bienveillance, voit son avenir amoureux dangereusement s'assombrir... Comme sa mère avant lui, il est condamné à porter fardeau et chagrin.
«  maïmaï, maïmaï [escargot],
Où vas-tu si lourdement ?
Que portes-tu dans ta maison si grande ?
Un chagrin ou un fardeau, ou bien les deux ?
Ah, tu ne peux qu'avancer, comme la vie !
Bon courage, maïmaï ! Adieu !  »
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Bookycooky
  21 septembre 2019
Maimai, maimai,
Où vas-tu si lourdement ?
Que portes-tu dans ta maison si grande ?
Un chagrin ou un fardeau, ou bien les deux ?”
Maimai (escargot en japonais), naît avec sa coquille et la garde toute sa vie.
Si sa coquille est cassée, maimai se dessèche et meurt.
La coquille de Mitsuko, notre libraire / entraîneuse de bar, pour qui la connaisse des épisodes précédentes de la pentalogie de “L'ombre du chardon “, s'est cassée.
Tarô, son fils sourd-muet et sa mère sont désarmés face à cette mort prématurée,
« ...je me réveille souvent sur un oreiller mouillé de larmes. Je me répète: “Maman tu es bête....” ».
Quand à La Librairie Kitô ( prière en hiragana ) de Mitsuko, elle va devenir La Galerie Kitô et Tarô va rencontrer son premier amour d'enfance, portant prémonitoirement sur sa poitrine une broche en forme d'escargot, “mon coeur s'agite”.
Ai, ai, ai, les secrets, les secrets !...........
Chez Shimazaki, jusque dans la mort, tout est comme toujours, simple, net, doux et d'une sensibilité à fleur de peau. Les signes, les mots à double sens selon l'écriture, qui indiquent “une vie ailleurs”, font la richesse de ces textes à la prose si spartiate. Un monde où tout a un sens, une valeur. Un monde comme je l'aime. C'est d'ailleurs pourquoi j'aime tant ses livres.
“Chacun porte un fardeau.”
Merci infiniment Sabine pour ce beau livre touchant.
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le_Bison
  10 septembre 2019
Le rideau de la boutique de livres d'occasion est resté baissé, ce matin. Mitsuko, que j'avais découvert entraîneuse le week-end dans un bar dans « Azami », puis gérante passionnée de cette librairie philosophique dans « Hôzuki », vient de décéder, surprenant son petit monde, notamment Tarô, son fils sourd muet, et sa grand-mère maternelle.
Ce nouvel opus centre son activité sur Tarô et son histoire d'amour silencieuse. Une histoire qui se passe de mots où Tarô vingt ans après retrouve la petite fille qui l'avait tant émue dans la boutique de sa maman. Et moi, les histoires d'amour, même silencieuses, c'est mon kif. Que de souvenirs, loin de ces lourds secrets de famille... et pourtant, ces fardeaux prennent toutes leurs conséquences dans ce dernier acte.
Fidèle à ses habitudes – et à elle-même, l'économie des mots se fait entendre. Normal me diras-tu pour un sourd et muet, pour un type normal aussi, je te dirais. La passion se passe de mots, et l'escargot glisse sur la couverture. Point de chardons bleus, ni de fleurs de myosotis, dans cet opus, seulement un escargot qui porte sa maison comme son fardeau le long de la vie. Décryptage de la société japonaise qui se mêle de cet amour, entres mariages arrangés et classes sociales, Aki Shimazaki clôt cette pentalogie avec la même finesse et poésie que ses premiers tomes. Maintenant, il me reste à plonger, ayant fait un bond dans le temps, à découvrir « fuki-no-tô » et « Suisen », parce que même s'il peut y avoir une suite logique dans ses écrits, les séquences peuvent se lire dans un ordre non prédéfini... Comme lorsque l'on dévoile le corps d'une geisha de son yukata...
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fanfanouche24
  30 avril 2019
Etant tombée sous le charme des récits et du style étonnamment épuré, fluide d'Aki Shimazaki... je poursuis allègrement ma découverte de cette auteure japonaise, vivant à Montréal, et écrivant en français...
De plus le personnage introduisant cette nouvelle histoire est une libraire
passionnée et très estimée: la séduisante Mitsuko... malheureusement sa
mort subite vient attrister sa communauté de clients, d'amis, son fils unique, Tarô, artiste-peintre, sourd-muet de naissance et la grand-mère maternelle....
"-L'escargot me rappelle toujours maman.
-Pourquoi ?
Je lui relate ma conversation avec ma mère à propos de cette petite bête.
Hanako est intriguée. Je lui récite son unique poème :
" maïmaï, maïmaï, [Escargot]
Où vas-tu si lourdement ?
Que portes-tu dans ta maison si grande ?
Un chagrin ou un fardeau, ou bien les deux ?
Ah, tu ne peux qu'avancer,, comme la vie !
Bon courage, maïmaï ! Adieu !" (p. 111)

Je ne peux débuter que par cet extrait car comme dans d'autres textes de cette auteure japonaise, se trouve un symbole : fleur, animal..Ainsi dans ma précédente lecture de cette dame des lettres nipponne, le myosotis était symbole de la fidélité du souvenir... ici ce petit animal, l'escargot qui porte "cette maison si grande" symbolisera les chagrins ou fardeaux des divers personnages, dont un très discret, dont on ne découvrira le "chagrin-fardeau" qu'à l'ultime moment de ce roman !
Revenons à l'histoire !...
Tarô s'occupe des obsèques avec sa grand-mère, vide la librairie maternelle
pour la transformer en atelier-galerie selon les volontés de la maman...
Il est très affecté du décès de cette mère aimante, à la personnalité singulière...
Il s'interroge sur son histoire familiale, aimerait avoir quelques renseignements sur son père qu'il n'a jamais connu, qui serait selon l'évocation maternelle , un artiste-peintre espagnol...
A ces obsèques, il rencontre des amis de sa mère, qui lui achète des peintures (et plus exactement des portraits que Tarô a réalisés de Mitsuko), découvre des facettes singulières, surprenantes de cette mère, incroyablement cultivée et indépendante !.... Et grande surprise heureuse : il retrouve à ses obsèques une jeune femme dont il se sent spontanément très proche... Il découvrira que c'est Hanako, fille de diplomate, qui était , lorsqu'il était petit garçon, son amie... Hanako dut partir en Allemagne avec son père , diplomate... Il en fut très affecté... et voilà que la vie les fait se retrouver...
Ils sont heureux, veulent se marier; Hanako prévient ses parents qui sont
à l'étranger pour leur présenter son fiancé...Ils reviennent: le père est
bienveillant, rassuré par le sérieux et la gentillesse de Tarô, mais la
mère a une très curieuse réaction, refuse catégoriquement ce mariage,
en tombe malade...le suspens est vif, pour nous, lecteurs... même
si on pressent qu'il est sûrement question de non-dits et du "poids d'un
secret" étrange... compliqué, lointain.... Pas un demi-mot de plus !!!
J'en suis au troisième roman de cette auteure... et je retrouve la même fluidité, la même tendresse et bienveillance envers tous ses personnages...On s'attache à chacun...avec son lot de mystères, de peines, d'épreuves et de joies...dans un japon dont on s'imprègne progressivement, avec plaisir et curiosité...
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michfred
  15 septembre 2019
Encore des retrouvailles entre amis d'enfance, les troisièmes de cette pentalogie !
Celles-ci ont lieu sous des auspices bien sombres:la belle Mitsuko vient de mourir brusquement.
Mitsuko, l'azami du premier livre, cette fleur de chardon sauvage entre geïsha pulpeuse et sage bibliothécaire , la mère du jeune Tarô, le bel enfant sourd muet du deuxième livre !
Tarô et sa grand mère, encore bien secoués par leur deuil, voient arriver à la librairie une jeune femme venue leur présenter ses condoléances. C'est Haruko l'amie d'enfance de Torô,son double féminin.
Tout, aussitôt, se renoue entre eux, tout revit des liens du passé. Tout résonne et se fond dans une étonnante harmonie.
Amitié. Amour. Gémellité. Ou plus. Ou pire ?
Comme dans la chanson, le petit escargot du destin chemine lentement, sûrement.
Mais pourquoi faudrait-il qu'on scrute sa coquille ?
Une fois encore l'auteure trouve une histoire toute nue, toute simple, en dessine les contours, la colore délicatement, la mêle à un vieux conte de fées, et glisse une nouvelle image dans son herbier magique.
Peut-être l'amour le plus parfait est-il celui qui échappe aux règles de morale, aux lois de la temporalité, aux tabous sociétaux, à la norme ?
Peut être est-il celui qui obéit à un désir impératif, à un signe évident - un peu comme la  meilleure mère d'un enfant perdu serait non pas celle qui l'a mis au monde mais celle qui l'a trouvé et choisi ?
Un amour hors norme, hors monde.
Et cet amour-là se réfugie dans sa coquille, justement, sourd aux mises en garde, se refermant sur son secret, sourd et muet, en somme, comme Tarô, à tout ce qui troublerait sa parfaite harmonie.
Un enchantement qui clôt en beauté la pentalogie.
Et pour conclure à mon tour, je
ne résiste pas au plaisir renouvelé du haïku.
Un par livre, comme il se doit !
Azami
Fleur ensauvagée,
réveille et pique le désir
de l'amour qui dort !

Hozuki
Un fruit caché,
protégé comme l'enfant,
Scintille en silence.
Suisen
Le masque  arraché,
tu es nu et ridicule,
Narcisse imbécile !
Fuki-no-to
Dans l'ile isolée,
le chemin de ton desir
est déjà tracé.
maïmaï
Lentement chemine,
écrasé sous sa coquille,
l'escargot têtu.
+ Lire la suite
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critiques presse (2)
LeDevoir   27 novembre 2018
Maïmaï nous offre un univers où tout est en sourdine. À l’instar de cette écriture simple, dénudée, les rapports humains y sont dictés par la douceur et la spontanéité. La force de Shimazaki est d’opposer la sensibilité de ses personnages à la structure sociale qui les régit, complexe et insidieuse, imposant son fardeau aux destins individuels.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
LaPresse   15 novembre 2018
On n'a pas lu les trois précédents titres, mais celui-ci, concis, lumineux et sensible, est d'agréable lecture. Au coeur du récit, un poème parlant d'un escargot qui porte lourdement sa maison, tel un chagrin ou un fardeau. C'est le secret que la mère de Tarô a emporté avec elle à sa mort.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   28 avril 2019
Je pose des questions à maman :
L'escargot déménage dans une autre maison comme le Bernard -l'hermite ?
Elle secoue la tête.
- Comment fait-il sa coquille ?
-Il naît avec elle et la garde toute sa vie.
(...) -Il naît avec ça ?
-Oui
(...)
-Si sa coquille est cassée, que lui arrive-t-il ?
-il se dessèche et meurt, malheureusement.
-il a besoin de cette coquille pour survivre ?
-oui. Il n'est pas comme un bernard-l'hermite.
elle se tait un moment et ajoute :
-Qui voudrait porter le fardeau d'un autre ? chacun a déjà assez du sien. (p. 12-13)
+ Lire la suite
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rabannerabanne   20 février 2020
Elle tirait des bouffées, le regard tantôt pensif, tantôt absent. Son geste était naturel et élégant. Je ne connaissais personne d'autre qui puisse fumer de façon aussi picturale. (...) Pour l'alcool, maman préférait l'eau-de-vie et en buvait en lisant le soir dans sa chambre. (...)
Cuisiner l'ennuyait. C'est Bâchan* qui nous préparait des repas sains et délicieux. Quand celle-ci était absente de la maison, maman faisait livrer des plats à domicile.

(* grand-mère)
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le_Bisonle_Bison   04 août 2019
Je pense au fossé entre nos deux familles. Son père ambassadeur du Japon, mon père inconnu, ma mère libraire de livres d'occasion et entraîneuse de bar, ma grand-mère ex-prisonnière. Si Hanako apprend cette dernière chose, elle ne viendra plus chez nous. Je me rends compte qu'auparavant je ne me souciais pas des classes sociales. J'aime Hanako, et même si elle m'aimait aussi, ce ne serait pas facile de nous fréquenter.
+ Lire la suite
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fanfanouche24fanfanouche24   29 avril 2019
(...) j'aperçois quelque chose d'inattendu- un livre d'images pour enfants. C'est le conte d'Urashina Tarô. (...)
Enfant, je ne comprenais pas pourquoi un homme qui a sauvé un animal devait subir un tel sort. D'abord, je trouvais méchant de donner un cadeau en interdisant de l'ouvrir.
Quand j'étais collégien, ma mère m'a dit que ce conte lui rappelait la théorie de la relativité. J'ai été intrigué. Cette histoire a été créée au VIIIe siècle. Comment était-ce possible que l'auteur connaisse une théorie élaborée au XXe siècle ? (p. 60)
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rabannerabanne   20 février 2020
Elle aperçoit le portrait tout juste encadré. Je lui dis que l'autre a déjà été vendu. Elle s'exclame :
- Trop belle, trop sensuelle, trop intelligente pour appartenir à un seul homme ! Je comprends pourquoi ta mère est restée célibataire.
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