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EAN : 9782266045933
377 pages
Pocket (24/08/2005)
3.84/5   166 notes
Résumé :
Au début du XIXe siècle, la Dordogne était l'une des plus belles voies de transport fluvial.
Bateliers, pêcheurs, passeurs : tous aimaient cette rivière qui les faisait vivre, cette déesse qui dispensait fortune et misère, cette amante jalouse qui parfois retenait l'un des leurs... Comme tout le monde sur le port de Souillac dans ces années 1830, les Donadieu sont bateliers. A treize ans, Benjamin embarque sur la " gabare " de son père. Il part à la conquête ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
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ladesiderienne
  06 juillet 2019
C'est suite à quelques jours de vacances en avril dernier passés dans le Lot, et à la faconde de notre hôte qui a su nous faire partager l'amour de sa belle région, que j'ai décidé de relire cette trilogie. J'en gardais plus en mémoire le souvenir de la série télévisée réalisée par Josée Dayan, avec comme image la haute stature de Jean-Claude Drouot en Victorien Donadieu, que de la lecture à proprement dit.
Une chose est certaine : Christian Signol est un véritable poète qui sait mettre en valeur les beautés de sa Dordogne, dont il fait un personnage à part entière de son roman. Il sait également en décrire les colères et les dangers. En racontant les dernières années de la batellerie, il rend hommage à ces hommes et à leurs difficultés d'existence. L'auteur n'oublie pas de parler des femmes, celles qui n'avaient pas droit à un minimum d'instruction, celles qui, une fois les hommes partis sur le fleuve, devaient remplir toutes les tâches sans sourciller, celles qui devaient accepter le mari qu'on leur imposait.
Tout cela est magnifique... mais pour être franche, un peu long. J'ai regretté une intrigue par trop répétitive et des actions diluées dans des descriptions superbes, mais sans fin. A l'époque de ma première lecture, il est vrai que j'étais dans une période "romans du terroir", genre que j'ai délaissé avec le temps. Je vais malgré tout poursuivre la lecture des deux autres tomes de la série et j'accorde un 12/20 à celui-ci.
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Andromeda06
  02 juillet 2021
Voilà très très longtemps que je n'avais pas lu Christian Signol, un auteur que j'apprécie pourtant beaucoup. Et que choisir de mieux qu'un livre qui évoque ma région d'adoption ? Fraîchement débarquée de ma Normandie natale à 15 ans, cette région m'a accueillie les bras ouverts : je garde de très bons souvenirs de mes années collège (Castillon-la-Bataille) et lycée (Libourne), sans parler de toutes mes escapades longeant la Dordogne entre Castillon et Sarlat.
Dans ce livre, c'est le quotidien des gabariers des années 1830 qui est mis à l'honneur, quotidien difficile qu'ils endurent par la seule passion de l'eau. La Dordogne est ici un personnage à part entière. Elle est vivante, exigeante et ensorcelante, mais d'une telle beauté qu'on y revient toujours...
À travers les déboires de Benjamin et Marie, auxquels on s'attache tout naturellement, nous visitons cette région de l'époque les yeux et les oreilles grands ouverts.
La plume de l'auteur, juste, poétique, envoûtante, enchanteresse, nous raconte cette nature, belle mais dangereuse, qu'on imagine et voit fort bien grâce à toutes ses descriptions. Et de ce fait, d'aucuns diront que la narration peut paraître longue par moments, qu'il manque sans doute un peu d'action. Je dirai que c'est justement tout ce qui fait le charme de ce livre. Cette profusion de bleu et de vert nous immerge totalement dans l'histoire et son contexte historique. C'est un véritable plaisir pour l'imagination des sens.
Quant à l'histoire elle-même, j'ai été vite embarquée avec les personnages que j'ai trouvés touchants. le chemin qu'ils s'étaient tracé a pris nombre de détours mais ils ne se sont pas perdus pour autant. Je les ai vus grandir, prendre des décisions ou des directions qui n'étaient pas toujours les bonnes, changer aussi. Certains passages sont assez émouvants et la relation que Benjamin entretient avec son père, silencieuse mais tellement forte, est attendrissante. Et malgré un dénouement heureux, je n'ai pas pu empêcher cette petite larme dans l'oeil de sortir, que je retenais pourtant...
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Grecie
  26 mai 2015
Le titre de cette oeuvre est la Rivière Espérance ; et il est amplement mérité, tant la Dordogne est décrite, aimée, chantée dans les quelques trois-cent pages du roman. Avec Benjamin et Marie, elle est indéniablement l'un des personnages principaux.
Christian Signol excelle à ressusciter ce monde perdu des bateliers qui naviguaient sur la rivière. de la source jusqu'à l'estuaire de la Garonne à Bordeaux, il retrace avec minutie et une visible passion la vie des gens qui ont vécu sur ses rives. L'atmosphère qui se dégage de ces pages est palpable et l'on aimerait plonger comme les héros dans les eaux estivales, tièdes et douces comme du velours, respirer le parfum des lilas au printemps ou voir se lever l'aube par-dessus la vallée.
Très belle immersion, qui fait un peu oublier une narration quelquefois un peu faible. (À noter que le roman est très différent de la série télévisée qui s'en est inspirée).
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sld09
  18 décembre 2020
J'ai beaucoup aimé ce premier tome de la Rivière Espérance. Avec cette belle saga familiale, Christian Signol nous fait découvrir de manière très vivante le quotidien des familles de bateliers du XIXème sur la Dordogne au fil des saisons et des années...
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Exuline
  19 avril 2016
Si on m'avait demandé ce que je me souvenais de cette histoire j'aurai répondu sans aucune hésitation ceci :
"La Rivière espérance, c'est l'histoire de trois enfants, un garçon et deux filles qui grandissent près de la Dordogne. C'est l'histoire de Benjamin qui murit et se retrouve entre deux femmes et n'arrive pas à faire un choix. Il y a Emeline, l'impétueuse, la sulfureuse fille de marchand, riche et qui n'a pas froid aux yeux et il y a Marie, la délicate, la fragile au premier abord et qui a grandi avec Benjamin : deux classes sociales pour uns seul coeur : Benjamin l'inconstant, le naïf, l'indécis, qui va devoir faire des choix, mais seront-ils toujours les bons ?"
Mais voilà, j'ai lu ce livre lorsque j'avais 16 ans, j'avais vu la saga de l'été un peu plus jeune et j'en ai peut être gardé un trop beau souvenir, un souvenir éclatant, un coup de coeur. Sa relecture m'a beaucoup moins passionnée. Non pas que la plume de Christian Signol n'est pas magnifique avec ses envolées poétiques lorsqu'il décrit l'onde pure de sa rivière, mais il m'a manqué l'impétuosité que j'avais découvert dans le téléfilm.
Emeline qui a toujours était un de mes personnages favoris, n'est en fait que très peu évoquée dans ce tome, elle n'apparait que rarement dans quelques chapitres et elle est plutôt insupportable, hautaine et désagréable, Benjamin cède par chantage à cette fille sans réellement ressentir un amour passionnel pour elle à l'inverse du téléfilm.
J'ai préféré Marie, qui essaye avec les pauvres moyens dont elle dispose de mener sa maison, son coeur, sa vie, elle m'est apparue beaucoup plus forte et déterminée dans ce tome, elle est présente et discrète, persévérante et déterminée, c'est finalement un personnage que j'ai redécouvert avec beaucoup de sincérité.
Quand à Benjamin que l'on suit de l'âge de 13 ans à plus de 20 ans, j'ai plus de mal à le cerner, il a besoin de la reconnaissance des siens mais cela est bien normal pour un jeune garçon et qui plus est à cette époque où le métier est rude et où on apprend son métier très jeune. Il est naïf et se retrouve souvent dans des situations qui pouvaient sembler au lecteur tellement évidentes, mais Benjamin à ce côté force tranquille qui avance mais qui se laisse beaucoup tiré par son entourage. Je ne me suis pas attachée à ce personnage mais je ne reste néanmoins pas insensible à son karma !!!
Sinon, que dire des descriptions que nous donnent Christian Signol, elles sont envoutantes, magiques mais également rudes, glacées et dangereuses, telle est la Dordogne, et il a su nous retranscrire de manière si fidèle ce courant si changeant mais hypnotique. C'est reposant pour l'esprit de se sentir transporter par ces gabarres et de vivre une époque ou les priorités ne sont pas les mêmes.
Lien : http://exulire.blogspot.fr/2..
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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
ladesiderienneladesiderienne   05 juillet 2019
Benjamin, pris à la gorge par l'odeur de la mousse, leva la tête vers la faîte des chênes, des hêtres et des châtaigniers. C'étaient des arbres splendides, drus, à la fois souples et vigoureux, qui le faisaient penser à ces fins clochers d'église dont on ne doute pas qu'ils atteignent le ciel. On avait envie de les retenir à l'instant de leur chute. Il songea à ce que lui avait dit son père, un jour, devant un frêne foudroyé : "Les arbres sont les seuls êtres vivants à n'avoir pas besoin de tuer pour vivre." Et, devant ces beaux fûts inertes, c'était comme si la vie, soudain, sa propre vie, demeurait à tout jamais salie. Car ils avaient atteint le but de leur voyage, et il fallait se résigner aux coups de haches qui se répercutaient de colline en colline, même s'il y avait là un sacrilège dont nul ne semblait se sentir responsable.
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ladesiderienneladesiderienne   17 mai 2013
Marie frissonna, murmura :
- Elina, elle, dit que notre rivière, c'est l'espérance. Même pour ceux qui n'habitent pas sur ces rives.
- Elle a raison, dit Benjamin. Sans elle, que serions-nous devenus ?
Ils se turent, écoutèrent respirer la nuit, scellant leur alliance avec la beauté du monde. Les mots étaient devenus dérisoires. Leur vie avait pris les couleurs de l'éternité.
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ladesiderienneladesiderienne   04 juillet 2019
Marie attise le feu sous la casserole, pense à toutes ces femmes rivées à leur maison, à leur travail, à leurs enfants. Qui saura jamais le poids qu'elles portent depuis leur plus jeune âge et la force d'âme dont elle font preuve au long des jours où l'attente est leur seule compagne ? Elle en veut ce matin à la terre entière, à tous les hommes qui ne pensent qu'à la rivière, au voyage et à la liberté. Elle a treize ans et elle a peur. Elle se console en se disant qu'un jour elle partira loin de cette vallée et qu'elle oubliera les bateaux, sa famille, les départs dans les aubes blêmes...
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ladesiderienneladesiderienne   03 juillet 2019
Il sortit dans l'aube chétive qu'emplissait l'odeur de l'eau. C'était une odeur familière, mais, ce matin, elle semblait plus lourde et portait à suffoquer. On eût dit une exhalaison de vase, de galets, de sable, de graviers, de mousse, de racines, de feuilles, de poissons, un flux douceâtre mais puissant qui se posait sur les lèvres et que l'on avait envie de goûter. L'odeur vraie de la Dordogne, celle de son corps à la fois svelte et musculeux, de ses jambes souples, de ses bras caressants, de ses cheveux d'algues vertes.
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Annabelle31Annabelle31   10 janvier 2017
- Je n'accepterai jamais que tu te maries avec une autre que moi, Benjamin, tu le sais bien. Et d'ailleurs, dis-moi ce que tu lui trouves à Marie ?
Il lui tourna le dos, répondit :
- Ça ne te regarde pas, répéta-t-il.
- Ce n'est qu'une petite lavandière, fit-elle.
Puis, avec un profond mépris dans la voix :
- Elle est jolie, Benjamin, mais c'est la joliesse des pauvres. Tu mérites beaucoup mieux que ça ; moi je suis riche et je suis belle.
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Videos de Christian Signol (19) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Christian Signol
Découvrez l'émission intégrale ici : https://www.web-tv-culture.com/emission/christian-signol-la-ou-vivent-les-hommes-53065.html
Il est un romancier incontournable en librairie. Pourtant, il n'est pas médiatique, n'intervient pas en télévision ou ne défraie pas la chronique. Mais les lecteurs l'apprécient parce qu'il nous parle de nous, de nos origines, de nos provinces, d'un passé parfois révolu. On pourrait le classer dans les auteurs dit « de terroir » mais cela a-t-il vraiment un sens ? Car derrière tout cela, rien de passéiste ou de nostalgique. Les romans de Christian Signol, même si certains se déroulent dans un passé plus lointain, sont bien des romans d'aujourd'hui, dans lesquels les personnages nous questionnent sur notre temps. La seule différence avec une autre littérature : ici, les personnages ne vivent pas en grande ville et leurs préoccupations ne touchent pas essentiellement leur petite personne. C'est en 1994 avec « Les cailloux bleus » que le public découvre Christian Signol. le succès est immédiat et se confirmera avec de nombreux titres comme « L'amour de nos pères », « L'été de nos vingt ans » ou « La promesse des sources ». Aujourd'hui, ce sont plus d'une cinquantaine de titres traduits en 15 langues. Certains adaptés en série TV comme « La rivière Espérance ». Chaque année, à la sortie de son nouvel opus, sans bruit, si Christian Signol se retrouve dans les meilleures ventes de livres, il le doit aussi à son écriture, belle, généreuse, classique, assumée, fruit d'une discipline de travail et de rigueur dans laquelle le lecteur à la première place. Voici le nouveau roman de Christian Signol, « Là où vivent les hommes » publié chez Albin Michel. Etienne, la trentaine, cadre bancaire, quitte brusquement la grande ville où il vit suite à un drame personnel. Ses pas le mènent par hasard en Lozère, dans une ferme où vit Louise, la propriétaire, qui se fait aider par Achille, le berger. Ces trois êtres, que rien ne prédisposait à se rencontrer, vont s'apprivoiser, échanger, apprendre à se connaitre et s'enrichir mutuellement. Au fil de quatre saisons, chacun sortira grandit de cette rencontre. Avec une plume d'une grande finesse, des personnages attachants, une place privilégiée pour les ambiances et les décors naturels, Christian Signol signe un roman fort, bouleversant, touchant qui parle de notre époque bousculée, de ces campagnes qui se meurent et qui, pourtant, seront peut-être une réponse aux situations que nous vivons désormais. « Là où vivent les hommes » de Christian Signol est publié chez Albin Michel.
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