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ISBN : 226624874X
Éditeur : Pocket (13/08/2015)

Note moyenne : 3.15/5 (sur 74 notes)
Résumé :
Alors qu'une caissière s'échine à trouver le code-barres sur une boîte de maquereaux, un garçon et une fille tombent en amour. Celui-ci s'attache à un collègue en manutentionnant des palettes de conserves pour animaux et remercie la propriétaire de son studio pour la tarte aux pommes qu'elle lui apporte. Sa nature contemplative a bien compris que les chiens ne volent pas, même avec des ailes en carton, que la chute des corps est inévitable - comme les claques dont s... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (38) Voir plus Ajouter une critique
TerrainsVagues
  30 septembre 2015
Ça doit être mon gout pour l'océan qui fait que je suis plus salé que sucré.
Là, pas de bol. Peut être que "quiche lorraine et faim du monde" m'aurait davantage parlé que cette pâtisserie indigeste et cette fin du monde si longue à venir. Cent quatorze pages interminables…
Dans la famille oui-oui, je voudrais oui-oui au pays du prozac. Bonne pioche.
C'est trop triste la vie et pis c'est trop injuste et pis c'est pas bien et pis pas bien c'est mal et mal c'est ce que j'ai à mon petit coeur.
Faut vraiment que je pense à être moins con con et que j'arrête de croire les pubs mensongères des quatrièmes de couverture !!!
" Empli de poésie et de dérision" qu'il disait le monsieur de "Le monde des livres".
" Guillaume Siaudeau recueille l'écume des jours" […]
Vu le racolage fait par l'éditeur plus haut, ça pouvait coller avec un petit parfum Vianesque.
Nada, juste une pate sèche avec deux vieux trognons de pommes en guise de garniture. Z'ont même pas enlevé les pépins, ceux qui me restent en travers de la gorge.
Cinq fruits et légumes par jour, je crois que je vais arrêter les pommes.
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Sando
  07 octobre 2013
« Tarte aux pommes et fin du monde » est un joli petit texte, plein de douceur et de mélancolie, qui passe en revue la vie d'un jeune homme élevé par un père alcoolique et violent. Suite à une rupture sentimentale, il tombe dans la dépression et trouve du réconfort dans les tartes aux pommes que lui offre sa propriétaire et dans le revolver qu'il vient de s'acheter et qui lui donne l'impression d'être complètement maître de son destin…
Un jeune homme touchant et attachant, empreint d'une folie douce qui le rend à la fois vulnérable et très lucide sur la violence du monde. Les chapitres sont courts, l'écriture délicate et font de ce premier roman une jolie surprise malgré certaines maladresses.
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Kittiwake
  11 octobre 2013
Voilà encore un petit bijou dont je dois la découverte à Masse critique : merci Babelio et les éditions Alma
C'est un très joli récit, empreint de poésie et d'humour, merveilleux maquillage pour qui veut tromper son monde et ignorer ses angoisses et son désespoir, suscités par la perte, les amours déçues, l'injustice.
A mi-chemin entre Forest Gump et Candide, le narrateur jette un regard naïf sur le monde qui l'entoure, le papa qui boit beaucoup, peut être parce que les chiens ne volent pas, la Maman qui revient parfois, accompagnée d'un monsieur taiseux, puis le collègue qui collectionne les maquettes d'avion, la propriétaire qui fait des tartes aux pommes extra-terrestres et l' amoureuse qui sait où se trouve le code-barre des boîtes de maquereaux : tous ces personnages entraînent notre ingénu dans une ritournelle douce-amère pour le plus grand bonheur du lecteur.



Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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Altervorace
  11 septembre 2013
Il fallait bien que ça arrive, après deux très bonnes pioches parmi les titres de la rentrée littéraire, je tombe sur un moment d'ennui abyssal. Pourtant, je suis persuadée que ce court roman aura pas mal de succès. Déjà grâce à son titre, si plaisant sur les étalages de nos librairies. Enfin à cause de la plume de l'auteur. Comment t'expliquer ? le narrateur nous raconte sa petite vie, de son enfance auprès d'un père alcoolique à son amour déçu avec la jolie Alice. Après leur rupture, le héros sombre peu à peu dans une dépression profonde durant laquelle il trouve un substitut à la femme aimée en achetant un « flingue » et en le traitant comme son compagnon de route. Voilà. le tout est raconté avec des phrases très courtes et moult images enfantines. Pour être franche, j'ai cru au début que le narrateur devait avoir 10 ou 11 ans. Mais non. C'est un jeune adulte. Au fil des pages, j'ai eu l'impression que c'était Forrest Gump au pays de la dépression. Soit, je comprends le parti pris de parler de choses graves sur un ton décalé. Sauf qu'ici ce n'est pas l'ironie ou la poésie qui affleure des pages mais l'innocence d'un être fortement limité intellectuellement.
Je suppose que certains lecteurs vont se pâmer devant la légèreté du style, la « délicatesse de sa poésie ». Chacun son point de vu. Mais personnellement, je n'avais pas spécialement envie de lire « Corky au pays du suicide ». Peut-être que ces dernières années, j'ai trop lu de ce genre de récit qui parle « avec tendresse des choses difficiles de la vie ». Si on me ressert encore une fois de cette putain de tendresse, je risque fort de recommencer, comme du temps de Gounelle (http://altervorace.canalblog.com/archives/2012/02/03/23261766.html), à avoir envie de tuer des bébés chats.
Avant de te laisser, ami lecteur, mettons les choses au point. Cette critique n'engage que moi blablablablabla. Si tu as aimé, tu peux toujours le dire mais sache que tu ne me feras pas changer d'avis.
Lien : http://altervorace.canalblog..
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Butterflies
  14 janvier 2019
Je n'ai pas eu droit à la couverture joliment illustrée de Pocket rose et verte mais par celle plus sobre monochrome ivoire de l'éditeur Alma. le titre seul "Tartes aux pommes et fin du monde" m'a interpellée et le coup de coeur du bibliothécaire a fini de retenir mon attention. Je me suis assise bien confortablement et je l'ai lu d'une traite. le personnage nous raconte sa vie avec poésie, humour aussi. le jour où il a compris que son chien Bobby ne savait pas voler mais son père peut-être pas. Cet enfant qui va essayer de redonner le sourire à un père violent, alcoolique, ravagé par le départ d'une femme, la mort d'un père. Il greffe des ailes au chien suivant pour tenter de le faire voler. Cet enfant grandit et on partage son quotidien pas si rose. Puis sa rencontre avec Alice dans la queue d'un supermarché, la douce Alice... Il lui susurre des noms de poissons à l'oreille. Il se fait aussi un ami, Arny, passionné d'avions, de maquettes en particulier. Mais rien ne dure dans la vie.
"Aimer et perdre. La vie était rythmée par ces deux mots : aimer et perdre. Aimer le plus longtemps possible, et puis un beau jour tout perdre. J'allais devoir réapprendre à aimer pour réapprendre à perdre. Pour l'instant je me contentais d'écouter la pluie en regardant mes mains".
Pour palier ce manque de vie, il s'achète un flingue... Et cet objet devient son ultime ami, son confident, son double. Partout où il va, il l'emmène avec lui, en fait sa compagne de vie, tombe en amour pour cet objet et retrouve le goût de vivre, ("une compagnie silencieuse qui savait comment prendre quelqu'un par les sentiments.")... Paradoxal mais tellement bien écrit.
Le 1er premier roman Guillaume SIAUDEAU nous parle donc de fin du monde, de chiens possédant des ailes de carton, de flingue, de boite de maquereaux, d'un coup de foudre, d'abandon de soi, de quais de déchargement, de maquettes d'avions, de balades oniriques matinales, de cocktails clignotants, de vies qui s'étiolent, de tartes aux pommes, de la simplicité et de la banalité de la vie... C'est léger, humoristique, grave, doux, philosophique et bourré de poésie burlesque et attachante.
"Tartes aux pommes et fin du monde" est un roman drôle mais pas comique, simple mais touchant, grave mais pas désespérant. C'est le mélange des genres, la foire à la simplicité et à la beauté des mots et des phrases, les turpitudes du quotidien , les idées noires et les bonheurs des lendemains. C'est l'équilibre que l'on cherche, le pas que l'on entreprend l'un après l'autre, le chemin que l'on emprunte vers l'inconnu. Celui dont on n'est pas sûr mais qu'importe puisque l'inconnu n'est de toute façon pas connu. C'est les petites joies, les petits riens du quotidien, les désespoirs et les cris que l'on ne pousse pas de peur de se frotter à des plus forts que soi. C'est la lumière dans la nuit noire, c'est des mains tendues lorsqu'on ne trouve plus de repères, lorsqu'on recherche un nouvel itinéraire, une nouvelle voie.
A lire sans hésitation.
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Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
MaksMaks   19 avril 2016
Je me suis mis à penser beaucoup. Je me demandais où était Alice en ce moment. Si elle pleurait encore de ne m’avoir pas aimé assez longtemps. Si ma propriétaire était en train de réaliser une tarte ou de faire le compte de ses loyers encaissés. Si papa pensait à moi de son côté en sirotant un verre de vin. Si maman venait de poser une question au type qui ne parle jamais, et si sans surprise il n’avait pas répondu. Si ma sœur était à boire un verre avec une collègue de boulot, et si un type la reluquait depuis une table au fond du bar. Si Arny me voyait de là-haut, et s’il avait jeté un œil à mon magnifique flingue de compagnie. Si demain ressemblerait à aujourd’hui, puisqu’aujourd’hui avait tout pompé sur hier.
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Corboland78Corboland78   16 septembre 2013
J’ai dit à Carole qu’il n’y avait pas de place pour elle à l’intérieur de moi, parce qu’une autre fille s’était installée et avait semé des tas de trucs dans ma tête, si bien qu’on ne pouvait pas y mettre un pied sans marcher où il ne fallait pas. Carole n’a rien compris à mon explication. Elle était persuadée qu’elle pouvait faire le ménage là-dedans. Carole avait l’âme d’une débroussailleuse de jardin secret envahi par les ronces. Je n’ai jamais revu Carole. Je n’étais pas fier en descendant les escaliers qui menaient à la rue. En sortant il m’a semblé voir l’ombre de Carole à la fenêtre, un sécateur dans une main et son cœur dans l’autre.
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KittiwakeKittiwake   10 octobre 2013
J'ai repris la même route, dans le même sens, vers l'inconnu. L'inconnu était une belle direction. Oui, en allant vers l'inconnu, on limitait les chances de se tromper de route.
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AifelleAifelle   30 mars 2015
"Un des plus gros problèmes était que Carole avait toujours quelque chose à dire et moi jamais rien à répondre. Cela devrait suffire pour qu'un homme et une femme comprennent qu'ils ne sont pas faits l'un pour l'autre et qu'ils feraient mieux d'en rester à quelques galipettes grossièrement exécutées sous les draps".
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KittiwakeKittiwake   10 octobre 2013
Je peux vous assurer qu'il y avait une bonne tournée de crétins parmi les touristes auxquels on vendait nos poissons. parfois ça me faisait mal au cœur d'envoyer des pauvres merlus sans défense aller se faire découper chez des idiots pareils
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