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Citations sur Ce que vivent les hommes, tome 1 : Les Noëls blancs (24)

emi13
emi13   13 septembre 2013
Fuir loin de cette terre qui l'avait vu naître,mais dont il croyait,sincèrement,qu'il n'y avait rien à espérer.
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ladesiderienne
ladesiderienne   10 mars 2013
En cette année 1912, mon grand-père Fabien avait disparu depuis deux ans. J'avais huit ans, donc, Grégoire douze, et Aurélien quinze. Ce dernier étudiait à Périgueux, et nous n'avions, Grégoire et moi, qu'une seule obsession : qu'arrivent vite les vacances qui nous réuniraient de nouveau, dans une liberté heureuse que notre père ne songeait pas à contrarier.
Cela se passait dans ce Périgord du début d'un siècle qui n'avait pas encore été ébranlé par les grandes vagues d'un irrémédiable bouleversement, ni meurtri par ces guerres qui allaient lui arracher le meilleur de sa jeunesse. Dans ce domaine de Grand-val où nous vivions en dehors d'un monde que nous ne connaissions que par l'école, les livres, les rares sorties en compagnie de notre père à Hautefort ou à Périgueux.
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Escapist
Escapist   11 janvier 2015
Il ne fallait surtout pas pleurer. Il n'avait plus l'âge de pleurer. Mais plus il tentait de s'en persuader, et plus ses yeux laissaient couler sur ses joues le sel de cette enfance qui, aujourd'hui exactement, dans ce hameau perdu, venait de s'achever.
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soso1974
soso1974   01 octobre 2013
Cependant, peu lui importait son sort. C'était pour Norbert qu'elle était inquiète, le sachant en danger. Elle ne regrettait rien, au contraire, et si elle avait été séduite par l'héritier du chateau de Boissière,c'est qu'elle l'avait espéré, qu'elle l'avait voulu, qu'elle avait tout fait pour cela. Dès lors, de quoi se serait-elle plainte?
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soso1974
soso1974   29 septembre 2013
-Seize ans, seize ans, murmura NORBERT. On dirait une pomme pas tout à fait mure mais dans laquelle on voudrait pourtant croquer.
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soso1974
soso1974   26 septembre 2013
C'était pour cette raison : trouver les signes, ce qu'il y aurait de différent, qu'il s'était levé si tot ce matin-là. Mais non, si tout était blanc, d'une beauté parfaite, rien n'avait vraiment changé ; la montagne demeurait aussi immobile, les terres toujours aussi pentues, les bois aussi épais, le vent toujours aussi mordant. François se dit que la journée ne venait que commencer, et qu'il se passerait surement quelque chose avant la tombée de la nuit. Il suffisait d'attendre.
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Guardians
Guardians   26 décembre 2019
François le savait que c'était le premier jour de l'an. C'était même le premier jour du siècle : le maître d'école le lui avait expliqué, en soulignant l'importance de l'événement. Aussi François n'avait-il pas fermé l’œil de la nuit, espérant secrètement que le jour qui allait naître, ce matin du nouveau siècle, lui apporterait quelque chose de neuf, d'exceptionnel, quelque chose que nul n'avait jamais connu.
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Maryly
Maryly   16 novembre 2018
Ce qu'ils savaient seulement, c'est qu'ils étaient restés eux-mêmes, fidèles à la mémoire de tous leurs disparus, de ces parents qui n'étaient plus là, mais qui demeuraient vivants, cependant, et ce matin, leur semblait-t-il, plus que de coutume.
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calypso
calypso   01 août 2017
Mais ce qu’il aimait par-dessus tout, c’étaient les livres que le maître lui confiait chaque début d’année, surtout ceux de lecture et d’histoire, dont il lisait quelques pages, le soir, à la veillée, ébloui de pouvoir quitter son monde et aborder à d’autres, tellement différents, tellement mystérieux…
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Annabelle31
Annabelle31   02 juin 2016
Il n'avait rien oublié de la cruelle déception qui avait suivi, le jour où il avait appris, de la bouche de sa mère, qu'il devrait être placé, qu'il n'irait jamais plus à l'école. Il ne voulait surtout pas qu'il en soit de même pour son fils. Charles devait accomplir ce qu'il n'avait pu accomplir, lui, François. Ce serait là, il le savait, l'une des plus belles satisfactions de sa vie.
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