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EAN : 9782330026714
144 pages
Éditeur : Actes Sud (02/04/2014)

Note moyenne : 4.35/5 (sur 154 notes)
Résumé :
Cela fait maintenant cinquante-six ans que Aïko Toda a connu le coup de foudre pour celui qu'elle acceptait d'épouser dès leur premier rendez-vous. Aux côtés de cet homme, un cadre dévoué de l'importante compagnie Goshima, elle a été aux premières lignes de la reconstruction économique de son pays dévasté par la guerre. Toujours aussi amoureux, tous deux profitent aujourd'hui de leur retraite. Au fil des jours de pluie et des promenades, Aïko songe à ce demi-siècle ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (44) Voir plus Ajouter une critique
Marple
  02 janvier 2015
Quelle délicatesse et quelle douceur pour clore le cycle du Yamoto ! Si on y est rentré par un amour contrarié, dans Mitsuba, on le quitte, dans Yamabuki, avec un amour serein et tendre.
Cet amour, c'est celui que partagent Monsieur et Madame Toda depuis 56 ans. Aujourd'hui, ils sont vieux tous les deux et ont une vie tranquille, faite de promenades, de moments en famille et de repos. Elle nous la fait vivre et y entremêle ses souvenirs de leur passé, leur rencontre si romanesque, leurs quelques difficultés, leur entente profonde, leurs sourires complices...
Magnifique histoire d'un amour heureux et simple, ce livre est aussi une réflexion sur le couple : la passion et les apparences, l'intérêt des mariages arrangés, les mensonges et les compromissions... Il nous présente plusieurs personnages qui pourraient nous servir de modèle : les Toda bien sûr, mais aussi leur nièce Zakuro, leur vieille voisine espiègle ou la belle-mère si sage et droite.
Mais, au-delà de ces leçons, la poésie et l'émotion nous emportent dans un monde fait de devoirs et de souffrances, mais aussi de fleurs et de mots doux.
Challenge Petits plaisirs 7/xx et 1ère lecture du challenge Variétés.
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latina
  08 octobre 2019
De temps en temps, une lecture douce et lumineuse comme la fleur du yamabuki fait du bien.
Ce roman en est la preuve vivante.
Il met en scène un vieux couple complice, dont l'épouse narre l'histoire. Celle-ci a connu un premier mariage raté, et puis la rencontre inattendue dans un train d'un « samouraï », comme elle dit, a guidé sa vie et guide aussi celle de sa jeune nièce.
Comment rencontre-t-on la personne qui fera partie de sa vie durant des années ?
Comment savoir si ce sera « la bonne » ?
Faut-il se fier aux recommandations de l'entourage ou mieux vaut-il suivre son coeur ?
Et si l'on n'a pas d'enfants, que va-t-il se passer ?
Beaucoup d'interrogations se posent dans le chef de la narratrice et des personnages principaux, et Aki Shimazaki nous fait réfléchir à sa façon, sans nous brusquer mais sans non plus cacher la vérité.
J'ai vraiment beaucoup aimé ce roman qui, ligne après ligne, nous fait suivre le destin de ce couple attachant, et en même temps nous pose les bonnes questions.
Amour, fidélité, vérité, démonstration des sentiments, pudeur…
Et vous, si vous renaissiez, voudriez-vous revivre avec votre conjoint ?
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michfred
  11 septembre 2019
La clé de voûte de ce labyrinthe! le coeur du Yamato !
Yamabuki , c'est une fleur qui ne donne pas de fruit, mais une fleur brillante, dorée, lumineuse.
 Comme Aïko, la femme de Tsuyoshi Toda.
Oui, Tsuyoshi Toda, le vieux shôsha man protecteur du jeune Takashi, ce jeune homme dont le pere s'est tué au travail, que la firme voulait envoyer loin de sa jolie amoureuse pour mieux la livrer au fils de la banque Sumida.
Tsuyoshi Toda dont le père a lui aussi disparu trop tôt de la vie de son fils, lui laissant la charge de ses frère et soeurs, et celle de sa mère, veuve inconsolable réfugiée dans l'attente du retour improbable de ce mari disparu en Mandchourie.
Tsuyoshi Toda le samouraï, toujours vaillant à l'ouvrage, peu disert et courageux, un pilier pour les siens abandonnés sans père , un pilier pour son pays à reconstruire.
Un pilier inébranlable pour sa femme. Aïko. 
Aïko, la femme qu'il a conquise, demandée, épousée sur un regard échangé dans un train, sa femme "yamabuki",  la fleur sans fruit, sa femme stérile et toujours chérie, sa compagne de toute une vie.
Et justement, tandis qu'Aïko remonte au coeur de leur histoire d'amour puis qu'elle effeuille  comme la branche fleurie du yamabuki , les pétales dorés du souvenir, insidieusement, la vieillesse s'empare de Tsuyoshi.
La vie, leur belle vie, dans la lumière dorée du soir, s'écoule...
Leur vie s'enfuit...
Un livre plein de sérénité, un chant d'amour puissant, un adieu poignant .
 
On quitte la pentalogie le coeur serré,  ému de tant de vérité , admiratif de ce fin tissage des vies les unes mêlées aux autres, s'éclairant et s'enrichissant l'une l'autre.
 Chaque tome est un microcosme , une partie de ce tout savamment composé, comme la  tapisserie d'une  reine Mathilde nippone..
Chaque histoire pose une question fondamentale, celle du choix d'un travail, d'un amour, d'un silence, d'un pardon, d'une différence,  d'un engagement.
Et pourtant ces questions n'ont rien de général, d'universel: elles sont toutes ancrées dans une réalité unique, celle du Yamato, le vieux Japon toujours si vivant au coeur du Japon contemporain. Avec le recul du dépaysement,  ces questions perdent leur banalité,  leur air de déjà-vu.
Ce Yamato-là se feuillette comme un herbier magique, où les fleurs, les fruits ( et même certains insectes! ) obéissent à une symbolique  ambiguë,  illustrent des légendes ou suscitent des chansons, deviennent des prénoms d'enfants...
Un livre d'images rares et enchantées sur un quotidien si loin , si proche ...
Un recueil de poèmes  qui raconterait des histoires.
Un livre d'histoires qui s'envoleraient comme des poèmes.
Un bouquet de saveurs raffinées dans un panier de jonc. 
Une surprise toujours renouvelée à lire avec patience, amour et attention.
+ Lire la suite
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Annette55
  31 janvier 2015
Comment ne pas être ému, attendri et admiratif par cette magnifique histoire de vies mêlées, enchevêtrées, faites de joies, de questions, de regrets, cette jeunesse dans le Japon meurtri de l'après guerre et sa reconstruction? le respect mutuel intense de ces deux êtres, le poids du miaï, le respect des traditions du Japon, la vieillesse heureuse et tendre d'un couple sachant concilier modernité au travers de l'écoute de leur nièce Zakuro, et traditions en s'adaptant au fil des jours , au cours de lentes promenades méditatives! Tendresse, espoir, repos pour ces deux personnes que la mort n'effraie pas! Aprés un amour au long cours de plus de Cinquante six ans!....
Un ouvrage doux, délicat et profond dont on savoure chaque page avec bonheur, en remontant le fil des souvenirs de l'héroïne ,Aïko Toda qui a connu le coup de foudre pour celui qu'elle a décidé d'épouser dés leur premier rendez- vous, suite à un miaï raté, dans un train.....
Elle nous narre avec poésie et simplicité son arrivée à Tokyo auprès de sa tante pour l'apprentissage de la cérémonie du thé, la maîtrise de l'art de l'Ikabana, la symbolique des fleurs, la relecture touchante du message plié de son futur mari Tsuyoshi Toda qui lui dit" Vous êtes comme la fleur de yamabuki, vous êtes la femme que j'attendais depuis toujours."....
Cet ouvrage est un bijou reposant comme des fleurs de yamabuki , exaltant l'amour , à travers une prose limpide qui fait du bien....un livre dépouillé, simple, sobre, maîtrisé, bâti à l'aide de phrases courtes et percutantes au plus près de l'intimité de ses personnages....qui nous renseigne aussi au fil des jours de pluie et des promenades sur le passé relativement récent du Japon,la peur de perdre les traditions artistiques à cause de l'esprit militariste et de la guerre, l'aspect des villes en ruine : Hiroshima, Osaka, Kobe, Nagoya, la fierté des traditions séculaires, la brièveté de la jeunesse,les illusions et les compromissions.....les mensonges, le respect d' Aïdo pour sa belle - mére, sage et droite.....une réflexion apaisée sur le couple , et les Wakas: ces poémes classiques japonais de trente et une syllabes qui jalonnent cet écrit de trés grande qualité......
+ Lire la suite
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moussk12
  20 mars 2020
Oooh, quelle belle histoire d'amour !
Une histoire d'amour qui m'a fait rire et m'a fait pleurer.
Merci Aki Shimazaki :)

Un peu court, n'est-ce pas ?
J'en conviens.
Je ne suis pas inspirée...
Portez-vous bien, tous et toutes ! Prenez soin de vous et des autres, et belles lectures :)))
Commenter  J’apprécie          359

critiques presse (1)
LaPresse   17 décembre 2013
Yamabuki est probablement le roman le plus bouleversant de l'année, et ses dernières pages parmi les plus émouvantes qu'il nous ait été donné de lire depuis longtemps.
* * * *
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
SachenkaSachenka   04 septembre 2015
[...] si la vie de célibataire dure trop longtemps, il devient difficile de se marier : plus on est âgé, plus augmentent les exigences envers le partenaire. Si on réfléchit trop, le mariage ne se réalisera jamais.
Commenter  J’apprécie          491
michfredmichfred   17 septembre 2019
Son regard est toujours tourné vers le ciel. Je ne sais pas à quoi il pense, mais le calme de son visage me rassure.
Tsuyoshi n'exprime pas beaucoup ses sentiments. C'est typique des Japonais. Je ne l'ai jamais entendu me dire "Je t'aime". Comme si ce n'était pas la peine de le dire. C'est étonnant qu'il ait tant parlé lors de notre premier rendez-vous.
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Annette55Annette55   30 janvier 2015
"La vie est brève
Tombez amoureuses, jeunes filles
Avant que le carmin de vos lèvres ne passe
Que la marée de votre sang ardent ne tiédisse
Demain il ne sera plus temps."
Commenter  J’apprécie          150
arcade_darcade_d   20 juin 2018
Les hommes américains tenaient les cordons de la bourse et les femmes au foyer devaient demander de l'argent à leur mari au besoin. Nos voisines étaient surprise par la façon de faire au Japon : les femmes gèrent en général les finances domestiques, qu'elles aient leurs propres salaires ou non.
Mon mari s’exclame :
- Ah, c'est pour cela que le Ûman-ribu à commencé au Etats-Unis !
Commenter  J’apprécie          50
ChezLoChezLo   14 juillet 2014
H. me récitait souvent des waka. Au début, je l'admirais pour ses goûts littéraires. Mais il m'a atterrée quand il m'a dit avec un sourire moqueur : "Nanae yae... Tu es comme la fleur de yamabuki. Belle mais pas de fruits."
Etrangement, Tsuyoshi a aussi utilisé l'expression "Tu es comme la fleur de yamabuki". C'était au moment où il me demandait en mariage. Ne sachant pas ce qu'il voulait dire, j'avais d'abord été troublée par cette coïncidence. Mais, cette fois-là, le sens en était totalement différent. Au contraire, c'était très émouvant.
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