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EAN : 9782266152013
Pocket (01/03/2005)
3.96/5   207 notes
Résumé :
Ils s'appellent Etienne, Abel, Philomène et Mélanie. Ils ont vingt-trois, quatorze, dix et six ans quand nait le XXème siècle. Enfants de pauvres métayers du Causse de Granger (Lot) - et Dieu sait ce qu'il en allait d'être pauvres et métayers dans ces années-là et sur leur terre de misère ! - , ils ne peuvent choisir qu'entre le départ ou la soumission.

Mais déjà le monde change, des idées nouvelles circulent qui commencent à ébranler cet univers de ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
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Epictete
  25 février 2014
Christian Signol nous conte ici une belle saga familiale qui se déroule bien sur avec plusieurs générations durant tout le vingtième siècle. Il y a d"eux niveau de lecture dans ce livre "terroir" et "populaire". Tout d'abord une peinture du siècle avec ses événements heureux comme malheureux ( des trente glorieuses aux deux guerres mondiales. ) Mais c'est aussi une galerie de portraits et de caractères.
Un beau roman sur un siècle, une civilisation, sensible et imaginatif.
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philo15
  07 mai 2008
Philomène, l' héroïne de ce livre, est notre grand-mère à tous. Chacun de nous peut retrouver dans la vie de cette famille, de ce village, un peu de sa propre histoire. Une femme admirable, intemporelle qui malgré les épreuves de sa vie a su garder intacts sa générosité et son amour des Hommes. Elle est un peu toute les femmes. La Mère, faite d'amour, de courage et de patience infinis.
Ce roman, c' est aussi une galerie de personnages vrais et attachants, l'histoire d'une époque et l' apologie d'une terre, ce causse terrible et merveilleux à la fois.
Une perle.
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Oliphant
  11 juillet 2013
Les cailloux bleus… Un vrai coup de coeur !
Christian Signol m'a épaté dans ce premier tome et m'a totalement entrainé dans cette saga familiale. Une famille que l'on suit sur plusieurs générations, vivant la première et la seconde guerre mondiale, les trente Glorieuses, la mécanisation de l'agriculture,… Puisque la famille Laborie vit de l'agriculture dans le Lot.
C'est une famille qui tient à ses terres et c'est sans mal que Christian Signol nous plonge dans la nature, sa fureur, le respect qu'elle impose, ses villageois solidaires...
Je me rappelle encore du jour où j'ai appris que ce tome avait une suite, un autre roman avec Philomène, Mélanie et les futures générations, j'avais très vite été me le procurer… C'est un roman historique avec de très belles valeurs familiales dans lequel il est facile de s'identifier aux personnages.
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andreepierrette
  18 décembre 2013
emprunté et rendu cet été, je n'ai plus le texte.J'ai bien aimé l'histoire d'une saga familiale au moment du début de la Grande Guerre. Tous les personnages sont attachants, l'histoire d'amour magnifique.Une belle écriture,une chaleur humaine, une vie difficile, dans de beaux paysages. .
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Annabelle31
  26 mai 2016
Une magnifique saga dont l'action se déroule dans le Lot. Philomène et ses frères et soeurs sont enfants de métayers, ils vivent au gré des saisons, des travaux de la terre sur ce Causse qu'ils respectent. Et en ce début de 20ème siècle, la vie est dure pour cette famille travailleuse, toujours soumise aux ordres et brimades du maître. Mais qui sait, le temps qui passe va peut etre changer bien des choses ?
J'ai adoré suivre ce récit, les personnages sont attachants et je me suis laissée emporter par cette histoire émouvante
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
cardabellecardabelle   27 décembre 2016
Philomène avait saisi le cadeau d'une main tremblante, comme s'il allait la brûler.

Un livre ! un vrai livre !

Elle n'avait jamais osé demander à sa mère l'argent d'un tel achat, sachant que leurs maigres sous servaient à la nourriture et y suffisaient à peine.
Mais, combien de fois n'avait-elle pas rêvé à un tel trésor pour l'emporter en gardant les brebis ,s'enivrer de mots et d'images...

-- Honoré de Balzac, avait-elle soufflé,
" Le Lys dans la Vallée ".

Elle avait fermé les yeux...
-- Oh ! Etienne, rien ne pouvait me faire plus plaisir !
-- Je l'ai acheté à Marseille. Il est beau , n'est-ce pas ?

Elle allait s'évader...partir comme elle partait alors , certains après-midi d'été, sur le banc de l'école, à l'évocation d'un seul mot.
Or, ce livre en contenait des milliers...

Elle avait embrassé son frère, essuyé une larme avant de se réfugier dans la pénombre du cantou.
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philo15philo15   11 mai 2008
« on va m'assassiner » songea-t-il. Un vertige le fit vaciller. Il chancela, revit son père et sa mère dans la métairie, Philomène essayant ses galoches. La salve crépita. Il tomba à genoux sans un cri, glissa en avant la face dans cette terre du nord où poussait des fleurs blanches dont il ne connaissait même pas le nom.
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cardabellecardabelle   27 décembre 2016
Après la séparation de l'Eglise et de l'Etat votée en décembre 1905 , il fallait procéder aux inventaires des biens meubles qui seraient confiés à l'association culturelle dont la constitution avait été rendue obligatoire par la loi.

Mais, le pape Pie X avait donné pour instruction au clergé de ne pas l'appliquer et de s'opposer à ces " inventaires scélérats ".

Déjà, fin Février,par un froid de banquise... l'agent de recouvrement envoyé par la préfecture avait dû battre en retraite devant les métayers et les domestiques armés par le maître.

Le curé...avait lu son texte de protestation, vêtu de ses habits sacerdotaux, devant le représentant de l'état français , sous le porche de son église.
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OliphantOliphant   04 juillet 2013
Habitués à vivre ensemble, les villageois, quoique divisés, tenaient à cohabiter dans le calme et la sérénité. Ils avaient trop besoin les uns des autres et, dans le fond, s’estimaient. Le maître, lui, n’était pas exempt de reproches. Son intolérance et ses menaces avaient fait franchir à bien des familles un seuil qu’elles ne souhaitaient pas dépasser. Celles-ci ne l’oubliaient pas et commençaient à prendre des distances : après tout, le château n’était pas le village mais un monde à part, dont il convenait sans doute de se méfier sous peine d’être pris dans un engrenage dont tout le monde aurait à souffrir un jour ou l’autre.
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Annabelle31Annabelle31   26 mai 2016
Ma philo,
Depuis trois mois, j'ai cru devenir folle. Maintenant j'en suis certaine : j'attends un enfant. Je ne veux pas que ma honte retombe sur vous. Je m'en vais donc aujourd'hui. Dis à la mère qu'un jour peut-être je reviendrai si je parviens à réparer mon déshonneur. Dis-lui que je l'aime et fais en sorte, avec Abel, qu'elle m'oublie.
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Videos de Christian Signol (19) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Christian Signol
Découvrez l'émission intégrale ici : https://www.web-tv-culture.com/emission/christian-signol-la-ou-vivent-les-hommes-53065.html
Il est un romancier incontournable en librairie. Pourtant, il n'est pas médiatique, n'intervient pas en télévision ou ne défraie pas la chronique. Mais les lecteurs l'apprécient parce qu'il nous parle de nous, de nos origines, de nos provinces, d'un passé parfois révolu. On pourrait le classer dans les auteurs dit « de terroir » mais cela a-t-il vraiment un sens ? Car derrière tout cela, rien de passéiste ou de nostalgique. Les romans de Christian Signol, même si certains se déroulent dans un passé plus lointain, sont bien des romans d'aujourd'hui, dans lesquels les personnages nous questionnent sur notre temps. La seule différence avec une autre littérature : ici, les personnages ne vivent pas en grande ville et leurs préoccupations ne touchent pas essentiellement leur petite personne. C'est en 1994 avec « Les cailloux bleus » que le public découvre Christian Signol. le succès est immédiat et se confirmera avec de nombreux titres comme « L'amour de nos pères », « L'été de nos vingt ans » ou « La promesse des sources ». Aujourd'hui, ce sont plus d'une cinquantaine de titres traduits en 15 langues. Certains adaptés en série TV comme « La rivière Espérance ». Chaque année, à la sortie de son nouvel opus, sans bruit, si Christian Signol se retrouve dans les meilleures ventes de livres, il le doit aussi à son écriture, belle, généreuse, classique, assumée, fruit d'une discipline de travail et de rigueur dans laquelle le lecteur à la première place. Voici le nouveau roman de Christian Signol, « Là où vivent les hommes » publié chez Albin Michel. Etienne, la trentaine, cadre bancaire, quitte brusquement la grande ville où il vit suite à un drame personnel. Ses pas le mènent par hasard en Lozère, dans une ferme où vit Louise, la propriétaire, qui se fait aider par Achille, le berger. Ces trois êtres, que rien ne prédisposait à se rencontrer, vont s'apprivoiser, échanger, apprendre à se connaitre et s'enrichir mutuellement. Au fil de quatre saisons, chacun sortira grandit de cette rencontre. Avec une plume d'une grande finesse, des personnages attachants, une place privilégiée pour les ambiances et les décors naturels, Christian Signol signe un roman fort, bouleversant, touchant qui parle de notre époque bousculée, de ces campagnes qui se meurent et qui, pourtant, seront peut-être une réponse aux situations que nous vivons désormais. « Là où vivent les hommes » de Christian Signol est publié chez Albin Michel.
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