AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782756024592
144 pages
Delcourt (19/10/2011)
3.55/5   46 notes
Résumé :
Aline a 7 ans quand sa maman se tue d’un coup de carabine. Adolescente, elle décide de mettre un terme à ses chagrins. Elle se réveille à Sainte-Anne, l’hôpital psychiatrique de la rue Cabanis, à Paris. Elle raconte son hospitalisation, les gens qu’elle y croise, son envie de sortir, l’étrangeté d’un système de soin où c’est le temps face à soi qui répare parfois mieux que les médecins ou les traitements.

Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura
Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
3,55

sur 46 notes
5
0 avis
4
5 avis
3
4 avis
2
0 avis
1
0 avis

Ziliz
  16 février 2013
"L'entonnoir" du titre fait référence à celui dont on affuble les "fous" dans les caricatures - les malades mentaux, autrement dit. Car l'amalgame est vite fait entre une dépression passagère et une aliénation grave, aussi bien par le malade lui-même que par le 'commun des mortels'.
La mère d'Aline s'est suicidée lorsque la fillette avait sept ans, son père est devenu alcoolique et dépressif. Elle a été principalement élevée par sa grand-mère. Qui a été là pour écouter cette enfant traumatisée, pour l'aider à digérer cette histoire familiale tragique ? pour oser aborder ce drame, et trouver les mots ? Personne... A l'adolescence, Aline traverse à son tour une période noire, et tente de mettre fin à ses jours. Un séjour en hôpital psychiatrique suit inévitablement ce geste. Elle est plongée dans un nouvel univers bien gris : d'autres "cas" beaucoup plus lourds, neuroleptiques à haute dose et leurs effets secondaires, tristesse poisseuse et contagieuse, ennui, TV, jeux de société, séances d'art-thérapie. Cet environnement déprimant, sclérosant, délétère ne semble guère favorable à une guérison, et l'on se demande comment l'on peut en ressortir moins mal qu'en y entrant...
Sibylline, la scénariste, évoque ici sa propre expérience à travers le personnage d'Aline. le graphisme de Natacha Sicaud illustre très bien le propos ; la symbolique des titres de chapitres, notamment, est particulièrement éloquente. Un témoignage sombre, réaliste mais finalement optimiste sur la dépression et l'univers psychiatrique.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          181
Erik_
  03 août 2021
Je trouve que c'est toujours une situation triste que de vouloir attenter à sa vie et de terminer par la suite dans un hôpital psychiatrique. C'est la douloureuse expérience qui est arrivée à notre auteure Sibylline qui en fait une oeuvre auto-biographique avec un recul d'une quinzaine d'années après les faits.
Je classe cette BD dans les oeuvres qui expient les blessures des auteurs. Certains diront que cela fait plus de bien à l'auteur qu'au lecteur tout en évitant des séances de psy mais on peut le voir également comme un témoignage bouleversant d'une certaine réalité si on possède un peu de compassion.
Perdre sa maman à 7 ans à cause d'un suicide est également un drame sans nom. Comment une telle fillette peut se relever sans subir aucune conséquence psychologique ? C'est difficile de s'affranchir d'une histoire pareille. C'est un dur combat qui s'amorce.
L'auteure va se concentrer sur le passage à l'hôpital psychiatrique où la population est assez variée. On se pose la question si cela permet vraiment d'aider les suicidaires d'être mélangés avec d'autres pathologies plus lourdes psychiquement parlant. Ce n'est sans doute pas la réponse appropriée. Elle n'aura de cesse que de vouloir sortir de cet enfer.
Bref, une BD très réaliste sur un sujet très lourd et angoissant qu'on n'a pas forcément envie de posséder et de lire. Cela reste un témoignage plutôt émouvant.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
Cronos
  08 mars 2021
L'expérience compliquée de l'hôpital psychiatrique suite à une tentative de suicide est très bien décrite dans cette BD autobiographique. Les médicaments, les sorties, les autres, tout y passe y compris les traumatismes, et l'après. Elle se lit vite, et rend quand même triste cette lecture dont on espère qu'Aline se sorte guérie de son séjour. Au final elle reste toujours présente, un peu comme la dépression. Les dessins sont bons, les couleurs ne sont pas sombres ce qui rend le récit juste et sans fioritures. J'ai aimé mais sans plus, en faite j'ai eu du mal à m'identifier au personnage principal. le point le plus positif est qu'il donne une autre image que celle que j'avais des instituts psychiatriques.
Commenter  J’apprécie          30
jbt
  12 mars 2012
L'encadrement juridique de l'hospitalisation psychiatrique est une question passionante. D'abord parce les enjeux sont importants (privation de liberté, soins sans consentement, débats éthiques, etc.). Ensuite, en raison de la récente loi du 5 juillet 2011 relative aux droits et à la protection des personnes faisant l'objet de soins psychiatriques et aux modalités de leur prise en charge, précédée de plusieurs décisions QPC ayant fortement influencé le processus législatif (Sur cette réforme: J.-Ph. Vauthier, «De la nouveauté en psychiatrie», Lamy Droit de la santé, actualités, no 110, oct. 2011, p.1). Enfin, parce que le monde de la psychiatrie est caractérisé par des fantasmes et fausses croyances.
De nombreux ouvrages spécialisés abordent la question de l'hospitalisation psychiatrique. Une bande dessinée aborde le quotidien des personnes hospitalisées. Parue aux éditions Delcourt, Sous l'entonnoir (Sybilline et Natacha Sicaud), retrace l'expérience d'une jeune fille, Aline, hospitalisée à Sainte-Anne à l'âge de 17 ans suite à une tentative de suicide.
Le sujet est d'autant plus délicat qu'il est autobiographique. L'évocation des raisons de la tentative de suicide ne fait qu'accentuer la sensation de malaise du lecteur. Pourtant, l'ouvrage ne sombre pas dans le misérabilisme : seules quelques pages sont explicitement relatives à l'enfance de l'héroïne et aux raisons de son geste. La suite est éloignée de toute forme d'apitoiement.
S'agissant de l'hospitalisation d'une mineure, les règles de l'hospitalisation forcée ne sont pas concernées, puisque les titulaires de l'autorité parentale sont les décideurs. En revanche, le régime des soins forcés apparaît rapidement au coeur de l'ouvrage : médicaments prescrits sans réelle explication, trafic de médicaments, utilisation des contentions, etc.
Lien : http://sinelege.hypotheses.o..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Yvan_T
  22 novembre 2020
« Sous l'entonnoir » est un récit autobiographique qui, quinze ans après les faits, revient sur le mois que l'auteure a passé en hôpital psychiatrique. Alors âgée de dix-sept ans, elle se retrouve pieds et poings liés sur un lit de l'hôpital Sainte Anne à Paris après une tentative de suicide aux médicaments. C'est via un personnage au prénom fictif que Sibylline revient sur cette partie sombre de son existence, relatant ce séjour avec grande justesse.
C'est donc à travers le regard d'Aline, une jeune adolescente de dix-sept ans, que le lecteur découvre le quotidien de cet endroit clos, rythmé par l'ennui et par les cris des patients. Si la vision très personnelle offerte par la jeune patiente ne manque pas d'intérêt, le recul de la narratrice, quinze ans après les faits, fait de ce one-shot une belle réussite. le rendu de ses sensations lors de cet « emprisonnement », combiné à la découverte de l'origine de son malaise et une certaine distance vis-à-vis d'un passé qui semble dès lors classé, font toute la force de ce récit.
Visuellement, le trait juste et expressif de Natacha Sicaud colle parfaitement au scénario. Les couleurs fades et les décors minimalistes accentuent l'atmosphère triste et aseptisée de cet endroit sans âme où le temps semble suspendu.
À travers ce one-shot autobiographique Sibylline offre une perception juste et émouvante de cet endroit où l'on entre plus facilement que l'on ne ressort.
Lien : https://brusselsboy.wordpres..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10


critiques presse (4)
Sceneario   18 novembre 2011
Grâce au dessin de sa complice Natacha Sicaud, [Sibylline] parvient en tout cas avec Sous l’entonnoir à nous bousculer. Les murs des hôpitaux ne sont pas si épais que cela, mais ils suffisent parfois à mettre des gens hors du monde. Avec cette BD, poussez les portes de l’envers d’un décor...
Lire la critique sur le site : Sceneario
BDSelection   07 novembre 2011
Cet ouvrage autobiographique marque dès sa lecture et il y a fort à parier qu'il devrait nous habiter encore longtemps.
Lire la critique sur le site : BDSelection
BoDoi   04 novembre 2011
Loin d’être un témoignage voyeuriste ou misérabiliste, ce récit offre une vision (rare) du quotidien dans un hôpital psychiatrique, vu de l’intérieur et par les yeux d’un patient (pas trop malade).
Lire la critique sur le site : BoDoi
BDGest   01 novembre 2011

Dans Sous l’entonnoir, la scénariste raconte son passage en hôpital psychiatrique, et elle le fait avec beaucoup de talent, évitant les pièges propres à ce type de sujet, en se concentrant sur le ressenti qui fut le sien pendant la période concernée et en utilisant à bon escient la distance qui est la sienne aujourd’hui.
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (2) Ajouter une citation
cecaarabcecaarab   18 octobre 2014
Texte et dessin simples mais efficaces.
L'histoire d'une jeune femme blessée par la vie ou comment se construire malgré les peurs, les doutes et les souffrances ....
Commenter  J’apprécie          50
Erik_Erik_   03 août 2021
C'est difficile de faire sortir les fous dehors, aussi compliqué parfois que de faire rentrer la réalité dedans.
Commenter  J’apprécie          00

Videos de Sibylline (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  Sibylline
C'est pas toujours pratique d'être une créature fantastique - La Licorne de Sibylline Desmazieres et Marie Voyelle, éditions Des ronds dans l'O.
autres livres classés : hôpital psychiatriqueVoir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura





Quiz Voir plus

Les écrivains et le suicide

En 1941, cette immense écrivaine, pensant devenir folle, va se jeter dans une rivière les poches pleine de pierres. Avant de mourir, elle écrit à son mari une lettre où elle dit prendre la meilleure décision qui soit.

Virginia Woolf
Marguerite Duras
Sylvia Plath
Victoria Ocampo

8 questions
1241 lecteurs ont répondu
Thèmes : suicide , biographie , littératureCréer un quiz sur ce livre