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Françoise Bihan-Faou (Éditeur scientifique)
ISBN : 207043656X
Éditeur : Gallimard (30/04/2010)

Note moyenne : 3.16/5 (sur 22 notes)
Résumé :
Il était une fois un serpent qui prit l’apparence d’une belle femme pour s’unir secrètement à un homme… Il était une fois une femme qui enfanta un serpent… Il était une fois une ravissante jeune fille qui s’éprit d’un serpent jusqu’à se métamorphoser en reptile…

Merveilleux et étranges, ces contes nous entraînent au cœur de la mythologie japonaise peuplée de créatures fantastiques et de paysans naïfs.
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
purplevelvet
  21 février 2015
"l'oeil du serpent", un recueil de contes édité chez Folio 2€ qui est en fait un condensé d'un ouvrage plus gros " de serpents galants et d'autres, contes folkloriques japonais" publié chez connaissance de l'orient.
Comme son titre l'indique, la thématique principale sera le serpent, dans son versant folklorique.
3 parties dans ce petit livres
- les femmes serpents (7 contes)
- les hommes serpents ( 7 contes)
- belles et monstres (7 contes sur la métamorphose, avec un homme araignée, un blaireau à forme humaine, des pierres qui se changent en loups, et encore quelques serpents..)
Car le serpent folklorique japonais est doté d'une particularité: ils -ou elles- n'aiment rien tant que prendre forme humaine et se mêler aux humains qu'ils trompent facilement grâce à leur apparence. car les serpents et serpentes sont particulièrement séduisants et liés à l'élément eau. Ils peuvent faire pleuvoir sur une rizière asséché, ou au contraire boucher un puits, et réclamer un cadeau en échange de leurs services ou du fait de stopper leurs méfaits. En général le fils ou la fille de la famille en offrande.
Du coup le recueil regorge d'histoires où des cousines de Mélusine séduisent de naïfs humains, charmés par ces trop jolies filles, mais comme dans leur versant européen, malheur à quiconque verra leur vraie apparence. Mais si les serpentes utilisent surtout leur charme, les serpents utilisent en premier lieu leur pouvoir sur l'eau pour passer des "contrats" avec les humains.
Ca ne se passe pas toujours mal, remarquez, dans le conte de "la mare à Oyoshi", l'humaine et le gentil serpent semblent faits l'un pour l'autre. Mais fréquenter un serpent est quasiment toujours l'assurance de perdre à son tour son identité humaine. Sauf dans "l'oeil du serpent" où c'est la serpente inoffensive aux allures de fée qui est la première victime des circonstances.
Je suppose que dans beaucoup de cas, il s'agissait comme souvent dans les contes d'expliquer l'appellation de tel ou tel lieu dit, ou d'inspirer la méfiance instinctive des cours d'eau et marais où il est facile de se noyer ou de se perdre.
Zut, moi qui espérais une vision un peu moins négative de celle judéo-chrétienne, le serpent est parfois assimilé à l'image de l'ogre qui dévore les humains. Pas toujours heureusement.
J'ai bien aimé aussi les quelques autres contes, celui sur le blaireau changé en humain qui berne une coiffeuse et l'enlève - la femme a un sens de la répartie assez réjouissant- ou celle très originale des pierres-loups.
Un lecture très courte et à conseiller, je vais maintenant chercher le recueil complet, j'adore ces thèmes folkloriques.
Lien : http://purplenosekai.blogspo..
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tulisquoi
  26 août 2010
Des hommes et des femmes un peu surnaturels, sortis d'on ne sait où pour venir épouser des humains. D'une apparence normale de prime abord, ils ont tendance à se transformer, se muer le soir venu. Être moins seuls ? Avoir une descendance ? On ne sait pas vraiment ce qui les pousse à se mêler aux hommes. Mais il est sûr que ces mêmes humains ne sont jamais forcés et sont souvent même heureux dans leur nouvelle vie.
Vingt et un contes racontés comme au coin du feu, comme la légende lointaine qu'ils représentent. Même s'ils sont très agréables à lire, car court et racontés comme une jolie histoire, il faut faire des pauses, laisser le temps entre les histoires, car elles se ressemblent toutes tellement qu'on finit par avoir l'impression de lire toujours la même chose à quelques nuances près. Seul livre emmené pour un court trajet en train, j'ai fini par faire une overdose de serpent japonais !
Lien : http://www.tulisquoi.net/loe..
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Skarn-sha
  07 avril 2011
Les courtes nouvelles qui composent ce recueil nous entraine dans un Japon où le mystère, le surnaturel et les vielles superstitions font partie de la vie de tout les jours.

Comme le titre l'indique, la symbolique tourne beaucoup autour du serpent qui représente, dans la plupart des contes, l'esprit trompeur, sans pour autant être le "méchant" de l'histoire.
Il est dégroupe en trois grands thèmes : Les femmes serpents, Les épouses du serpent et Belles et monstres

Étant donné que ce livre regroupe plusieurs nouvelles portant sur le même thème, je pense qu'il est préférable d'éviter de les enchainer (Il est à noter que ce livre est très pratique pour les trajets de métro: un trajet = une ou deux nouvelles :-)) sinon les similitudes entre les nouvelles risquent de gâcher un peu la lecture.

Les nouvelles sonnent comme les anciens contes et sont porteurs d'une certaine morale (bon d'accord, pour certains, je la cherche encore) et on se les imagine racontés le soir au coin du feu, les ombres dansant sur le papier de riz des murs et recréant les monstres de légendes.

Ce livre, étant écrit simplement et bien que la traduction lui fasse probablement perdre beaucoup de valeur, est très agréable à lire, même sans être passionné de culture japonaise.

Voici les auteurs ayant participé à ce regroupement de nouvelles:
* Kazuo Kikuchi
* Hanako Mokikawa
* Shié Oubuchi
* Yono Hikichi
* Chizuko Yamamoto
* Shigeta Yamazaki
* Meto En
* Kizen Sasaki
* Kimiko Nozaki
* Naoji Daidou
* Michi Hayashi
* Shigemitsu Tahara
* Sadami Fujimoto
* Hisa Kashima *
* Yae Haneishi *
* Mieko Hirano
* Sato Yagashira
* Ao Chiba
Lire la suite:

Lien : http://lombredeskarnsha.blog..
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EdwinSaeros
  09 septembre 2018
Des contes divertissants mais très ressemblants pour ça , il faut mieux espacés les lectures.
C'est une lecture agréable .C'est un joli petit livre ,rapide à lire, qui peut se lire entre deux bouquins .
J'ai vue que ce sont des contes extraits et j'aimerais bien acquérir le livre d'origine pour avoir tout les contes.
Commenter  J’apprécie          10
MarieKey
  17 août 2016
C'est un petit recueil de contes assez sympathique. Ça m'a fait une jolie pause entre mes lectures habituelles. Par contre, je trouve que certaines histoires se ressemblent beaucoup trop, et j'ai plusieurs fois eu l'impression de relire la même chose.
Sinon, La mare à Oyoshi est celle qui m'a le plus marquée.
Commenter  J’apprécie          00
Citations et extraits (2) Ajouter une citation
seshat123seshat123   04 décembre 2012
La mariée au corps de serpent

Il était une fois un gros marchand de vin qui employait une vingtaine ou une trentaine de jeunes gens. Parmi eux, se trouvait un orphelin qui travaillait là depuis sa plus tendre enfance. Il était honnête et d'un caractère aimable.
Dans cette maison, il y avait une fille aînée, âgée de dix-sept ou dix-huit ans, mais personne ne venait s'offrir comme gendre ni demander la main de cette fille. Les parents se perdaient en mille conjectures. C'était la fille la plus ravissante du monde mais elle péchait par un point : elle avait un corps de serpent. N'ayant pas d'autre solution, les parents demandèrent à notre garçon de l'épouser.
« Si c'est la volonté de mon maître, dit le garçon, comme je vous suis grandement redevable de vos bontés depuis mon enfance, j'accepterai volontiers votre offre. »
Après les noces, vint le moment du banquet.
C'est le moment où, traditionnellement, la mariée sert du saké aux invités.
« Si la mariée ne nous sert pas le saké ce soir, cela ira très mal, disaient les jeunes employés. Viens vite nous servir, nous sommes impatients ! »
La mariée implorait désespérément les dieux :
« Faites qu'ils n'ouvrent pas la cloison, je vous en supplie, ayez pitié de moi ! »
Mais, parmi les jeunes gens, l'un d'eux, particulièrement effronté, ouvrit d'un seul coup la cloison, en la priant: « Viens vite nous servir! »
La mariée poussa un cri : « Ah!... » et, au même instant, scrritch, sa peau de serpent se déchira d'un seul coup, laissant apparaître la silhouette d'une belle femme.
Ceux qui se comportent indignement dans ce monde prennent, quand ils renaissent sur la terre, des formes étranges. C'est du moins ce que l'on dit.

Siffle ! Siffle
le vin nouveau !
Akita, Shié Oubuchi
+ Lire la suite
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Skarn-shaSkarn-sha   06 mai 2012
L'épouse du serpent

qui devient elle-même serpent



C'est une histoire du temps passé. Un jour d'été, un homme alla vérifier le niveau d'eau de sa rizière. Mais il la trouva sans eau. La rizière était asséchée. Il trouva cela fort ennuyeux. Soudain, à la hauteur de l’écluse, il vit un serpent. Il n'était pas bien grand, un serpent brun-rouge.

« J'ai dix hectares de terre qui ne donneront plus rien. I tu veux bien les irriguer, je te donnerai parmi mes trois filles celle que tu préfères », dit l'homme au serpent. Le serpent ne dit mot, mais, le lendemain main, l'homme vit tous ses champs se remplir à grande eau. Quelque temps après, comme l'homme avait dit qu'il donnerait celle parmi ses trois filles qu'il préférait, le serpent vint la lui réclamer.

« Je suis venu pour que tu accomplisses ta promesse », dit le serpent transformé en jeune homme. Le père dit à chacune de ses trois filles d'aller l'épouser, mais toutes firent la sourde oreille. N'est-il pas normal de réagir ainsi ? On n'aime pas cela. Mais la fille qui s'appelait Naka dit enfin : « Si c'est la volonté du père, il faut s'y soumettre. Je consens à épouser le serpent. »

Comme elle avait commencé un tissage, elle partit en traînant son métier derrière elle, même au moment de traverser la rivière. Les traces du métier restèrent longtemps en creux dans le chemin.

Quand elle partit, elle avait toute l'apparence d'une fille. A l'occasion des fêtes de la saison, elle revint chez elle se reposer. La nuit, au moment d'aller se coucher, elle emporta un bol d'eau dans sa chambre. Peut-être pour ménager un peu sa mère, elle l'avertit : « N'essaie jamais de me regarder dormir. » Mais vous connaissez la musique, si on nous dit de ne pas voir quelque chose, nous n'avons de cesse de vouloir le voir. La mère jeta un œil dans la chambre. Une grosse serpente s'étalait là, remplissant la pièce de huit tatamis qu'elle avait transformée en plan d'eau. Elle y jouait avec son enfant sur son ventre. Mais, ayant été vue sous cette forme, elle ne revint plus jamais.
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>Coutumes, savoir-vivre, folklore>Folklore>Littérature populaire orale (601)
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