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EAN : 9782714494375
Belfond (19/08/2021)
3.61/5   290 notes
Résumé :
Avec une plume plus incisive que jamais et un humour ravageur, Lionel Shriver livre un roman explosif sur un couple de sexagénaires en crise, dressant au passage un portrait mordant de nos sociétés obsédées par la santé et le culte du corps. Une bombe de provocation qui prouve, s'il le fallait encore, que Lionel Shriver est une des plus fines observatrices de notre temps
Un beau matin, au petit-déjeuner, Remington fait une annonce tonitruante à son épouse Ser... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (107) Voir plus Ajouter une critique
3,61

sur 290 notes

ODP31
  25 août 2021

Il court, il court le joggeur pendant que je furète le dernier roman de Lionel Shriver.
Le sport, c'est fatigant. Mais pas autant que les sportifs. le pitbull des lettres américaines s'est trouvé un nouvel os à ronger : le culte du corps et de la performance.
Serenata, la narratrice, perfusée à l'ironie féroce, doit supporter la dernière lubie de son mari qui vient de se faire virer de son emploi: courir un marathon. Comme son bonhomme a la soixantaine et n'a jamais fait de sport, elle prend d'abord cela pour une résolution de réveillons. Mais le pépère s'obstine et cette capitulation à des défis à la mode qui font sensation dans les dîners fragilise le couple, d'autant que de son côté, Serenata a tellement martyrisé son corps en galopant depuis son enfance qu'elle a les genoux qui grincent comme les portes d'un vieux manoir hanté.
La situation s'aggrave quand son Remington de mari décide de se faire aider par une coach dont le prénom, Bambi, résume bien le programme, et un groupe de camés de la dopamine qui préparent un triathlon de type Iron Man. Pour Bambi, il suffit d'un peu de volonté pour ne pas vieillir. le mot d'ordre est je cours donc je suis… et je sue aussi !
Le dépassement de soi pour flatter le moi. Coluche disait qu'il n'y avait pas plus con que le vélo comme sport. Je ne sais pas ce qu'il dirait de ceux qui pédalent dans la semoule une centaine de bornes après avoir barboté plusieurs kilomètres en eaux troubles avant de crapahuter pendant quarante kilomètres en plein cagnard.
Lionel Shriver ne s'en prend pas qu'à la secte du lycra dans son roman. L'insupportable fille du couple a rejoint « la brigade de Jésus » et enchaîne les leçons de morale à destination de sa mère pour la rendre responsable de tous ses échecs. Les évangiles pour se venger.
Mais à mes yeux bigleux à défaut d'être bleu, le véritable moment d'anthologie de ce roman se situe dans le récit par l'absurde d'un conseil de discipline qui aboutit au licenciement du mari. Lionel Shriver qui n'en est pas à sa première controverse, ridiculise ici le wokisme de façon brillante.
Comme Babelio a dû repérer que je n'aimais pas trop les romans à l'encre trop sympathique, je ne peux que dire merci pour cette masse très critique car le ton acerbe de Lionel Shriver a cajolé mon mauvais esprit.
Rien ne sert de courir, point !
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Kittiwake
  26 août 2021
Tellement fan de cette autrice américaine, que je crains de ne pas être objective. Il n'empêche que ce nouvel opus de Lionel Shriver, Quatre heures, vingt deux minutes et dix huit secondes est un coup de coeur, un vrai !
Le thème abordé a quelque chose d'universel, le vieillissement, inéluctable à moins d'avoir quitté cette vallée de larmes avant de pouvoir constater les dégâts insidieux du temps !
Le couple vedette a récemment rejoint le club des sexagénaires, Remington vient d'être licencié, et Serenata souffre d'une arthrose avancée des genoux, et reste très réticente à confier ses articulations défectueuses aux bons soins d'un chirurgien orthopédiste. Dur pour cette sportive qui ne souhaite pas du tout ajouter le qualificatif d'ancienne à cette définition d'elle-même.
C'est ce moment compliqué que Remington choisit pour se consacrer à une nouvelle passion, le running, et pas en coureur du dimanche : il vise ni plus ni moins le marathon, même si sa première tentative l'a péniblement transporté à huit cent mètres de chez lui !
C'est le début d'une escalade qui met à mal le couple et ce qu'il reste de leur famille !
Lionel Shriver a le don pour camper des personnages très représentatifs , auxquels il est possible immédiatement, sinon de s'identifier, au moins de reconnaitre dans ces portraits les anonymes de la vraie vie, que l'on a forcément croisés un jour.
C'est l'occasion de dénoncer la société de consommation, car, ce qui fut gratuit naguère, avec une paire de chaussures de sport basique, est devenu un business florissant, proposant matériel, appli et tarifs d'inscriptions aberrants !
Plus encore, le fonctionnement des aficionados regroupés au sein de club a tout de la secte, vouant un culte au corps.
On apprécie aussi le constat d'échec éducatif de nos héros, dont les enfants ont opté pour des parcours peu banals !
400 pages addictives : j'attends le prochain !
Lien : https://kittylamouette.blogs..
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bobfutur
  26 août 2021
Fortement autobiographique, ce nouveau livre d'une Lionel Shriver qui, plus que jamais, a beaucoup de choses à nous dire, devrait pas mal diviser, moi compris, un peu étourdi de ces quelques heures de lecture contrastées… et de ne pas oublier de remercier Belfond et Babelio pour cette avant-première.

Quand la pensée atteint un paradoxe, en tout cas en sciences humaines, c'est qu'on est sur une bonne voie… En faire ici la pseudo-démonstration reviendrait à une longue roulade dans une flaque, le dos piqué par de nombreux et impatients gravillons. Avec Lionel, on tient une bonne cliente pour ce qui est du franc-parlé, et d'idées qui pourraient sembler contradictoires au bloc gentiment huilé des « progressistes ». On peut se réjouir qu'elle ait de plus un solide sens de l'humour-tragique, surtout quand il s'agit de nous en conter sur la vieillesse, et de son éternel querelle des anciens et des modernes… et d'en profiter pour régler quelques comptes.

Avec ce prétexte du monde en plein essor des sports d'endurance extrêmes, elle en profite pour dézinguer ce type de troupeau d'égocentriques, liés par les codes et valeurs usuels d'un groupe délimité, mais chacun isolé par sa quête de performances individuelles. En corollaire, on peut y voir cet agacement face à la prise de pouvoir des émotions et ressentis personnels dans le débat public, et bien-sûr, la progressive sanctuarisation du particulier face à l'universel, bref cette chère Lionel n'est pas là pour se faire aimer de tous, ses apparentes ambivalences bousillant toute position manichéenne.

Mais le problème vient selon moi de la forme. Comme d'autres critiques ici et là, je trouve que les dialogues, en particulier à l'intérieur du couple, sont trop longs, un peu alambiqués, parfois ennuyeux, voir excessifs, nous sortant à coups de pied de l'histoire. La pagination/mise en page est austère, voir inexistante dans ses capacités structurative et esthétique.

La majorité des personnages sont de très gros clichés, et plutôt bas de plafond.
Le stéréotype est un paradoxe éclatant : facilement identifiable, car ayant une véritable existence, il est aussi rejeté voir combattu par une frange idéaliste que l'auteure aime à brocarder. Mais il n'y a pas dans ce livre de réel questionnement à ce sujet, dommage… on en reste à une utilisation convenue, pas très éloignée du tout-venant à gros tirage, les exemples pleuvent sans que je ne daigne me mouiller… Probablement plus facile à utiliser pour transmettre un message unanimement compris, ils nivellent au bulldozer le chemin des possibles… Soit !

L'auteure se fait grave plaisir avec cette retranscription imaginée d'une session d'un comité arbitral interne à une administration, saisie pour des accusations de violences racistes et sexistes par une dirigeante despotique mais intersectionnelle, «digne d'un rond-point en sept sorties », envers le mari de l'héroïne. Une bonne bataille de 38 tonnes, qui ne ferra changer d'avis à personne; la raison humaniste magnifiée face à l'ignorance particulariste moralisée. Un bon plaidoyer à charge et sans décharge, du coup inopérant sur nos consciences de lecteurs, mais asséné par une auteure qui peut se permettre davantage qu'un commun renvoyé vers les marges puantes des extrêmes pour ce genre d'idées.

Les noms de ses personnages…? Hum… disons qu'un stage chez l'inaccessible Thomas Pynchon pourrait aider, lui le spécialiste des patronymes sortis de nulle part, souvent chargés d'un sens plus ou moins caché, alors que ceux de Shriver tombent dans le gadget. Quitte à faire des comparaisons, je ne retrouve pas dans ce livre les qualités d'écriture d'un Franzen, ses « Corrections » pouvant avoir une certaine parenté de thèmes, tout en offrant une qualité de lecture générale beaucoup plus haute.

Donc merci chère Lionel D être là, et surtout d'ouvrir ta gueule au milieu des couinements. Ton crédo est très important pour nous qui — comme toi sans doute si tu parlais français — pensons que le mot « autrice » est juste dégueulasse; qu'à force de tout réduire aux sensibilités de chacun et à un relativisme bon ton, aux sacramentaux « goûts personnels » face à une éducation par ses pairs, à l'illusion du choix et de son éternel inassouvissement, nous courrons vers une société ou la notion même d'apprentissage se retrouve en danger…
De la défiance des nouvelles générations, jetant le bébé-boom avec l'eau des chiottes, nous laissant hurler au besoin de personnalités complexes et tranchées comme toi, si seulement ta plume était à la hauteur de tes ambitions…
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Giraud_mm
  02 février 2022
Dans le couple, Serenata était la sportive. Mais l'usure de ses genoux l'a contrainte à renoncer à la course à pied. Alors quand Remington, son époux, plutôt sédentaire et mis en retraite anticipée, lui annonce qu'il va courir un marathon, elle ne sait trop que penser... Incrédulité, jalousie, colère, ses sentiments se bousculent. D'autant qu'après un marathon couru dans la douleur, Remington se laisse convaincre par une coach de se lancer dans un triathlon !
Lionel Shriver nous livre un roman sur la transition entre une vie active (professionnelle, sportive, etc.) et une retraite pas toujours désirée, ni même choisie. C'est rédigé avec beaucoup de tendresse et une pointe d'humour et d'exagération, qui édulcorent sans les cacher les peurs, les angoisses et les colères.
Il est difficile de s'identifier à Serenata ou Remington, car leurs comportements sont exacerbés et mis en opposition par l'auteure : deux époux qui perdent presque simultanément un travail dans lequel ils s'étaient investis, l'une devant de plus renoncer à presque toute activité physique tandis que l'autre décide de combler le vide de sa vie en se lançant des défis sportifs qui paraissent insensés. le sujet n'est pas facile. Lionel Shriver le traite avec tact mais sans complaisance.
L'objet du roman ne se prête pas aux multiples rebondissements, ou à une écriture très dynamique. Pourtant, le livre se lit facilement. Cela est du à une écriture assez simple et directe (merci à la traductrice). Lionel Shriver sait également entretenir des petits suspenses, sur des décisions inattendues ou des comportements surprenants.
Pas tout à fait un coup de coeur, mais un très bon roman.
Lien : http://michelgiraud.fr/2022/..
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viou1108_aka_voyagesaufildespages
  23 août 2021
Serenata, 60 ans, voix off pour des jeux vidéo et des livres audio, et son mari Remington (comme les machines à écrire), 64 ans, récemment viré de son poste au Service des Transports d'Albany, vivent paisiblement à Hudson, petite ville un peu décrépite de l'Etat de New York. Paisiblement, jusqu'au jour où Remington, qui n'a jamais réellement pratiqué d'exercice physique et encore moins un vrai sport, décide de courir un marathon. La réaction de Serenata est ironique, certaine qu'elle est qu'après avoir couru 5 minutes, son mari rendra les armes. Elle va pourtant déchanter, puisque Rem s'accroche et s'entête et prend même goût à l'effort. de l'ironie, Serenata passe à la frustration et à l'amertume, d'autant plus qu'elle-même a toujours pris grand soin de sa musculature, enchaînant les kilomètres de jogging et de vélo et les séances d'abdos et de pompes sans en faire tout un plat, jusqu'au jour (récent) où ses genoux perclus d'arthrose ont demandé grâce, au point de la pousser prochainement sur le billard. D'autant plus qu'après le marathon, Rem se met en tête de participer à un triathlon, désormais entraîné par Bambi, bimbo svelte tout en muscles, coach sportive grassement payée pour être impitoyable et convaincre ses clients qu'être un "iron man" n'est qu'une question de VOLONTE.
Désormais Serenata ne voit plus son mari qu'en coup de vent, entre deux entraînements, ou quand il ramène à la maison ses potes du club de "tri" (dont Bambi) pour festoyer après l'effort. Laissant évidemment le soin à Serenata – qui de toute façon "ne peut pas comprendre" – de nourrir et abreuver ces nouveaux héros.
Ambiance dans le couple, où chacun accuse l'autre d'égocentrisme, d'abandon conjugal, de jalousie, d'arrogance et de condescendance, au fil de dialogues d'autant plus mordants qu'ils sont feutrés, chacun s'efforçant malgré tout de ne pas anéantir (tout de suite) 30 ans de vie commune somme toute plutôt heureuse. Mais jusqu'où vont-ils tenir ?
Culte du corps et de la performance sportive comme manière d'affronter ou de nier la vieillesse, voilà le thème principal de ce roman féroce et hilarant. L'auteure force le trait en faisant de ses personnages des caricatures, mais qu'est-ce que c'est jouissif ! Elle dézingue la recherche de la perfection du corps, du dépassement de soi, du record pour le record, pour montrer qu'il ne s'agit que d'une tentative désespérée de remplir le vide d'une vie. Les religions évangéliques en prennent largement pour leur grade, au même titre. En passant, l'auteure aborde également le déclin de la lecture, et la masculinité désorientée par #Metoo. Derrière la potacherie, on lit cependant une réflexion plus profonde sur la vieillesse et le déclin physique qui l'accompagne inexorablement, sur ce qu'elle implique comme renoncements, et sur leur acceptation ou non. le roman parle aussi du couple, de ce qui le lie et le défait, et comment ces ingrédients résistent au temps qui passe, précisément à l'approche de la vieillesse.
Avec ses dialogues incisifs et sa plume trempée dans la plus pure ironie, ce roman caustique et (donc) savoureux m'a beaucoup plu.
En partenariat avec les Editions Belfond via Netgalley.
#LionelShriver #NetGalleyFrance
Lien : https://voyagesaufildespages..
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critiques presse (6)
LeParisienPresse   26 avril 2022
Dans son dernier ouvrage, l'écrivaine Lionel Shriver dénonce les excès qui gangrènent, selon elle, la course à pied et l’exercice sportif en général.
Lire la critique sur le site : LeParisienPresse
LeFigaro   18 janvier 2022
Ton caustique et esprit flingueur, la romancière s’attaque à la nouvelle obsession américaine pour la performance sportive. Jubilatoire.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LeMonde   23 septembre 2021
La vie à deux sur le long terme ne va probablement pas sans un brin de perversité. Une perversité qui est typiquement un ressort fait pour Lionel Shriver, son talent hallucinant pour les dialogues, son œil laser. On sort de ce roman étincelant d’esprit et de vivacité à la fois rincé et revigoré – comme après une bonne course, paraît-il.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LeMonde   23 septembre 2021
La romancière américaine ne manque ni de souffle ni d’humour pour mettre au jour nos plus inavoués travers.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Psychologies   13 septembre 2021
Obsession du corps, culte de la santé, rôle des coachs à la limite des gourous, tout est dit d’une plume caustique et inspirée. C’est une réussite
Lire la critique sur le site : Psychologies
LActualite   09 septembre 2021
Un roman doux-amer qui traite de sport, mais aussi d’une foule d’autres sujets, comme la fin de l’amour, le rapport au corps et même la politique américaine. Réellement divertissant.
Lire la critique sur le site : LActualite
Citations et extraits (107) Voir plus Ajouter une citation
viou1108_aka_voyagesaufildespagesviou1108_aka_voyagesaufildespages   22 août 2021
De nos jours, les femmes ont le choix. On pousse des cris d'orfraie en découvrant un cafard dans la cuisine et on demande à un homme de nous en débarrasser mais, d'un autre côté, on monte sur nos grands chevaux et on se sent insultée si quelqu'un met en doute notre courage. On est gagnantes des deux côtés, quand on y réfléchit. On peut se classer parmi les meilleurs, diriger des entreprises, et soutenir en même temps qu'une main sur le genou constitue un traumatisme si d'aventure jouer les désarmées est politiquement utile. Les hommes n'ont pas vraiment ce choix. De quelque manière qu'on les présente, ils finissent toujours par apparaître comme décevants. C'est parce que la masculinité en tant qu'idéal est ridicule. Et si, contre toute attente, ils parviennent à se montrer forts, intrépides et impassibles quelles que soient les horreurs qu'ils traversent - piliers de la force, du droit et du pouvoir, tuant tous les dragons qui se présentent -, cela nous semble normal. Perdants sur tous les tableaux. 
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fbalestasfbalestas   25 novembre 2021
Même si son genou droit la réprimandait chaque fois qu’elle faisait porter son poids dessus, Serenata se refusait à monter une marche après l’autre comme un enfant de deux ans. Le lendemain après-midi, après avoir descendu l’escalier en boitillant pour aller se faire un thé, elle avait découvert Remington au salon. Bien qu’elle ne soit toujours pas habituée à le trouvée là en semaine, il était injuste d’en vouloir à son mari. C’était aussi sa maison. Ce n’était ni son fait ni sa faute, pour être précis, s’il avait pris une retraite anticipée.
Son accoutrement était quand même on ne peut plus agaçant : legging, short vert satiné laissant dépasser un caleçon mauve criard et haut vert brillant aux grilles d’aération mauves – la tenue complète, l’étiquette du prix se balançant sur sa nuque. Une montre de sport neuve brillait à son poignet.
Sur un homme plus jeune, le bandana rouge noué autour du front aurait pu passer pour élégant mais sur Remington, à soixante-quatre ans, on aurait dit un accessoire de cinéma pour que les spectateurs puissent décrypter le sens de la scène au premier coup d’œil : ce type est cinglé.
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torpedotorpedo   17 janvier 2022
Serenata regrettait de ne pouvoir présenter des excuses rétroactives à ses grands-parents défunts dont les lamentations d'ordre médical lui avaient tant pesé lorsqu'elle était enfant. Sous-estimant l'individualisme impitoyable de leurs proches, les personnes âgées racontaient leurs bobos par le menu, persuadées que ceux qui les aimaient se sentiraient forcément concernés par leurs douleurs. Mais nul ne s'était soucié des souffrances de ses grands-parents et aujourd'hui personne ne s'intéressaierait à celles de leur petite-fille jadis si insensible. Justice immanente.
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fbalestasfbalestas   28 novembre 2021
Mais Serenata ne se réjouit pas de ce retournement de situation, absolument pas. Même éphémère, en tant que sculpture vivante, Bambi avait fait ses preuves, la coach avait créé un objet de beauté, or la disparition de quelque beauté n’avait rien de réjouissant. Cette femme serait forcément malheureuse à cause de la douleur mais aussi de la destruction de son œuvre d’art. Une augmentation du malheur en ce bas monde n’avait rien non plus de réjouissant.
Serenata avait elle-même dû faire un deuil similaire, elle avait donc tendance à s’identifier à elle plutôt qu’à exulter
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viou1108_aka_voyagesaufildespagesviou1108_aka_voyagesaufildespages   24 août 2021
Les évangéliques procuraient donc à Valeria ce qu’une mère ne pouvait lui procurer: un moule pour le flan qu’elle était. En une nuit, ô surprise, une jeune femme indécise avait adopté des lignes directrices solides et autant de règles pratiques pour régir sa vie. […] Serenata ne comprenait pourtant pas du tout l’attrait de ces évangéliques. S’engager pour qu’on vous dise quoi faire, quoi penser, quoi dire? Total gâchis de l’âge adulte.
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Videos de Lionel Shriver (24) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Lionel Shriver
Lionel Shriver vous présente son ouvrage "Quatre heures, vingt-deux minutes et dix-huit secondes" aux éditions Belfond.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2544996/lionel-shriver-quatre-heures-vingt-deux-minutes-et-dix-huit-secondes
Note de musique : © mollat Sous-titres générés automatiquement en français par YouTube.
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