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EAN : 9782253149507
220 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (15/11/2000)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 81 notes)
Résumé :
Berger sur son causse natal qu'il n'a jamais quitté, le vieil Aurélien se désole de devoir mourir sans descendance, dans un hameau presque déserté.

L'arrivée d'une famille de vacanciers parisiens bouleverse sa vie. Entre le jeune Benjamin et lui se noue une complicité immédiate. Le jeune garçon ne le quitte plus, découvre auprès de lui les secrets de la nature et la beauté du monde. Pour Aurélien, Benjamin représente le fils qu'il n'a jamais eu. Comme... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
iz43
  08 mai 2017
Je ne connaissais pas la plume de Christian Signol mais je savais depuis des années qu'il figurait parmi les auteurs préférés de ma grand-mère.
Etant à son chevet, voilà que mes yeux se portent sur Bleus sont les étés. Pendant qu'elle dort, j'entame la lecture, curieuse de partager une histoire.
Je comprends maintenant pourquoi elle l'adore. Chaque phrase est comme une poésie ou une caresse. Je n'ai ressenti que douceur en lisant cette histoire.
J'ai pris le temps de vivre par procuration au rythme d'aurélien, un vieux berger de 84 ans qui regrette de ne pas avoir eu de fils. Jusqu'à ce que débarque un petit parisien en vacances. Entre l'enfant et le vieux, un lien étroit se tisse.
J'ai beaucoup aimé ce roman et je regrette de ne pas l'avoir lu avant.
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Annabelle31
  25 mars 2017
La rencontre entre Benjamin, jeune parisien en vacances d'été en Quercy et Aurélien, vieux berger solitaire qui vit au milieu de ses animaux sur son Causse natal.
Pour Aurélien qui n'a jamais eu d'enfant, transmettre à Benjamin son savoir sur la nature et sur la vie sur le causse est un bonheur de chaque instant. Entre le petit garçon et le vieil homme va naître une complicité telle qu'il rend cette histoire très émouvante. Et comme à chaque fois, l'écriture toute en sensibilité de Christian Signol, qui raconte si bien son pays et les hommes qui y vivent, font de ce roman un moment de lecture superbe et tendre.
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anne-7
  17 septembre 2013
Aurélien vieux berger sur son Causse natal, rêve du fils qu'il n'a jamais eu. Une famille de vacanciers parisien arrive dans son village, ceux-ci ont un fils Benjamin.
Benjamin va se lier d'amitié avec Aurélien, qui va lui faire découvrir son métier de berger, la vie à la campagne, et ce avec l'accord de ses parents (au début). Mais une fois l'été fini, comment Aurélien va-t-il supporter la séparation?
Un livre très poignant, qui nous montre l'amitié entre un vieil homme et un enfant, il nous montre aussi le désespoir de cet homme de ne pas avoir d'enfant.
A travers ce livre, on peut aussi voir le drame du dépeuplement de certains villages français.
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LesLecturesDeRudy
  15 avril 2018
Une histoire de rencontre . Celle entre un homme qui petit à petit quitte la vie et un gamin qui lui prend son envol. Deux solitudes également même si elles sont différentes .Une histoire de transmission d'une vie différente et plus humaine que celle frénétique que nous vivons/subissons parfois de nous jours.Une histoire d'amour/amitié enfin entre ce vieillard et ce gamin et dont ni l'un ni l'autre ne sortiront indemnes. Avec les brebis ils vont ensemble partager le silence des hautes terres, respirer la nature qui s'offre à qui sait regarder. L'ancien guide le petit en lui racontant tout ce que son père lui a appris.Des liens forts se tissent. de plus en plus forts au fil des jours . Cette passion/amour entre eux va trop loin , devient trop profond.Les parents s'interposent et la séparation est inéluctable ......
Et puis comme toujours chez Signol transparait ce regret de la vie simple d'autrefois dans une France rurale .En lisant ses mots on est transporté sur le causse , le soleil tape sur notre crâne et on entend la nature chanter. On sent littéralement l'oignon et la soupe et on se surprend à saliver à l'évocation des fromages ..
Une histoire pleine de sentiments, d'amour et de passion entre un enfant et un vieil homme .
Un roman magnifique comme sait si bien les écrire Christian Signol.
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La_petite_bibliotheque
  02 avril 2018
Aurélien a toujours vécu dans son hameau natal, qui d'années en années devient de plus en plus désert. Il n'a jamais été marié, non pas par choix mais plutôt suite aux circonstances de la vie. Et une chose lui a toujours manqué, un fils. Un fils avec qui partager, à qui transmettre. Comme lui l'a vécu avec son propre père.
Aurélien a quatre-vingt ans, n'a réellement que deux voisins et ses journées se passent toujours de la même manière. L'idée de ce fils imaginaire le remplit de joie parfois tout comme il peut le blesser profondément. C'est trop tard, se dit-il.
Jusqu'au jour où un couple de Parisiens achète une maison dans le hameau. Un couple avec deux enfants, une vraie petite famille. C'est ainsi qu'Aurélien fait la connaissance de Benjamin. Ce qui devait être une simple rencontre comme il en a existe tant, devient comme une évidence.
La solitude est décrite avec beaucoup de justesse et celui qui se sent le plus seul n'est pas forcément celui que l'on croit. Entre Benjamin et Aurélien, c'est la rencontre de deux âmes. Au-delà des codes, des apparences et même du temps. Une histoire émouvante, douloureusement touchante.
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
26052605   13 mai 2015
En somme, il aurait été comblé, Aurélien, s'il avait eu un fils. Plus le temps passait, et plus il y pensait à cet enfant : sa peau avait la couleur des abricots, il était grand, fin comme de l'ambre, avec des yeux dorés. Oh oui ! Ç’aurait été une vie bien pleine, parce que le monde vaut mieux que les hommes, et le monde il l’avait eu à loisir sous ses pieds, dans ses mains, dans ses yeux. Mais cet enfant ? Qui le lui avait refusé ? Et pourquoi, maintenant que la fin était proche, le regret le tenaillait-il, obscurcissait-il le monde, même lorsqu’il était plein de lumière, comme ce matin, de cette lumière venue du fond des temps pour éclairer cruellement la brève vie des hommes, tandis que le ciel se penchait sur les collines pour veiller sur elles, comme toujours, depuis que le soleil s’était levé pour la première fois ?
Pourquoi ? Autant chercher à comprendre pourquoi le printemps revient, chaque année, et pourquoi les nuages s’en vont, pourquoi il faut vieillir quand on aime la vie comme il l'avait aimée lui, et comme il l’aimait encore après toutes ces années accumulées, si longues, si belles, malgré ce temps qui avait passé en se cachant comme la sauvagine dans la nuit. S’il n’y avait eu ce corps fourbu, ces os qui craquaient comme des pierres, ces douleurs qui le réveillaient dans la nuit pour penser à l’enfant, il ne se serait pas senti si vieux. La main de son père, c’était hier, exactement. En serrant les doigts, il la sentait, chaude, forte, elle était là, et le temps n’avait jamais existé. Mais lui, il n’avait jamais serré la main d’un enfant dans la sienne. Et il aurait fallu partir sans avoir connu ça ?
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Bellisa55Bellisa55   08 avril 2020
Son père était l'un de ces rares hommes qui cassent la glace en hiver pour que les oiseaux puissent boire. Un homme qui lui avait appris le langage du vent, le goût de l'eau, le rire du soleil et aussi celui de la pluie. Il aimait tout le monde, son père, mais un peu moins les hommes.
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DannykDannyk   14 avril 2019
Il resta là, regardant les troupeaux regagner les fermes assoupies dans la verdure de la vallée, écoutant s'éteindre doucement le bourdonnement de la vie tout là-bas, dans ces lieux qu'il connaissait si bien et qui, cependant, lui semblaient interdits. Des martinets faisaient des rondes dans le ciel qui s'assombrissait. C'était l'heure où le monde pouvait s'endormir pour toujours, le soleil disparaître et ne jamais plus se lever.
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26052605   13 mai 2015
Il y avait quelque chose de terrible qui l'attachait à son père, comme si le cordon les avait liés un moment, plutôt qu'avec sa mère. Mais c'était un cordon de soleil et de vent, de miel et de lumière. C'était une manière d'être au monde et de l'aimer, de parler aux bêtes, de ne jamais les frapper, de les aimer plus que soi-même. Son père était l'un de ces rares hommes qui casse la glace en hiver pour que les oiseaux puissent boire. Un homme qui lui avait appris le langage du vent, le goût de l'eau, le rire du soleil et aussi celui de la pluie. Il aimait tout du monde, son père, mais un peu moins les hommes.
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La_petite_bibliothequeLa_petite_bibliotheque   26 mars 2018
Son père était l'un de ces rares hommes qui cassent la glace en hiver pour que les oiseaux puissent boire.
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Videos de Christian Signol (16) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Christian Signol
Extrait de "Même les arbres s'en souviennent" de Christian Signol lu par Jacques Chaussepied. Parution le 15 janvier 2019.
Pour en savoir plus : https://www.audiolib.fr/livre-audio/meme-les-arbres-sen-souviennent-9791035401429
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