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ISBN : 2848140291
Éditeur : ADCAN (09/03/2006)

Note moyenne : 2.85/5 (sur 17 notes)
Résumé :
En vingt ans de carrière en tant qu'acteur, réalisateur et producteur, Rocco Siffredi est devenu une icône, un mythe dans le milieu de la pornographie. Aujourd'hui, son aura et son charisme naturels l'ont largement imposé en France comme dans de multiples pays dans au monde.
Avec cet ouvrage, Rocco Siffredi a décidé d'offrir au lecteur une grande conversation, intime et complice, sans tricherie ni artifices. De son enfance à Ortona à sa consécration aux USA, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Luniver
  06 janvier 2014
Seul acteur porno masculin dont on retient le nom, invité sur de nombreux plateaux télévisés, devenu le mètre-étalon pour de nombreux hommes qui essayent de l'égaler en s'ajoutant quelques millimètres par an en pensant que personne ne remarquera la supercherie si c'est progressif, Rocco se met à nu pour ses lecteurs et ses lectrices dans cette autobiographie sans langue de bois.
Rocco passe une enfance classique dans un petit village italien, avec le pas si secret espoir de sa mère qu'il devienne un jour prêtre. Espoir vite déçu, car le jeune homme a déjà l'ambition de faire l'amour avec toutes les belles femmes du monde, là où d'autres rêves de devenir astronaute ou star du foot. Il faudra pourtant attendre un voyage à Paris pour pénétrer dans le monde de l'échangisme, puis dans celui du porno, avec une petite pause dans le mannequinat pour faire plaisir à une première relation jalouse.
Quant au milieu du porno, ce qui frappe dans le récit, c'est son côté tout à fait non-exceptionnel. Comme n'importe quel employé, Rocco part tous les matins, son casse-croûte dans une main et son outil de travail sur l'épaule. Il enchaîne les contrats, les heures de tournage, et les accidents de travail. Seules quelques personnes paraissent un peu plus fracassées que la moyenne, mais ça ne l'empêche pas de leur témoigner beaucoup d'affection.
Si « Rocco » présente quelques longueurs, comme on pouvait s'y attendre, il nous montre surtout que les acteurs X, loin d'être des créatures étranges, sont comme tout le monde : ils tombent amoureux, se marient, ont des enfants et des idées très précises sur les valeurs morales à leur transmettre. Il n'y aura pas de queue dans les librairies pour ce livre, mais vous pourrez tout de même découvrir Rocco avec grand plaisir.
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Yannpbd
  16 décembre 2017
Rocco. Obligatoirement, en se retirant, l'apollon laissera un vide. Bien plus que d'autres. Non pas ses dimensions exceptionnelles, dont finalement je ne ressentirais jamais grand-chose, mais de sa prestance, si imposante, l'humanité se passera.
Car c'est bien un personnage de roman, ce Rocco. Il aura marqué des générations avec ses manières fiévreuses de s'emboîter partout. Je le félicite, l'animal, d'avoir publié sa biographie. Non pas sa filmographie, somme toute toujours dans le même registre, qui me procure du plaisir, mais son itinéraire, celui d'un volontaire, qui me force le respect.
Alors racontez, le livre ne sert à rien, il est là pour le lire. Je dirais simplement que deux passages m'ont touché. Celui avec son frère. Celui avec son père. Les autres, les filles, se résument à des épices pimentées. Et il a dû en bouffer, le salaud.
Bref, des bonnes remarques. Des questions pertinentes. Et pour ceux que cela dérange, comme univers, Rocco perquisitionne l'hypocrisie d'une bien-pensance toujours en dehors des clous. Certes, ici, ne vous attendez pas à des envolées poétiques dignes d'un Rimbaud, néanmoins, quelques tournures bien retranscrites m'auront ravi.
Ypbd.
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GuyMontag
  05 juillet 2016
J'aurai bien aimé que Rocco Siffredi détaille plus les aspects matériels de la vie d'un acteur porno. Je trouve que Rocco passe trop vite sur la question des salaires, des royalties sur les films, qu'il survole les conditions de tournage (il fait allusion à des horaires démentiels).
Une autre question passée totalement sous silence : qu'est-ce que la diffusion massive et quasi gratuite des vidéos porno sur Internet change dans ce domaine ?
Bref, ce livre, au demeurant intéressant, me laisse sur ma faim et je crois qu'il présente une vision trop édulcorée du monde du cinéma porno, mais il faut dire aussi que Rocco ne fréquente pas les roturiers du X...
Rocco nous décrit un monde du X un peu trop idyllique par rapport à ce qu'en disent bon nombre d'actrices. Nous aurait-il caché des choses ?
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sarracino
  12 janvier 2017
Bon c'est pas de la grande littérature , c'est juste le recit d'une vie bien remplie à remplir ....( sic ) désolé pour le jeu de mots .
Enfin très humain et aucunement prétentieux le Rocco .
J'ai aimé
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Mortuum
  03 avril 2015
Cette autobiographie de Rocco fait 207 pages et se lit très bien en plus d'être intéressante.
Lien : http://caput-mortuum.fr/rocc..
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
isajuliaisajulia   19 novembre 2013
Un jour, il s'est produit à la maison un événement terrible. Dans ma famille. Une émotion violente, un tremblement de terre qui a bouleversé tout notre équilibre.
Mon frère aîné Claudio, tout juste âgé de douze ans, est mort. Moi j'avais six ans. Ce fut le drame de toute mon enfance.
Mes parents ont tout fait pour le sauver. Ils auraient donné leur vie. Pendant six ou sept ans, ils l'ont amené voir tous les spécialistes susceptibles de lui offrir une planche de salut. Mais il était atteint d'une maladie incurable. Un après-midi, il est allé faire la sieste comme d'habitude et il ne s'est pas réveillé.
Avant l'âge de six ans, je n'ai aucun souvenir, excepté celui-ci. Ce jour-là, j'avais dans ma chambre des ballons ramenés d'une fête et de rage, je les ai tous crevés. Ce fut mon premier vrai chagrin.
Ma mère s'est effondrée de douleur ; elle subissait la pire des malédictions, celle de survivre à son enfant. J'ai été envoyé pendant quelques mois à Milan chez une tante. Cinq ou six mois plus tard, le calme était à peu près revenu et j'ai pu rentrer à Ortona. Mais quand j'ai vu ma mère mettre le couvert pour tout le monde, y compris Claudio, comme s'il était encore parmi nous, ça m'a fait un choc.
Mon père a essayé par tous les moyens de la ramener à la réalité, mais ma mère s'est obstinée jour après jour à remplir cette assiette devant une place vouée à rester vide...
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isajuliaisajulia   27 novembre 2013
J'ai tenté d'inculquer à Lorenzo comme à Leonardo que tout a un prix, qu'il faut travailler, savoir faire des sacrifices et, surtout, qu'il faut savoir la valeur de ces sacrifices.(...)
Depuis que j'ai des enfants, je vis beaucoup plus dans la journée qu'avant. Je ne dors que cinq ou six heures. Parfois, je me réveille en pleine nuit, je reste dans mon lit, en silence, et je me mets à réfléchir. Je me pose des questions existentielles, je songe à mes enfants. Du jour ou ils sont nés, je me suis inquiété pour eux, notamment pour le premier. Un premier enfant vous prend toujours par surprise, on n'a pas encore l'habitude. Je me levais toutes les nuits pour le regarder dormir et vérifier qu'il respirait. En le contemplant, je réalisais quel miracle c'était d'avoir un enfant ! Il est à la fois une part de soi et quelqu'un d'autre. Je me reconnaissais dans une expression, dans un détail particulier des traits, dans l'ébauche d'un sourire. Je n'aurai jamais imaginé le trip hallucinant, l'émotion violente que représente l'acte de donner la vie. Tous les plaisirs ont une fin mais les enfants, c'est pour toujours !
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isajuliaisajulia   24 novembre 2013
Notre société tue tout ce qui tente de se développer de manière naturelle et spontanée. Chaque secteur de la vie est le théâtre d'une lutte sans merci, d'ou seul émerge notre petit ego. Mériter le respect uniquement pour son argent est le nouveau racisme. Je ne suis pas sociologue, mais j'ai une bonne mémoire. Je ne voudrais pas pour autant paraître nostalgique, mais je me souviens bien qu'il y a vingt-cinq ans, l'égoïsme n'était pas aussi généralisé, les gens étaient plus généreux et surtout bien moins stressés.
Je m'ennuie dans un monde qui pense en série, ou tout le monde doit être performant et vivre au même rythme. L'humanité me plaisait beaucoup plus quand, d'homme à homme, chacun pouvait se distinguer par sa singularité.
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isajuliaisajulia   23 novembre 2013
L'hypocrisie de nos moyens de communication est immense, la fausseté de leurs questions mal posées est de plus en plus criante. Dans la plupart des quelques émissions auxquelles j'ai assisté, la question qui revient le plus souvent est toujours la même.
- Rocco, de quelle taille est ton pénis?
Les mensurations de ma queue sont toujours les mêmes, elles ne vont pas augmenter à force de me le demander. En revanche, l'audimat s'élève chaque fois qu'on pose une question de cet ordre !
Jusqu'à il y a quelques années, la télévision était un merveilleux moyen de distraction familial. C'est à présent devenu un instrument de pouvoir, de guerre. Elle a modifié les comportements naturels des gens, elle a homologué les goûts, les désirs, les ambitions. Elle a gommé les particularités individuelles, ne permettant aux aspects singuliers de ne se défouler qu'à travers l'agressivité.
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isajuliaisajulia   16 novembre 2013
Je suis né en 1964, le 4 mai, à Ortona, un petit bourg de la côte adriatique dans les Abruzzes. Mon père était cantonnier et ma mère, comme la plupart des femmes de cette époque, était épouse et mère de cinq garçons et une fille.
Comment fut mon enfance? Normale.
Maintenant que je suis un adulte, je sais ce que veut dire être père, et je mesure tous les sacrifices qu'ont dû faire mes parents pour nous donner une vie digne. Et ils faisaient bien plus que cela. Je suis encore ému par le souvenir de leur délicatesse et la générosité de leur attitude vis-à-vis de leurs enfants. Ils s'arrangeaient toujours pour que nous ne nous apercevions pas que l'argent était épuisé ou qu'ils mangeaient tout autre chose que ce qui se trouvait dans nos assiettes.
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