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ISBN : 2266173812
Éditeur : Pocket (07/02/2007)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 49 notes)
Résumé :

Elle est là, la France profonde, la magie de la terre, la mémoire d'un peuple ! Dans ce pays des Causses et du Quercy, terre de légendes et de superstitions. Dans ce village de Bories au parler rugueux, aux senteurs profondes.

Et dans le regard émerveillé de cet homme, Antonin, paysan du Causse, cet homme qui se souvient... L'enfance, le travail des champs, les fêtes, les solidarités villageoises, les veillées, les foires... Une vie, un b... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
larubriquedolivia
  10 août 2016
Antonin, paysan du Causse est un roman du terroir magnifique. C'est beaucoup plus que d'entendre une histoire c'est rentrer dans l'histoire comme si, pour être présent dans ce coin de Provence, il fallait juste s'installer et écouter le lecteur nous conter cette vie d'antan.
Ce roman contient trois parties et raconte la vie d'Antonin Laforgue dès sa naissance en 1897 jusqu'à son dernier souffle en 1974 et dont le narrateur est l'auteur Christian Signol.
Les descriptions des paysages sont profondes et détaillées, on est attiré par ces terres de légendes et de mystères où les superstitions sont nombreuses et très présentes. Comme la croyance au mauvais oeil, aux loups-garous, aux fées, aux dracs. Une des superstitions que j'ai retenue c'est qu'il fallait se méfier du premier jour d'avril car c'était ce jour là où Caïn tua son frère Abel. Il y avait de nombreuses expressions à cette époque comme celle-ci : "Femme muette n'est jamais battue", on connait ainsi les origines des fêtes, des dictions. La foi, les croyances, les prières, les moeurs et les religions étaient étroitement liées, en fait on apprend beaucoup de choses. Les femmes adultères devaient être dénoncées et frappées avec des paillades (ensemble de tiges de céréales coupées et dépouillées de leur grains). Les paysans craignaient la faim, les loups qui hantaient les contrées, la maladie et la guerre. Les mariages arrangés étaient fréquents. Pour Noël, une truffe pouvait être un cadeau. Il existait des chansons ancestrales des bergers et des bergères.
Ce qui m'a beaucoup marquée c'est le fait que pour se soigner, le médecin n'est pas sollicité tout de suite, d'abord le malade est soigné avec des plantes, ensuite s'il était jugé nécessaire on faisait venir un guérisseur. Par exemple, le père d'Antonin tomba malade et son épouse, pour le soigner, va pratiquer la divination à l'aide de feuilles afin de connaître le mal dont il souffrait, mais aussi pour connaître le nom du Saint à prier. Mais n'allant pas mieux elle va faire venir un guérisseur mais le père décédera. Ainsi, les plantes étaient aussi utilisées pour leurs vertus médicinales mais le médecin était appelé bien trop tard ou pas du tout.
Dans ce roman on se rend compte de la dureté de la vie, les guerres, la résistance, les maquisards, la fièvre aphteuse, la grippe espagnole. On est présent à l'arrivée du tracteur après la guerre, l'exode rural, l'essor industriel, la culture intensive, les procédés pour améliorer le rendement, les bras qui deviennent inutiles avec les machines, les commerçants et les artisans perdant leurs clients, l'école qui ferme, le tourisme, les résidences secondaires, la solitude, la nostalgie, l'expropriation.
Antonin va se sentir de plus en plus étranger à ce monde et va finir par être l'une des rares personnes à rester dans son village de Bories où il aimera, prendra soin et luttera pour sa terre ancestrale jusqu'au bout.
Ce roman est excellent, les dialogues sont rares mais ils sont pertinents. J'ai apprécié la pause musicale entre les différentes parties et chapitres, et les nombreuses citations en patois du causse traduites juste après, ainsi que la conclusion signée et datée de 1986 par Christian Signol, qui est fier de ses racines, né dans le Quercy dans un village au pied du Causse qui, en écrivant ce roman permettra de ne jamais oublier les anciens du Causse de Martel.
Le lecteur, Yves Mugler, a magnifiquement réussit à faire vivre ce récit, j'ai ressenti beaucoup d'émotions différentes, c'est un très bon roman du terroir.

Lien : http://larubriquedolivia.ove..
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barjabulette
  11 septembre 2011
Je le dis à chaque critique d'un livre de cet auteur : " je ne suis pas fan des histoires de terroir à la base", ce livre ne fera pas exception, je le répète MAIS il n'y à rien à faire C.Signol moi j'adore.
Néanmois, j'ai trouvé ce roman ci un tantinent plus "trainant en longueur", plus lourd dans les descriptions que les autres.
En général, C.Signol parle d'un aieul qu'il a bien connu, ici ce n'est pas le cas, c'est peut être ça qui donne un ton différent à ce roman.
On y retrouve, tout de meme, l'ambiance des causses, l'air campagnard un peu bourru de l'époque, la dureté de la vie aussi, les détails qui émeuvent. Bien que différent des livres précédent que j'ai pu découvrir de cet auteur, il reste, tout de même, une lecture instructive et un joli roman à découvrir
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elematt44
  15 mai 2013
Très emballée et emportée par la plume de l'auteur (que j'affectionne particulièrement) dès les premières lignes, je me suis essoufflée à mi-parcours... quand il est question de progrès, de modernisation, de désertification des campagnes. En revanche, je me suis régalée avec la première partie du livre -dont l'action se situe entre la fin du 19è siècle et la Seconde Guerre mondiale- et dans laquelle Signol dépeint si merveilleusement les Causses chères à son coeur et leurs habitants aux rudes conditions de vie. Très récemment j'ai découvert ce beau département du Lot et les noms de villages évoqués dans le livre m'étaient donc pour quelques uns familiers. Cela m'a permis de mieux m'imprégner des lieux.
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Annabelle31
  01 juin 2016
1897, Antonin voit le jour dans un petit village du Quercy. Avec "Antonin paysan du Causse" c'est l'histoire d'un homme de la terre que nous livre Christian Signol, le travail, la terre, les plaisirs de la vie à la campagne, les traditions, et puis vient la guerre, la grande, qui décime les villages en tuant ses enfants. Peu en reviendront. A travers l'histoire d'Antonin, c'est le récit de nos campagnes depuis la fin du 19ème siècle que nous fait l'auteur, avec la sensibilité qu'on lui connait. Une excellente lecture.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
barjabulettebarjabulette   08 septembre 2011
La guerre terminée, le village avait perdu quelques uns de ses fils, soit dans l'armée régulière, soit au maquis. Gontran et Marie Vergne moururent à la fin de 1945, à un mois d'intervalle, comme s'ils n'avaient pas pu se passer trente jours l'un de l'autre.
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larubriquedolivialarubriquedolivia   10 août 2016
Il finit par se persuader que tout cela ne pouvait servir à rien. Il rentrait chaque soir son petit troupeau à l'heure où le soleil se posait doucement sur les épaules de la colline. Mélanie et son enfant lui faisaient un brin de conduite sur les chemins où erraient déjà les ombres de la nuit. Il leur racontait ce qu'ils auraient fait de merveilleux ensemble et quelle aurait été leur vie.
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Annabelle31Annabelle31   01 juin 2016
La seconde corvée tant redoutée par Antonin lui paraissait presque aussi terrible que le dénoisillage. Souvent, le matin, quand il ne gardait pas les brebis, le père Laforgue l'obligeait à épurer le champ de blé et la vignes des pierres qu'il contenaient. A genoux sous la première chaleur du jour, Antonin édifiait alors deux monticules de pierres selon les dimensions de celles-ci. Les plus petites d'entre elles servaient à la construction d'un chemin en dur pour accéder à quelque champ, les plus grosses à conforter les murs qui bordaient les chemin.
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YCARYCAR   18 novembre 2017
Il était seul sur les terres hautes. L'industriel venait rarement, le pharmacien aussi. Chaque fois qu'Antonin descendait sur le chemin, il s'approchait des maisons neuves, du carrelage bleu de la piscine, s'adressait au pharmacien en ces termes:
-Qu'est-ce que tu en ferais de ta route, couillon, t'es jamais là !
Rasséréné, il regagnait sa demeure battue par le vent du nord, se blottissait près de l'âtre, rejoignait par la pensée ceux qui avaient partagé sa vie, et qui n'étaient plus là, aujourd'hui pour veiller sur le village.
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Annabelle31Annabelle31   01 juin 2016
1897, Antonin voit le jour dans un petit village du Quercy. Avec "Antonin paysan du Causse" c'est l'histoire d'un homme de la terre que nous livre Christian Signol, le travail, la terre, les plaisirs de la vie à la campagne, les traditions, et puis vient la guerre, la grande, qui décime les villages en tuant ses enfants. Peu en reviendront. A travers l'histoire d'Antonin, c'est le récit de nos campagnes depuis la fin du 19ème siècle que nous fait l'auteur, avec la sensibilité qu'on lui connait. Une excellente lecture.
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Videos de Christian Signol (14) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Christian Signol
Extrait de "L'été de nos vingt ans" de Christian Signol lu par Patrick Donnay. Editions Audiolib. Parution le 28 novembre 2018.
Pour en savoir plus : https://www.audiolib.fr/livre-audio/lete-de-nos-vingt-ans-9782367627793
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