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ISBN : B00D0AKOCG
Éditeur : Numeriklivres (25/05/2013)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Après l'épidémie, qui s'est abattue avec la brutalité d'une bombe atomique lâchée sur un village de vacances, ce qui reste de l'espèce humaine tente de s'organiser. Le spectacle est loin d'être réjouissant. C'est le pire de la nature humaine qui se dévoile. Loi du plus fort, violence, cruauté, la catastrophe a dénudé l'homme et il n'est pas beau à voir. « Les conversations aboutissaient toujours à ces questions. Qui était mort, à quelle attaque, à quel âge ? C'était... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
finitysend
  02 novembre 2016
Alors , cela ne m'arrive pas souvent , mais je dirais de ce livre , qu'il est plus pour adultes , à cause de l'usage occasionnel d'un langage de charretier très gouteux , mais surtout à cause d'images et de scènes assez « gores « et étonnantes , également ponctuelles . Mais malheureusement pour les personnages , ce sont sont des scènes tout à fait crédibles et réalistes .
J'insisterais aussi sur la structure narrative , le livre et ses courts chapitres suivent des dates et le temps s'écoule , et le texte présente ainsi , un aspect au fils des jours et des années . le roman suit des personnages qui ont différents types de liens entre-eux plus ou moins forts ou ténus .
La narration suit donc différents files narratifs qui sont fondus dans les mêmes chapitres et non-inscrits dans une alternance de chapitres . Ce fondu est légèrement pesant , un peu confus , mais en réalité il en résulte que le lecteur est complètement immergé dans ce monde , qui n'en finit pas de souffrir et qui s'effondre sans répit et par étapes brutales . le choix de cette structure narrative assez rare à mon humble avis est une sacrée trouvaille de l'auteur et il excelle véritablement dans la mise en oeuvre de ce procédé .
On est dans une catastrophe virale planétaire , avec une pandémie impitoyable , et je vous laisse découvrir les aventures des différents personnages .
C'est un bon roman , assez cru , sauvage avec un réel parfum de fin du monde , d'apocalypse qui fleure bon les riches heures du roman post-apocalyptique français ( la période post-guerre froide , fin des années 70 ) .
Le texte affiche par ailleurs une grande liberté de ton , mais il y a quand même un rien qui fait que ce roman présente quelques faiblesses , qui ne gâchent pas la lecture , mais qui amoindrissent tout de même un peu cette oeuvre qui reste néanmoins de qualité .
C'est plus sur l'arrière-plan que ces faiblesses se manifestent .
Cependant l'étude de la nature humaine en contexte de crise et l'idée que les statuts réels des gens , leur potentialités et celle des personnages , pour le pire et pour le meilleurs , transcendent la morale , les apparences et les statuts sociaux , se trouvent au coeur du texte .
Ces aspects en font un texte profond et intéressant qui pose de fait des questions profondes ancrées dans l'action et déployés aussi par les soliloques des personnages ou du narrateur , qui est dans ce texte assez effacé …
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Commenter  J’apprécie          530
ChtiSuisse
  13 juin 2013
C'est une dure lecture non pas par son écriture mais par son côté nihiliste.
On suit certes un personnage principal Olivia mais aussi des personnages secondaires. La mort frappe aveuglément.
Je ne sais pas si c'est fait sciemment ou pas mais la trame du récit exécute brutalement les personnages à l'image de la mort elle même en fait !
On ne peut pas savoir d'avance si on va suivre la vie d'une personne pendant une ligne, un paragraphe, une page ou tout le livre. C'est parfois frustrant mais brillant en même temps.
Le récit est au plus prêt de la survie des rescapés. C'est cru et pour un public averti.
Il y a dans ce roman comme une interpellation : En cas de catastrophe, d'effondrement de la société que restera t'il de nos valeurs, de notre humanité, de la justice, des institutions, de la famille, de la tribu, de l'individu ?
La réponse franche et crue fournie par le livre n'est pas positive...même si les personnages s'interrogent sur leur propre réponse.
Pas de fioriture ni de pouvoirs surnaturels ici
Le récit est prenant. Découpé en paragraphe sautant parfois des périodes ou passant d'une personne à une autre se lit bien et vous captivera jusqu'au bout.
Point très positif : on alterne aussi les périodes de vie en groupe en société et les grands moment d'errance solitaire.
Il n'y a pas non plus de descente continue et irrémédiable. Parfois les hommes remontent la pente, se réorganisent, assurent une vie stable...Mais pour combien de temps ?
Petits bémols
Je ne vais pas spoiler mais dans le premier tiers du livre, tout à coup, et sans lien avec le texte qui l'encadre, la cause de l'holocauste est décrite. C'est bref et sans presque aucun impact sur les personnages ou le reste du récit. Ca m'a paru tellement bizarre que je suis revenu de suite relire le paragraphe : comme une impression de pièce apportée. On parle aussi une ou deux fois d'attaque.
Je pense que comme pour La route de Cormac McCarthy les causes de l'apocalypse n'ont pas besoin d'êtres connues. Les personnages subissent, survivent et ont un horizon suffisamment limité pour laisser les causes premières de la descentes aux enfers en fond de tableau.
De temps en temps il y a comme un couperet qui tombe et nous fait passer d'un seul coup d'en personnage à un autre, d'une époque à une autre et parfois de la vie à la mort. Il me faut quelques lignes et mot clefs pour me retrouver.
En conclusion
C'est un bon roman post-apocalyptique fort, parfois violent et cru mais c'est ce qu'on recherche dans ce genre de roman non ?
Certaines transitions sont parfois trop brutales.
Mais c'est tout à fait le genre de roman qu'on ne trouve qu'en numérique : un roman assez puissant pour rebuter un éditeur traditionnel (traditionnel dans sa ligne éditoriale).
Après Utopia qui est en quelque sorte aussi un roman post apocalyptique et ce roman ci je vais lire quelques chose de plus léger moi !
D'autres lectures post apocalyptiques ?
La route de Cormac McCarthy qui est lui beaucoup plus intimiste. Il n'y a que deux personnages principaux qui sont plus déshumanisés !
A comme Alone (Alone, #1) de Thomas Geha qui lui un peu plus fantastique (certains personnages ayant des pouvoirs hors du commun)
Lien : http://travels-notes.blogspo..
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DoVerdorie
  17 janvier 2019
L'auteur, plus connu pour ses romans et nouvelles d'horreur gore, s'est essayé ici -avec succès- à un récit post-apocalyptique, violent et âpre.
Du jour au lendemain, sans qu'on ne sache jamais pourquoi (à l'instar des personnages de l'histoire), la disparition d'ondes hertziennes provoque l'effondrement total des réseaux de communication. Panique, désordre, pillages, meurtres, émeutes... s'ensuivent. C'est alors qu'un virus (inconnu ?) suscite plusieurs vagues de pandémie. Au bout d'une dizaine de jours 90% de l'humanité a disparu. le mot « société » n'est désormais plus que l'écho d'un souvenir.
Une tendance grégaire dans l'intention de ré-instaurer un semblant d'ordre sociétal d'un côté, la barbarie de quelqu'uns de l'autre, sont la suite logique et ce scénario ne diffère guère des autres romans de ce genre d'anticipation.
La dissimilitude se situe dans la façon que Chr. Siebert sait nous raconter, dans de courts chapitres et des phrases toutes aussi concises, percutantes et directes, ce Holocauste qui ne laisse qu'un très mince rayon d'espoir.
Le roman ressemble ainsi plus à un journal chaotique et anecdotique dans lequel nous observons parfois seulement un homme, une femme, un animal pendant un paragraphe et à d'autres moments un groupe d'individus sur plusieurs chapitres, entrecoupés par l'histoire (relatée à la 1e personne) de la seule femme, une prostituée, qui traverse toutes les épreuves dans un monde qu'aucun(e) de nous souhaiterait connaître un jour... ou demain !
Lecture réussie, mais éprouvante et apeurante, dans ce sens que je n'ai eu aucun mal à m'imaginer cette Europe dans laquelle ne subsisteront que les plus viables et les plus vils.
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Patroth
  11 mai 2016
Un très bon bouquin ; Christophe Siebert peut choquer , le texte ne va pas dans la dentelle , c'est parfois un peu trop et pas indispensable ...
Une très bonne histoire de fin d'humanité quand même ....
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
ChtiSuisseChtiSuisse   13 juin 2013
Ça m’a pris quatre semaines pour raconter toute ma vie, quatre semaines pour presque trente ans. Presque quatre cents pages. Trois cent quatre-vingt-douze exactement. C’était comme pour les cartes. On aurait pu calculer l’échelle. La réduction. Trente ans en quatre semaines, ça faisait du combien millième ? Trente ans en trois cent quatre-vingt-douze pages. Le calcul était facile à faire.
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ChtiSuisseChtiSuisse   13 juin 2013
Je n’étais plus jamais fatiguée, plus jamais désirante, plus jamais en colère, plus jamais triste, plus jamais joyeuse. J’étais devenue froide, sèche, dure, efficace, heureuse. Parfois je me disais que j’étais morte à l’intérieur. Parfois que j’étais devenue parfaite.
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ChtiSuisseChtiSuisse   13 juin 2013
Nous jouissions de ne pas jouir. Nous jouissions du mensonge qu’était la jouissance dès lors que nous étions au royaume des morts.
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ChtiSuisseChtiSuisse   13 juin 2013
Les conversations aboutissaient toujours à ces questions. Qui était mort, à quelle attaque, à quel âge. C’était des sables mouvants où s’enlisait chaque échange social, sans espoir.
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ChtiSuisseChtiSuisse   13 juin 2013
De même que les cartes n’existaient plus, de même que les noms attribués aux lieux n’existaient plus, il n’y avait plus de passé.
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