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EAN : 9782092576755
408 pages
Nathan (30/08/2018)
3.94/5   79 notes
Résumé :
A priori, Caden Bosch est un ado de quinze ans ordinaire qui partage sa vie entre le collège, les jeux vidéos et ses amis. Mais, dans son esprit, il est aussi le passager d'un vaisseau lugubre voguant sur les mers déchaînées, entre un capitaine tyrannique et les monstres qui grouillent sous la surface. Car Caden se perd petit à petit entre hallucinations et réalité.

Ce roman est son voyage au plus profond des abysses, où il risquerait bien de se noyer... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (35) Voir plus Ajouter une critique
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Je connaissais déjà l'auteur pour avoir lu La Faucheuse, qui est une trilogie que j'avais adoré.
Mais ici, on a des thématiques bien différentes. En effet, Neal Shusterman écrivit ce livre en s'inspirant de la vie de son fils, atteint de schizophrénie, comme le protagoniste, Caden.

Je vais être honnête : je ne connaissais rien à propos de cette maladie mentale. Je n'ai jamais été face à quelqu'un atteint de schizophrénie. Pendant un instant, j'ai eu honte de mon ignorance.
Au tout début de ma lecture, je me suis donc sentie complètement perdue. J'ai eu quelques appréhensions. Je me suis dit : vais-je réussir à rentrer dans le livre ? Vais-je réussir à accrocher ? À m'attacher au personnage ?…

Malgré tout, j'avais vraiment envie d'aimer ce roman.
Encore plus du fait qu'on sache que l'auteur l'a écrit en pensant à son fils… Ça n'a pas dû être un livre facile à écrire.

Il m'est difficile de mettre des mots sur ce que je pense de ma lecture, car ce livre n'a pas été simple à lire.
C'est une oeuvre assez déroutante, surtout au début. Il faut s'habituer au texte, à ce rythme de chapitres un peu atypique. C'est compliqué à décrire. Ce roman ne ressemble en rien à ce que j'ai pu lire par le passé.

J'ai eu du mal à accrocher, pour être tout à fait sincère. À des moments, il m'est arrivé de lire en diagonale. de ne pas du tout être dedans. de me sentir perdue. de me dire que j'avais hâte de finir cette lecture…

Mais d'un autre côté, il y a eu d'autres moments où j'ai ressenti des émotions indescriptibles.
Je me dois d'évoquer les fois où je me suis faite la réflexion que le récit était beau, bien écrit. Parfois, le texte me prenait aux tripes. Je me disais « Purée… ». Des phrases m'ont beaucoup heurtée je dois dire. (Dans le sens qui m'ont touchée, marquée, fait ressentir quelque chose…) le texte a réussi à me toucher, à m'atteindre. Ce ne fut pas le cas tout le temps, mais je n'en suis pas restée indifférente tout du long. J'ai trouvé certains passages assez bouleversants, d'ailleurs.

Je suis si lunatique avec cette lecture, c'est indescriptible. :') Je suis à la fois en train de penser « Je n'ai vraiment pas accroché…. » et « Tout le monde devrait lire ce roman. C'est vraiment une oeuvre nécessaire. » Bref. Un peu des deux haha. Ç'a été un livre vraiment troublant pour ma part et je m'excuse d'avance si tout ce que j'écris est un peu confus.

Et puis, objectivement, je ne vois pas comment j'aurais pu vraiment ‘mal' noter ce livre étant donné les thématiques qu'il aborde.
C'est un sujet très peu traité dans la littérature jeunesse/YA, donc je trouve que c'est une bonne chose s'en parler. Je n'y connaissais rien, et cette découverte fut pour moi réellement intéressante.

Et puis les dernières phrases de fin !!…
J'ai trouvé que c'était une fin parfaite. Très belle. Incroyable.
Et la note de l'auteur à la fin m'a énormément touchée…

Alors que dire de ce livre, finalement ?
Ce n'était pas une lecture facile. À laquelle j'ai eu du mal à plusieurs moments. (raison pour laquelle je ne mets que 3,5/5...) Une part de moi aurait vraiment voulu l'apprécier davantage, c'est vrai…
Néanmoins, cette découverte n'est pas un regret, loin de là.
(et j'aime les citations que j'ai postées !!)

Je ne connais pas ce que je vis Caden, ni ce que vivent ses proches, et je ne peux le comprendre.
Mais j'envoie mon plus grand soutien et ma plus grande force à toutes les personnes qui ont vécu ou qui vivent des situations similaires à celles dépeintes dans ce livre.
Et dans tous les cas, qui que vous soyez, prenez soin de vous.
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Si le début est lent et déroutant, on comprend rapidement que l'auteur nous entraine au plus près de la réalité vécue par Caden qui voit son univers chavirer peu à peu. Deux récits se mêlent ici, celui d'un adolescent comme tant d'autres ayant une famille, des amis et une scolarité normale et un récit sombre et complexe où le narrateur semble vivre sur un navire où un étrange capitaine et son perroquet commande un équipage singulier.

Au fil de cette lecture croisée, on découvre les premiers symptômes de la maladie mentale qui affecte lentement Caden. Conscient que quelque chose ne va pas mais incapable de le comprendre ou de l'expliquer, il va lentement plonger dans un abîme noir désespérant. Déroutante pour lui, son affection l'est aussi pour ses proches qui mettent ces changements sur le compte de l'adolescence.

Confronté lui-même à la maladie de son fils, l'auteur a habilement décrit les altérations du comportement et de l'humeur du jeune Caden ainsi que les bouleversements familiaux qui en découlent. On assite impuissant à la dégradation de sa santé : insomnies, réactions incongrues, irritabilité alternant avec des coups de déprime et enfin troubles du raisonnement et angoisses irrationnelles qu'il tente de cacher à son entourage.

Le second récit, au coeur d'un bateau dans la tempête, est celui de son hospitalisation et des soins reçus. Si dans le premier, on le voit s'enfoncer peu à peu, dans le second on suit ses lents progrès vers la guérison. Car si la maladie ne s'en va jamais tout à fait, une rémission est pourtant possible.

Ce roman bouleversant et fort décrit avec tact et précision une maladie encore mal connue et dont les malades et leurs proches n'ont pas toujours conscience. Il témoigne aussi de l'importance cruciale de l'apport et du soutien de la famille qui, malgré les grandes difficultés et les bouleversements profonds vécus par tous joue un rôle capital dans la guérison du malade. Ce récit maîtrisé d'un bout à l'autre est réellement percutant.

Illustré par les dessins du fils de l'auteur réalisés à différentes étapes de sa maladie, ce roman troublant apporte un témoignage puissant et juste touchant au plus près la réalité. Je reste cependant dubitative sur l'âge de lecture conseillé aux ados ; 14 ans me semble jeune, étant donné leur méconnaissance de la schizophrénie et la dureté des faits.

Merci aux éditions Nathan pour cet envoi coup de coeur.
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Caden a quinze ans. Il vit avec ses parents et sa soeur. A la maison, tout se passe bien et il est plutôt bien intégré au lycée. RAS.
Sauf que depuis quelques temps, Caden a parfois l'impression de ne plus être lui-même, de ne plus être en lui-même… Il se sent observé, menacé et de plus en plus déconnecté de la réalité…
En parallèle de l'histoire de Caden qui perd peu à peu pied, on suit les aventures d'un capitaine et de son équipage. Caden en fait partie. Sur ce navire, tout n'est qu'absurdité et désordre. Il y a un perroquet qui parle, des rats qui n'en sont peut-être pas dans tous les recoins du bateau, et des monstres tapis dans les profondeurs dans la mer. Dans ce chaos général, le capitaine néanmoins vise un objectif précis et apparemment, il a besoin de Caden.

Je ne vais rien vous spoiler puisque vous le saurez en lisant la quatrième de couverture, ce texte parle de la maladie mentale.

C'est un sujet qui a déjà pas mal été traité en littérature ado mais honnêtement, je ne sais pas si j'avais déjà lu quelque chose d'aussi percutant que le goût amer de l'abîme.

Il faut dire que Neal Shuterman sait de quoi il parle. Il connaît malheureusement bien le problème puisqu'il a perdu un ami atteint de schizophrénie. Et puis surtout, son fils souffre lui aussi de troubles mentaux... C'est d'ailleurs lui qui a réalisé les nombreux dessins qui accompagnent le texte.

Ce sont toutes ces expériences difficiles qui lui ont permis de s'approcher au plus près de la réalité vécue par tous ces malades et de nous décrire avec tant de justesse l'état dans lequel la maladie les plonge.

La grande force de ce texte réside dans le fait que le lecteur s'enfonce vraiment avec Caden dans les profondeurs de son esprit et touche de très près cette folie qui lentement gagne du terrain.

Il est difficile de mettre des mots pour expliquer et décrire clairement ce que peuvent ressentir des personnes qui souffrent de telles pathologies. Ici grâce à la construction parfaitement choisie et magistralement maîtrisée de son récit mais aussi grâce au point de vue adopté, Neal Shuterman réussit à nous faire entrevoir comment la maladie s'immisce petit à petit dans l'esprit. J'ai eu le sentiment de pouvoir comprendre les mécanismes, la façon dont l'esprit fonctionne alors quand la raison s'échappe. C'est très fort et tout à fait bluffant. Je me suis mise à la place, le temps ces 400 pages, dans la tête de Caden et de ses tourments.

J'avais l'esprit en vrac au gré des divagations du capitaine, du perroquet, de Caden et des autres. Mais j'ai aussi adoré ça.

C'est si bien écrit, c'est tellement pertinent. Et puis, derrière l'absurdité apparente, se cachent souvent des réfléxions loin de nous laisser indifférent. Enfin moi, ça m'a beaucoup parlé et fait réfléchir.

Le récit est très rythmé. Les chapitres sont courts débutant par des titres toujours pertinents et poétiques. On alterne et navigue entre moments de réalité et moment d'errance maritime.

On ne s'y perd pas. On avance, entre ces deux mondes qui cohabitent.

Caden est plus ou moins conscient de ce qui lui arrive même s'il ne le comprend pas complètement ou s'il n'en prend pas la pleine mesure. Il est le narrateur, perturbé. Ses troubles changent la vision de son monde, sur son entourage mais on saisit tout de même ce qui se passe. C'est terrible. Et c'est vraiment bien retranscrit. On sent la détresse de ses parents, impuissants. de sa soeur, qui est aussi celle qui le fait tenir.

Et puis surtout, il y a ce récit improbable et onirique où Caden évolue aux côtés de personnages fantasques menés par le capitaine mais aussi le perroquet, les deux figures qui s'opposent.

Ce récit, on ne saisit pas tout de suite quelle place il prend, ce qu'il signifie. Cela, on le découvre au fur et à mesure. On y croise un navigateur obsédé par les cartes, une figure de proue avec qui il se lie d'amitié, un mousse bienveillant mais aussi des cerveaux sauteurs et bien d'autres personnages tous plus apparemment fous les uns que les autres.
Mais rien n'est laissé au hasard.
Les deux récits se mêlent parfaitement l'un à l'autre. Tout est très cohérent dans l'incohérence des pensées de Caden. Tout s'imbrique à la perfection.

Vraiment, Neal Shuterman réussit un véritable coup de maître avec le goût amer de l'abîme.

Ce roman a été un choc et j'ai eu moi aussi du mal à refaire surface après l'avoir refermé.

A LIRE ABSOLUMENT.

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Le goût amer de l'abîme aborde le sujet des maladies mentales, et en particulier celui de la schizophrénie. J'ai tellement de choses à dire sur ce roman, mais j'ai si peur de vous gâcher le plaisir de sa découverte ! Neal Shusterman a su mettre son talent d'écriture au service de son roman, lui dont le fils est schizophrène et dont il s'est inspiré.
Caden est un adolescent à part. Comme dans sa tête, le livre est divisé en chapitres qui oscillent entre la réalité et le monde imaginaire qu'il s'est inventé, et dans lequel il est un matelot à bord d'un navire. Au début, comme s'il parvenait encore à faire la différence, les chapitres sont bien définis, les deux mondes bien distincts et, au fur et à mesure que l'on sent Caden se perdre en lui-même, les deux mondes se mélangent. le champ lexical de la mer, des bateaux, des pirates, commence à apparaître par touches dans le texte, en plein coeur du monde réel plus si réel que ça. On commence à remarquer des similitudes entre le monde réel du début et des éléments du monde imaginaire. Et on sent que l'on perd Caden, comme s'il nous échappait.
D'un point de vue du monde réel, Caden passe une grande majorité du roman interné dans un hôpital psychiatrique. Neal Shusterman développe alors la vie dans ces endroits ; à travers les yeux de la famille de Caden et de Caden lui-même.
En somme, c'est un roman très particulier, qui ne ressemble à rien d'autre. N'attendez pas de l'action à chaque page, une intrigue qui se développe. Non, le goût amer de l'abîme, c'est un roman qui tente de retracer ce que peut ressentir et vivre une personne atteinte de schizophrénie, et Neal Shusterman le fait d'une façon poétique, réaliste et immersive. J'avais trouvé le début du roman un peu long. En effet, lorsque l'on suit Caden dans sa vie de tous les jours encore un peu « normale, classique », il y a de quoi s'ennuyer. Cependant, au fur et à mesure de l'histoire et à mesure que Caden sombre dans sa propre tête, le récit devient très prenant et on a envie de savoir s'il va réussir à se sortir de tout cela.
Je ne peux pas recommander ce roman à tous car il a vraiment ses particularités et pourrait ne pas plaire, ne pas toucher tout le monde. Quoiqu'il en soit, c'est une histoire extrêmement poétique, loufoque, conduite par une plume irréprochable qui a su jouer avec les mondes, les mots, les émotions d'une main de maître. Je ne peux même pas exprimer à quel point je suis admirative de ce talent d'écriture qu'a Neal Shusterman. Il me tarde de découvrir les trois autres romans de cet auteur qui dorment toujours dans ma PAL.
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Le goût amer de l'abîme, qui est en partie autobiographique, relate l'histoire de Caden, un jeune adolescent, dont la perception entre réel et imaginaire se dégrade peu à peu. En effet, il vit une aventure en tant que mousse dans un bateau et est en même temps lycéen au coup de crayon artistique mais aussi exutoire. Ce roman traite donc un sujet important et très peu commun : la maladie mentale ; la schizophrénie. Un thème que je n'avais, jusque-là, encore jamais lu.

J'ai eu du mal sur les cinquante premières pages, qui, il me semble, évoquaient la vie sur le bateau. Je préférais les moments réels. Au cours de la lecture, on sent que l'état mental de Caden s'altère. Effectivement, les limites entre les séquences sur le navire et sur la réalité s'entremêlent et créent des incohérences à certains passages. On ne sait plus dans quel univers on est. du moins, c'est ce que j'ai ressenti. Il est admirable de voir que malgré tout ce que Caden vit, il cherche à aider les autres hospitalisés en creusant leurs problématiques. Il y a un vrai travail d'écriture, remarquable par ailleurs, sur la description du point de vue d'une personne atteinte, ses pensées, son ressenti, sur le lien entre les personnages réels et ceux présents dans l'imaginaire. Cependant, comment l'équipage peut porter les noms des personnes de l'hôpital si Caden est tombé malade avant de les connaître ?

Les dessins réalisés par Brendan, le fils de l'auteur, semblent chargés en quelque chose, sûrement de ce même quelque chose que Caden tentait d'évacuer que je trouve intéressant bien que je ne comprenne pas. Je ne sais pas par où commencer à regarder mais c'est cela aussi qui est beau, l'attardement sur les détails et tout ce qu'il y a à scruter.

C'était une lecture sympathique, j'ai passé un bon moment devant de beaux passages même si j'ai parfois eu du mal à accrocher et à continuer.
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Citations et extraits (82) Voir plus Ajouter une citation
Impossible d’exprimer ce que je ressens avec des mots, ou alors ces mots n’appartiennent à aucun langage compréhensible. Mes émotions parlent en langues. En un tourbillon, la joie se change en colère se change en peur puis en ironie amusée ; c’est comme sauter d’un avion les bras bien écartés, en sachant pertinemment qu’on sait voler, pour découvrir que ce n’est pas le cas et que, non seulement on n’a pas de parachute, mais qu’on ne porte pas non plus de vêtements et que les gens en dessous ont tous des jumelles et rigolent en nous regardant dégringoler vers une mort extrêmement embarrassante.
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Je n'arrive toujours pas à déterminer si le suicide est un acte de bravoure ou de lâcheté. Ni à savoir si c'est se montrer égoïste ou altruiste. Est-ce que c'est un acte ultime de renoncement à soi ou une pauvre preuve de maîtrise de soi ? On dit qu'une tentative ratée est un appel au secours. C'est sans doute vrai si la personne voulait effectivement se rater. En même temps, je pense que la plupart des tentatives ratées ne sont forcément pas tout à fait sincère, parce que, soyons honnêtes, si on a envie de se supprimer, il y a des tas de manières de s'assurer que ça marche.
N'empêche que si on a besoin d'approcher la mort de si près juste pour crier au secours, c'est qu'il y a quelque chose qui ne va pas quelque part. Soit on n'a pas crié assez fort au départ, soit les gens autour de soi sont sourds, bêtes et aveugles. Ce qui me laisse penser que ce n'est pas qu'un cri pour appeler au secours, mais plutôt un cri à prendre au sérieux. Un cri pour dire :
"Je souffre tellement que, pour une fois, le monde doit s'arrêter de tourner pour moi."
La question c'est : et après, qu'est-ce qu'on fait ? Le monde s'arrête et vous regarde, étendu là avec vos blessures passées ou votre estomac vidé, et vous dit :
"Allez-y, je vous écoute."
La plupart des gens ne savent pas quoi faire de ce moment si ils y ont droit.
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-Il faut que tu surmontes cette phobie sociale, Caden, me répètent-ils une fois de plus.
Le truc, c'est que je n'ai encore jamais souffert de phobie sociale -j'ai toujours été assez sûre de moi et sociable. Mes parents ignorent - moi-même je ne le sais pas encore - que c'est le début de quelque chose de plus important. Ce n'est que la sombres pointe d'une pyramide beaucoup plus vaste, beaucoup plus profonde, beaucoup plus obscure.
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Schizophrénie, schizoaffectif, bipolaire I, bipolaire II, dépression majeure, dépression psychotique, obsessionnel compulsif, etc, etc. Les étiquettes ne veulent rien dire, parce qu’il n’y a jamais deux cases exactement pareilles. Chaque patient est un cas particulier et chacun répond différemment aux traitements ; on ne peut pas véritablement établir de pronostic.
Nous sommes, cependant, des créatures de confinement. Nous voulons que toutes les choses de la vie soient emballées dans des boîtes qu’on peut étiqueter. Mais pouvoir coller des étiquettes ne signifie pas qu’on sache vraiment ce qu’il y a dans la boite.
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Parfois, les ténèbres derrière n’ont rien de magnifique ; elles ne sont qu’une absence absolue de lumière. Un goudron avide, toutes griffes dehors, qui t’entraine au fond. Tu coules, sans couler. Ça te transforme en plomb pour que tu sombres plus vite dans son étreinte visqueuse. Ça te dérobe l’espoir et même le souvenir de l’espoir. Ça te fait penser que tu t’es toujours senti ainsi et qu’il n’y a pas d’autre choix que de sombrer dans les profondeurs, où ça digère lentement, voracement ta volonté, la distillant dans l’ébène brut des cauchemars.
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Vidéo de Neal Shusterman
MidMerica, milieu du 3e millénaire. Dans un monde où la maladie a été éradiquée, on ne peut plus guère mourir qu’en étant tué aléatoirement (« glané ») par un faucheur professionnel (une « Serpe »). Citra et Rowan sont deux adolescents qui ont été sélectionnés pour devenir apprentis-Faucheurs ; et, bien qu’ils aient cette vocation en horreur, ils vont devoir apprendre l’art de tuer et comprendre en quoi cette mission est bel et bien une nécessité. Mais seul l’un des deux adolescents sera choisi comme apprenti à part entière, et lorsqu’il devient clair que la première tâche du vainqueur sera de glaner la vie du perdant, Citra et Rowan se retrouvent dressés l’un contre l’autre bien malgré eux…
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